AVERTISSEMENT
Qui dit Disputatio dit confrontation contradictoire : Opponens - Respondens
Aussi, quel que soit son intérêt, ce texte ne saurait en aucun cas être considéré
comme reflétant
la position du District de France de la FSSPX
qui se réserve le soin de produire la Determinatio.
Le concile à la lumière de la Tradition :
n'est-ce pas un oxymore à refuser avec énergie ?
Par Christian ROY - France
Qui suis-je
Je suis ingénieur ESME et j'ai complété ma formation initiale par un DEA en informatique à Orsay. Je suis aujourd'hui cadre enseignant, j'ai 56 ans et j'habite le sud de la France (Gers). Mon épouse et moi sommes membres du Tiers Ordre Franciscain à Aurenque et parents de six enfants dont deux sont religieuses dans la Tradition à leur et à notre très grande satisfaction.
Nous avons fait partie des origines du MJCF qui nous a fait apprécier la théologie, la philosophie et le vrai catholicisme. Depuis, c'est une recherche incessante de la Vérité et j'ajouterai, ce qui est bien connu, que plus j'avance et plus j'ai l'impression de ne rien savoir !
Quelque notions préalables de ce qu'est la vérité et comportements à adopter en face d'elle.
Commençons par nous amuser un peu... En effet, quand je regarde la première définition du mot "rien" dans le dictionnaire, vous pouvez vérifier..., il signifie "quelque chose". L'exemple le plus fréquent est : "est-il rien de plus beau?" ! Donc rien, c'est quelque chose, et, si rien, c'est quelque chose, c'est que quelque chose, c'est rien ! Donc, pour faire court, le fait de ne rien savoir et de s'en rendre compte, n'est-ce pas ce qui est le plus beau? Mais pourtant je sais bien que je sais quelque chose, même si ce n'est pas grand chose, et ce quelque chose je le nommerai : "vérité". Mais ce quelque chose bien que n'étant rien est pourtant en toute vérité à la base de Tout ! Or Tout est Un, et c'est Dieu, se définissant par le Christ, qui est Dieu, comme la Vérité et la Vie ! En conséquence, le Tout est la Vérité. Alors c'est que la vérité est à la fois rien du tout, quelque chose et Tout ? Cherchez l'erreur...
C'est pourtant typiquement comme cela que fonctionne un libéral ou un moderniste... arriver dans une même phrase à dire une vérité et son contraire ! Cette phrase "la vérité est à la fois rien du tout, quelque chose et Tout" sera toujours vraie pour un libéral. Cependant, la loi fondamentale de l'énoncé d'une vérité n'est pas respectée. Pourquoi ? Parce que le "rien du tout", le "quelque chose" et le "Tout" ne sont pas regardés sous les mêmes rapports. De plus des liens sémantiques ont été utilisés afin d'arriver à la conclusion, liens qui ne sont pas valables. Donc nous n'avons pas le droit d'énoncer cette phrase.
Soyons plus sérieux et redevenons philosophe. La vérité est un bien incalculable mis à notre disposition. Il y a en effet des principes de raisonnement comme celui de vérité que nous ne pouvons pas évacuer, comme le font les libéraux ou les modernistes, sinon, il ne nous resterait plus qu'à nous taire ! Car si la vérité n'existe pas, qu'elle est changeante ou encore qu'elle dépend de celui qui l'exprime, tout en étant regardée sous les mêmes rapports, à quoi sert d'essayer de la transmettre et de la faire vivre ? La parole, dont le seul but fondamental est d'exprimer des vérités, ne servirait plus à rien ! C'est la raison pour laquelle quand je rencontre une personne qui ne croit pas au concept de vérité, j'essaie de lui faire comprendre la stricte obligation qu'elle a de se taire.
Elle ne peut même pas bouger le petit doigt ! Elle n'en a pas le droit car ce serait exprimer par là qu'elle agit et donc que ce serait une vérité. Elle ne peut même pas être un végétal ou une pierre inerte ! Elle ne peut même pas "être" tout court, car sa simple existence exprimerait justement la vérité de son existence !
