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Les insolites de LPL

   Nouvelles de Lituanie d'octobre 2001 à janvier 2003

 

Litanie/FSSPX : "Nous pouvons déjà nous réjouir des fruits de notre apostolat."

(Par l'abbé Jacqmin, du prieuré lituanien de la FSSPX)

 

OCTOBRE 2001

La Lituanie est au début desservie à partir du prieuré à Varsovie en Pologne, entre autres par votre serviteur.
Le Biélorussie et la Russie par contre, sont desservies par Monsieur l'abbé Werner Bösiger à partir du château de Jaïdhof en Autriche.

Je suis nommé en août 2001 pour le prieuré de Varsovie. Après le départ de Monsieur l'abbé Brucciani, nous allons à tour de rôle en mission dans les Pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie).
Les gens sont plus pauvres, (donc) plus humbles, et il y a encore beaucoup de foi catholique et du respect pour le sacerdoce : on se salue en disant : « loué soit Jésus-Christ » et les hommes baisent la main du prêtre par respect pour le saint Sacrement du Sacerdoce catholique.

Mais le matérialisme progresse rapidement et ceci malheureusement en dépit de la dévotion ; l'Eglise qui les a soutenu pendant le communisme, devient de moins en moins « intéressante » pour eux.
Mais nous essayons de sauver la foi autant que possible. Les lituaniens sont très mariaux, ce qui est un point fort très important : « un enfant de Marie ne se perd jamais ».
Ici en Europe orientale, il n'y a pratiquement pas de Juifs, d'Islamistes, peu d'étrangers à cause de l'isolement de l'ancien rideau de fer et à cause de la pauvreté.

La Lituanie est donc restée elle-même : Balte et surtout catholique.

FEVRIER 2002

Mais maintenant nous sommes enneigés depuis deux mois avec des températures jusqu'à - 18º. Et en hiver -30º n'est pas une exception. Cela me fait penser à l'ancien film « Docteur Zivago » sur la révolution communiste en Russie, avec des images splendides des plaines sibériennes...

JUILLET 2002

Monseigneur Fellay, supérieur général décide d'ériger la Maison Autonome de la Lituanie.
Ce sera le premier prieuré de la Fraternité en terre de l'ancien Union Soviétique.
Nous sommes trois prêtres tous dans le prieuré en Lituanie :
- L'abbé Werner Bösiger, un Suisse germanophone, continue de s'occuper de Minsk (Biélorussie) et Moscou.
- Le deuxième prêtre est tout jeune. Oui, nous pouvons déjà nous réjouir des fruits de notre apostolat. Dans notre séminaire en Allemagne, il y avait cette année deux diacres. L'un d'eux, l'abbé Edmundas Naujokaitis vient d'être ordonné prêtre le 29 juin. Deo gratias. Heureusement il est destiné pour la Pologne, la Lituanie et la Russie.
- Votre serviteur est le troisième prêtre, Eric Jacqmin, Belge Flamand, 50 ans, ordonné en 1995 à Ecône. Il sera le responsable pour cette nouvelle fondation.
La fondation se fera en deux phases :
1) Un première année préparatoire : nous continuons de dépendre de Varsovie. Je devrais aménager un prieuré à Kaunas en Lituanie. L'abbé Bösiger, qui est fort occupé en Russie, viendra deux semaines par mois et l'abbé Edmundas, qui fera un stage d'une année à Varsovie, viendra une semaine par mois. Pour un jeune prêtre c'est mieux de commencer la première année dans un prieuré bien établi.
2) L'année prochaine nous espérons de pouvoir démarrer définitivement la maison autonome et d'avoir sur place les trois prêtres en plein temps.
Je commence à remercier la Sainte Vierge de m'avoir nommé pour un travail préparatoire à l'accomplissement futur mais certain du message de Fatima. En effet nous devrions travailler sur la Russie où nous avons déjà quelques groupes de fidèles. Si la Russie se convertit, ce sera certainement à la foi traditionnelle.
Nous avons trois centres de messe en Lituanie et nous sommes responsables pour trois autres pays : La Lettonie, la Biélorussie et la Russie.
A Riga en Lettonie un prêtre-ami catholique oriental l'abbé Valeri célèbre le Messe en rite oriental russe.
Nous avons des centres de messe de quelques dizaines de personnes à Minsk (60 personnes) et à Moscou (40 personnes). Mais dans trois autres lieux en Russie (et en Sibérie notamment à Tomsk et à Irkoutsk) quelques fidèles nous demandent de venir. Sibérie : terre de martyrs.là il y a des anciens exilés et fils d'exilés Russes, Allemands, Polonais et lituaniens etc. Ces trois derniers groups sont pour la plus grande partie catholiques.
Je pense que le message de Fatima est lié à ce sang de millions de martyrs connus et inconnus. Sanguis martyrum est semen christianitatis, disait Tertullien. Nous savons maintenant que le communisme a tué plus de martyrs que tous le siècles avant ensembles.Quel grand mal !... et quel plus grand bien ! Le Bon Dieu permet un mal en vue d'un plus grand bien, dans ce cas-ci : le triomphe du cour immaculé de Marie.
La presse en Russie nous est encore un peu favorable, une chance à ne pas laisser passer.
L'apprentissage de ces langues orientales progresse lentement mais sûrement et au début c'est ma tâche primordiale.
En Lituanie, notre revue mensuelle s'appelle Pulkim. Notre fondation sortira bientôt aussi des livres en langue locale. Car les gens ici lisent encore assez beaucoup. Nous avons une petite équipe de laïcs pour la rédaction et pour la diffusion des publications.
C'est un autre monde. Merveilleux et pauvre à la fois.

