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Les insolites de LPL

   De la liquidité du libéralisme à sa liquéfaction par le libertarisme

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AVERTISSEMENT
Qui dit Disputatio dit confrontation contradictoire : Opponens - Respondens
Aussi, quel que soit son intérêt, ce texte ne saurait en aucun cas être considéré comme reflétant
la position du District de France de la FSSPX qui se réserve le soin de produire la Determinatio.

"Le libéralisme victime de son libertarisme "

Dans le prolongement de l'entretien dans lequel Monsieur Jean-Marie DONEGANI nous livre un diagnostic prospectif annonçant que l'Eglise sera vaincue par le libéralisme, les réflexions suivantes constituent à la fois :
-  une tentative d'approfondissement de son diagnostic, acide et lucide,
- une tentative de contribution à la réfutation de sa prospective.

 

I - Les "avantages" comparatifs du libéralisme dans l'histoire des idéologies dominantes du XX° siècle

Premièrement, accordons au libéralisme un certain nombre d'avantages comparatifs, par rapport aux idéologies dites de droite ou celles réputées de gauche qui ont sévi au XX ° siècle, qu'il s'agisse du fascisme et du nazisme, d'une part, ou du communisme et du socialisme, d'autre part.

Si le libéralisme est le seul courant de pensée et d'action individuelles et collectives à avoir traversé le XX ° siècle, au point de lui avoir survécu, en tout cas pour l'instant, c'est qu'il porte en lui, incontestablement, quelques qualités spécifiques, qu'il convient de bien connaître, ne serait-ce que pour mieux comprendre en quoi il constitue aujourd'hui une impasse, non seulement pour l'Eglise catholique, mais aussi, et, en un sens, surtout, pour le monde entier.

Voici quelles sont ses principales qualités :

A. Son enracinement philosophique, avéré et constaté, ou prétendu et supposé, dans l'humanisme européen occidental, que celui-ci soit pré-chrétien ou post-médiéval : on lira sur ce sujet avec profit les deux ouvrages constitutifs de la monumentale Histoire des idées politiques qu'a écrite Monsieur Philippe NEMO, et qui ont été publiés aux PUF.

B. Son efficacité économique, là aussi, avérée et constatée, ou prétendue et supposée(1), à travers l'histoire économique, industrielle, scientifique et technologique, de l'Europe, puis du monde, à compter, à peu près, du XVII° siècle, avec le décollage de la Grande Bretagne et des Pays Bas, deux siècles avant celui des Etats Unis.

C. Sa spécificité anthropologique et civilisationnelle : le libéralisme n'est pas une idéologie comme les autres : il ne fonctionne ni à l'adhésion, ni à la contrainte, ni à la conviction qu'il emporterait ou susciterait, ni à la douleur qu'il infligerait, ni à la terreur qu'il inspirerait, s'il était une idéologie explicitement agressive et répressive.

                               1. Il fonctionne à l'agrément et à l'intérêt, au désir, au loisir et au plaisir, au bien - avoir et au bien - être, mais pas, en tout cas pas explicitement, à un bien-agir qui s'opposerait frontalement à un mal-agir

                               2. C'est précisément pour cette raison qu'il n'y a pas, à proprement parler, de martyrs chrétiens, victimes du libéralisme, alors qu'il y a eu des chrétiens qui ont été martyrisés où persécutés, en tant que tels, ou du fait de leur opposition aux persécutions infligées à des non chrétiens, sous le fascisme,  le nazisme, le communisme et le socialisme.

                                3. Le libéralisme contemporain ne martyrise pas, ne persécute pas, au sens fort du terme ; il n'agresse pas : il marginalise ou ridiculise, et il ne réprime pas. Il ringardise ou stigmatise ; d'où la difficulté de le combattre, en prenant qui que ce soit à témoin, au vu de son principe et de ses pratiques, sauf depuis quelques années, depuis que le libéralisme lui-même n'a plus d'ennemis radicaux, pas même, en un sens, au sein de l'Eglise, mais aussi depuis qu'il apparaît comme une impasse planétaire.