Il est donc très instructif de comprendre que nous ne pouvons pas donner la parole à un libéral ! Nous n'en avons théologiquement, philosophiquement et moralement pas le droit ! Intéressant, non ? Donc avant toute discussion, il est important de savoir si la personne comprend et accepte les principes de vérité. Si elle ne les accepte pas ou ne les comprend pas, elle ne peut pas avoir droit à la parole, car ce qu'elle dira ne servira strictement à rien dans la mesure où cela ne recouvrira pas les mêmes concepts ou idées que vous.
Comment se mettre d'accord sur des concepts si la vérité n'existe pas ou si elle dépend de chacun sous une même expression ?...
Vous risqueriez aussi de croire qu'elle accepte vos vérités alors que celles-ci seront submergées par les sables mouvants d'autres vérités changeantes ou acceptées comme inexistantes. Essayez donc de mettre un bout de papier sur lequel est écrit une vérité au bord d'un trou noir cosmique... Cette vérité aura implosée avant même d'entrer dans les profondeurs insondables du trou noir ! Le libéral est en effet un trou noir ! Il dissout toute vérité et ce sont justement les vérités qu'il dissout lentement qui forment les bordures de son trou noir attirant par là les autres vérités, qui sont encore restées vérités. Le jour où le trou noir aura tout absorbé, il n'y aura plus rien !
Heureusement, rassurons-nous, ce n'est pas parce que le monde entier serait libéral que le principe même de la vérité aurait totalement disparu. Cela est strictement impossible. La primauté de la vérité est tellement absolue que rien ne pourra jamais l'effacer même si les hommes décidaient le contraire. Tout amour même pourrait disparaître totalement de la planète, la vérité serait toujours là ! Mais rien que sur ces sujets, il faudrait un livre entier pour en bien comprendre toutes les dimensions, et ce n'est pas l'objectif de ma participation.
La conclusion est que toute discussion avec un vrai libéral est impossible tant qu'il n'aura pas compris la valeur de la vérité comme étant l'un des premiers principes de la raison. Cette discussion avec lui est à fuir de façon radicale ! Ne cherchons pas à discuter avec le poison, nous risquerions d'être empoisonné. Savez-vous que la présence d'une seule goutte de nicotine à quelques centimètres du bec d'un oiseau suffit à le tuer ?
Et pourtant, il est de notre devoir de poursuivre le dialogue avec le Pape sans pour cela que les vérités de notre foi puissent se retrouver un jour sur le bord du trou noir. Par conséquent, toutes les affirmations, les recherches, etc. qui concernent les relations entre la Tradition et le Pape ou le Concile Vatican II doivent être passées au filtre très serré de la vérité et donc de la Tradition. Voilà donc l'esprit de ma participation.
Lecture du Concile " à la lumière de la Tradition" ?
Les deux interventions des 6 et 10 janvier 2007 concernant "le Concile
à la lumière de la Tradition" m'interpellent.
La tradition m'enseigne
qu'il faut bannir les oxymores (c'est à dire introduire dans un même concept
ou une même expression une vérité et son contraire ou y cacher des sens volontairement doubles
ou pour faire évoluer l'expression au gré des vérités de chacun. Ex : "union libre"). Je serai donc fidèle à la Tradition
en refusant avec énergie une telle expression.
Sans prêter d'intentions malveillantes, si Rome est d'accord avec
cette expression, ce ne serait que pour mieux conserver les thèses du
Concile qu'elle cherche par tous les moyens à conserver, causes-mêmes
de sa crise, en formulant, voire en inventant de toutes pièces, des
références idéalistes avec, par, dans ou à la Tradition.
Le naufrage de la Rome
actuelle ne doit pas entraîner un sabordage plus profond de la
Tradition.
La Tradition est la Tradition et le Concile Vatican II est
le Concile Vatican II. Or le Concile Vatican II dit ou laisse
supposer à plusieurs endroits le contraire de ce que dit la
Tradition. Conclusion, le Concile Vatican II ne représente pas, ni ne
s'appuie sur la Tradition pour affirmer ce qu'il entend dire ou
instituer. Quelle est donc sa légitimité ? Lire ou relire le "Concile
à la lumière de la Tradition" n'entraînerait donc qu'un sabordage de
la Tradition en l'impliquant dans des assertions erronées ou ambigües
du Concile et donc naîtrait une crise dont l'ampleur serait
certainement pire que celle actuelle.
