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Les insolites de LPL

   Chronique du District de Suisse : mars-avril 2010

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Extrait du Rocher

Rédacteur en chef : abbé Claude Pellouchoud

FEUILLES DE ROUTE DU DISTRICT DE SUISSE - Le Rocher n°65

8 mars 2010

Notre cher abbé Grün fait dans l’oecuménisme : il accepte de venir faire une conférence aux prêtres de la Suisse romande, et de plus en français ! Non, rassurez-vous, la matière n’a rien à voir avec le document de Vatican II Unitatis redingratio, mais est plutôt un magnifique rappel du rôle des parents comme premiers messagers de Dieu à l’enfant.

Le père possède le rôle de manifester la transcendance de Dieu dans sa création, tandis que la mère révèle l’immanence d’un Dieu si proche et si bon. Viennent s’ajouter à ces belles et concrètes considérations, d’autres sur le mariage sacramentel qui rend le mari capable d’imiter le Christ lui-même dans son amour de l’Eglise, tandis que la femme peut mettre ses pas dans ceux de l’Eglise, Epouse splendide du Christ. Les parents vivant ce sacrement de mariage deviennent « un évangile vivant », car le Christ et son Eglise, c’est le contenu de l’Evangile. Et dans le coeur des enfants de telles familles, naît comme naturellement un amour pour le Christ et son Eglise ; tout simplement parce qu’ils aiment leurs père et mère. Et voilà les prémices des plus belles vocations. C’était élevé comme conférence, aussi Salvan daigna nous accueillir.

 

13 mars 2010

Une belle palette de la JCR s’est réunie à la Fouly. J’y arrive pour tenter de faire un petit tour de l’histoire religieuse de notre pays. Mais malheureusement je m’y prends mal… j’ai trop à dire et je dis effectivement trop. Mea culpa. Les jeunes sortis dans l’après-midi dans la nature ont l’estomac dans les talons et le fumet de la fondue fait tourner toujours plus irrémissiblement les regards vers le lieu de la délivrance. Heureusement qu’à cet âge on n’est guère rancunier, et qu’autour du caquelon c’est toujours la bonne humeur qui prime. Mais n’empêche, il reste bien important de connaître la famille de notre Berthe nationale, ou celle du fougueux Sigismond, ou encore de Hans im Sand. Ach, je vais encore recommencer.

 

15 mars 2010

« Fater unseer, thu pist in himile, uuihi namun dinan, qhueme rihhi din, uuerde uuillo diin, so in himile sosa in erdu. prooth unseer emezzihic kip uns hiutu. oblaz uns sculdi unseero, so unir oblazem uns sculdikem. enti ni unsih fi rleiti in khorunka. uzzer losi unsih fona ubile. » Non, ce n’est pas du finlandais mais la plus ancienne version du Notre Père en haut allemand, que nous pouvons lire sur ce parchemin d’un vieux codex saintgallois. Si vous tentez de le prononcer vous y découvrirez des similitudes avec le Notre Père actuel : « prooth unseer » est devenu « unser Brot ». On peut donc par l’exemple ci-dessus constater l’évolution vivante et normale d’une langue. Ce ne sont pas seulement les modernistes de Vatican II qui ont modifi é les prières, mais simplement la compréhension de la langue subit aussi des fluctuations.

Je tiens à montrer cet exemple à ceux qui ont tendance à peindre le diable sur la muraille devant toutes réformes, pour apprendre à discerner les différents aspects avant de crier à la trahison. Saint Pie X par exemple était jugé comme novateur car il avait supprimé un certain nombre de fêtes dans l’Eglise. La simplification dans ce genre de débats ne simplifie rien du tout, au contraire. Nous avons en français subi la modification du Notre Père, et il se révéla que le sens changeait essentiellement, et le « ne nous soumets pas à la tentation » adressé à Dieu était pour le moins une grave erreur. Lors de notre réunion de prêtres à Bâle (et non prêtres de Baal, comme quoi il faut toujours bien distinguer !), le "welche" que je suis aborda ce thème de l’Ave Maria et du Pater noster en allemand. On le sait bien, ce genre de discussions est toujours délicat pour quelqu’un qui ne maîtrise pas parfaitement la langue, aussi j’avançais prudemment. Doit-on dire « Weibern » ou bien « Frau » dans l’Ave Maria ? « Weib » est devenu avec le temps péjoratif, il signifie actuellement « une commère » ou même pire. Au point que certaines personnes non habituées de nos milieux, lorsqu’elles entendent prononcer de cette manière le mot « femme », sont scandalisées. Elles y voient un véritable manque de respect envers la Mère de Dieu. On voit alors le dilemme : soit, en bon tradi, on ne change rien, convaincu que tout ce qui évolue est déjà trahison ; soit on distingue ce qui peut être utilisé sans que cela ne touche en rien à la substance de la prière. La plupart des prêtres sont de cet avis : que pour améliorer et même unifi er, il vaut la peine de changer. Certains se demandent toutefois si cette manière de prier a son importance, ou est en quelque sorte comme une marque de fabrique : ici on dit « Weibern », donc on est fidèle de la Tradition !

