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Les insolites de LPL

   C'est pour vous jeune homme, c'est pour vous jeune fille - Abbé Beauvais

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C'est pourvous jeune homme,
C'est pour vous jeune fille.

Abbé Xavier Beauvais - Août 2007

 

Vous étiez un jour adolescents, adolescentes et déjà vous commenciez à regarder le monde avec des yeux neufs.

Les nouveaux horizons de l’âge adulte

Votre imagination s’envolait vers de nouveaux horizons : ceux de l’âge adulte. Vous regardiez alors vivre les hommes et les femmes avec une âme nouvelle. Vous cherchiez à les imiter peut-être. Le souci de l’amour avait même jailli dans vos cœurs. Vous étiez encore trop jeunes pour oser en parler. On se serait moqué de vous et vous le saviez. Des idées confuses et des imaginations folles vous sollicitaient peut-être. L’éducation familiale, la formation religieuse s’efforçaient alors de stabiliser tout cela, de donner une place, un rang, un sens, un but à chacun de ces appels intérieurs. Mais en même temps, vous étiez saisis par un climat social, une atmosphère de vie, attirés peut-être par la séduction des moyens de diffusion, l’image, l’imprimé, la parole, le son qui distillent toute une fadeur sentimentale, toute une fausse conception de l’amour humain, qui répandent malheureusement une conception matérialiste et fausse de l’amour humain. Un homme de métier faisait la remarque suivante :

« On offre des « tranches de vie » habilement agencées et d’un pouvoir suggestif étonnant. Les intrigues se confinent le plus souvent dans l’évocation des conquêtes sentimentales éphémères, et des mésententes conjugales, assaisonnées de coups de théâtre les plus divers. Tantôt la coquetterie de la femme est mise en relief, tantôt la fidélité de l’épouse est mise à l’épreuve. La vie morale des personnages étant sans véritable étoffe, on imagine bien que dans chaque roman-fleuve, il y a des gens qui se noient. Et les naufrages sont aussi nombreux non loin des rives qu’en haute mer. On pourrait croire que c’est dans l’ordre. Illusions romanesques, incompréhension des époux, fugues de l’un, désespoir de l’autre, chicanes, raccordements, cas d’hystérie… et quoi encore! »

 

Les chimères modernes

Radio, télévision, journaux, internet, revues illustrées, on sait le genre de suggestions que tout cela apporte. Sortons maintenant du milieu familial. Vous étiez à l’âge où l’imagination était bien souvent débridée, ne sachant plus très bien ce qui était conforme à l’ordre naturel ou ne l’était pas. Vous n’aviez aucune expérience, mais vous désiriez – et c’était légitime – savoir et comprendre le plan de Dieu sur l’amour humain. Et que vous en révélaient les rues, les kiosques à journaux et revues, les romans à bon marché, la publicité du métro, les affiches publicitaires et de cinéma, les lectures, les films, les musiques, toute cette sarabande qui vous escortait un peu partout comme pour mieux s’incruster dans votre imagination ?

Qu’est-ce que vous disaient, et disent encore aujourd’hui plus que jamais, sans jamais le formuler, ces images, ces films, ces chansons et cette publicité ? Eh bien, elles vous disent ceci :
– que l’amour est en premier lieu une occasion de jouissance sentimentale ;
– que l’amour en second lieu est une occasion de plaisir physique.

Et ici le discours que la société contemporaine vous tient, jeunes gens et jeunes filles, n’est plus seulement stupide et navrant, mais tout simplement odieux. L’image du plaisir est en effet évoquée par tous les moyens de l’image et du film, par celle dont la silhouette physique seule occupe l’imagination. Or cette silhouette, cette créature factice n’a ni cœur, ni caractère, ni pudeur. Elle n’a ni parent, ni milieu social, ni tradition nationale, elle n’a pas d’époux, ni d’enfant, elle n’en aura jamais ; elle n’est plus une jeune fille, elle ne sera jamais mère. Tout ce qui fait la dignité, la noblesse de la chrétienne est détruit, arraché, déraciné en elle, à savoir la virginité et la fécondité.

Voilà ce que les dépravés du matérialisme contemporain exhibent à quelques millions d’exemplaires : une créature comme privée d’âme.

Vous le savez, c’est un climat si habituel, si permanent qu’il y a grand risque à en subir l’effet sans plus le remarquer, un risque à ne plus sentir, au moins confusément que tout cela est abject. Une aspiration secrète, profonde à la pureté, jusqu’alors protégée par la grâce divine, si vive dans votre âme alors que vous étiez enfants et même adolescents, est alors lentement, progressivement embuée, ternie, par l’obsession quotidienne des mirages, des paroles, des musiques que le cinéma, internet, la publicité, les revues suggèrent, en faisant de vous parfois des complices honteux.