                       4. Entendu ainsi ( a ), le libéralisme est apparemment libérateur, pour l'animalité de l'homme dans son rapport à lui-même, aux autres, et au monde : avec le libéralisme, on ne le dira jamais assez, nous sommes en présence
- d'un pragmatisme sans dogmatique, d'une praxéologie sans axiologie,
- d'une praxis immanentiste, relativiste et subjectiviste, sans éthos normatif, objectif, transcendant,
- d'un ensemble de pratiques, "efficaces" et "opportunes", sans un ensemble de principes contraignants et directifs, qui aurait été fixés, et qui seraient situés, en amont, et en surplomb, des aspirations à l'autonomie des individus.

                                  5. Entendu ainsi ( b ), le libéralisme ne se révèle pas, de prime abord, comme extrêmement asservissant, pour la spiritualité de l'homme, dans son rapport au Créateur, à la création, aux créatures, et au Rédempteur.

                          6. Mais il l'est, néanmoins, puisque le libéralisme tend à transformer chaque individu en son propre créateur, d'une manière démiurgique, sinon diabolique, ce qui aboutit immanquablement au mépris ou à l'oubli, momentané ou définitif, de notre dépendance, vis-à-vis du Seigneur.

                                   7. Dans cette optique, le libéralisme est à la fois permissif et répressif, permissif au temporel, et répressif au spirituel :
- il encourage l'individu à s'approprier toutes ses capacités d'initiative, y compris ses capacités illusoires, provisoires, imaginaires, dans le cadre de ce qu'on appellera ici "l'économie du bien-avoir et du bien-être".
- il dissuade l'individu de s'efforcer, avec la Grâce de Dieu, de s'approprier toutes ses obligations, originaires, de responsabilité de créature, immergée dans la création, ordonnée par le Créateur, et rachetée par le Rédempteur, dans le cadre de ce que l'on appelle communément l'Economie du Salut.

                                    8. Dans cet ordre d'idées, on rappellera pour mémoire qu'à chaque fois que des philosophes libéraux, à travers toute l'histoire des idées, ont évoqué les exigences de la loi naturelle, la référence à la loi naturelle, ils l'ont fait
- en amputant celle-ci de son autorité absolument impérative sur les individus,
- en la privant, en d'autres termes, de son fondement transcendant, de son origine divine.

C’est ce que l’on a vu, en France, sous la III ° République, quant il s'est agi de mettre en avant, dans les écoles publiques, l'équivalent du Décalogue, mais sans ses trois premiers articles... 

 

II - Les conséquences suicidaires de l'instillation généralisée du libéralisme

Deuxièmement, quelles sont les conséquences contemporaines du déversement du libéralisme, idéologie caractérisée par une très grande liquidité, par une très grande capacité d’écoulement, de ruissellement, d'imprégnation, d'infiltration, dans ce qui devrait ou ce qui pourrait s'opposer à elle, en matière de religion, de politique, et de morale, c'est-à-dire, précisément, dans le domaine des normes, des principes, des valeurs susceptibles de s'imposer aux «  aspirations à l'autonomie «  des individus ?

Voici quelles sont ces principales conséquences :

A. La dégradation des religions, du rang des convictions publiques, au rang des opinions privées, avec les répercussions que l'on sait :
- ordonnancement des individus, non plus au "recevoir pour transmettre" des raisons de vivre, mais bien au "produire pour consommer" des moyens de vivre,
- soumission des consciences à une atmosphère spirituelle les faisant passer, sans qu'ils en aient toujours conscience, de la curiosité à l'incrédulité, de l'enthousiasme, voire l'idolâtrie, à l'agnosticisme, voire au scepticisme,
- exposition des croyants à la tentation de bricoler, de fabriquer eux mêmes leur propre religion, leur propre système de croyances, comme s'il était possible, dans ce domaine, de remplir son caddie, en le faisant rouler de rayons en rayons, de changer de magasin, voire de changer de produit, sans que cela laisse des traces, durables et profondes, au coeur de l'agir et de l'être.