Ce sont plutôt des autres mondes avec deux langues totalement différentes : le lituanien est une langue de famille Balte, une famille de langues des plus anciennes du monde que l'on peut comparer avec le sanscrit, le latin, ou le Grec. Il n'y a que deux langues baltes qui ont survécu : le lituanien et le letton (l'ancien prussien étant disparu et l'estonien est une langue d'une autre famille : finno-ougrienne).
Mais le biélorusse et le russe sont des langues de famille slave.
Je prêche en lisant d'un papier, je confesse les gens avec le « prudens sexdecim linguarum confessarius », que je l'avais acheté étant séminariste à la procure d'Ecône, en pensant que « l'on ne sait jamais ». C'est un instrument de missionnaire, une liste avec tous les péchés en seize langues différentes par exemple le français ou le latin d'un coté de la page et la langue voulue de l'autre coté.
Avec le lituanien, il me faut donc apprendre le russe... Je suis parti pour quelques années, me semble-t-il.
La ville de Vilnius (et aussi de Riga et de Tallinn) est splendide : j'ai pris pour la première fois connaissance du merveilleux gothique balte! Les gens nous racontent que Napoléon est passé par ici avec son armée et qu'il a voulu amener en France pierre par pierre marquée (chaque soldat sa pierre ?) la magnifique petite église de Sainte Anne à Vilnius (Lituanie).
J'ai prié aux pieds de la Sainte Vierge de Miséricorde de Vilnius, qui est une très grande icône impressionnante et miraculeuse d'un ancien couvent de Carmes (La Vierge de « Aushros Varte » : la Porte de l'Aurore ; en Polonais : Ostrabrama). Des milliers de gens viennent la vénérer. Et comme à Fatima font l'escalier et les derniers mètres à genoux.
Vilnius se trouve au centre géographique de l'Europe.

J'aime beaucoup la Lituanie ; c'est un pays merveilleux, vallonné, avec une culture d'origine polonaise splendide, très catholique, et une population pauvre, profondément religieuse, et avec un aspect artistique remarquable.
Mais la Tradition a bien du mal à s'implanter. Je me console par la pensée que chaque bonne ouvre est marquée par la croix, des difficultés. En plus un groupe charismatique veut s'implanter dans la tradition à Panvezys.
Nous avons des fidèles dans trois centres en Lituanie : Vilnius, Kaunas et Siauliai. Ensuite il y a Monsieur Pranas à Miroslavas qui se met entièrement à notre disposition. Il a été pendant l'occupation par les soviétiques, un chef de la résistance nationale souterraine lituanienne. Il parcourt le pays entier pour convaincre évêques, prêtres et fidèles pour choisir pour la bonne Messe. Lui et d'autres ont déjà collectionné deux mille cinq cent signatures pour la Messe Saint Pie V. Oui, comme partout dans le monde, ils ont des mérites, beaucoup de mérites, ceux qui sont restés fidèles.

OCTOBRE 2002, le 10

La base juridique est en cours de construction chez un avocat. Nous aurons deux associations : une fondation pour nos activités religieuses et une institution publique pour les autres activités.
Après cela nous pouvons souscrire un contrat de location de la maison à Kaunas qui nous servira de premier prieuré.
Ensuite nous chercherons à fournir le matériel nécessaire à partir d'amis de l'Europe de l'ouest.
Entre temps plusieurs gens viennent nous voir chaque jour. Nous arrivons à convaincre la plupart d'eux.
Le Cardinal de Vilnius a avoué à un des nos prêtres amis qu'il craint que la plupart de ses fidèles vont passer chez nous. Je l'espère. Cela montre qu'il y a encore du beau travail à faire dans ce pays qui s'appelle « terra Mariana » (terre mariale).
Visite : Monsieur Sillard de l'ASCA (France) et Monsieur l'abbé Verlinden (prieur d'Anvers, Belgique) me visitent agréablement avec des cadeaux pour la mission : l'un apporte une voiture Citroën BX, d'un certain âge mais en très bon état et un précieux encensoir en argent, et l'autre cinq cartons avec des objets liturgiques.
Cela tombe bien, car nous avons peu de choses en ce moment. Deo gratias.

