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Les insolites de LPL

   Lettre aux Amis et bienfaiteurs du District de mai 2007

Lettre de l'abbé Violette de février 2006
Lettres de l'abbé Arnaud Rostand archivées


Abbé Arnaud ROSTAND

Lettre de mai 2007

 

Version française

Bien chers fidèles,

J’aimerais aborder, dans cette nouvelle lettre, les raisons de, ce que nous pourrions appeler, notre « Résistance catholique ». Car tel est bien notre position, depuis le concile Vatican II jusqu'à aujourd’hui. Contre vents et marées, nous tâchons de résister à l’esprit du Concile, destructeur tant par ses nouveautés dans la doctrine que dans son influence sur la Foi par la nouvelle liturgie. Le concile a été présenté comme l’espérance d’une ère nouvelle dans l’Eglise, comme une nouvelle infusion de l’Esprit Saint, comme un renouveau salvateur. Mais en réalité, ce que tout un chacun peut constater aujourd’hui est plutôt une auto-démolition de l’Eglise (pour reprendre les termes de Paul VI), l’infusion d’un esprit protestant et libéral, le recul des valeurs les plus fondamentales de notre Foi catholique.

Souvenons-nous des principales nouveautés en discordance avec la Foi catholique que Monseigneur Lefebvre, peu après le concile, soulevaient déjà et dont nous ne pouvons que constater, aujourd’hui, les effets dévastateurs dans la vie de l’Eglise. la collégialité, la liberté religieuse et l’œcuménisme.

La "collégialité" conçue par Vatican II a introduit un principe de subversion de l’autorité pontificale et de l’autorité des évêques. Le pape, depuis la constitution Lumen gentium, est maintenant regardé simplement comme le chef du collège des évêques et non plus essentiellement comme le Vicaire du Christ, le dépositaire de l’autorité suprême. Les conférences épiscopales ont retiré aux évêques leur pouvoir personnel et direct sur leurs fidèles dans les diocèses. Une sorte de responsabilité collégiale s’est substituée à leurs responsabilités personnelles. C’est pourquoi, aujourd’hui, le Pape doit être à l’écoute des évêques plus qu’il ne peut gouverner l’Eglise comme le souverain pontife qu’il est. Les évêques eux aussi doivent plutôt suivre les indications et orientations données par leur clergé et leurs fidèles (ou les représentants de ceux-ci, généralement auto-proclamés). Il s’en suit une diminution, voire une perte quasi totale du sens de l’autorité dans les esprits ainsi qu’une désobéissance pratique dans les faits.

La nouvelle liberté religieuse promue par Vatican II n’est pas moins contraire à la Foi catholique car elle est une atteinte directe aux droits objectifs de la vérité et de la Foi. L’homme n’a plus d’obligation de se soumettre à l’autorité de Dieu, mais au contraire on lui reconnaît le droit d’adhérer à n’importe quelle erreur religieuse. On en est venu à confondre le respect dû à toute personne, quelles que soient les idées qu’elle professe, avec la négation de l’existence d’une vérité objective.

L’œcuménisme est encore plus frappant. C’est peut-être là que l’innovation introduite par le deuxième concile du Vatican est la plus contradictoire avec l’enseignement de la Foi catholique. En effet, la constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium et le décret sur l’œcuménisme Unanitatis redintegratio s’opposent radicalement aux enseignements des Papes précédents, en particulier Pie IX dans l’encyclique Quanta Cura et Pie XI dans l’encyclique Mortalium animos. L’œcuménisme de Vatican II commande une attitude toute nouvelle des Catholiques envers les autres religions. Il ne s’agit plus de chercher à encourager un retour des frères séparés à l’Eglise Catholique et Romaine qui est l’unique Eglise du Christ, mais plutôt et ouvertement à favoriser une certaine convergence, une sorte de jonction de toutes « les Eglises » au Christ total. L’œcuménique conciliaire, durant ces quarante dernières années, n’a fait que s’intensifier et s’étendre, contredisant la doctrine et la pratique traditionnelles de l’Eglise et favorisant l’idée que toutes religions se valent.

