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Les insolites de LPL

   Chronique du District de Suisse : mai-juin 2009

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Extrait du Rocher

Rédacteur en chef : abbé Claude Pellouchoud

FEUILLES DE ROUTE DU DISTRICT DE SUISSE - Le Rocher n°60

2 mai 2009

Lorsqu'il m'est possible d'accompagner la pieuse manifestation du groupe « Oui à l'enfant », je le fais vraiment volontiers. Pouvoir ainsi pratiquer publiquement un tel apostolat est tellement rare, que je le prends comme une aubaine. Parents, enfants, quelques capes des Marienritter, et aussi quelques soutanes priant et chantant le chapelet médité avec de profondes et fortes paroles permettent aux âmes passantes de recevoir une grâce actuelle vrombissante.

Je dois avouer un peu ingénument être distrait par ces personnes plus ou moins agacées ou plus ou moins intéressées qui passent dans la rue de notre manifestation. Les états d'âme sont souvent bien apparents. Des mines qui se refusent à la grâce en se détournant de manière forcée, des faciès goguenards de couples dont l'un se rembrunit tout d'un coup, ou alors le visage pathétique d'une étrangère qui pense comme nous ; le spectacle humain avec notre présence, ce sont les gens anonymes, qui passent et qui parfois repassent, qui le font.

 

3 mai 2009

Ce dimanche offre beaucoup de possibilités pour les fidèles : soit cérémonie chez les soeurs à Göffingen, soit confirmation à Ecône, soit ordination sacerdotale à Bellaigue pour notre valaisan Frère Anselme (voir notre reportage en page 28), soit encore bénédiction du nouveau crucifix de l’église de Wil.

Etant présent en ce dernier lieu depuis deux jours, j’ai la grâce de bénir cette belle sculpture en bois qui rayonne à présent sous la voûte majestueuse de notre église. Ce projet est ancien : voici quatre ans environ, une dame s’était approchée me faisant part au nom de quelques fidèles de leur désir de voir trôner un crucifix dans l’église de Wil. Elle avait d’ailleurs déjà commencé à quêter dans ce sens. Pourtant ce n’est pas si évident et facile d’aller rajouter un nouvel objet dans une église en soi terminée et déjà embellie : quelle grandeur, à quel endroit, quel style, quel coût ?! La solution provint d'une cave valai- sanne où un de nos abbés a débusqué un véritable petit trésor d'objets reli- gieux. Là se trouvait un majestueux Christ en bois, un peu détérioré, mais vraiment très beau de visage. Les yeux ouverts, c'est un Christ souffrant sur la Croix, et il n'a donc pas encore de blessure au côté.

 

17 au 19 mai 2009

Durant trois jours, dans la vallée du Rhin qui borde la frontière orientale de notre pays, le devoir de ma charge me fait passer en revue le prieuré d'Oberriet : les personnes bien sûr, mais également les bâtiments de l'église, du prieuré et de l'école. Les comptes, mais également les registres paroissiaux. Et j'ouvre les placards notamment de la sacristie pour con- trôler l'ordre et la propreté des objets dévolus au culte. Je dois avouer qu'en Suisse, ce n'est pas un problème car en général tout est « tip-top » en ordre, aligné, rutilant et couvert.

Le plus important donc durant ces passages, c'est d'avoir du temps pour parler. Car sinon, le supérieur qui passe ressemble au coup de vent, qui vient de nulle part et dont on ne sait où il va. Du temps pour parler, ce n'est pas du temps perdu, bien au contraire, c'est le moment pour le supérieur d'entendre ce qui se passe dans le quotidien : ce qui irrite, ce qui blesse, ce qui enchante, ce qui se passe de commentaire, ce qui nécessite une réaction ou simplement d'être recueilli. Car même si tout ne peut pas être changé par un coup de baguette magique, cependant cela donne un éclairage important pour pouvoir juger et gouverner.

Au point de vue matériel, Oberriet étant assez bien pourvu, il a été surtout question de l'aménagement de l'ancienne chapelle : que faire, comment le faire dans un concept général du prieuré ? Les avis sont pas toujours forcément convergents, et c'est très bien, car c'est de cette manière que les solutions les plus efficaces et souvent les plus élégantes sont élaborées. 