OCTOBRE 2002, le 20

A Vilnius nous avons convaincu la semaine dernière un jeune homme et une jeune fille, et à Siauliai trois nouvelles personnes, entre outres un jeune homme, juriste, collaborateur de l'évêque du lieu, responsable de la "Colline des Crosses" (un lieu très important de pèlerinage). Il va venir avec sa famille à nos Messes.
A Kaunas, le rédacteur en chef de l'édition catholique la plus importante du pays « XXI Amzius » assiste régulièrement à la messe et nous demande de publier dans son journal. Maintenant viennent aussi Mr. Luksa (président du parti politique des ex-exilés, propriétaire de notre prieuré) et sa femme.
Entre temps (on l'avait promis aux fidèles) je célèbre la messe chaque dimanche et cela fait augmenter très lentement le nombre de fidèles qui au début était très minuscule (si tous sont là qui viennent irrégulièrement, cela donne):
- à 10 heures à Kaunas pour 20 personnes
- et à 17 heures à Vilnius pour 10 personnes
Siauliai évolue bien : je vais tout les deux semaines le samedi pour 12 personnes (au début : 5 personnes) dans une salle de 30 places.
Certains ne viennent pas régulièrement, il leur faut rappeler et rapprendre l'obligation grave du dimanche.

On me répète souvent qu'il faut avoir beaucoup de patience avec les gens.
Des fidèles m'attendent à Panevezys (groupe de Ramunas), à Alythos (groupe de Mr. Pranas) et Klaipeda (10 personnes nous ont demandé au cours de l'année 2000, il faut aller voir ce qui reste de ce petit groupe fervent.)
Chaque semaine, on arrive à convaincre à peu près entre 2 et 4 personnes. Cela dépend (de la grâce bien sur et) de combien de temps que j'ai libre pour l'apostolat, avec toute cette administration et démarrage de prieuré à Kaunas. Convaincre cela veut dire : faire comprendre leur intelligence que la Tradition a raison. Mais convaincre de la vérité n'est pas encore convertir. Car convertir leur volonté (de venir à la messe et d'embrasser la Tradition en pratique) est « une autre paire de manches ». Cela prend plus de temps et pas tous sont près à faire le pas et à offrir tout sacrifice que cela demande.
Tout avance donc lentement mais certainement.
Pour aller à Moscou j'ai besoin de 3 prêtres ici à Kaunas, comme c'était promis et prévu au début.
Maintenant il y a eu ce changement avec l'abbé Edmundas, qui a été désigné finalement au moins pour un an pour la Pologne, et qui visitera seulement de temps en temps la Lituanie, et il faut attendre la venue de l'abbé Bösiger et celle d'un troisième prêtre.

NOVEMBRE 2002, le 7

Aujourd'hui un prêtre nous téléphone du nord du pays nous demandant s'il peut joindre la Fraternité. Je vais le visiter la semaine prochaine.
Et. notre cher ami R. me demande s'il peut entrer au séminaire.
Deo gratias.

NOVEMBRE 2002, le 17

Aujourd'hui un jeune homme A. se présente à Kaunas pour la vocation de frère. Il ne connais qu'un peu d'Anglais et encore moins d'Allemand. Il craint un peu d'aller dans un pays étranger, avec une langue étrangère et une mentalité étrangère...
Ce serait peut-être bien qu'il se trouvera pour un essai à Varsovie avec les deux autres lituaniens : l'abbé Edmundas et le préséminariste R.
Cela donne après quelques mois pour les vocations lituaniennes la situation suivante:
A) Ce qui existait déjà :
1) Un prêtre Edmundas à Varsovie, vient de temps en temps à Kaunas.
2) Un diacre K., qui se trouve en mauvais état de santé à la maison.
B) A cela s'ajoutent des personnes postulantes pour devenir membre, ou pour une vocation :
3) Un curé l'abbé V. veut devenir membre de la Fraternité. Je me propose de le visiter fréquemment et l'apprendre à célébrer la Messe.
4) L'abbé B. veut peut-être devenir membre. Je tiens un contact fréquent prudent et amical.
5) Un préséminariste Rim. est accepté à Varsovie.
6) Un préséminariste R. reste à Vilnius : vivra chez moi pendant un an pour le préparer.
7) Un frère A. à Varsovie.
8) Deux dames (Va. et V.) dont une est sour avec voux perpétuels, veulent devenir oblates ;
9) Notre cher Sharunas veut devenir tertiaire de la Fraternité.
Cela m'effraye un peu concernant la responsabilité d'accueillir au mieux possible toutes ces vocations proposées.
L'abbé Stehlin m'a dit la semaine dernière que ça devient beaucoup de monde à Varsovie. qu'il préfère que R. reste en Lituanie chez moi.
Cela veut dire que nous nous trouvons en ce moment à la limite de nos possibilités d'accueil de vocations.
Nous devons déjà penser à la suite, car si cela continue comme cela, ce qui est tout à fait probable, nous devrons inventer une solution efficace pour accepter ces vocations : sans fautes de notre part, mais avec paternité sous tous les points de vue :
- accueil chaleureux : les faire attendre tout simplement n'est pas idéal.
- formation à la piété et à la doctrine solides : il faut des prêtres pour donner cette formation.
Maintenant je commence à comprendre l'idée de l'abbé de Mérode qui voulait un préséminaire (à Jaidhof).

NOVEMBRE 2002, le 18

Visite de Monsieur U., président d'un parti politique catholique conservateur, qui a des contacts avec plusieurs évêques. Il nous raconte que la conférence épiscopale du pays s'est plainte que les gens ont mal accepté les nouveautés de Vatican II, et qu'ils craignent d'aller « ad limina » expliquer cela au pape.
Deo gratias.
Je vous remercie pour votre prière et je vous assure de la mienne.

