2_R 4,25-38

Deuxième livre des Rois 4,25-38.
En ces jours-là, une femme sunamite se rendit vers Elisée sur le mont Carmel. L'homme de Dieu l'ayant aperçue de loin, dit à Giézi, son serviteur: « Voici la Sunamite.
Cours donc à sa rencontre et dis-lui: Te portes-tu bien ? Ton mari se porte-t-il bien ? Ton enfant se porte-t-il bien ? » Elle répondit: « Bien! »
Dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu, sur la montagne, elle saisit ses pieds. Giézi s'approcha pour la repousser; mais l'homme de Dieu dit: « Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et Yahweh me l'a caché et ne me l'a pas fait connaître. »
Alors elle dit: « Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? N'ai-je pas dit: Ne me trompe pas ? »
Et Elisée dit à Giézi: « Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main et pars. Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue pas, et si quelqu'un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant. »
La mère de l'enfant dit : « Yahweh est vivant et ton âme est vivante! Je ne te quitterai point. » Et Elisée se leva et la suivit.
Giézi les avait devancés et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix, ni signe d'attention. Il s'en retourna au-devant d'Elisée et lui rapporta la chose en disant: « L'enfant ne s'est pas réveillé. »
Lorsqu'Elisée arriva dans la maison, voici que l'enfant était mort, couché sur son lit.
Elisée entra et, ayant fermé la porte sur eux deux, il pria Yahweh.
Et il monta et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étentdit sur lui; et la chair de l'enfant se réchauffa.
Elisée s'éloigna, et il allait çà et là dans la maison; puis il remonta sur le lit et s'étendit sur l'enfant; et l'enfant éternua sept fois, et l'enfant ouvrit les yeux.
Elisée appela Giézi, et dit: « Appelle la Sunamite. » Giézi l'ayant appelée, elle vint vers Elisée qui lui dit: « Prends ton fils. »
Elle vint tomber à ses pieds et se prosterna contre terre; et, prenant son fils, elle sortit.
Elisée revint à Galgala, et la famine était dans le pays. Comme les fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur: « Mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. »