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Les insolites de LPL

   Chronique du District de Suisse : mai et juin 2007

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Par monsieur l'abbé Claude Pellouchoud

Rédacteur en chef du "Rocher"

FEUILLES DE ROUTE DU DISTRICT DE SUISSE - Le Rocher n° 48

 

4 - 13 mai 2007 - Terre Sainte

Certains qui nous voyaient partir nous trouvaient un brin téméraire, la Terra Sancta leur semblait un baril de poudre prêt à exploser. Arrivés sur place, il a fallu lire les journaux européens pour savoir ce qui se passait. Personnellement j'ai plus eu peur d'un petit rat, qui sautillait blessé, et qui faillit mordre notre petite soeur Marie-Christiane, que d'attentat et de malveillance.

Nous sommes donc partis à 25 pour ce pèlerinage, petit groupe se faufilant sans trop de peine dans les ruelles effilées des souks. Après quelques heures de voyage, nous voilà déjà à Nazareth, et de splendides bougainvilliers nous ravissent de leurs somptueux bouquets, nous sommes dans le luxuriant Orient !

Je ne veux pas vous narrer tout le détail du voyage, mais tracer en quelques lignes les points saillants où la présence chrétienne s'est faite plus manifeste. Le premier jour nous avons pu célébrer le saint Sacrifice sur la montagne du Carmel et l'évangile de la Messe de Notre-Dame du Mont Carmel débute par ces mots : « Comme la vigne, j'ai poussé des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs donnent des fruits de gloire et d'abondance » et. la vigne dehors était déjà en fleurs. On ne peut dire que son parfum emplissait le sanctuaire, car il est trop subtil et délicat, cependant nos âmes humaient la céleste exhalaison de Marie. On était bien sur cette montagne. Notre guide était chrétien et communiait tous les jours.

Ses explications montraient l'amour qu'il avait envers sa religion. Toute cette terre est baignée d'Histoire Sainte, des patriarches aux apôtres, des prophètes aux anachorètes, et enfin le Christ notre Sauveur y a vécu, y a prêché, fait des miracles. C'est sur cette colline qu'Il a fait son sermon des Béatitudes, dans les rues de Capharnaüm qu'Il a consolé les malheureux, sur ce rebord de plage qu'Il a donné la papauté à un pêcheur de Galilée. Alors tout naturellement on L'écoute dans notre prière, on Le regarde à travers notre imagination aidée par le décor de la Palestine.

Puis c'est la grande traversée le long du Jourdain, avant de remonter depuis Jéricho vers Jérusalem. Jérusalem ! C'est un autre monde. Lieu de contacts et d'inimitiés. Bien des mépris se lisent dans les yeux de ceux que nous rencontrons. Nous sommes chez nous puisque c'est la terre du Christ et en même temps en terre étrangère comme des roumis haïs.

Cette ville est un peu comme une icône, celui qui la regarde superficiellement ne voit rien de spécial, au contraire même elle lui inspirera une certaine répulsion. On y marche en regardant toujours où on met les pieds, c'est grouillant de monde, c'est bruyant même dans les sanctuaires, mais cependant elle est vivante et elle parle à l'âme, cette ville qui a vu le Seigneur et qui L'a crucifié. Le drame de l'âme humaine qui rejette son Dieu s'est joué ici dans toute son amplitude. Oui, Jérusalem parle et ses mots sont mêlés de sanglots, de soupirs, et d'espérance aussi. Oui, Jérusalem, c'est comme Rome, on y part, mais avec le désir profond d'y revenir.

 

17 mai 2007 – Ascension

Nous revenons dans un univers beaucoup plus ordonné, à Oberriet, malgré la pluie qui tombe, sans pitié pour la fête qui se déroule. Rien ni dans la cérémonie ni dans le repas ne laisse voir quelque aspect d'improvisation. Le dîner prévu dans la cour s'est déplacé comme par enchantement dans le prieuré où tous trouvent une place pour le repas.

La Tradition n'a pas peur du moderne ! Preuve en est, cette église qui n'a guère une facture traditionnelle mais qui, avec ses lignes hautes et sobres, cherche à élever les âmes le plus haut possible. Elle est belle, mettant en évidence les splendides et précieuses statues qui séjournaient auparavant dans le prieuré. Son Excellence Mgr de Galarreta bénit l'ouvrage, fruit de beaucoup de bonne volonté et de prières.

Bien des curieux aux alentours sont venus visiter l'édifice, et ils ont pu prendre connaissance de quelques- uns de nos arguments car des feuillets et des placards explicatifs étaient judicieusement placés pour rendre la visite la plus fructueuse possible. Que cela puisse donner un nouvel élan à Oberriet. Certes s'il y a eu des blessures dans le passé, n'est-ce pas le moment de s'engager corps et âme, de s'unir tous par cet idéal de la Tradition catholique ? La Croix n'a jamais cessé d'être le lieu où la graine meurt et multiplie le fruit par quarante, soixante ou cent. Que l'amertume laisse place à la joie d'être aimé par un tel Seigneur.