Le vrai ne peut en aucune façon
s'accorder avec l'erreur ! Est, est, non, non. "Qui n'est pas avec
Moi, est contre Moi" disait le Christ. Au nom de la vérité, nous
n'avons donc pas le droit de donner à Rome ce ridicule compromis (vu
de notre côté, mais ce n'est pas le sien) pour qu'elle s'en sorte la
tête haute en reformulant le Concile à la lumière de la
Tradition... !
Si des textes du Concile ne sont pas bons, ils sont mauvais et ce n'est pas en les reformulant à la lumière de la Tradition que cela les rendra plus crédibles ou valides.
En effet, lire certains textes du Concile Vatican II à la lumière de la Tradition pour les reformuler, ou les préciser dans un sens contraire à ce qu'ils étaient censés dire, serait affirmer que la vérité est changeante ou dépend de l'époque. C'est à dire ce serait arriver à faire dire à la Tradition, si toutefois le Concile est supposé s'y rattacher ou y faire référence, que sa propre vérité est changeante. Ce qui consacrerait certaines thèses modernistes. Nous entrerions alors dans un processus marxiste, celui de révolution permanente : à chaque fois qu'on s'aperçoit que la majorité démocratique ne les affirment plus, c'est en changeant les vérités pour qu'elles s'accordent avec la nouvelle majorité qu'on maintient le pouvoir tout en allant dans un sens bien déterminé, celui des droits de l'homme ! C'est le gouvernement par consensus ! C'est justement comme cela qu'a fonctionné le Concile Vatican II, au moins pour une partie et les Pères conciliaires, surtout ceux restés attachés à la Tradition, n'étaient pas formés à cette nouvelle technique subversive ou mentalité pour y résister.
Ce n'est certes pas comme cela que nous allons résoudre la crise de l'Eglise !
Donc si des textes du Concile ne sont pas bons, ils sont mauvais et contrairement à un libéral, ils ne peuvent pas être bons et mauvais à la fois et sous les mêmes rapports. Il n'y a pas d'autre alternative ! La Tradition ne peut en aucun cas s'accomoder d'une façon quelconque avec des textes, même très bien retouchés, initialement mauvais, même à dire expressément le contraire de ce qui était affirmé et même si cela en représente bien le contraire, c'est à dire que les mots employés soient parfaitement définis et ne laissent aucune ambiguïté subsister. Qui ne verra qu'il s'agit d'une tromperie ? Qui ne verra que les nouvelles formulations ne correspondent pas aux textes d'origine ? Le seul moyen, il n'y en a pas d'autre à mon sens est que Rome considère, comme cela est la vérité, que le Concile était un concile qui n'était que pastoral, que c'est un échec et qu'il n'engageait en rien, parce que pastoral, les vérités de la Tradition. (Voir plus bas "comment Rome pourrait "s'en sortir").
Si des textes du Concile sont mauvais, il n'y a donc qu'une solution honnête et vraie pour Rome : reconnaître qu'ils sont intrinsèquement mauvais. C'est cela être catholique ! Par conséquent, si nous voulons conserver ce qui reste de la Tradition aucun compromis n'est possible avec le Concile. C'est le fameux trou noir du libéral !
Par ailleurs, lire le Concile à la lumière de la Tradition serait aussi donner au Concile des lettres de noblesse et une autorité qu'étant données les conséquences catastrophiques il serait bon de ne pas lui donner. N'est-ce pas aussi balayer d'un revers de main tout le combat de la Tradition depuis quarante ans ? Que dira l'Histoire ? La Tradition ne pourrait-elle pas y devenir quelque part responsable de la catastrophe ? Encore une fois, il n'est pas possible d'associer ce qui est bon par nature avec ce qui est mauvais en soi sans faire en sorte que le bon se transforme quelque part en mauvais. C'est encore le fameux trou noir du libéral ! Si nous mettons la Tradition au bord du trou noir que représentent les mauvais textes du Concile, que restera-t-il de la Tradition ?"
Par ailleurs de quelle Tradition parle-t-on ?
