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Les insolites de LPL

   24 octobre 2010 à Lourdes - Méditation de l'abbé Quilliard à la Grotte

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24 octobre 2010 à Lourdes
Méditation de l'abbé Quilliard à la Grotte :
La Croix, instrument de notre victoire

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M. l'abbé Jean-Baptiste Quilliars, économe adjoint du District de France

La Croix, instrument de notre victoire

« Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jour ? dit la belle Dame à Bernadette. La Reine du ciel aurait pu intimer un ordre. Elle l’eût peut-être fait à l’égard d’une fille de roi. Mais elle s’adresse à une fille de meunier, elle donne à son commandement la forme et l’accent de la prière.

Les minutes de vision que Bernadette passait à la Grotte et qui, à ses yeux valaient un siècle de félicité, allaient se renouveler quinze fois. Néanmoins, la Dame sollicite un consentement. Alors qu’elle comble sa voyante, elle a l’air de lui demander un service.

Et parce que l’enfant a promis de venir, si ses parents le lui permettent, voici tout aussitôt la récompense promise : Je ne vous promet pas de vous rendre heureuse dans ce monde, mais dans l’autre. » (Michel Gasnier. DS 08 p 25)

En ce monde, Sainte Bernadette connaîtra toutes les douleurs de la Croix. Mais la Croix sera l’instrument de sa victoire, de sa sainteté, de son bonheur dans l’autre monde, de sa félicité au ciel.

Mgr Lefebvre nous le rappelle : « La notion de sacrifice est une notion profondément chrétienne, profondément catholique. Notre vie ne peut se passer du sacrifice dès lors que Notre-Seigneur, Dieu lui-même, a voulu prendre un corps comme le nôtre et nous dire : Prenez votre croix et suivez-moi si vous voulez être sauvé et qu’Il a donné l’exemple de la mort sur la Croix, qu’il a répandu son Sang. Voilà tout le mystère de la civilisation chrétienne.

La compréhension du sacrifice dans la vie quotidienne, ne plus considérer la souffrance comme un mal, comme une douleur insupportable, mais partager ses souffrances et sa maladie avec les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en regardant la Croix, en assistant à la Sainte Messe qui est la continuation de la Passion de Notre-Seigneur sur le Calvaire. » (Mgr Lefebvre 23 sept. 1979 – DS 08 p 74)

Si nous voulons suivre Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la victoire de sa Résurrection et de son Ascension glorieuse, il nous faut le suivre ici-bas sur le chemin de la Croix, en unissant nos sacrifices, nos épreuves, à son sacrifice de la Croix, au Saint Sacrifice de la Messe.

Appliquons-nous, au début de la méditation de ce chapelet, à bien faire notre signe de la croix. Le premier geste que fit la Très Sainte Vierge Marie, en se présentant à Bernadette le 11 février, fut de se signer.

Elle voulut s’en réserver l’initiative, puisqu’elle paralysa le bras de Bernadette qui voulait la prévenir. Comme si Elle disait : Regardez comment je fais et faites comme moi. – Je le faisais trop vite - dit Bernadette – j’a été obligée de ralentir pour suivre le mouvement de la Dame. Au nom du Père, - et du Fils, - et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.

 

1er Mystère Glorieux, la Résurrection – Fruit du mystère : la Foi.

«De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant ? demandait Jésus aux pèlerins d’Emmaüs. Et ils s'arrêtèrent tout tristes. Tu es bien le seul qui, de passage à Jérusalem, ne sache pas ce qui s'y est passé ces jours-ci  -  Ô hommes sans intelligence et dont le cœur est lent à croire… Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses et qu’il entrât ainsi dans sa gloire ? » (Lc 24, 25)

« Si nous avions la foi, disait Sainte Bernadette, nous verrions le Bon Dieu en tout. » (DS 08 p 145)

La maladie, le deuil même sont permis par Dieu pour notre bien. Il nous faut apprendre à y reconnaître le doigt de Dieu.
Quand on annonce à Jésus la mort de Lazarre, songeant à la résurrection prochaine de cet ami, par son ministère, Jésus dit : Je me réjouis à cause de vous, de ce que vous n’étiez pas là, afin que vous croyiez ».

C’est pour susciter en nous l’acte de foi que Jésus fait des miracles. Le fait de Lourdes est un preuve apologétique donnée spécialement à notre temps de la vérité du catholicisme.

Ô Notre Dame, apprenez-nous à reconnaître et à aimer l’action de Dieu et de sa Providence en tout ce qui nous arrive.

 

2e Mystère Glorieux, l’Ascension – Fruit du mystère : le désir du ciel.

«Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il fut enlevé au Ciel. » (Lc 24, 51) Sainte Bernadette donnait ce conseil : Aimez bien le Bon Dieu pendant votre vie, c’est le plus grand bonheur que vous puissiez avoir sur cette terre, et le seul qui nous rendra éternellement heureux au Ciel.

On demandait à Dieu, par l’intercession de la Sainte Vierge, de donner la vue à Marie Heurtin, née aveugle, sourde et muette.

Non, je veux rester ainsi. Je ne veux pas voir ici-bas, pour voir d’autant plus de clarté là-haut. Je suis contente d’avoir offert à ma bonne Mère du ciel les fatigues de mon voyage et les privations de voir les beautés de la nature et de la grotte. Par obéissance je lui ai demandé la vue pour sa gloire ; mais elle ne me l’a pas obtenu, je reste aveugle, je ne suis pas triste, je suis aussi bien contente de faire la volonté du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec l’espérance que je verrai mieux dans le ciel les splendeurs éternelles du bon Dieu et de la Sainte Vierge.

Quand le Saint-Sacrement passait devant moi, je sentais que le bon Jésus me donnait des grâces de courage et de résignation pour supporter ma triple infirmité. J’ai quitté la grotte de Lourdes en pleurant et en disant à Marie que je la verrai bientôt dans le ciel. (DS 08 p 86)

Ô Notre Dame, apprenez-nous à vivre sur cette terre dans l’espérance et l’attente de la vie éternelle.

 

3e Mystère Glorieux, la Pentecôte – Fruit du mystère : la docilité à l’action du Saint Esprit dans nos âmes.

« L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous est donné. » (Rm 5, 5)

Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant, promet Sainte Bernadette. Celui qui aime fait tout sans peine, ou bien sa peine, il l’aime.

La princesse Alessandra Borghese rapporte son expérience d’assistance aux malades de Lourdes :

Je crois que le mot-clé du pèlerinage est humilité. Humilité des malades, obligés d’exposer leurs maux, leurs difformités souvent. Humilité de notre part, vis-à-vis d’eux et entre nous. Nous sommes là pour les malades. Il faut être attentif et vigilant pour capter les sentiments des malades, pour répondre à leurs besoins, pour les réconforter, les ouvrir à la foi et à l’espérance.
Quelquefois on m’affecte à la piscine. En tant que membres du personnel de service, avant de commencer notre travail d’assistance, nous récitons le rosaire en exprimant à haute voix nos intentions.

Puis, nous nous concentrons sur notre devoir, en priant continuellement avec le cœur pour ceux qui sont venus s’immerger. C’est une humanité souffrante qui défile devant nous, des difformités parfois telles qu’elles rendent difficile le simple fait d’enlever les vêtements. La misère humaine fait peur à tout le monde. La seule vraie manière de l’accepter est de voir Jésus dans ces corps torturés, humiliés par la maladie. Ils perpétuent par leur souffrance le Mystère de la Croix.

A la fin du service, nous aussi, si nous voulons, nous pouvons nous baigner dans cette eau où nous avons aidé toutes sortes de malades à s’immerger. C’est encore un geste d’abandon et de foi.

Lourdes m’apporte toujours énormément. Je sens que ma foi se renouvelle, ma charité se renforce, mon cœur s’ouvre aux autres et à Dieu. (DS 08 p 77)

Ô Notre Dame, obtenez-nous de nous laisser enflammer par le feu ardent de l’Esprit d’amour. Désormais nous ne compterons plus nos peines.

 

4e Mystère Glorieux, l’Assomption de la Très Sainte Vierge – Fruit du mystère : la grâce d’une bonne mort.

« La Vierge Marie est élevée aux demeures célestes où le Roi des rois trône au-dessus des étoiles. » (Ant. Vêpres 15 août)
La pensée du ciel occupait Ste Bernadette sans cesse : Je ferai tout pour le ciel, c’est là ma patrie, là je trouverai ma Mère dans l’éclat de sa gloire.

Un prêtre écrivait à une malade : « Notre-Seigneur n’était-Il pas troublé, angoissé jusqu’à la mort et esseulé en sa Passion ? N’est-Il pas allé jusqu’à s’exclamer : quare me dereliquisti ? – Père, pourquoi m’avez-vous abandonné ? Et c’est pourtant là l’acte suprême de son amour. Ne recherchez rien d’autre que cela : continuez à vous offrir comme vous le faites déjà.