DECEMBRE 2002, le 12

Une vingtaine de prêtres sont très intéressés par la Fraternité. Il y en a qui demandent la possibilité de collaborer ou de devenir membre.
En bref, les possibilités d'apostolat sont absolument et objectivement exceptionnellement favorables, (quoique le coté matériel de la mission reste très pénible).

J'ai l'impression qu'à tous les cotés les portes s'ouvrent. Je n'ai pas encore eu l'occasion de répondre à toutes les demandes de visite.
Je pense qu'il faut considérer deux aspects :
1) L'aspect surnaturel : la grâce de conversion de la Russie est passée historiquement toujours par la Lituanie, même en temps soviétiques, ce pays était le seul à être en terre soviétique entièrement catholique et était de fait le foyer de résistance catholique le plus important.
2) L'aspect naturel : le Lituanien est de caractère conservateur (la langue a été conservée pendant 4000 ans), artistique (la beauté dans ses ouvres est presque automatique), pratique (un peu coléreux) mais tempéré par une tolérance et par un esprit de bon sens et de justice. Il ne va pas réagir tout de suite comme le Français (un peuple de tendance intellectuelle c'est-à-dire il a vite compris, et nerveux, c'est-à-dire il réplique assez vivement) ou le Polonais (extrême dans les motifs, ce qui le rend religieux, et agressif, ce qui le rend un bon guerrier). Il va supporter mais ne pas oublier et essayer de comprendre. Mais une fois que son sentiment de justice a décelé une certaine mesure dépassée d'injustice claire et évidente, il va réagir comme aucun autre et combattre « usque ad mortem » : on a vu cela en temps soviétiques. C'est ce que j'observe ici et ce que les gens confirment.
Ceci explique peut-être la lente réaction dans le passé ou le modernisme avait mal à passer. Mais après la mort de Mgr. Sladkevicius il y a deux ans, qui a arrêté ou ralentit le mouvement dévastateur, tout va très vite dans le mauvais sens et les Lituaniens veulent maintenant réagir et trouver des mesures de sauvegarde. Voilà pourquoi tout d'un coup plus d'intérêt pour la Fraternité.

DECEMBRE 2002, le 8

Vous comprenez certainement que cette fête contient ici sur place une signification et un aspect tout particuliers et magnifiques à cause des promesses de Fatima.
L'abbé Bösiger a célébré la Messe à Moscou le 8 décembre, pour la première fois le dimanche pendant des années (la messe était jusqu'à présent seulement le premier vendredi du mois), les gens ont tellement insisté.
Est-ce du hasard que le 11 octobre 1962 était l'ouverture solennelle du concile Vatican II, il y a 40 ans ?
Cette crise dans l'Eglise n'est certainement pas une bénédiction mais une punition de Dieu, qui pourra le nier ? Or, 40 est en effet le chiffre des punitions de Dieu. Par exemple les Hébreux ont été punis pour leur incrédulité pendant 40 ans dans le désert du Sinaï. Ensuite de la Terre Promise ils ont été exilés pendant 40 ans à Babylone pour avoir prévariqué avec des faux dieux. Notre Seigneur a fait pénitence pour nos péchés pendant 40 jours dans le désert etc..
Cela veut dire que c'est tout à fait possible que la crise commence à prendre fin. En effet, dans le message de Fatima le triomphe du Cour Immaculé de Marie est lié à la conversion de la Russie.
Or la conversion se fera certainement pas au modernisme mais à la Tradition de l'Eglise. Et l'Eglise Enseignante sont les évêques, un prêtre enseigne par exemple seulement au nom de son évêque.
Et seulement la Fraternité a des évêques traditionnels. Ergo.
Or, la Fraternité a des possibilités réelles en Russie en ce moment. Essayons d'expliquer un peu.
Putin cherche des éléments unificateurs pour tenir la Russie ensemble après l'effondrement de l'union soviétique. Un des éléments les plus importants est l'Eglise orthodoxe qui officiellement contient la majorité de la population. Or les orthodoxes sont favorables à la Fraternité pour deux raisons. Et les amis de mes amis sont mes amis. C'est pourquoi nous avons en une certaine mesure jeu libre en Russie. Nous pouvons louer par exemple dans deux ans pour un prix très bas une petite église au centre de Moscou pour célébrer la Messe pour les 40 fidèles que nous avons là déjà maintenant et cela va augmenter certainement le nombre. Alléluia.
Ces deux raisons sont :
1) beaucoup d'orthodoxes ont en horreur l'ocuménisme moderne, ils ont même excommunié les orthodoxes « ocuménistes ». Or la Fraternité est tout à fait contre cet ocuménisme. Bravo ! Là nous nous retrouvons un peu. Mais nous avons l'impression qu'aussi les orthodoxes « ocuménistes », comme le patriarche de Moscou, nous sont favorables car nous semblons mettre le trouble dans l'Eglise catholique en nous opposant au pape.
2) Mais surtout, les orthodoxes ont compris que seul le rite uniate est capable d'attirer l'âme russe. Donc ils essayent de diviser l'Eglise catholique en favorisant les Latins. Or, nous sommes des Latins. Ergo.
Les Latins en Russie forment en ce moment une petite élite d'intellectuels. La masse est orthodoxe et très attachée au rite oriental. Ce qui est intéressant est que le Saint Pie X (je le nommerais volontiers « Pape Pie le Grand ») a favorisé le rite oriental en Russie pour ce même motif : seul le rite oriental est capable de convertir le peuple.
Le reste est à la Providence, Deo volente. Nous attendons certes la consécration de la Russie par le pape, mais nous croyons de décerner déjà maintenant les préliminaires de cette conversion.
Et ceci encore : le Père S. à R. m'a donné une information intéressante. Je lui ai demandé s'il était prêt, en principe, d'aller de temps à autres en Russie pour célébrer, le cas se proposant dans l'avenir, le rite oriental Russe. En effet il est le seul prêtre traditionnel que nous connaissons, qui célèbre ce rite, nos amis Ukrainiens ayant un rite oriental latinisé, qui ne sera jamais accepté par les Russes, qui sont de rite oriental « pur ». Il était tout à fait d'accord. Ensuite il m'a donné l'information que il y un certain nombre de prêtres orthodoxes, qui sont en réalité catholiques. Il peut le savoir car il est lui-même converti de l'orthodoxie. En effet pendant la persécution communiste, pas mal de vocations catholiques latines ont décidés de ne pas descendre dans l'Eglise clandestine souterraine, estimant qu'ils seront trop limités dans leurs possibilités. Ils ont préféré d'entrer dans un séminaire orthodoxe, qui était reconnu par l'état communiste, l'Eglise catholique officielle et clandestine étant trop persécutée par les soviets. Mais ils sont restés dans leur cour catholiques, ils sont devenus orthodoxes par nécessité, par manouvre, et maintenant ces prêtres sont tout à fait disposés à entrer dans l'Eglise catholique...uniate naturellement. Voilà pourquoi l'église orthodoxe, qui sait très bien cela, fait tant de problèmes à l'Eglise Catholique, surtout uniate, en Russie, car elle craint une certaine hémorragie. Voilà pourquoi cet accord de Balamand devait venir le plus vite possible, interdisant le prosélytisme. Voilà entre autres, pourquoi nous sommes les bienvenus, qui sont des Latins, opposés à Rome... Nous connaissons en ce moment un deuxième prêtre en Russie de rite uniate qui nous est favorable. Bref, ce serait bien que nous nous installions sérieusement en Russie pour préparer le terrain, prendre des contacts avec des prêtres qui sympathisent, catholiques et orthodoxes, augmenter le nombre des fidèles, poser un acte de présence clair et net, « parare vias Domini ». Et la Providence fera le reste, n'est-ce pas ?