 

20 mai 2009

Rencontre avec un prêtre quelque part dans notre pays et dont je tairai et le nom et l'endroit de l'entrevue, pour des motifs on ne peut plus évidents. Le cléricalement incorrect est soumis à toutes sortes de pressions et même d'humiliations ; on retrouve sans étonnement chez les défenseurs de la morne révolution de 89 ces élans à pourfendre tout ce qui met à mal leur libre extension des erreurs modernes.

Cela doit nous faire souvenir combien le Bon Dieu nous soutient et nous protège dans notre petit monde de la Tradition. Si tout n'est pas parfait chez nous - loin de là - cependant on ne doit pas se justifier de vouloir rester catholique, et ce n'est pas rien. Ainsi vous ne pouvez pas dans l'église conciliaire, servir le rite traditionnel sans mettre quelques grains d'encens au nouveau rite. Nous au contraire, nous pouvons dire que nous détestons le nouveau rite, particulièrement à cause des dégâts qu'il a faits aux âmes ; il a déchristianisé le monde. La messe de Bugnini a transfusé l'esprit du monde dans les veines de l'Eglise, et nous devrions l'honorer : par grâce de Dieu, jamais de la vie !

C'est tout le combat de la Fraternité actuellement : que la vie catholique sans compromis avec le monde, retrouve droit de cité dans l'Eglise officielle avec son catéchisme, ses sacrements, sa Messe. Nous assistons bien aux derniers soubresauts de résistance des propagateurs des idées nouvelles, mais bien des membres du clergé officiel recherchent et aspirent ardemment à retrouver les trésors de l'Eglise qui avaient été liquidés et que l'on retrouve dans les sacristies et les bibliothèques de la Tradition. « Patience, petit troupeau, j'ai vaincu le monde. »

 

21 au 24 mai 2009

La calme Enney dans la paisible Gruyère pacifie depuis bien des années les coeurs et les âmes assoiffées d'ataraxie. Excusez-moi l'utilisation de ce beau mot, mais il me rappelle l'abbé Rulleau qui nous rapportait la doctrine des Pères du désert. Ce mot signifie donc une absence de troubles qui donne à l'âme une quiétude absolue. C'est donc une possession du bonheur. aussi on comprend qu'Enney soit particulièrement apte à favoriser pour les âmes ce retour à Dieu.

Nos heureux confrères qui vivent dans cet Eden se rendent bien compte du don de Dieu, et vivent sous l'arbre de la vie du Saint-Sacrement et celui de la science du bien et du mal, notamment par les Exercices spirituels. Mais comme au Paradis, le rusé serpent rôde et tente de briser l'harmonie qui règne, c'est pourquoi il est aussi nécessaire de faire une visite canonique dans ce beau coin de pays. 

Mais comme aucune plainte n'arrive, cela laisse un peu de temps.

Et voilà qu'avec le fringant jeune frère Antoine-Marie, nous crapahutons au magnifique point de vue de la Dent de Brenleire où le printemps dévoile ses charmes dans les nobles gentianes et les timides renoncules, et au moindre bruit sortant de l'ordinaire, la faune très alerte dévale les pentes sans précaution. On s'enivre des beautés de la création, aussi le frère ravi chante en l'honneur de la Reine des Anges un cantique devant la croix sommitale. Les choucas surpris en oublièrent pour quelques instants leurs croassements moqueurs. Délicieux mariage entre la nature et la liturgie que seule notre religion peut offrir puisque ayant un auteur commun.

 

25 et 26 mai 2009

Durant deux jours, les fidèles de Suisse se retrouvent un peu esseulés, puisque la plupart des prêtres du district sortent des frontières pour pèleriner ensemble dans le Lyonnais. L’anniversaire de la mort d’un pâle et frêle curé de campagne nous fait faire ce déplacement, car une force invincible qui nous est nécessaire, à nous prêtres du XXIe siècle, est à puiser auprès de la dépouille du saint patron des prêtres du monde entier.