Voilà, c’est le décor dans lequel vous grandissez aujourd’hui. Cette conception diabolique de l’économie sociale où l’appât du gain justifie tous les moyens y compris ceux qui déshonorent l’amour, avilissent les âmes et détruisent les foyers. Et tout cela fait que vous êtes aux prises avec des difficultés plus graves et plus nombreuses que les générations antérieures. Vous êtes involontairement et inconsciemment façonnés par tout cela. On vous rappelle pourtant quelques vérités chrétiennes sur le mariage. Ce fut au collège, en famille, à l’église, mais chez beaucoup, les choses de la morale ne leur parviennent plus, hélas, que comme des interdictions, des tabous, et ils n’y voient trop souvent que des affirmations vides de sens, formalistes et conventionnelles.

Et, peu à peu, sous l’aiguillon de ce climat de vie, il n’y a qu’un pas à franchir pour affirmer un jour que toute cette morale n’est plus adaptée à notre temps, qu’elle n’est pas pratique, qu’elle ne tient pas compte des faits, qu’il faut être de son temps. Et s’installe alors la révolte face à tout ce qui ne suit pas le courant de facilité auquel tant de sollicitations diverses vous invitent. Et le courant, on sait où il entraîne.

 

De dangereux glissements

Là-dessus, se greffent certaines fréquentations. Même avec une intention plus ou moins lointaine de mariage, combien de fréquentations ne poursuivent pas, le plus souvent, leur but raisonnable, qui serait de connaître, puis de comparer, pour mieux choisir. Ce que certains cherchent dans les fréquentations, c’est une intimité sentimentale, un besoin affectif que l’on veut voir combler. Eh bien, cela ne mérite pas le nom d’amour. De part et d’autre, c’est l’égoïsme de la sensibilité qu’on cherche à satisfaire, une satisfaction qui se dégradera progressivement.

Ensuite, que ces rencontres se fassent dans l’obscurité d’une salle de cinéma, dans l’atmosphère énervante d’une soirée, ou qu’elles se poursuivent tard, la nuit, dans une cave à la mode, elles inclinent – vous ne me direz pas le contraire – elles inclinent beaucoup plus au désir lancinant d’une plus grande intimité physique qu’à la réserve profonde, noble et vraie d’un jeune homme et d’une jeune fille qui cherchent à se connaître vraiment, pour savoir, avant d’avouer leur amour, si cet aveu ne sera que celui d’un instinct indifférencié, ou s’il sera, pour des motifs profonds et graves, celui de leur âme.

Toutes ces questions ne vous paraissent peut-être pas aussi sérieuses, pour ceux qui ne sont pas encore mariés. Et pourtant, elles apparaissent de manière parfois tragique dans les mois qui suivent le mariage ; car lorsque les feux du désir sont apaisés, ce sont vraiment deux âmes qui se retrouvent face à face, deux caractères, deux attitudes de vie… et peut-être, hélas, deux égoïsmes. Et lorsque les mirages d’un attrait trop exclusivement sensible se sont dissipés – et l’expérience montre qu’ils se dissipent vite – de jeunes époux, de jeunes épouses commencent sans oser en rien dire, à faire des comparaisons. « Ah ! si j’avais épousé celui-ci… il était moins séduisant mais tellement plus solide. Si j’avais su choisir celle-là ! Elle était moins coquette, plus effacée, mais aujourd’hui, combien elle m’apparaît plus féminine ».

Ce n’est pas en écoutant aveuglément ses élans qu’on est à jamais préservé contre toute adversité. Il y a un piège subtil, fréquent dans lequel il faut demander à l’Esprit Saint de ne pas tomber : celui de croire que jeunes gens et jeunes filles seront amoureux dans la mesure où ils seront déraisonnables. La raison n’aurait-elle rien à faire dans le domaine des sentiments ? Y a t-il contradiction et impossibilité à concilier le point de vue du cœur et celui de l’intelligence ? Même si la jeunesse est l’âge des passions, elle ne doit pas pour autant vivre plus ou moins en révolte contre la sagesse prudente de la maturité. La raison n’est pas ennemie de l’amour humain. Accompagner notre amour de réflexions, d’observations, de méditations délibérées, ce n’est pas l’amoindrir ni le trahir, c’est au contraire l’enrichir, l’élargir, non plus seulement lui imprimer un élan aveugle et passionnel, mais le soumettre à un autre élan raisonnable et volontaire. C’est permettre à l’amour, au-delà du mariage, de demeurer intact, de se fortifier, de rester une flamme, la flamme même qui éclaire et réchauffe le foyer.

