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Les insolites de LPL

   La lettre de l'abbé le Roux de novembre 2007

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Le Christ Roi

 

Par monsieur l'abbé Yves le Roux, Recteur du séminaire de Winona (USA)

Lundi 5 novembre 2007

 

Version française

Chers amis et bienfaiteurs

« Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » Ces paroles de Notre Seigneur envoyant ses apôtres en mission sont sans ambiguïté : la religion ne saurait être réduite à la sphère strictement privée, sans en être profondément dénaturée.

Nombreux sont, cependant, ceux qui proclament qu’il est bon que l’État observe à l’égard de la religion une simple neutralité. D’aucuns ont l’outrecuidance d’ajouter que cette neutralité officielle est une aubaine pour la religion qui peut ainsi, sans interférences ou entraves, se développer à son aise.

Ces opinions sont gravement erronées : elles constituent un crime de lèse-majesté contre Notre Seigneur et Sa royauté. Prétendre, en effet, que le Christ ne doit pas exercer sur les choses publiques son double droit de créateur et de rédempteur, revient à Lui dénier sa nature divine et sa royauté universelle.

L’homme est un être dépendant. Il ne vit pas en société par pur hasard ou suivant un choix libre. Il est par nature, depuis toujours - c’est à dire depuis sa création - un être social. Pour lui, vivre en société est une exigence vitale et non une question de préférence. Dieu en créant l’homme a créé la société. Aussi la société, comme toute créature de Dieu, doit-elle rendre à son Créateur l’hommage qui lui est dû. Et l’État a le devoir grave de chercher quelle est la véritable religion afin de permettre à ses citoyens d’adorer Dieu par Notre Seigneur Jésus-Christ, au sein de l’Église catholique. L’État, comme État, doit rendre à Dieu un culte. Il ne peut être question de neutralité. Le prétendre serait revendiquer pour une créature une indépendance de la créature face au créateur. Or si nous la revendiquons pour une créature pourquoi ne le revendiquerions-nous pas pour toutes les créatures ? Cette revendication est un véritable blasphème contre Dieu. La neutralité de l’État est un crime dramatique.

En raison de cette neutralité affichée en matière religieuse, le pays ne rend pas à Dieu l’adoration qu’il doit Lui rendre en tant que pays. Il se retrouve donc en état de rupture avec son créateur. L’on peut affirmer que son état est alors semblable à l’état d’un homme qui ne rend pas à Dieu l’hommage de son adoration. Cet homme vit objectivement en état de péché grave ; aussi aucune de ses actions ne plaît à Dieu et n’est méritoire.

Il en est de même pour notre pays dès que celui-ci décide d’épouser ce principe libéral de la séparation de l’État d’avec Dieu, il est moralement en état de péché mortel et ne reçoit plus les bénédictions de Dieu. Il mérite, en justice, d’être châtié. Et si l’homme pécheur reçoit dans l’au-delà le châtiment de ses crimes, les pays reçoivent en revanche dès ici-bas le châtiment de leurs crimes. C’est le lieu de rappeler pour mémoire les paroles de Notre-Dame à Fatima qui expliquait aux jeunes bergers que plusieurs pays seraient rayés de la carte du monde car ils ne donnaient pas à Son divin Fils l’hommage qui Lui revient légitimement.

De plus, sous un tel régime de séparation, l’Église catholique, Mère et Maîtresse de Vérité, ne reçoit plus de l’État le secours qu’elle est en droit d’attendre pour lui permettre de diffuser son enseignement divin. La neutralité de l’État ne lui permet pas de favoriser la Sainte Église. Aussi cette dernière est-Elle traitée comme une vulgaire association ou même ravalée au rang des sectes à l’instar des autres prétendues églises.

Cette politique de neutralité favorise l’erreur à n’en point douter car une erreur ne craint point le contact avec une autre erreur. Bien au contraire ! Elle reçoit de ce contact une nouvelle force qui lui permet de détruire plus efficacement la vérité.