Les prêtres de Suisse allemande se retrouvent à Oensingen où un de nos fidèles, chauffeur de profession et qui a loué un car, nous conduit jusqu’à Onex où les autres confrères nous rejoignent. A Ars, nous sommes assez bien accueillis par les prêtres du jubilé, et nous pouvons prier et chanter devant l’admirable châsse où repose « la frêle silhouette, cette tête aux longs cheveux blancs qui lui font comme une éclatante couronne ; ce mince visage creusé par les jeûnes, mais sur lequel se reflétaient si bien l’innocence et la sainteté d’un coeur très humble et très doux, ce visage dont le seul aspect suffisait à ramener les foules à des pensées salutaires »(1). Nous y déposons bien des intentions, et je crois en particulier pour le clergé de toute l’Eglise qui doit faire face à cette étonnante crise, car comme saint patron il doit certainement posséder un droit de regard sur la sainteté de ses fi ls.

Après le presbytère, nous rejoi-gnons le musée de cire, où la vie et l'atmosphère de la vie du saint Curé sont vraiment bien rendues ; ce musée possède une réelle valeur catéchétique, et nous ne pouvons que le conseiller à tous ceux qui fe- ront ce pèlerinage durant cette année anniversaire.

Puis nous avons dû quitter Ars, car il n'y avait pas de place pour nous prêtres de la Tradition à l'Auberge sacerdotale, car notre Messe est celle-là même que célébra saint Jean Marie Vianney, et que nous sommes dan- gereux même lorsque nous dormons ! De braves soeurs de Saint Joseph à quinze kilomètres de là n'eurent pas les mêmes scrupules et nous ouvrirent les portes de leur hôtellerie.

Le lendemain, nous nous rendîmes à Bourg-en-Bresse visiter le splendide monastère royal de Brou, joyau du gothique fl amboyant, construit par Marguerite d'Autriche, fille de l'em-pereur d'Autriche Maximilien Ier. Elle décida cette construction pour témoigner de sa foi en Dieu, mais aussi de son amour éternel à son époux Philibert le Beau, duc de Savoie, mort prématurément à l'âge de 24 ans. C'est beau de profi ter d'un amour à 500 ans de distance, car tout est royal et magnifique !

Dans le car au retour, nous avons encore regardé un ancien film en noir et blanc sur un épisode épique de notre pays lors de la guerre de Morgarten. Les confrères se montraient tous ravis de cette excursion et malgré la distance de la langue, tous communiquèrent entre frères.

(1) Pie XI, homélie à l’occasion de la canonisation de saint Jean-Marie Vianney, le 31 mai 1925.

 

29 mai au 1er juin 2009

En prenant de l'âge, on se met à hésiter à partir pour les trois jours du pèlerinage de Pentecôte de Chartres-Paris, mais même les plus jeunes prêtres hésitent, alors on tient à leur montrer qui reste le plus jeune ! Un nuit assez blanche pour l'aller, puis une longue étape au milieu des immenses champs de colza. La Providence se montre clémente par  le beau temps tempéré d'un bon vent rafraîchissant.

Mais pour ne pas aller trop vite, il faut dire - peut-être en se répétant quelque peu - que la cathédrale de Chartres laisse les petits Suisses pantois d'admiration. Architecture parfaite, harmonie qui s'élance vers le Ciel et qui nous happe au passage au travers de vitraux lumineux. On se sent en totale symbiose avec le passé catholique, et ce n'est pas le refus de nous laisser célébrer dans ce lieu sacré qui nous empêche de le ressentir. ; eux et nous avons la même foi, n'en déplaise aux grands de ce monde. D'ailleurs nous la manifestons publiquement durant trois jours remplis de ferveur. Une jeunesse qui se renouvelle merveilleusement, comme me le déclare un photographe édifié et impressionné de voir des jeunes qui prient et qui souffrent sur ce long chemin qui mène à la capitale.