 

Réfléchir avant d’agir…

L’ordre naturel des choses en un tel domaine, c’est premièrement de juger avant de décider, et deuxièmement, de chercher à connaître avant de se laisser aller à aimer. Or, par un singulier renversement auquel inclinent les tentations, les jeunes ont tendance à décider avant de juger, et à aimer avant de connaître. Il est bon, il est nécessaire de juger un garçon, de juger une jeune fille avant de décider de l’épouser. Il est bon, il est nécessaire, autant qu’il est raisonnablement possible, de connaître le caractère, les aptitudes, les goûts, les qualités morales de celui ou de celle à qui on pense lier sa vie, avant de se laisser aller à rêver, à désirer.

C’est difficile, me direz-vous ! Oui. C’est douloureux ? Oui. Mais cela exige incontestablement un renoncement intérieur. N’est-il pas plus douloureux de se tromper ? De lier sa vie à un inconnu, à une inconnue, simplement parce qu’on a cru que son sourire, son regard, ou sa situation, sa fortune ou sa classe sociale étaient des promesses suffisantes de bonheur ?

Il y a comme cela des jeunes filles qui épousent une silhouette, une automobile ou une situation. Et cinq ou dix ans plus tard, au fond de leur cœur, lorsqu’elles souffrent de l’égoïsme d’un mari, et de toutes les conséquences crucifiantes pour elles, pensent-elles que les motifs qui ont déterminé le mariage pronostiquaient déjà ces malheurs ? Elles n’avaient pas réfléchi au danger qui les menaçait. Elles avaient pensé que les hommes sont toujours plus ou moins égoïstes. Tandis qu’ils n’ont pas toujours une propriété, un physique agréable ou une intelligence remarquable.

Il y a aussi comme cela des jeunes gens qui épousent une ligne, une tendresse ou un héritage à venir, ou même une culture exceptionnelle et qui découvrent trop tard, que dans d’autres foyers, la vie est plus douce, la cuisine meilleure, les enfants mieux soignés, mieux élevés, la maison plus propre, et que tous ces détails ne sont que le reflet d’un amour plus profond, d’un dévouement plus tendre.

 

Les fréquentations catholiques

C’est en songeant à de tels exemples que l’on peut vraiment comprendre le rôle de ces relations entre jeunes gens et jeunes filles au sein d’une paroisse, au sein d’un mouvement catholique. Le rôle de ces fréquentations n’est pas d’ébaucher, dans un dessin inconsciemment égoïste, une liaison sentimentale, pour attendre plus commodément l’âge ou l’heure du mariage. Le rôle de ces fréquentations que vous avez au sein d’un groupe, lors de sorties à plusieurs est, avant tout, de vous apprendre à vous juger réciproquement. Dans cet effort, la recherche inquiète d’une intimité sentimentale ou d’abandons plus équivoques ne peuvent que ternir les âmes de ceux qui se trouvent à cette heure où leur destin s’oriente. Plus que jamais alors, il faut que vous soyez tendus vers cette présence vivante et agissante de Jésus-Christ dans vos âmes, nourries par la prière et les sacrements. C’est Lui, Jésus-Christ, qui vous donnera la force d’être entièrement réservés pour le don total que suppose un amour total. C’est Lui qui vous donnera la lumière qui formera votre jugement et évitera que la passion ne vienne l’obscurcir.

Ayez cette foi, cette foi que Dieu sait mieux que vous ce qui convient à votre bonheur véritable, cela vous évitera d’être toujours en train de substituer votre providence à la Sienne, votre confiance en vous à votre confiance en Lui.

Car, par grâce, c’est alors avec une vraie liberté, si vous êtes appelés au mariage, que vous vous rencontrerez : la vraie liberté qui vous inclinera à éviter le rendez-vous où l’on ne cherche nullement à se connaître, ni à se juger, mais seulement à jauger les faiblesses et à ébaucher des aventures de plaisir. Celles-ci sont autant d’imprudences qui détruisent d’avance le bonheur conjugal, car elles ne font qu’exacerber l’égoïsme de chacun des futurs époux. Comment serez-vous spontanément, demain, l’un pour l’autre, occasion de perfectionnement si vous êtes aujourd’hui inévitablement, l’un pour l’autre, occasion de chute ?

Abbé Xavier BEAUVAIS

Bibliographie :
- « La joie d’aimer » (Marcel Clément)
- «Le combat pour ces jeunes» (Yves Salem)

 

 

 

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