La nouvelle liturgie de Paul VI est, notamment, une application pratique de cet œcuménisme ambiant. Comme le disait le principal auteur de cette fabrication liturgique nouvelle, le P. Hannibal Bunigni, il s’agissait « de tout faire pour faciliter à nos frères séparés le chemin de l’union, en écartant toute pierre qui pourrait constituer ne serait-ce que l’ombre d’un risque d’achoppement ou de déplaisir ». Et, de ce fait, la nouvelle messe bâtie avec le concours de protestants, a transformé le Saint Sacrifice dans un sens protestant.

Comprenons bien que les effets que nous constatons dans l’Eglise d’aujourd’hui ont une cause principale, même si elle n’est pas unique, qui n’est autre que le Concile Vatican II. Aujourd’hui, les autorités Romaine reconnaissent qu’il y a une crise dans l’Eglise, mais n’y voient pour cause que les excès, les désobéissances, les abus… Les désastres de ces dernières décennies ne seraient donc pas dus au « vrai » concile, mais à une mauvaise interprétation du concile. Malheureusement, tout montre : les textes, leur commune interprétation et les faits, que l’origine, la racine du mal se trouve dans le concile, dans ses principes novateurs et dans son esprit même.

Le relativisme et l’indifférentisme religieux contre lesquels le pape Benoît XVI met en garde dans son discours du 27 janvier 2006, le laïcisme de nos sociétés de plus en plus athées, et surtout la perte de la notion de Foi Vérité dans l’Eglise Catholique, ont bien une cause, nous la voyons dans la déclaration même sur la liberté religieuse Dignitatis Humanae de Vatican II ainsi que dans l’œcuménisme qui en a découlé.

C’est dans ces principes que nous trouvons les fondements de notre Résistance catholique. Nos critiques pourront peut-être choquer certaines personnes, plusieurs penseront que nous manquons de soumission au Magistère actuel de l’Eglise, cependant c’est avec un profond et réel respect des autorités de l’Eglise, du Souverain Pontife, des évêques, comme de l’ensemble du clergé que nous présentons ces objections et que nous souhaitons que des discussions doctrinales soient entreprises et encouragées. Nous nous demandons pourquoi il est si difficile aujourd’hui de discuter de ces objections doctrinales alors que nous voyons que la Foi catholique est en danger.

N’ayons, chers fidèles, aucune aigreur dans nos propos, gardons la charité envers tous et chacun, mais restons par-dessus tout attachés à la Vérité. Nous n’avons qu’un désir conserver la Foi catholique telle qu’elle a toujours été enseignée dans l’Eglise. C’est là, et nulle part ailleurs, que se situe notre Résistance catholique.

Abbé Arnaud Rostand †, Supérieur du District du Canada

 

Version anglaise

Dear faithful,

I would like to take up, in this new letter, the reasons for what we could call, our “Catholic Resistance.” For such is clearly our position, ever since the Second Vatican Council until today. Despite all the obstacles, we endeavour to resist the spirit of the Council, destructive as much through its novelties in doctrine as in its influence on the Faith through the new liturgy. The council has been presented as the hope of a new era in the Church, as a new infusion of the Holy Spirit, as a saving revival. But in reality, what everyone can see today is rather an auto-demolition of the Church (to use the expression of Pope Paul VI), the infusion of a Protestant and liberal spirit, the decline of the most fundamental values of our Catholic Faith.

Let us recall the main novelties conflicting with the Catholic Faith that Archbishop Lefebvre, not long after the council, brought up already, the devastating effects of which we cannot fail to see today in the life of the Church: collegiality, religious liberty, and ecumenism.