S'agit-il de
la Tradition vu par la Tradition de deux mille ans d'histoire de
l'Eglise ou la Tradition revue et corrigée par la Rome actuelle dont
la nouvelle théologie englobe la vérité et donc la Tradition dans un
contexte et un verbiage qui la dénature ? En bref, si le Concile
était relu à la lumière de la Tradition par une Rome rompue aux
fonctionnements subversifs et démocratiques révolutionnaires, la
Tradition elle-même serait dénaturée, c'est à dire privée de son
principe de vérité et donc probablement vidée de sa substance.
Il
faut bien être conscient que Rome cherchera à conserver ses
"avancées" qu'elle qualifie elle-même de nouvelle évangélisation,
grande avancée de l'humanité dans la diversité réconciliée. Oxymores
effrayants ! Pour Rome, le Concile Vatican II est la nouvelle
référence incontournable. Donc il s'agira pour Rome d'accomoder ce
que dit la Tradition pour la faire "coller" au plus près à ce que dit
le Concile, car pour Rome la vérité n'est plus la Tradition, mais le
Concile !
En vérité, la Tradition n'est pas là pour confirmer les
nouvelles thèses du Concile, elle affirme justement haut et fort par
avance que ces nouvelles thèses du Concile sont erronées ! Voir pour
cela les condamnations papales et conciliaires par avance des erreurs
qui s'étalent aujourd'hui sous nos yeux.
C'est donc la Tradition qui
doit nous guider pour nous faire comprendre que le Concile n'est pas
bon, qu'il affirme et met en oeuvre des thèses erronées ! En clair,
la Tradition catholique nous interdit de supposer un instant que les
nouvelles thèses du Concile Vatican II soient justes et conformes à
la vérité révélée.
Nous ne pouvons donc pas transmettre aux chrétiens du monde entier
cette expression : lecture ou relecture du "Concile à la lumière de
la Tradition".
Comment les chrétiens pourraient-ils interpréter une
telle expression ? Une analyse différenciée pourrait être faite pour
le court, le moyen ou le long terme. Cependant elle est inutile. Dans
tous les cas, ce serait dire avec plus ou moins de force que le
Concile Vatican II n'avait pas lieu d'être sous cette forme et Rome
serait obligée de le reconnaître officiellement, ce qui est contraire
à toutes ses positions actuelles (mais ce que de toutes façons, un
jour, elle sera inéluctablement obligée de faire).
En effet, si le Concile Vatican II ne s'est pas inspiré de la
Tradition pour produire ses textes, il est gravement en faute et en
conséquence, il n'avait pas l'autorité nécessaire pour entraîner les
changements qu'il a orchestrés. Rome ne peut donc pas reconnaître
cela puisque pour elle, la nouvelle référence incontournable est
justement le Concile. Ce serait officiellement dire que le fruit réel
du Concile n'est qu'un pur produit de la démocratie et que presque
toutes les autorités de l'Eglise Romaine se seraient soumises à cette
dictature de la pensée humaine majoritaire dont nous connaissons
aujourd'hui le funeste résultat !
Si au contraire, nous supposons que la Tradition était bien la base
des discussions et des textes du Concile, comme cela aurait dû être,
pourquoi donc lire ou relire le Concile à la lumière de la
Tradition ? Ce serait supposer à priori que les Pères du Concile
n'ont pas ou peu tenu compte de tout ce qu'enseigne la Tradition et
donc par définition que le Concile était a-Tradition et donc a-catholique, même si de temps en temps des références à la Tradition
étaient nécessaires pour faire accepter les textes par une majorité
de Pères conciliaires.
Impossibilité de lire le concile Vatican II à la lumière de la Tradition à cause des ambiguïtés et des tours de passe-passe
Comment réinterpréter des textes comme celui
de la liberté religieuse pour arriver à lui faire dire le contraire
de ce qu'il dit ou laisse supposer ? Il n'y a que des libéraux pour
arriver à ce tour de passe-passe, mais pas de vrais catholiques
formés à l'école de la vérité.
Les ambiguïtés laissées dans ces
textes sont beaucoup trop pensées, volontaires, voyantes... et
toujours contraires à la Tradition dont le principe-même est de
véhiculer des vérités, sans ambigüité, bien établies ou vécues comme
telles depuis l'origine.