La Vérité, elle, doit être protégée de tout contact avec l’erreur car elle se souille à son contact. Cette nécessaire isolation de la Vérité n’est point un signe de faiblesse de sa part mais une marque de son authenticité : ainsi l’or perd-il de sa valeur lorsque, mélangé avec du plomb, il perd de sa pureté. De même, si un homme en bonne santé veut conserver sa santé, il lui faudra se protéger contre les miasmes de la maladie et ne pas entrer en contact avec des microbes contagieux. Sinon il contractera lui-même cette maladie et les cellules malades utiliseront les cellules en bonne santé pour propager la maladie.

Ainsi l’indifférence de l’État en matière religieuse est-elle un mensonge : cette indifférence, en effet, est une redoutable arme pour détruire la religion catholique et favoriser outrageusement l’erreur aux visages multiples. Que deviennent les hommes en une telle conjoncture ? Ne recevant plus la lumière de la vérité, ils errent, marchent à tâtons et se perdent. Pie XII avait grandement raison : le salut ou la damnation du plus grand nombre vient de la constitution donnée à un pays.

Qui, en effet, ne peut convenir aisément que si un pays est catholique, toutes les lois de ce pays porteront l’homme à louer, servir, honorer et adorer Dieu ? Ainsi dans un pays catholique l’homme aurait toutes les facilités pour adorer Dieu en respectant le jour sacré du dimanche. Des lois y combattraient l’avortement, la dépravation des mœurs et des modes ; elles interdiraient le divorce et favoriseraient l’unité des familles.

La neutralité de l’État, l’indifférence d’un pays à l’égard de Dieu et de Son Christ, est une faute grave, extrêmement grave, la plus grave de toutes car elle est la matrice de toutes les autres. La doctrine pernicieuse du libéralisme reposant sur cette affreuse déification de la liberté humaine fait de l’homme un dieu et impose la neutralité religieuse aux États. Elle conduit ainsi les âmes en enfer puisque le plus sûr moyen de damner une âme est, en effet, de la faire vivre dans une société où Dieu est banni.

Il n’y a pas d’erreur plus pernicieuse que cette erreur du libéralisme. Nous devons la repousser et la haïr avec force car elle nous conduit sur le chemin de l’enfer. Réveillons-nous. Nous sommes en guerre. Nous n’avons pas le droit de nous laisser pourrir intellectuellement et pratiquement par toutes ces erreurs lamentables du libéralisme dont nous voyons partout les désastreux effets. Pourquoi tant d’âmes aujourd’hui ne trouvent-elles plus le chemin de la Vérité ? Pourquoi tant de crimes ? Pourquoi cet étalage de vulgarité ? Pourquoi tant d’âmes se damnent-elles malgré leur bonne volonté ? Pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Parce que Notre Seigneur ne règne plus. Parce que l’homme a été déifié. Parce que nous sommes les héritiers de cette monstrueuse culture libérale qui prétend que l’État ne doit pas s’agenouiller devant son Dieu.

Crime ignoble. Crime sans nom. Nous ne pouvons l’admettre, nous ne pouvons nous résigner à voir Dieu être ainsi traité par ses créatures, nous ne pouvons nous taire nous devons haut et fort proclamer la royauté du Christ sur les nations.

Et c’est justement parce que nous proclamons cette royauté que nous sommes en butte à tant de difficultés. Les sanctions qui atteignent la Fraternité Saint-Pie X n’ont point d’autre origine. Ce n’est pas parce que Son Excellence Monseigneur Lefebvre a continué de dire la messe en latin qu’il a dû combattre tant d’oppositions et qu’il a été condamné. Non. La haine qui s’est dressée contre lui est due à son affirmation catégorique que le Christ a un droit imprescriptible à régner sur les individus, les familles et les pays.

C’est parce que Monseigneur Lefebvre s’est opposé avec vigueur à la funeste déclaration du concile Vatican II sur la Liberté Religieuse – par laquelle la Rome moderniste acceptait que Notre Seigneur ne règne plus – qu’il a été condamné. Triste preuve que les autorités romaines sont aux mains des ennemis de Notre Seigneur : il a été condamné par ceux qui auraient dû le défendre et le féliciter !