DECEMBRE 2002, le 22

Toujours de très bonnes nouvelles. J'ai découvert qu'il y a une soif énorme pour la retraite de saint Ignace. J'ai expliqué 'par hasard' en sermon quelques règles du discernement des esprits selon ce grand Saint, et plusieurs fidèles m'ont remercié en disant que ce sermon « lui concernait tout particulièrement ». Aussi vite que possible nous allons organiser une retraite, un certain nombre de fidèles est maintenant très intéressé.
Demain rencontre avec un séminariste de 4e année du séminaire de K. qui veut entrer dans notre Fraternité.
Notre ami Nerius à Siauliai peut organiser une rencontre avec l'évêque le plus conservateur du pays. Nous allons voir.
A Kaunas un jeune homme est venu pour la première fois au prieuré, a assisté à la messe et il veut bien organiser notre nouveau « web site » pour un petit prix et. traduire le filme documentaire américain « What we have lost » sur la crise en langue lituanienne. Allons-y.

NOËL 2002

L'apostolat va toujours en avant. Hier est venu nous voir NN., un séminariste de 4e année du séminaire de Kaunas. Il me semble sérieux et il en a assez des « immoralités » au séminaire. Il y a en effet des problèmes moraux. Il veut venir chez nous mais il voudrait bien ne pas devoir « tout recommencer », voudrait sauter quelques années. Mais le premier cours qu'il me montre est de Walter Kaspar. Malchance, car pour le reste le séminaire semble être assez conservateur concernant la doctrine.
Le diable travaille bien pour arrêter et détruire quelques vocations de sours, car tout à coup elles reçoivent des propositions, de la part d'un curé, d'un évêque et même de la part de Rome, très intéressantes : tentations sous forme de bien. Il y en a déjà quelques unes qui nous tournent le dos. Mais il faut tout leur apprendre.
Nous profitons de la pétition pour la bonne Messe, organisée l'année dernière par Mr. Pranaz et le « groupe de Janina » pour faire un mailing sur ces personnes qui sont intéressées à la Messe : 1500 personnes. Nous verrons ce que ça va donner. Il s'agit de Panevezys (1000 adresses) et Kaunas (500 adresses).
# Les vocations de prêtre :
- Rm. est à Varsovie, l'abbé Stehlin semble satisfait.
- Rs se porte très bien chez moi, un type intellectuel, très convaincu et fervent.
- Antanas va venir à Varsovie dans un mois, pour faire connaissance avec un vrai prieuré.
# Les sours :
- V. (une sour à voux perpétuels) va venir au prieuré à Varsovie pour vivre avec les oblates sur place et voir...
- après coup elle va revenir avec des autres candidates.
# Les prêtres :
Nous gardons des contacts amicaux par téléphone, mais seulement après les fêtes nous pouvons continuer les visites.
# Evêque :
Monseigneur B. (assez conservateur), me donne une audience samedi 4 janvier.
Je vous souhaite une sainte fête de Noël.
Veni Jesu !

