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Les insolites de LPL

   La lettre de l'abbé le Roux de janvier 2008

Retour aux Lettres de l'abbé Yves le Roux

Le Christ est notre force

 

Par monsieur l'abbé Yves le Roux, Recteur du séminaire de Winona (USA)

Samedi 12 janvier 2008

 

Version française

Chers amis et bienfaiteurs

Qui ne connaît ces heures angoissantes où nous avançons péniblement sur le chemin escarpé de la vie lorsque nous ressentons fortement le fardeau de nos péchés ? Courbés sous le poids de nos fautes, un noir désespoir s’empare alors de nos âmes : il nous semble être enserrés dans un étau terrible qui, inexorablement, se referme sur nous.

La sourde angoisse qui nous étreint ne nous laisse guère de répit et notre malaise s’intensifie toujours. Notre indigence, triste compagne qui nous suit pas à pas, nous accable à tout instant. Incapables de retrouver une quelconque paix, nous subissons un martyre intérieur d’autant plus douloureux qu’il nous semble impossible de le confier à quiconque sans en augmenter l’intensité. Tout espoir de consolation s’est évanoui : seuls face à nous-mêmes, nous nous retrouvons seuls face au néant. Et la douleur persiste, âpre.

En ces heures rudes, il nous faut savoir raison garder, maintenir sans faillir notre âme dans la paix et traverser la tempête l’âme sereine, malgré la forte houle secrète qui nous secoue violemment. Ce serait tomber dans un piège mortel que de nous enliser en notre tourbe et nous risquons d’étouffer en contemplant d’un œil morbide notre indigence personnelle. Nous devons absolument sortir de nous-mêmes.

Non qu’il ne faille dissimuler notre faiblesse - ce serait nous mentir à nous-mêmes - mais nous ne pouvons en prendre la juste mesure si nous chavirons dans un sombre désespoir qui mène aux portes de la mort car la fièvre dévore alors notre âme et l’inquiétude outrancière nous ronge qui nous interdit de poser un diagnostic éclairé sur notre état. Pour prendre la juste mesure de notre faiblesse abyssale, il nous faut y jeter un regard paisible.

Ce regard n’est possible que si nous avons pris la peine de nous arrêter préalablement sur les perfections suréminentes de Dieu. Nous n’aurons jamais fini de contempler la magnificence de Dieu et nous ne pourrons jamais épuiser ses trésors de bienfaits. Il est le Tout-Puissant, sa miséricorde est infinie. Étant la Charité, Dieu aime à donner et à se donner sans compter, malgré la médiocrité du récipiendaire de ce don ineffable. Malgré ? En raison…

Cette médiocrité n’est point notre faiblesse elle-même, mais notre refus de reconnaître notre incapacité native à quelque bien que ce soit. Ce refus peut se manifester par une réaction d’orgueil froissé qui nie l’évidence. Nous réagissons trop souvent ainsi pour ne pas avoir besoin de nous arrêter en détail sur toutes les manifestations mesquines de notre suffisance !

Notre refus, en revanche, peut aussi prendre une direction opposée : nous nous appesantissons sur notre faiblesse, et comme l’enfant qui envenime une légère blessure en y trifouillant de ses mains sales, nous sommes comme obnubilés par notre misère et devenons incapables d’un sursaut d’âme, du Sursum Corda qui nous oriente vers le Seigneur en toute vérité et paix. Orgueil plus subtil et plus dangereux que dans sa première manifestation plus classique, nous refusons de regarder notre faiblesse dans la paix de la présence de Dieu et dans la perspective de sa miséricorde infinie. Nous nous lamentons sur nous-mêmes en une longue et larmoyante plainte stérile et empoisonnée.

En définitive, nous refusons de livrer notre pauvreté en raison de notre orgueil et de notre méconnaissance incroyable de Dieu et de sa bonté à notre égard. Pourtant, nous chantons à chaque messe ces paroles si pleines d’espérance : « Propter nos et propter nostram salutem. » Le Christ, en effet, s’est incarné par un don gratuit de sa miséricorde et, en prenant chair, Dieu s’est mis à notre portée pour que nous puissions Lui abandonner notre misère.

Dans la nuit sainte de Noël, nous célébrons ce mystère de relation divine où Dieu se fait homme pour que l’homme s’unisse à Dieu. Vérité surprenante mais pourtant si incontestable par laquelle Dieu nous propose sa richesse en échange de notre pauvreté.

Livrons-la ; sans comprendre peut-être, mais comment comprendre ce que saint Paul appelle justement la folie de Dieu ? Sans restrictions, sans retours pitoyables sur nous-mêmes, sans atermoiements, confions-la ; elle ne nous appartient plus, elle est devenue Sienne. De quel droit mesurons-nous l’infinie bonté de Dieu ? Élançons-nous en Dieu, abandonnons-nous à Lui en n’écoutant pas la voix de la nature qui ébranle nos impressions, les affole et nous mure dans notre amour-propre : « Ma misère est trop grande et rebute son amour. » Folie véritable des raisonnements humains spécieux qui ne sont encore que la marque de notre arrogance ! Peut-on être plus hébété et le jouet des illusions démoniaques ? Dieu dans la simplicité de son amour si merveilleusement incarné dans le dénuement de la crèche, Dieu attend que nous lui confessions notre misère. Qui sommes-nous pour le faire attendre ? Que notre prière soit le cri de saint Augustin : « Noverim Te, noverim me. »

Notre-Seigneur Jésus-Christ a voulu naître dans la pauvreté, ce n’est point la nôtre qui peut Le rebuter. Il y aspire au contraire. Seul peut l’éloigner notre refus insensé. Né pauvre en des conditions volontaires d’extrême dénuement, le Christ demeure Dieu et ne change point. Il recherche des âmes de pauvres pour y déposer la grâce infinie de son amour.

La grâce de Noël est une grâce de sainteté déposée dans des cœurs d ‘enfants, oublieux d’eux-mêmes car ils connaissent leur pauvreté, car, surtout, ils se reposent en Dieu dans la richesse du Christ.

Abbé le Roux +


English version

The Rector's Letter (January, 2008)  

 

 

Localisation

 
U.S.A (Etats-Unis)
  St. Thomas Aquinas Seminary
21077 Quarry Hill Rd.
Winona. Minnesota 55987
USA
 
   

00 1 507 454 80 00
00 1 507 454 80 44
Le site du séminaire de Winona

 

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Entretien avec Father Yves le Roux (décembre 2004)

 

 

 

 

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