Personnellement je n’ai pas d’état d’âme, mais il me semble que la logique serait :

– soit de garder la première mouture allemande des prières, avec le Pater ci-dessus, cela pourrait être très joli ;

– soit on accepte que nos langues parlées sont vivantes et donc qu’elles évoluent.

Entre folklore et réalité, je choisis donc la réalité. Mais dans ce genre de situations, il faut avancer non à coup de décret, mais petit à petit en tentant de montrer les raisons, tout en étant assez réaliste pour savoir que tous ne se laisseront pas convaincre. Déjà dans certaines cérémonies (comme les enterrements), on utilise la manière nouvelle de réciter pour éviter de choquer et aussi pour éviter la cacophonie de personnes disant la même prière mais de manière diverse. Il me semble que l’idéal serait de faire de tels changements en commun, c’est-à-dire avec l’Allemagne et l’Autriche. Mais j’inscris ces pensées dans le journal de route, pour bien montrer que rien n’est offi ciel et qu’il faut encore attendre une certaine maturation. Pour le moment je dis encore « Weibern » tout en pensant « Frau ».

 

20 mars 2010

Encore Einsiedeln ! Il y a cette fois qu’un concert spirituel se déroule dans la basilique. Mais ce n’est pas l’atmosphère des grands jours. Les gens qui remplissent avec délectation les journaux d’histoires tristes et salaces n’ont pas cessé de virevolter autour de l’abbaye. Il se trouve que là aussi il y a de la misère humaine, et que malheureusement cette pauvre humanité est revêtue de la haute dignité de religieux de Dieu. Qui oserait jeter la première pierre ? Même le Seigneur, qui savait tout, qui voyait le fond des coeurs, avait permis qu’une telle créature vécût dans son entourage direct.

Oui, Judas était un intime de Jésus, et le bon Maître a tout fait pour le sauver. Le temps de la Passion nous fait repasser la pauvreté du collège apostolique : des prétentieux, des bouchés, des endormis, des fuyards, capables de trahir avec des imprécations… et voilà qu’ils sont célébrés sur nos autels. Oh ! mon Dieu, merci pour le choix de vos apôtres, quels encouragements pour nous pauvres 35 pécheurs, qui sommes aussi de vos intimes puissants sur votre corps et votre sang, mais en même temps tellement soumis à nos misères.

Oh ! mon Dieu, donnez-nous les larmes de saint Pierre, la fougue de saint Paul, l’humilité de saint Thomas et l’amour de saint Jean.

 

25 mars 2010

Un jeune frère bénédictin prononce en ce beau jour marial ses premiers voeux de religion. La cérémonie liturgique est remarquable car elle entoure le moine qui s’offre à l’Eglise dans l’ordre de saint Benoît. Ses frères en religion viennent l’écouter et constater de visu dans le choeur les promesses qu’il prononce devant le tabernacle et devant son Abbé.

Et l’impression augmente encore lorsque, les bras en croix, il implore les bénédictions et les soutiens de Dieu par un chant d’oblation. Puis il signe le document paraphant son engagement, et va le présenter devant tous les membres profès de sa communauté. Ceci se fait dans une grande solennité, pour bien marquer que c’est pris un peu comme une naissance pour la famille du monastère, et donc son acceptation se manifestera par le baiser de paix échangé avec le Père Abbé et chacun des membres. Une famille vivante et chaleureuse, voilà bien nos frères bénédictins dans leur monastère de Bellaigue, et il semble bien que toute cette région prenne conscience de ce trésor que la Providence leur a offert, puisque nous trouvons des panneaux indicateurs de l’abbaye sur les routes du pays. C’est tout le contraste entre ces moines qui vivent leurs voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, et une certaine richesse qu’ils apportent à tous les pèlerins de passage, une certaine vie avec des familles qui viennent petit à petit s’installer, et tout cela dans une paix profonde, liée à l’amour des commandements de Dieu. Que le bon Dieu daigne multiplier de tels endroits pour enrichir ce pauvre monde !