The “collegiality” conceived by Vatican II has introduced a principle of subversion of pontifical authority and the authority of the bishops. The Pope, since the constitution Lumen Gentium, is now regarded simply as the head of the assembly of bishops and no longer necessarily as the Vicar of Christ, the representative of supreme authority. The Episcopal conferences have withdrawn from the bishops their personal and direct power over their faithful in the dioceses. A sort of collegial responsibility has been substituted for their personal responsibilities. That is why, today, the Pope must be attentive to the bishops more than being able to govern the Church as the supreme Pontiff which he is. The bishops themselves also must follow somewhat the indications and tendencies given by their clergy and their faithful (or their representatives, generally self-proclaimed). There follows a decreasing, if not an almost complete loss, of the sense of authority in the mind, as well as a real disobedience in deeds.

The new religious liberty promoted by Vatican II is no less contrary to the Catholic Faith because it is a direct attack on the objective rights of the truth and of the Faith. Man no longer is under the obligation to submit himself to the authority of God, but on the contrary, he is acknowledged the right to adhere to any religious error whatsoever. From this has come the confusion between the respect due to any person, no matter what ideas he professes, with the negation of the existence of an objective truth.

Ecumenism is even more striking. It is perhaps here that the innovation introduced by the Second Vatican Council is the most contradictory with the teachings of the Catholic Faith. In fact, the dogmatic constitution on the Church Lumen Gentium and the decree on ecumenism Unitatis Redintegratio are radically opposed to the teachings of the preceding popes, in particular Pius IX in the encyclical Quanta Cura and Pius XI in the encyclical Mortalium Animos. The ecumenism of Vatican II imposes an entirely new attitude of Catholics toward other religions. It is no longer a question of seeking to encourage a return of the separated brethren to the Roman Catholic Church which is the only Church of Christ, but rather to openly favour a certain convergence, a sort of joining of all “the Churches” to Christ. The ecumenism of the council, during these last forty years, has only intensified and extended itself, contradicting the traditional doctrine and observances of the Church and favouring the idea that all religions are equally good.

The new liturgy of Paul VI is, notably, a practical application of this prevailing ecumenism. As the principal author of the new liturgical fabrication, Fr. Annibale Bugnini, has said, it is a question “of doing everything to facilitate for our separated brethren the way to union, in removing every stone that could constitute even the shadow of a risk of a stumbling-block or displeasure.” And therefore, the New Mass, constructed with the help of Protestants, has given a Protestant sense to the Holy Sacrifice.

We understand well that the effects we see in the Church today have a principal cause, even if it is not the only cause, which is none other than the Second Vatican Council. Today, the Roman authorities recognize that there is a crisis in the Church, but for its cause they do not see anything but the excesses, disobediences, and abuses…. The disasters of these past decades are not seen as due to the “true” council, but to a bad interpretation of the council. Unfortunately, everything indicates—the texts, their common interpretation, and the events—that the origin, the root of the evil is found in the council, in the innovative principles, and in their very spirit.

The relativism and religious indifference of which Pope Benedict XVI warned in his discourse of January 27, 2006, the laicism of our increasingly atheistic societies, and above all the loss of the notion of the True Faith in the Catholic Church, certainly have a cause—we find it in the declaration itself on religious liberty Dignitatis Humanae of Vatican II, as well as in the ecumenism that has followed it.

It is in these principles that we find the foundations of our Catholic Resistance. Perhaps our critiques will shock certain people, and several will think we lack submission to the present Magisterium of the Church; however, it is with a profound and real respect for the authorities of the Church, for the Sovereign Pontiff, for the bishops, and for the clergy as a whole, that we present these objections and hope that the doctrinal discussions will begin and be encouraged. We ask ourselves why it is so difficult today to discuss these doctrinal objections while we see that the Catholic Faith is in danger.

Let us, dear faithful, have no sharpness in our words, let us keep charity toward everyone, but above all let us stay attached to the Truth. We have nothing but a desire to conserve the Catholic Faith as it has always been taught in the Church. It is here, and nowhere else, that our Catholic Resistance is placed.

Father Arnaud Rostand †, District Superior of Canada

 

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Dimanche 26 mai 2019
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