Quant à l’instant suprême, où Dieu nous appellera pour l’ultime rencontre, il est évident qu’il n’est nullement entre nos mains. Je ne crois pas qu’il dépende pleinement de nous d’être alors au sommet de l’amour. Cet instant, ne l’avons-nous pas confié maintes et maintes fois à Notre-Dame : nunc et in hora mortis nostrae maintenant et à l’heure de notre mort… Nous l’avons confié. Laissons-le Lui, et ne nous occupons que du présent, persuadé que l’arbre tombe du côté où il penche, et que ce qui fait l’inclinaison de nos âmes n’est rien d’autre que l’Amour. » (DS 08 p 84)

Ô Notre Dame, donnez-nous de vous aimer d’un véritable amour filial, de tout faire pour vous plaire et pour vous trouver un jour dans la patrie céleste.

 

5e Mystère Glorieux, le Couronnement de Notre-Dame – Fruit du mystère : une grande dévotion à Marie.

« Nous n’avons qu’une chose à faire, c’est de beaucoup prier la Sainte Vierge, afin qu’elle veuille bien intercéder pour nous auprès de son Fils. » Ainsi Bernadette résumait la vie chrétienne.

Le Cardinal Pie disait : « L’espérance chrétienne, cette attente du ciel est cette ferme confiance que nous y arriverons avec le secours d’en-haut. C’est encore Marie qui est le plus puissant soutien de cette vertu, c’est elle qui nous la rend douce et facile. L’Église la nomme à juste titre la mère de la sainte Espérance : Ego mater sanctae spei. (Eccli. 24, 24)

Il semble qu’il n’y a rien de plus facile, parce qu’il n’y a rien de plus doux, que d’espérer. Cependant nous sommes toujours sur la pente du découragement et du désespoir.

Que de fois entre le désespoir et notre âme il n’y a que l’intervalle d’un Souvenez-vous, ô très douce Vierge Marie ! La dernière forme que puisse prendre l’acte d’espérance, c’est le Memorare, O piissima Virgo.

Cela est vrai dans une infinité de circonstances ; cela est vrai surtout dans ces terribles anxiétés que nous concevons parfois concernant la grande affaire de notre salut, de notre prédestination. Qui peut dire : Je suis du nombre des élus ?

Toute la Tradition des Pères et des docteurs nous répond : celui qui aime Marie. La tendre dévotion à Marie est la marque la plus certaine de salut. Toux ceux qui appartiennent à Marie, appartiennent à Jésus.

Oui, vraiment, ô Marie, c’est par vous que nous avons l’espoir, que nous avons la confiance d’arriver à posséder votre Fils. De tous les habitants de la gloire on peut dire : Ils trouvèrent l’enfant avec Marie sa Mère.

Travaillez donc, chrétiens, cela ne tient qu’à vous, travaillez en aimant beaucoup Marie, en servant fidèlement Marie, à rendre votre prédestination certaine. » (DS 08 p 84)

« Très noble Reine du monde, Marie toujours vierge, obtenez-nous la paix et le salut, vous qui êtes la mère du Christ Seigneur, le Sauveur de tous les hommes. » (Communion de la Messe de Marie Reine)

 

Mot de conclusion : résolution de fidélité à la récitation du chapelet

Le Père Maximilien Kolbe expliquait le secret de son apostolat :

En ce qui concerne la conversion des âmes, il n’y a que par Marie et pas autrement que nous pourrons y parvenir. Dieu, dans sa bonté infinie, a constitué sa Mère très sainte trésorière de toutes les grâces, et c’est seulement par elle qu’elles se déversent sur le monde. Il est normal de demander ces grâces à Dieu, cependant il faut le faire par l’intermédiaire de l’Immaculée. (DS 04 p 139)

Le 26 décembre 1957, Sœur Lucie disait au Père Fuentes : La très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. De telle sorte qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel et surtout spirituel, se référant à la vie de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses ou bien à la vie des peuples ou des nations, il n’y a aucun problème, dis-je, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire.

Avec le saint Rosaire, nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes.

Prenons donc, en ce mois d’octobre, à l’occasion de ce pèlerinage à Lourdes, la résolution de réciter chaque jour notre chapelet, et si nous en avons déjà la bonne habitude, le rosaire tout entier. Ce faisant, nous répondrons aux demandes répétées du ciel, et nous espérons hâter l’heure du triomphe du Cœur Immaculé de Marie.

Abbé Jean-Baptiste Quilliard

D.S. 08 = Dossier Spirituel du Pèlerinage de Pentecôte 2008
D.S. 04 = Dossier Spirituel du Pèlerinage de Pentecôte 2004

 

 

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