DECEMBRE 2002, le 29

Encore quelques nouvelles de la mission.
Hier nous avons déménagé à Vilnius de l'appartement nº 4 à l'appartement nº 15 de la même rue Goshtauto nº 3. Plus grand, plus beau, mieux aménagé et la moitié du prix.
Le propriétaire est Mr.I.Z., un chef de partie politique démocratique chrétien, selon l'abbé Edmundas la partie la plus catholique du pays, prônant toujours la doctrine catholique social pré-conciliaire. Parmi les membres il y a des prêtres et un évêque.
Nous avons rencontré ce propriétaire et nous avons parlé un peu de tout.
Ce qu'il nous a appris, j'en soupçonnais déjà la plupart, mais c'est bien de l'entendre confirmé par un spécialiste.
SITUATION DE LA LITUANIE CATHOLIQUE.
(Uzd = Uzdavinys, EJ = Eric Jacqmin)
Uzd : - Constat après l'indépendance, d'une invasion d'idées libéraux qui détruisent la morale.
EJ : - En effet nous savons que les mass médias sont dans les mains des libéraux, c'est la première chose qu'ils essayent d'acquérir dans un pays. Avec les médias ils peuvent influencer l'opinion publique, en faisant ils obtiennent les votes ou installent la démo(n)cratie si elle n'est pas encore là, ensuite ils obtiennent le pouvoir de plus en plus et alors ils changent les lois et le pays est libéral. NSJ-Christ est découronné et ils peuvent construire leur « novus ordo saeculorum » : nouvelle civilisation païenne moderne comme le disait le programme des FM.
Uzd. : - Constat que les jeunes en particulier sont sollicités par les nouvelles idées.
EJ : - En effet deuxième tactique des libéraux et Fr. M. est d'influencer les jeunes dans les écoles et partout où c'est possible. Car celui qui a la jeunesse a l'avenir. Les anciens qui connaissent et tiennent la tradition meurent, c'est la dissolution naturelle de la résistance.
Uzd. : - Ce sont des puissances avec beaucoup d'argent qui poussent ce mouvement. [.] Je constate que l'Eglise catholique ne donne plus de témoignage fort et clair pour le peuple de ce qu'il faut croire et suivre.
EJ :- En effet, par le concile et son empoisonnement, l'hiérarchie n'a plus de force doctrinale, Mgr. Lefebvre parlait de sida spirituel.
Uzd. - Constat qu'au contraire l'Eglise en Lituanie collabore avec le gouvernement, et cède sur le plan des principes : par exemple l'euthanasie est acceptée. Cette hiérarchie collaborante se plaint que le peuple lui résiste et ne la suit pas.
EJ : - Oui, on m'a dit que le peuple est conservateur de tendance.
Uzd. : - Un nombre de prêtres se révoltent et veulent organiser une résistance contre ce modernisme.
EJ : - La Fraternité est là pour les encourager, donner des éléments doctrinaires, les aider et confirmer. Même Monseigneur Fellay, notre supérieur général veut bien venir pour donner une conférence. Car leur réaction est catholique, juste et nécessaire. Ils sont certainement, comme chez nous à l'Ouest, persécutés, humiliés, mis de côté par les modernistes.
Uzd. :- C'est exact.
Uzd. : - Quand nous allons dans l'étranger, nous sommes choqués par les excès dans la liturgie catholique : par exemple de Messes dans la prairie l'été à Bilbao, et communions dans la main...
EJ : - J'essaye de provoquer cet « effet choc », en montrant aux gens une documentation sur la crise. Et le problème est que le mal ne se trouve pas seulement ci ou là dans le monde, mais au Vatican, dans la tête de l'Eglise, cela veut dire partout, donc aussi en Lituanie. Le problème est la révolution française dans l'Eglise comme disait le Cardinal Suenens : Liberté (religieuse), Egalité (nouvel ocuménisme) et Fraternité (nouvelle collégialité). C'est une question de temps car une tactique des modernistes apprend qu'il faut donner au peuple ce qu'ils acceptent. Y aller doucement. Mais en Lituanie il faut aller très, très lentement car les gens sont conservateurs, et les libéraux vont trop vite, car à Rome ils perdent leur patience avec cette lenteur. Et les gens voient en outre, comme vous dites, la différence avec l'étranger, par les médias et par les moyens de transport modernes extra ordinaires. C'est l'effet « choc » qui peut provoquer un refus et une résistance salutaire.
Uzd. : - Mais notre parti n'a pas assez de sources financières pour contrecarrer l'influence médiatique des adversaires.
EJ : - C'est le combat des enfants de lumière contre les enfants des ténèbres de Genèse III, 12. Humainement parlant la Tradition est perdue, car trop petite. Mais Dieu est avec nous. L'Ecriture Sainte et Fatima nous promettent la victoire.
Uzd. : - Je comprends. Bon, je suis d'accord que vous donnez des conférences pour nos gens.
Uzd. : - Entre parenthèses, en mettant l'appartement en ordre pour vous, j'ai trouvé deux micros cachés dans l'appartement. C'est du temps communiste, il y avait ici un homme politique important, représentant de la Lituanie à l'ONU, qui était suivi par le KGB. Vous voyez : l'antenne d'émission se trouve toujours en face sur le toit de ce bâtiment.
EJ : - Aha, pourriez-vous me dire comment nos ennemis communistes travaillent dans l'est ? Car nous sommes responsables pour la Russie et en Biélorussie il y a toujours du communisme.
Uzd :- Ils vous envoient une homme au « cour large » qui va essayer de gagner votre confiance, de devenir votre ami. Ensuite il va essayer de vous convaincre de travailler avec eux. Si vous refusez, ils vont vous observer pour trouver le point faible dans votre caractère et ils vont vous faire à nouveau des propositions « très intéressantes ». Argent, situation, femmes, cela dépend de la sensibilité de la victime, etc.
Et ils vont de nouveau essayer de vous lier avec des engagements, des amitiés, des promesses, bref, des liens de votre point faible.
EJ : - C'est ce que fait le diable aussi.
Uzd : - C'est bien si vous changez de temps à autre le prêtre.
EJ :- OK, Oui, Mgr Lefebvre était du même avis, quoique pour d'autres raisons.
EJ : - Merci beaucoup, on parlera un autre fois plus concrètement sur le mode de notre collaboration.
Priez pour moi et pour les autres prêtres, nous sommes comme des agneaux ignorants et naïfs parmi des loups professionnels et expérimentés. Seulement l'Immaculée Conception, la Très Sainte Vierge Marie peut nous sauver des embûches et des griffes du démon.
Meilleurs voux pour l'année.