Le jour de la Pentecôte, notre voie nous fait cheminer aux abords de grands étangs et canaux, et un texte explicatif nous renseigne qu'ils servaient à réjouir la cour de Versailles. Impressionnant envers du décor qui révèle que le palais de Louis XIV n'est pas seulement un beau château entouré d'un vaste parc, mais que toute une région est devenue subordonnée pour magnifier la splendeur des fêtes versaillaises. Impressionnant mais pas forcément édifiant ! La Messe du jour de la Pentecôte est pontifiée par Mgr Fellay qui a tenu à marcher avec les pèlerins. Avec beaucoup de simplicité, il est abordé par tous de 7 à 77 ans et même plus. Il nous rappelle dans son homélie la magnifique puissance et action du Saint-Esprit.

Le dernier jour, après un repos un peu tourmenté pour certains pèlerins qui aiment les courtes nuits, nous entrons enfin dans Paris. Le chemin s'est raccourci par rapport aux autres années, car nous piquons en direction de la tour Eiffel, pour arriver à la Place des Invalides. Un historien qui marche avec nous, nous explique que c'est ici qu'une bonne part des soldats suisses, massacrés par la Révolution, offrirent fi dèlement leur vie. C'est donc avec une véritable émotion que nous franchissons ces derniers mètres, où le sang de ces preux a été versé. Nous espérons que tous repartent avec un nouveau courage et un nouvel élan, car trois jours de marche diffi ciles restent encore plus faciles que l'année et son quotidien.

 

7 juin 2009

Deux jubilaires, l'un de la volée d'Ecône, l'autre de Zaitzkofen, se rencontrent pour célébrer leurs 25 ans de sacerdoce ; de plus ce sont deux éminences grises qui côtoient depuis de longues années les lourdes responsabilités dans la Fraternité. Il est ainsi très beau de voir l'un célébrer et l'autre prêcher, puis les rôles se renversent à la messe suivante, voilà un oecuménisme comme on aime ! L'abbé Niklaus Pfluger notre premier Assistant du Supérieur Général a toujours apprécié ses passages en Valais, il tenait à partager ces moments de grâces avec les fi dèles de Suisse romande à Ecône.

L'abbé Benoît de Jorna, directeur du célèbre séminaire, est d'abord fêté par les résidents du séminaire, mais les fidèles se montrent également ravis d'approcher cet énigmatique prêtre qui loge au numéro 100 depuis bientôt treize années, record absolu comme directeur à Ecône ! Les séminaristes réjouissent l'assemblée par une pièce imaginée par l'un d'eux, et les enfants ne sont pas les derniers à rire par les cocasseries de certaines scènes. Mais c'est au cuisinier du séminaire que la palme a été décernée pour le splendide buffet qui vint couronner magistralement la fête de ce jubilé sacerdotal.

 

15 juin 2009

Cadre plus austère, il m’est demandé de faire une conférence aux fidèles du prieuré de Bâle sur l’état de l’Eglise en Suisse. Pour bien des évêques, la situation est satisfaisante, la crise du clergé est « une chance pour l’Eglise » pour développer de nouveaux horizons ecclésiaux, notamment dans la participation des laïcs au ministère pastoral. On aimerait dire qu’il n’y a pas de crise, mais avec la meilleure volonté du monde, on ne peut que gémir devant la perte des âmes. Il y a des faits effarants qui ne sont pas condamnés par la hiérarchie, et qui sont pris comme des moindres maux.

Il m’a semblé bon d’aborder un autre thème, qui est intimement lié avec cette crise. Car c’est cette dernière qui justifie notre position, comme nous n’avons cessé de le souligner durant toutes ces années de lutte. Aussi dans cette crise, je verrais tellement bien la Fraternité Saint-Pierre aller à la recherche des âmes qui se perdent. Je préfère cette position à la lutte ouverte les uns contre les autres, car il n’y a guère de prêtres qui enseignent les vérités essentielles de la foi, aussi on aimerait dire : allez-y, il y a de la place pour tous ! Cependant ce n’est pas leur raison d’être ! Leur mission telle que décrite dans la Lettre apostolique Ecclesia Dei afflicta précise qu’ils doivent nous ramener au bercail qui ne saurait être autre que celui de l’Eglise conciliaire.(2) Aussi n’est-il pas rare que certains de nos fidèles, entrant d’une manière ou d’une autre en contact avec eux, soient mis dans le doute et ainsi déstabilisés. Ils manient avec aisance et ardeur l’argument canonique.