B. La relégation de la politique,
-  du rang d'activité juridico-politique, au service du plus grand nombre possible de citoyens-électeurs, de contribuable -usagers,
- au rang d'agitation médiatico-politicienne, au profit du plus petit nombre possible de manipulateurs et de récupérateurs  d'émotions, d'intérêts, de catégories, de comportements, de clientèles, de corporations(2).


C. La conjugaison de la morale, parallèlement et simultanément, au pluriel et au singulier :
                      1. Il peut y avoir désormais coexistence, diversité, pluralité, encouragée par « l’Eglise cathodique », des morales particulières, purement conjoncturelles, contextuelles, indicatives et individuelles.
                       2. Mais il doit y avoir néanmoins unicité du point de vue sur la morale, exercice d'un monopole intellectuel,
- spontanément favorable à cette coexistence, à cette diversité, à cette pluralité des morales,
- immédiatement diabolisateur, stigmatisateur, de tout point de vue alternatif, prônant, lui, une morale universelle, qui serait tout à fait impérative, et qui serait située à la fois en amont et en surplomb de toute appréciation, conjoncturelle / individuelle, d’inspiration relativiste et subjectiviste.

 

III - Le libéralisme : une impasse universelle !

Troisièmement, en quoi le libéralisme contemporain, philosophique, économique, et surtout moral, est-il aujourd'hui une impasse, non seulement pour l'Eglise, mais aussi et surtout pour le monde entier ?

A. Le libéralisme philosophique porte en lui une ambivalence croissante, depuis la mort des idéologies, ouvertement autoritaires ou totalitaires, de droite et de gauche, mais aussi et surtout depuis la concrétisation de la mondialisation, à partir du dernier quart du xx° siècle, la mondialisation étant synonyme de déshumanisation du monde, par l’homme lui–même.

                1. Dans la conjoncture contemporaine, il y a une prise de conscience croissante du fait que les adeptes du libéralisme philosophique que sont les ultra-libéraux, d'une part, les socio - démocrates, d'autre part, sont remarquablement impuissants et silencieux, face à l'accélération et face à l'amplification du mépris ou de l'oubli des origines humanistes du libéralisme, de par la "progression," régressive et transgressive, du genre humain, en direction d'un horizon hédoniste, c’est-à-dire sensualiste et techniciste.

                 2. Certes, cet horizon hédoniste n'a plus de libéral que le nom, car il est en réalité bien plus libertaire que libéral, mais il est néanmoins un descendant indirect du libéralisme.

                         3. En ce sens ( a ), l'hédonitarisme humanitariste, qui constitue le dernier avatar du libéralisme philosophique, porte bien son nom : l’hyper-médiatisation de la gestion humanitariste des conséquences de l’abandon des origines humanistes du libéralisme, au profit de l’horizon hédoniste du libertarisme, interdit aux personnes de "remonter" jusqu'aux raisons pour lesquelles cet abandon s'est produit.(3)

               4. En ce sens ( b ), l'esprit de Mai 1968 est bien plus anti-bourgeois, post-industriel, post-libéral et post-moderne, qu'anti-libéral au sens strict du terme, parce qu'il est néo-individualiste, et non anti-individualiste, dans son essence comme dans son devenir.

En témoigne l'insensibilité des « bourgeois bohèmes » (par ailleurs prêts à s'enflammer pour toute "cause" médiatisable ou médiatisée), pour une réponse spécifique à la question sociale, pour un traitement spécifique de la question sociale, compte tenu de tout ce que cette question véhicule de collectif, pour ne pas dire de bassement ouvriériste et populaire.

B. En économie, les auteurs et les acteurs libéraux avaient tout prévu, sauf... la raréfaction, pour ne pas dire la disparition, des ressources naturelles, à la suite de leur sur - exploitation , abusive et intensive !

C'est  face à cette perspective angoissante et menaçante, celle d'une pollution de la planète, dans son ensemble, celle d'un genre humain menacé par un monde qu'il aura agressé, épuisé, en bon disciple du libéralisme économique, qu'une véritable écologie catholique, qu'une véritable écologie du salut, peut et doit prendre ou trouver toute sa place dans le débat public, d'autant plus que l'écologie libérale, elle, en bonne praxéologie sans axiologie, en bonne praxis sans éthos, se gardera bien, elle, de dire clairement, aux hommes de ce temps, que leur salut passe par une conversion des créatures que sont les hommes, en direction de leur Créateur et Rédempteur.