 

1er avril 2010

Les prêtres vieillissent aussi dans la Fraternité ! Si le Jeudi Saint à Ecône est toujours bien fréquenté par les fidèles, il semble que le nombre de prêtres diminue. Est-ce l’âge qui fait craindre les nombreux kilomètres, ou l’accumulation de fatigue des jours saints ? Nous ne le savons. Il n’y a pas si longtemps encore, on voyait les abbés venir de très loin, nonobstant les heures nocturnes de route, afin d’assister à cette royale cérémonie. Comme Mgr Fellay le remarqua au début du sermon, les rubriques de la messe chrismale spécifient que l’évêque soit revêtu d’ornements précieux (ornamentis pretiosis albi coloris), pour manifester l’importance de cette cérémonie. Et le séminaire d’Ecône l’organise remarquablement chaque année : c’est une manifestation de l’ordre, de la beauté, de l’harmonie…

Il suffi t de voir les yeux des enfants éblouis devant tant de magnificence. Le symbolisme est si évident qu’il suffit de voir pour comprendre : l’évêque entouré de douze prêtres, de sept diacres et de sept sous-diacres, va préparer et consacrer les saintes huiles, un peu comme le coeur distribue sa vie et ses dons au travers d’organes divers, et ce jusqu’aux confins du monde. Avec notre petite intelligence, on ne saisit pas toujours l’importance de tels actes, et pourtant la Tradition est bien vivante, bien efficace même dans sa manière de transmettre les flots du Saint-Esprit : aussi prenons garde de n’être pas comme ces vierges folles qui ne surent pas prendre assez d’huile avec elles et qui se retrouvèrent devant la porte comme de parfaites inconnues.

 

16 avril 2010

Cette fois, ça y est ! C’est dûment signé. Le beau et grand bâtiment de Wangs nous appartient. Nous croyons bien que la Vierge tutélaire de l’école de Wangs est à l’origine de cette acquisition : l’« Institut Fatima » ; Institut que la Fraternité avait déjà tenté d’obtenir voici environ quinze ans, au point que notre association de l’école (ISV) avait déjà son siège à Wangs, comme il est noté dans ses statuts datant de cette époque !

Une grande école pouvant accueillir plus d’une centaine d’élèves et nous permettant enfin de démarrer concrètement le projet DOCH, lequel vise notamment à développer un collège pour accueillir les jeunes gens de l’Allemagne, de l’Autriche et bien sûr de toute la Suisse.

Cela a été une heureuse surprise d’entendre de nombreux parents romands manifestant leur intérêt pour ce nouvel établissement. On reviendrait ainsi aux bons temps où Fribourg accueillait des étudiants catholiques de toute la Suisse : peu importe la langue, c’était la religion qu’il fallait défendre. Nous n’avons pas les moyens de cette ville, mais cependant le but est similaire, sauf que nous avons encore élargi les lieux de recrutement.

Que Notre-Dame de Fatima daigne protéger et défendre cette nouvelle institution : d’abord contre nous-mêmes, afin que nous défendions toujours les bons principes de la foi et des moeurs. La crise de l’Eglise doit nous rendre bien humbles : de bien plus vertueux et de bien plus intelligents ont failli, pourquoi pas nous ? Oui, nous faillirons, à moins que Notre-Dame nous garde ! Mais ils y a aussi les ennemis : ceux qui sont dans les airs et ceux qui nous détestent cordialement. Non, ce n’est certainement pas le temps des vacances pour notre bonne Mère.

 

17 et 18 avril 2010

Mgr Fellay se déplace deux jours de suite à Wil et Oberriet pour faire descendre les dons du Saint-Esprit sur une belle cohorte de jeunes gens et jeunes filles. Notre pauvre évêque devait s’envoler ce jour-là, et Mgr Tissier de Mallerais devait atterrir à Zürich en provenance des Etats- Unis… mais quelque part au Nord un volcan avait décidé d’éternuer un bon coup, et ainsi tous ces gros oiseaux qui ne cessent de strier notre ciel de lignes blanchâtres restèrent cloués au sol.

Je trouve tellement amusant de tels événements, nous avons d’un côté le monde des affaires, de la finance, de la politique, toujours pressé et qui se retrouve complètement congestionné sans pouvoir rien faire, car les dieux dollar, euro et yen sont sourds à toutes les prières. Et de l’autre, les adorateurs de mère Nature qui ne peuvent que constater – avec dépit, je l’imagine – qu’une telle éruption pollue la terre d’une manière incroyable(1) : car si la déesse s’y met, l’exemple est contagieux ! Le Saint-Esprit n’a pas été dérangé par ces événements, rien n’a pu empêcher son effusion dans les âmes désireuses de jouir de ses lumières.

Abbé Henry Wuillod

 

(1) Les mouvements tectoniques, les éruptions sous-marines, les éruptions volcaniques et les océans crachent chaque année 80 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, alors que toute la production humaine ainsi qu’animale en recrache seulement 7 milliards de tonnes par an – ce qui n’est déjà pas si mal.

 

 

Chronique extraite du Rocher numéro 65 - Bulletin du District de Suisse

 

Supérieur : Abbé Henry WUILLOUD
Prieuré Saint-Nicolas-de-Flüe
Solothurnerstrasse
4613 Rickenbach. SO
SUISSE
 
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Vendredi 19 juillet 2019
06:09 21:45