Ainsi ils soutiennent que le sacrement de pénitence serait chez nous invalide par manque de juridiction (ce que nous pourrions concéder si nous n’étions pas en état de crise : voyez, semper idem !). Dieu pourrait-Il nous demander de garder la sainte Tradition de l’Eglise sans avoir les moyens de le faire ? Mais le grand moyen et la force nécessaire nous viennent par l’intermédiaire des sacrements. Aussi faut-il poser la question suivante : peut-on garder la tradition sans les sacrements ? Et peut-on avoir l’Eucharistie sans le sacrement de pénitence ? Le bon sens des fidèles va ici de pair avec le sensus Ecclesiæ. Aussi vous pouvez imaginer que ma conclusion était d'ordre prudentiel : il faut éviter ces prêtres, car ils nous divisent, et encore une fois, c'est leur raison d'être.

(2) « Une Commission est instituée, qui aura pour mission de collaborer avec les évêques, les dicastères de la Curie romaine et les milieux intéressés, dans le but de faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres, des séminaristes, des communautés religieuses ou des religieux individuels ayant eu jusqu’à présent des liens avec la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre et qui désirent rester unis au successeur de Pierre dans l’Eglise catholique en conservant leurs traditions spirituelles et liturgiques, à la lumière du protocole signé le 5 mai par le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre. » (2 juillet 1988)

 

19 juin 2009

Ce jour du Sacré-Coeur à Ecône est particulier, et pour cause l’église est pleine et il n’y a pas un seul séminariste.

Ils sont penchés sur leur copie pour tenter d’arracher de leur entendement une explication sur les esprits angéliques. Si l’église du Coeur Immaculé est pleine, c’est que toute l’école Fleurs de Mai est rassemblée pour la messe de clôture. Une belle ferveur est présente, oui ces enfants ne connaissent pas la chance ou plutôt la grâce qui leur est prodiguée en pouvant fréquenter une école catholique.

La rencontre suite à la cérémonie avec les parents sous le préau de l’école est très sympathique : il y a les anciens qui viennent pour la dernière fois. Pensez donc, ce sont des moments d’émotions, 3, 4, 5, peut-être plus de leurs enfants sont passés par là. Combien de sacrifices ? Dieu seul le sait ! Il y a aussi les nouvelles têtes, fiers parents, fiers de suivre la même voie, car les petits derniers s’accrochent à la robe maternelle et suivent d’un regard interrogateur ce petit monde. Sans aucun doute, le potentiel est loin de s’épuiser, car nos magnifiques parents osent la famille nombreuse. Si rien de parfait ne se fait ici-bas, il ne faut cependant pas croire que Dieu néglige de bénir ces bonnes volontés qui cherchent à le servir avec plus ou moins d’adresse.

 

20 juin 2009

Les pouvoirs du supérieur de district s’arrêtent en général à la frontière du pays, aussi nous cherchons à éviter d’empiéter sur les autres districts. Mais cette fois, une petite différence ! Car nous nous déplaçons avec l’abbé Köchli notre économe vers la chapelle des Rousses, qui se trouve sur les hauts de Nyon, mais déjà sur la France, et ce pour répondre à la demande de M. l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France. Car ce lieu est un état mixte : la propriété revient au district de France, mais le ministère est accompli par un prêtre de Genève. La chapelle actuelle très exiguë est en passe d’être transférée vers un lieu plus digne et plus adéquat, car les travaux de transformation de l’ancienne grange ont pris bonne mesure. Nous avons surtout pu constater que les hommes de la chapelle se montraient désireux d'arriver au terme et d'y apporter leur contribution, et c'est pour nous un point très important. Car lorsqu'on a donné ses bras et sa sueur, on devient plus que fidèle, on devient attaché !

 

27 juin2009

Un brin d’agitation plane sur le séminaire de Zaitzkofen, car ce sont les ordinations et les médias allemands se sont déplacés en nombre. Pour ne pas être en reste, les fidèles eux aussi sont venus et ils remplissent la vaste prairie derrière le château. C’est étrange mais manifeste : on a beau faire tout en chaire pour stimuler les troupes à assister à ces belles cérémonies, on n’aura jamais l’impact que possèdent les médias. Effectivement beaucoup sont venus pour soutenir la Fraternité contre les coups de boutoir des médias allemands.