A mon sens, il est impossible de lire ou relire "le Concile à la
lumière de la Tradition". La conclusion s'impose d'elle-même : Rome
est en plein naufrage et persiste encore dans ses erreurs. D'où la
question : comment peut-on espérer un changement total de la part de
Rome au sujet de toutes les thèses qu'elle soutient depuis le Concile
Vatican II et de sa volonté Humaniste ? Je précise bien des "thèses"
et non des vérités enseignées depuis deux mille ans par l'Eglise et
la Tradition.
Pour une Rome honnête et prenant réellement en charge
les âmes qui lui sont confiées, il n'y a qu'une solution : stopper
net toute référence au Concile Vatican II en reprenant la Tradition
avec tous les conciles dogmatiques comme base de notre foi et en
l'enseignant dans tous ses séminaires. Certes, cela sera un séisme
dans l'Eglise, mais ce sera un séisme salutaire.
Cependant Rome reste
farouchement attachée aux droits de l'homme, de la femme et de
l'enfant ! Plus Rome maintiendra ses positions (liberté religieuse,
modernisme, libéralisme, naturalisme, humanisme,...), plus elle
s'enfoncera dans la crise et plus le naufrage prédit, puis vécu,
prendra une allure apocalyptique. La seule issue pour Rome est
d'avouer publiquement et le plus rapidement possible l'échec du
concile Vatican II et de toutes ses idées nouvelles en prenant les
moyens pour remettre en lumière non pas le concile, mais toutes les
vérités de la Tradition qui ont toujours fait l'orthodoxie et la
véritable catholicité.
Comment Rome pourrait "s'en sortir" ?
Compte tenu de l'échec constaté et avoué (mais
il faut que Rome le constate et l'avoue officiellement !), la
solution pourrait être pour Rome de réaffirmer haut et fort que le
Concile n'était qu'un concile pastoral, voire un essai pastoral,
malheureusement catastrophique, et que le temps est venu de revenir à
la réalité, c'est à dire aux vérités qui ont toujours été enseignées
depuis deux mille ans : la Tradition et l'enseignement des papes
avant le Concile Vatican II.
Mais Rome est-elle aujourd'hui prête à
cela ? N'est-elle pas encore trop liée par toutes sortes d'accords
avec divers états ? N'est-elle pas toujours trop infiltrée ? Ne veut- elle pas toujours défendre les droits de l'homme au lieu du Décalogue ? L'avenir le dira.
Ce qui est paradoxal est peut-être que
plus Rome reculera le moment de sa volte-face et de l'aveu de ses
erreurs, plus sa défaite sera cinglante et prolongée et là il s'agira
d'une vraie "repentance" avec réparation à offrir non pas aux hommes
ou aux droits de l'homme, mais à Dieu !
Ma conclusion
En conclusion, il me semble qu'à la lumière de la vérité et des
principes traditionnels, nous n'avons pas le droit de faire croire à
une discussion ou de créer un consensus démocratique en faveur d'une
telle expression : "le Concile à la lumière de la Tradition" !
Cela
me semblerait procèder de la même erreur qui présida au Concile
Vatican II lui-même : la mise aux voix démocratiques d'erreurs
parfaitement connues et réfutées par avance par la Tradition et les
Conciles.
En attendant des âmes se perdent... et la Vierge pleure à la Salette,
avertit à Fatima : "les âmes pleuvent en enfer comme la neige tombe
en hiver", demande la consécration de la Russie à Son Coeur Immaculé,
demande la communion réparatrice des premiers samedis, prédit des
châtiments divins, la récitation du Rosaire pour les éviter.
Réponse
de Rome : rien ou presque ! Quelles responsabilités de la part des
successeurs de Pierre ! Mais en priant pour que le dénouement soit le
plus proche possible, nous savons qu'à la fin, Son Coeur Immaculé
triomphera...
Prions donc mes frères et implorons la Miséricorde
Divine afin qu'Elle nous préserve des calamités promises et surtout
de la perte de la vision béatifique à laquelle tout notre être aspire
ardemment. Qu'en tout la volonté de Dieu soit faite !