 

26 mai 2007

C'est aujourd'hui le 50ème anniversaire de l'ordination sacerdotale du Père Egli. « AEIOU », voilà comment, aux dires du Père Egli, le supérieur de sa congrégation d'alors définissait les jubilaires : « ALTE ESEL IUBILAT OHNE UNTERLASS ! » ce qui veut dire « un vieil âne qui fête sans cesse ». Avec son humour et son rire communicatif, notre missionnaire va fêter comme il se doit ses cinquante années passées dans la fidélité au sacerdoce tout près de son église paroissialle où il a reçu les grâces insignes du baptême, de la première communion, de la confirmation, du sacerdoce et de la première messe. Et bien pour ses cinquante ans de prêtrise, l'église ne lui sera pas proposée. L'église conciliaire ne sait pas récompenser la fidélité. Connaît-on une manière plus sûre de se saborder ?

Nous avons donc eu la joie d'entourer notre cher confrère à l'autel à Wil, où il chanta une messe solennelle dans l'intimité. Ce fut vraiment une cérémonie émouvante et, malgré des signes corporels d'usure, cela n'empêcha nullement l'âme de ce prêtte de s'élever vers le Bon Maître dans une prière profonde et intime.

Mais si l'église paroissiale n'accueillit point son fils, l'auberge de village où la famille Egli avait fêté l'ordination de son prêtre nous reçut bien gentiment ! Et cela se termina par un jass, aussi selon la formule consacrée : ad multos annos !

 

29 mai 2007

Plusieurs personnes semblent étonnées de voir autant de supé30 rieurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X rassemblés à l'occasion de l'enterrement d'une personne pas spécialement très connue de nos milieux. Mais un grand bienfaiteur de la Fraternité est décédé, il s'agit de M. Bühler de Saint-Gall. Il est donc important d'entourer l'âme défunte de nos prières pour rendre un peu des bienfaits qu'elle nous a prodigués.

C'est sous des trombes d'eau que l'enterrement se fit mais c'est dans la lumineuse église de Wil et sous la florissante statue de la Vierge que se déroula la messe de requiem, manifestant bien que la vie et la mort sont toujours intimement mêlées. Riches et pauvres, puissants et humbles, tous ont leur lot de souffrances et de misères et tous ont leur part de consolations et de bienfaits. Dieu dispose tout avec poids, nombre et mesure.

 

1er, 2 et 4 juin 2007

Journées de colonnes et de chiffres. Pour trois jours nous avons la joie de constater la bonne santé financière des différentes associations. Grâce au soutien constant de nos fidèles, la Tradition en Suisse continue son expansion. Le matériel, si cela reste toujours un souci, car un sou est un sou, il reste que pour le supérieur c'est plutôt la santé spirituelle qui demeure la préoccupation première. Car on peut certainement dire que lorsque la santé spirituelle va, le reste sera donné de surcroît ; tandis qu'une certaine richesse matérielle ne saurait démontrer la sainteté des membres d'une communauté ou d'une paroisse.

Nous profitons donc aussi de ces journées, en compagnie du Supérieur Général, pour nous faire expliquer le développement de l'apostolat dans les différentes chapelles et prieurés. Nous avons des dettes, certes, mais nous sommes chaque année reconnaissants et heureux de voir les efforts constants pour les anéantir petit à petit. Au bon saint Joseph et à tous les coeurs généreux de nos chapelles, notre prière fidèle et notre reconnaissance sincère.

 

7 juin 2007

Chaque année, la même partie de nos fidèles s'activent pour la préparation des autels de la Fête-Dieu, et c'est merveilles de voir de petits chefs d'oeuvre sortir de la bonne volonté et 31 du savoir-faire.

Autrefois, c'était tout le village qui élaborait la décoration pour accompagner le plus dignement possible le Saint-Sacrement le long des rues et des ruelles. Guirlandes tressées de feuillage, bouquets remarquables, arcs de verdure audacieux, parterres aux décors splendides, enfin toute cette gamme de différents accompagnements, élaborés pour un seul passage, manifestait l'hommage de la créature devant Dieu, proclamait la sujétion du temporel devant l'Eternel.

Il est aussi très étonnant, bien que notre époque ait appris à se satisfaire de peu, de voir certains de nos gens, de nos jeunes, vêtus comme « pour le boulot », alors que Dieu passe. Comme nous le rappelait Mgr Fellay, nous sommes jugés sur les faits plus que sur les théories. Il est donc souverainement important de montrer comment on croit. Et si on croit vraiment qu'Il est là, alors.

 

9 juin 2007

Il n'est pas vraiment agréable d'assister aux dernières heures d'une de nos institutions, pourtant il me semble important d'entourer nos confrères dans de tels moments. Au collège Don Bosco de Diestedde, l'année a été longue et ô combien dure.