JANVIER 2003, le 4

Rapport de ma visite à Mgr. Bartulis, évêque de Siauliai, où nous avons un petit centre de Messe.
Cette entrevue a été organisée par Mr. Nerius U., jeune responsable pour « la colline des Croix », le haut lieu de pèlerinage par excellence de ce pays, le point symbolique de la résistance catholique et nationale contre le communisme à l'époque.
Nerius le décrit comme tel : cet évêque est assez conservateur, quoique moderniste convaincu, le plus jeune du pays (53 ans, sacré il y a 5 ans), et très populaire parmi les fidèles car c'est le premier évêque de ce nouveau diocèse de Siauliai au nord-ouest du pays. Il est très gentil et déteste de prendre des positions clairs et nets, pensant de garder de cette façon l'amitié du plus possible de partis et de personnes, ce qu'il a réussi de faire plus ou moins jusqu'à présent.
Il a avoué à Nerius, que la Messe de St Pie V est bonne.
4 Janvier 2003 : L'accueil dans son palais à côté de la cathédrale était en effet chaleureux, courtois et gentil. Il m'a même embrassé « à la russe », ce qu'il fera aussi à la fin de l'entretien. La langue était l'anglais, ce qu'il maîtrise assez bien.
Il me remercie de vouloir venir, me dit que c'est normal qu'un prêtre étranger se présente à l'évêque, quand il entre dans son diocèse, surtout s'il fait de l'apostolat... Je lui donne raison, mais je lui rappelle la mise en garde avec condamnation de la Fraternité par les évêques du pays l'année dernière, ce qui rendait pratiquement inutile une demande de permission d'apostolat de ma part. Mais que néanmoins c'est bien de se rencontrer maintenant, pour prendre connaissance l'un de l'autre.
Je lui ai expliqué ensuite les débuts et donc la raison d'être de la Fraternité, en parlant surtout du combat personnel de Mgr. Lefebvre. Je lui ai donné comme cadeau le livre de notre fondateur en polonais : « Ils L'ont découronné », ce qu'il a accepté avec gratitude polie.
Ensuite je lui ai donné le catalogue de 420 livres de notre maison de publications à Varsovie, ce qu'il a accepté avec une certaine admiration pour ce grand travail. Il a même apprécié quelques titres de livres classiques connus.
J'ai profité de cette réaction pour lui proposer d'accepter du coup 5 livrets en polonais, clairs et courts sur des points de la crise actuelle : la communion dans la main (un sujet chaud en Lituanie), la Messe (par l'abbé Maessen), le Concile (par l'abbé Schmidberger), le sacerdoce (par l'abbé Schmidberger), les sacres. Il a promis de les lire et je les lui ai donnés.
Ensuite il n'était pas au courant des excès d'Assise, et que l'excommunication de 1988 n'était pas valide. Je lui ai promis d'envoyer une étude en Anglais.
DE SON COTE, il a insisté sur l'union avec l'Eglise, que je devrais parler avec le Cardinal Backis, et ensuite avec le Pape sur les conditions d'une acceptation officielle de votre serviteur par l'Eglise, comme celle de la Fraternité Saint Pierre et de Campos. Il connaît personnellement un prêtre français de la Fraternité St Pierre (et nous savons qu'il a célébré une Messe de St Pie V à Chartres l'année passée). Je lui ai répondu que je suis tout à fait pour l'union, pour la papauté, que nous, prêtres de la Fraternité sommes prêts à donner notre sang pour la papauté catholique s'il faut, mais que nous ne pouvons en aucun cas accepter des contradictions claires et nettes avec la Tradition infaillible et millénaire de l'Eglise, comme par exemple la nouvelle ecclésiologie du « subsistit », que l'obéissance est la plus belle vertu morale, mais que ses limites sont la foi et la morale certaine, que le Cardinal Ratzinger a avoué dans son livre « les principes de la théologie catholique » que « Gaudium et Spes » de Vatican II est une sorte de contre-syllabus de Pie IX, et que ce syllabus est considéré par pas mal de théologiens comme étant infaillible.
Pour finir, je lui ai donné un rapport de toutes les plaintes faites à votre serviteur jusqu'à présent, par des fidèles lituaniens sur l'Eglise comme elle se présente actuellement dans ce pays : communion dans la main par les Jésuites, hérésies dans l'enseignement public (université, séminaire, radio, sermons), homosexualité et relâchement sur de multiples points non réprimés au séminaire de Kaunas, destruction de la dévotion mariale par les franciscains, etc... Je pense que cela pourra l'impressionner : que les gens nous perçoivent comme nécessaire à la restauration, comme un point de repère, comme une clé de solution, comme un refuge ultime.
Pas un mot n'a été émis concernant la Messe que je célèbre dans son territoire toutes les deux semaines et sans sa permission évidemment.
Autre apostolat :
- E.P. se présente comme séminariste, c'est le cinquième candidat.
- Cette semaine je suis à Varsovie avec R.L., pour présenter ce candidat de séminaire à l'abbé Stehlin.