Mgr de Galarreta pontifie pour l’occasion, et on ne peut qu’admirer son sermon qui ne laisse aucune prise à la meute journalistique, qui baille devant les élévations de Monseigneur qui traite du sacerdoce avec les lumières pauliniennes. Bien joué ! A leur figure penaude, on les sent sur leur faim… ils auraient tellement voulu croquer un scoop contre la Fraternité. Guère désolé pour eux, nous nous réjouissons de la nouvelle ordination de prêtres, spécialement de celle de notre compatriote M. l’abbé Thomas Suter. Il est le numéro 49 des prêtres suisses ordonnés et restés dans la notre chère famille sacerdotale.

 

29 juin2009

Comme tous les 29 juin à Ecône, les soutanes et les voiles sont en nombre pour entourer notre Supérieur Général pour ces nouvelles ordinations diaconales et sacerdotales. Les pressions des évêques, qui voudraient tellement que ces ordinations soient suspendues, sont intéressantes au point de vue historique. On pense notamment au Kulturkampf en Suisse, qui permettait que les couvents continuent, mais… sans pouvoir recevoir encore de nouveaux novices ! La cruauté se dessinait manifestement, voulant une mort bien lente mais assurée !

Eh ! mes pauvres amis, ce sont des évêques qui nous demandent un peu la même chose : car la Fraternité est pour le prêtre, et il faudrait qu’elle n’en fasse plus ! Je crois qu’on serait prêt à quitter nos chapelles, nos églises fraîchement construites, nos prieurés avant d’abandonner les ordinations, car ces dernières, si elles sont extrêmement vitales pour la Fraternité, le sont de la même manière pour l’Eglise. Alors un grand Deo gratias pour ces 8 nouveaux prêtres !

Abbé Henry Wuillod

 

 

Chronique extraite du Rocher numéro 60 - Bulletin du District de Suisse

 

Supérieur : Abbé Henry WUILLOUD
Prieuré Saint-Nicolas-de-Flüe
Solothurnerstrasse
4613 Rickenbach. SO
SUISSE
 
00 41 62 216 18 18
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et jeunes gens

Juillet 2019 : activités proposées par l'école Saint Joseph des Carmes (camp travaux, camp vélo)
Vox cantorum : camp de vacances pour garçons à partir de 8 ans - 30 juin au 6 juillet 2019 à Châteauroux (36)
Camp Saint-Joseph pour garçons de 8 à 13 ans à Bourg-Saint-Pierre, du 6 au 20 juillet 2019
Camp pour garçons de 10 à 15 ans à St-Aubin-d'Aubigné (35) du 8 au 21 juillet
Camp St-Pierre J-E. pour garçons de 14 à 17 ans au milieu des volcans d'Auvergne
du 11 au 26 juillet

Camps Saint-Pie X à l'Etoile du Matin à Eguelshardt du 12 et du 15 au 30 Juillet 2019
Camp Bx Théophane Vénard pour garçons de 8 à
13 ans du 17 au 30 juillet à Kernabat

Camp Saint-Dominique pour garçons de 13 à 17 ans en Dauphiné du 27 juillet au 10 août
Compagnons de l'Immaculée Conception - Camp garçons du 1er au 15 août 2019 à Saint-Bonnet-le-Château (42)
Camp itinérant à vélo Raid Saint Christophe du 5 au 19 août 2019 pour les garçons de 14 à 17 ans

Pour filles et
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Soeurs de la FSPX - Camp Marie Reine du 10 au 19 juillet pour filles de 7 à 17 ans
à Châteauroux

Soeurs de la FSPX - Camp ménager du 23 juillet au 1er août pour jeunes filles de 15 à 18 ans à Châteauroux
Soeurs de la FSPX - Camp Marie Reine du 23 juillet au 1er août pour filles de 7 à 17 ans à Châteauroux
Compagnons de l'Immaculée Conception - Camp filles du 17 au 31 juillet 2019 à Saint-Bonnet-le-Château (42)

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 600 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2019
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Dimanche 26 mai 2019
05:59 21:38