C. En morale, les adeptes et les apôtres du libéralisme peuvent constater ou contempler, non les excès imprévisibles, mais les effets bien prévisibles, de la mise en oeuvre du libéralisme au coeur de l'esprit public et au sein du corps social.

                       1. A quoi assistons-nous en effet, sinon à la mise à mal, pour ne pas dire la mise à mort, de l'idée, typiquement libérale, selon laquelle l'individualisme constitue le meilleur rempart contre le totalitarisme ?

Qui ne voit en effet qu'il n'y a aucune contradiction fondamentale
- entre le néo-individualisme hédoniste libertaire, anarchique et anomique, cette barbarie urbaine, sensualiste et techniciste, agressive et permissive, régressive et transgressive, qui caractérise ce début de millénaire,
- et une certaine forme, une certaine sorte de néo-totalitarisme, dans le cadre duquel chacune subit une injonction audio-visuelle, une prescription télévisuelle,
- non pour affirmer, puis affermir, grâce à Dieu, une authentique dignité, une véritable liberté, en soumettant son animalité à sa spiritualité,
- mais pour affranchir son animalité de toute exigence de spiritualité, de toute référence à sa spiritualité, au point de soumettre tout son agir et tout son être, tout son esprit et toute sa vie, aux instincts, aux pulsions qui lui sont imposés et inspirés par le " système " ?

                   2. A partir de là, on peut se demander si Jean-Paul II lui – même n’a pas pris conscience du fait que le relatif ralliement de l’Eglise catholique, à travers l’évolution de son magistère, au libéralisme économique, notamment dans la Lettre encyclique Centesimus Annus, ne devait pas être « équilibré, »  par une explicitation de la spécificité des fondements du jugement de l’Eglise porté sur, et contre, le libéralisme axiologique, comme il l’a fait dans sa Lettre encyclique suivante, Veritatis Splendor,.

Malheureusement, celle-ci, au sein même de l’Eglise, a subi une véritable conspiration du silence, avec l’absence habituelle de pédagogie de proximité, qui caractérise les diocèses et les paroisses de France… 

 

IV - Conclusion  : Quelle doit-être la position intellectuelle et morale de l'Eglise ?

Que peut donc être, que doit donc être la position intellectuelle et morale de l’Eglise, en tant qu’institution, des catholiques, en tant que membres de cette institution, face à la transmutation contemporaine du libéralisme en libertarisme, en d’autres termes, face à sa liquéfaction ?

C’est ici, au terme de cette tentative de contribution à un débat central et crucial, que je plaide, à titre personnel, pour l’enracinement de cette position au plus profond d’un terreau doctrinal d’inspiration, en quelque sorte, non néo–augustiniste, mais néo–augustinienne.

Je m’explique : l’unique alternative radicale au libertarisme contemporain réside dans la mise en avant d’une réhabilitation, à l’attention de tous, de la distinction entre l’ordre de la Grâce et l’ordre du péché, alors que le libertarisme contemporain porte en lui un mépris, un oubli souverains, du sens de la Grâce et du sens du péché.

Après et avec Saint Augustin, redisons, à la face du monde, que deux amours ont fait deux cités, et que l’un de ces deux amours est en train de finir de défaire la cité, de mettre à mal, de menacer de mort, l’éthos et le cosmos, parce que cet amour  est hostile au seul Logos vraiment libérateur, au Verbe incarné.

Il ne s’agit pas de prôner un catholicisme de combat, mais un catholicisme de sursaut, au service de l’humanité, au meilleur sens du terme, puisqu’il s’agit d’inciter fermement celle-ci à s’élever au dessus d’elle-même, pour son salut, à commencer par son salut terrestre.