JANVIER 2003, le 15

Encore un avis du Père Bulota. Il m'a signalé que les évêques préparent un coup contre les activités de la Fraternité en Lituanie. Ils peuvent faire pression envers le gouvernement de me renvoyer du pays.
La méthode pour prévenir cela, serait de demander un document à la maison généralice. Il s'agit d'un papier officiel (avec tampon et signature) qui certifie que votre serviteur est membre de la Fraternité, travaille pour elle et est envoyé officiellement par elle en Lituanie en mission.
Ce document et la déclaration de quelques fidèles Lituaniens, qu'ils ont besoin de nous, suffiraient pour les autorités de nous laisser agir. Ceci éviterait que dans quelques temps je me trouverais pour une certaine période en prison par accusation de subversion et perturbation de l'Eglise Catholique.
Pour la petite histoire : demain le père Bulota va venir à Vilnius pour vérifier notre centre de messe, s'il n'y a plus de micros ou de produits radio actifs.
Lui-même a été empoissonné par une poudre d'aluminium très radio active, introduite dans sa voiture par un agent du KGB. Une autre fois une très pieuse et gentille fidèle lui donne de la nourriture excellente, ce qu'il refuse toujours d'accepter en principe. Elle insiste et il accepte le paquet, mais donne tout à son chien sous les protestations véhémentes de sa sour. Deux jours plus tard le chien devient aveugle et le jour après il meurt. Un coup monté donc. Morale de l'histoire : il faut se méfier des cadeaux des « grenouilles de bénitier » et des avis de femmes en générale, même de sa propre sour, qui était de bonne foi évidemment. JANVIER 2003, le 17

Deux séminaristes viennent nous visiter et se plaignent du séminaire à K. La direction ne prends pas de mesures contre les dérèglements et immoralités. Je leur fais comprendre qu'ils sont les bienvenus dans nos séminaires, s'ils ont une vocation sérieuse. Ils vont assister aux ordinations prochaines à Zaitzkofen.
Cela fait en tout huit jeunes hommes qui ont exprimés leur intérêt pour nos séminaires. Ce sera l'invasion lituanienne à Zaitzkofen en octobre ? A la bonheur. Mais nous allons tester un peu leur sérieux par le sas du prieuré de Varsovie.

 

 

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Vox cantorum : camp de vacances pour garçons à partir de 8 ans - 30 juin au 6 juillet 2019 à Châteauroux (36)
Camp Saint-Joseph pour garçons de 8 à 13 ans à Bourg-Saint-Pierre, du 6 au 20 juillet 2019
Camp pour garçons de 10 à 15 ans à St-Aubin-d'Aubigné (35) du 8 au 21 juillet
Camp St-Pierre J-E. pour garçons de 14 à 17 ans au milieu des volcans d'Auvergne
du 11 au 26 juillet

Camps Saint-Pie X à l'Etoile du Matin à Eguelshardt du 12 et du 15 au 30 Juillet 2019
Camp Bx Théophane Vénard pour garçons de 8 à
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Soeurs de la FSPX - Camp Marie Reine du 23 juillet au 1er août pour filles de 7 à 17 ans à Châteauroux
Compagnons de l'Immaculée Conception - Camp filles du 17 au 31 juillet 2019 à Saint-Bonnet-le-Château (42)

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La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Dimanche 26 mai 2019
05:59 21:38