Nous trouvons la preuve flagrante de ce que nous avançons dans la politique actuelle de Rome à l’égard des fidèles qui veulent obtenir la messe tridentine. Rome les accepte dans la mesure où ils acceptent de leur côté de ne pas proclamer publiquement la Royauté du Christ. Quelle misère : Rome gardienne indéfectible de la Vérité, Rome phare des intelligences et maîtresse des cœurs, Rome berceau de la chrétienté, est rongée aujourd’hui par ce mal terrible du libéralisme. Combien le vénéré pape Pie IX voyait-il clair lorsqu’il proclamait à un groupe de pèlerins que le mal le plus dangereux de notre époque était le libéralisme catholique, « véritable fléau » selon ses propres termes. Nous vivons, de fait, en un temps de fléau.

Quelle doit être notre attitude ?

Nous devons proclamer haut et fort cette royauté du Christ. Nous devons, ainsi que l’enseigne saint Paul, « ramener toute intelligence au service du Christ », à commencer par la nôtre en nous formant, auprès de nos prêtres, sur cette très sérieuse et délicate question de la Royauté sociale du Christ afin que nous puissions combattre ses contempteurs libéraux. Ne nous méprenons pas : nous sommes atteints de ce virus libéral, sinon en théorie du moins en pratique et nous jugeons les réalités qui nous entourent d’un point de vue naturaliste, c’est à dire suivant des critères de bonté naturelle et non suivant les critères de Vérité surnaturelle. Notre premier et plus urgent devoir est de nous croiser, de nous engager personnellement dans cette bataille pour que Notre Seigneur règne sur la société et que celle-ci sache reconnaître en Notre Seigneur son Dieu à qui elle doit hommage. Sinon, nous prétendrions en vain être catholiques. Aujourd’hui où Notre Seigneur est renié, insulté dans Sa royauté, nous entendons malheureusement de nouveau ce cri ignoble, toujours le même après deux siècles :  « Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous. Crucifie-le. »

Et bien nous, nous voulons qu’Il règne sur nous, nous voulons qu’Il règne sur nos institutions, nous voulons qu’Il règne sur notre pays car nous savons, à l’école des grands papes anti-libéraux, que celui qui n’a point dans son cœur la haine de l’erreur n’est point un fidèle serviteur du Christ et qu’il est indigne en vérité de porter le nom de chrétien.

Nous ne résistons pas au bonheur de citer ce passage de Son Éminence le cardinal Pie, docteur du Règne Social du Christ : « Vous avez la conscience en paix, vous entendez demeurer orthodoxes attendu que vous croyez fermement à la divinité et à l'humanité de Jésus-Christ, ce qui suffit à constituer un christianisme inattaquable (...) Détrompez-vous, vous n'êtes pas irréprochables dans votre foi (...) si vous êtes de ceux qui, se faisant un devoir d'offrir à Jésus l'encens, ne veulent point y ajouter l'or, c'est-à-dire reconnaître et proclamer sa Royauté sociale. »

Que Notre Dame nous fasse la grâce de toujours être de fidèles témoins de la Royauté sociale de Notre Seigneur afin que, malgré le malheur des temps, nous restions fidèlement à ses côtés ; nous serons conspués et persécutés en raison de cette fidélité même. Mais nous tenant avec notre Bonne Mère du ciel au pied de la Croix, nous ne nous laisserons point intimider par ces attaques car nous savons que le Christ règne du haut de la Croix et que c’est un honneur pour nous d’en partager les dérélictions.

Que la Très Sainte Vierge nous garde inaltérablement ferme dans cette espérance, confiant que Notre Seigneur règnera malgré ses ennemis comme Il l’a promis à sainte Marguerite Marie.

In Christo sacerdote et Maria.

Abbé le Roux +


English version

The Rector's Letter (November, 2007)  

 

Localisation

 
U.S.A (Etats-Unis)
  St. Thomas Aquinas Seminary
21077 Quarry Hill Rd.
Winona. Minnesota 55987
USA
 
   

00 1 507 454 80 00
00 1 507 454 80 44
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