Une des principales méthodes d'enseignement et de recherche dans les universités médiévales.
Il faut entendre ici le terme de disputatio - traduit par 'dispute' ou encore 'discussion' - au sens le plus technique du terme. Au Moyen Âge, en effet, la disputatio est tout à la fois une méthode d'enseignement et de recherche, une technique d'examen et une forme d'exercice omniprésente dans les mours intellectuelles et universitaires des médiévaux . Liée à la définition aristotélicienne de la dialectique, elle se présente sous la forme d'un débat oral entre deux ou plusieurs interlocuteurs et se tient devant un auditoire. Un "opponens" vient présenter des objections à la thèse proposée puis un "respondens" est chargé d'opposer des contre-arguments aux objections premières, de sorte qu'il pouvait s'établir un véritable débat d'arguments par cette mise en oeuvre de la méthode du sic et non. Une fois l'ensemble des arguments épuisés, le maître tranche le débat en une solution argumentée, dite "determinatio".
Au XXI° siècle, cette forme de "débat contradictoire" s'est déplacée sur internet qui allie les avantages(?) de la vitesse de réaction aux désagréments de l'incompétence démocratisée, sans parler de "l'échappatoire" que fournit l'anonymat de la toile (le "Web").
Pour éviter ces écueils faciles, La Porte Latine propose que des clercs et des fidèles puissent exprimer leurs points de vue différents sur les sujets religieux d'actualité. Les textes seront signés de leurs auteurs. La courtoisie est de rigueur mais elle n'exclut pas la fermeté des propos. En cela, nous restons dans l'esprit originel de la disputatio médiévale liée à la définition aristotélicienne de la dialectique.
L'ambivalence du Magistère à travers la succession
des messages consacrés à la Journée Mondiale de la paix