Ici, l’on voit à quel point le ralliement de l’Eglise catholique au libéralisme philosophique, tel qu’il s’est produit, au moment du Concile, en ce qui concerne les religions non chrétiennes et la liberté religieuse, s’est avéré, pour ainsi dire « contra–cyclique », puisqu’il a privé l’Eglise d’une grande partie de la substance de la radicalité et de la spécificité du discours qu’elle a vocation à tenir aujourd’hui.

Il ne faut, en effet, pas se leurrer : la mise en œuvre de ce catholicisme de sursaut, de cette axiologie et de cette écologie du salut, sur et contre le libertarisme contemporain, restera condamnée à l’inaudibilité, tant qu’il n’y aura pas eu de mise en forme, au préalable, d’une réaffirmation officielle et solennelle, philosophique et théologique, de la spécificité, sous le signe de la supériorité, pour ne pas dire de l’exclusivité, de la religion révélée, par rapport aux religions erronées.

En apparence, ceci n’a rien à voir avec cela ; en réalité, si l’Eglise, par la voix du souverain pontife, veut à nouveau préciser ou rappeler, à l’ensemble et dans l’intérêt de l’humanité, un niveau d’exigences axiologiques ou écologiques élevé, elle le fera d’autant plus en toute liberté qu’elle aura, au préalable, précisé ou rappelé en quoi et pour quoi son message, sa parole, sont d’une nature irréductiblement spécifiques et supérieurs. 

François Lemoine, ce 25 mars 2007

 

Notes

(1) Mais pourquoi donc : avéré(e) et constaté(e), ou prétendu(e) et supposé(e) ? Pour la raison suivante : en philosophie comme en économie, le libéralisme compte des opposants et des partisans ; ce qui est symptômatique de l'hégémonie intellectuelle du libéralisme, c'est qu'il amène même ses adversaires à s'opposer à lui, régulièrement, sur l'un ou l'autre de ces deux terrains, celui de son enracinement philosophique ou celui de son efficacité économique, ce qui les amène ainsi à le combattre sur les terrains sur lesquels il est le plus solide, aux yeux de ses propagandistes ou de ses propagateurs. Or, toute mon analyse tend à montrer que s'il faut combattre le libéralisme, il convient de le faire là où il est le plus faible,
- non sur le terrain des valeurs philosophiques, telles qu'elles sont pensées par les auteurs,
- non sur le terrain des valeurs économiques, telles qu'elles sont produites, distribuées, achetées, consommées, par les acteurs, 
- mais sur le terrain des valeurs axiologiques, telles qu'elles ont vocation à être pensées et vécues par les êtres concrets.

(2) Faute de temps,  je ne développe pas l'examen, l'exposé, de cette répercussion : il n'est que de suivre l’actualité du moment...

(3) Sous l’angle chronologique, il s’est vraisemblablement produit dans les dix à vingt années qui ont précédé 1968, à peu près au moment où a commencé, dans l'Ecole comme dans l'Eglise, "la crise de la transmission".

 

Lexique

Axiologie : science des valeurs morales. Valeurs axiologiques : valeurs morales, contraignantes et directives pour l'individu, indépendantes, dans leur formalisation, de ses intentions, de ses intérêts, et, dans leur réalisation, de ses conditions et de ses conduites de vie, par exemple le Décalogue.

Ethos : C'est le caractère, l'état d'âme, la disposition psychique. La praxis libérale, qui ne découle pas d'une axiologie, s'oppose ici à l'éthos chrétien, qui dépend bien d'une axiologie.

Libertarisme : c'est le dernier avatar du libéralisme, l'extrêmisation contemporaine de la part de relativisme et de subjectivisme qui est présente dans le libéralisme ; d'une certaine manière, l'année 1968 est l'année de naissance du libertarisme.

Praxis : une praxis est ici un ensemble de pratiques sans principes normatifs et objectifs ; le libéralisme, en tant qu'ensemble d'actions concrètes, est une praxis

Praxéologie : une praxéologie est ici une systématisation d'une praxis ; le libéralisme, en tant qu'ensemble d'idées théoriques, est une praxéologie, dont l'unique principe est un principe d'adaptation, d'évolution, face aux caractères et aux circonstances.

 

 

 

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