Diestedde, c'est fini, il faut donc rapidement trouver une parade satisfaisante, et nous y travaillons, car notre jeunesse doit pouvoir être capable de répondre aux attentes de la société : c'est-à-dire de l'Eglise et de l'Etat. Si nous voulons des vocations solides et des pères de famille clairvoyants pour la « deutscheraum », alors ce gymnase doit se faire et bien se faire.

 

11 et 12 juin 2007

Sortie des prêtres de Ostschweiz à Unteriberg. Tous sont là sauf l'abbé Seifritz et le frère Thomas. Une pluie drue nous reçoit, mais l'après-midi montrera un ciel plus clément, permettant une petite randonnée, tandis que les plus studieux restent concentrés et attentifs autour de la table. A chacun sa spiritualité. Le lendemain, le Gross Mythen sera rondement avalé par toute une équipe d'ensoutanés, devant quelques promeneurs médusés par une telle apparition. Les confrères sont heureux de se retrouver sans cadre officiel pour partager des moments tout simples et fraternels.

 

16 juin 2007

Ambiance totalement autre dans le gymnase des jeunes filles de Schönenberg (Bonn) : nous y découvrons pour notre plus grande joie, un esprit de famille entre les différents partis (enseignants - familles - élèves). Cela ne trompe pas, la journée de remise des diplômes manifeste par de petits détails l'atmosphère intérieure de la maison : on y est détendu, cependant rien n'est négligé, tous ont à coeur de rendre la fête belle. Et les élèves chantent si bien, savent montrer ce qu'il faut d'esprit, et arborent une mine si épanouie, qu'il faudrait vraiment de la mauvaise volonté pour ne pas être conquis. Charmant passage.

 

18 et 19 juin 2007

Sortie des prêtres de Romandie à la Barma (Grande Dixence). Temps splendide permettant pour les plus matinaux et les plus courageux, de monter au bivouac des Pantalons Blancs. Paysages de hautes montagnes, bouquetins indolents, ah la beauté de nos Alpes ne peut être décrit, alors nous la yodlons !

Le pape Benoît XVI s'est interrogé sur la signification de la jubilation que représente le yodel, et il reprend une définition de saint Augustin : le « jubilus » exprime sans parole un courant de joie, qui est si grand, que toute parole s'y brise. Et le Père de l'Eglise précise : Mais qu'est-ce que cela signifie chanter avec jubilation ? Cela signifie, ne pas pouvoir exprimer avec des mots, ne pas arriver à dire le chant, qui est chanté dans ton coeur. Que nous yodlions en Suisse devrait devenir une évidence, sinon cela veut dire qu'on n'est jamais monté très haut !

 

24 juin 2007

La fin juin est festive cette année, mais peut-on omettre de souligner l'importance qu'ont pour nous nos anciens ? Car peut-il y avoir une Tradition sans anciens qui transmettent ? A Wil, l'église est totalement remplie pour s'unir à l'Eglise, notre chère Eglise, qui fête aujourd'hui trois de ses enfants. Ces trois-là sont les chéris de notre Mère l'Eglise : car ils y a en eux les promesses de la fécondité : la fidélité. Ils sont restés fidèles à notre époque d'infidélité. Honneur leur soit rendu et que Dieu soit profondément remercié !

Ce sont trois infatigables à la suite du divin Maître :

- Son Excellence Mgr Fellay (25 ans) infatigable globe-trotter, conférencier, conférant les sacrements un jour dans une hutte et le lendemain dans une cathédrale. Infatigable dans les charges qu'il ne cesse de cumuler.

- Le Révérend Père Egli (50 ans) en infatigable boute-en-train, qui missionne toujours dans les trains ou les gares, infatigable à réciter son rosaire et même aussi pour jouer au jass.

- L'Abbé Mura (25 ans) en infatigable chercheur, la science et la sagesse devenant toujours plus large et grande devant ses yeux, qu'il lui faut plonger et replonger encore dans les sources insondables de la connaissance. Mais il reste aussi l'infatigable prêtre, prêt pour tous, prêt surtout pour les malades et les personnes âgées.

 

27 juin 2007

Cette fois, c'est le Valais qui entoure son évêque pour lui marquer sa vénération et sa reconnaissance pour l'immense labeur accompli durant ce quart de siècle pour la Tradition catholique.

Pour la petite histoire, une dizaine de jours avant la fête, environ 150 personnes avaient eu la bonté de s'inscrire et le jour même, il eut 500 personnes. On ne s'inquiète pas si vite dans cette vallée.

Enfin la fête fut simple et surtout familiale, et elle fut rehaussée par une charmante attention d'un confrère qui eut la grâce d'offrir un magnifique bouquet de 25 lys à la Maman de Mgr Fellay. Ce détail exprime beaucoup de choses, alors on ne pouvait terminer la soirée que par le chant « Quel est ce pays merveilleux, que je chéris, où je suis né. »

Abbé Henry Wuillod

 

 

Chronique extraite du Rocher numéro 48 - Bulletin du District de Suisse

 

Supérieur : Abbé Henry WUILLOUD
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