Accueil    Sommaire    Ordo    Lieux de culte    Catéchisme    Vidéos    Nous aider    Dons en ligne    Liens des sites FSSPX    Contact    Rechercher    Privé 

Les insolites de LPL

   Réponse de Mgr Fellay à la lettre du 7 avril des trois évêques de la FSSPX - 14 avril 2012

Accès aux aberrations liturgiques dues à Vatican II
Accès aux archives sur l'apologètique
Accès aux documents sur la disputatio sur La Porte Latine
Accès aux compromissions des hommes d'Eglise avec les ennemis du Christ
Accès à Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...

Réponse de Mgr Fellay à la lettre du 7 avril
des trois évêques de la FSSPX - 14 avril 2012

Accès au fichier pdf de la lettre originale


+ Menzingen, le 14 avril 2012

A NN. SS. Tissier de Mallerais, Williamson et de Galarreta,

Excellences,

Votre lettre collective adressée aux membres du Conseil général a retenu toute notre attention. Nous vous remercions pour votre sollicitude et votre charité.

Permettez-nous à notre tour dans le même souci de charité et de justice de vous faire les observations qui suivent.

Tout d’abord la lettre mentionne bien la gravité de la crise qui secoue l’Eglise et analyse précisément la nature des erreurs ambiantes qui pullulent. Cependant la description est entachée de deux défauts par rapport á la réalité de l’Eglise; elle manque de surnaturel et en même temps elle manque de réalisme.

Elle manque de surnaturel. A vous lire, on se demande sérieusement si vous croyez encore que cette Eglise visible dont le siège est á Rome est bien l’Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, une Eglise certes défigurée horriblement a planta pedis usque ad verticem capitis, mais une Eglise qui a quand même et encore pour chef Notre Seigneur Jésus Christ. On à l’impression que vous êtes tellement scandalisés que vous n’acceptez plus que cela pourrait encore être vrai. Pour vous Benoit XVI est-il encore pape légitime ? S’il l’est, Jésus-Christ peut-il encore parler par sa bouche ? Si le pape exprime une volonté légitime á notre sujet, qui est bonne, qui ne donne pas un ordre à l’encontre des commandements de Dieu, a-t-on le droit de négliger, de renvoyer d’un revers de main cette volonté. Et sinon sur quel principe vous basez vous pour agir ainsi ? Ne croyez-vous pas que si Notre Seigneur nous commande, il donnera aussi les moyens de continuer notre œuvre ? Or le pape nous a fait savoir que la préoccupation de régler notre affaire pour le bien de l’Eglise était au cœur même de son pontificat, et aussi qu’il savait bien que ce serait plus facile et pour lui et pour nous de laisser la situation présente en l’état. Donc c’est bien une volonté arrêtée et juste qu’il exprime.

Avec l’attitude que vous préconisez, il n’y a plus de place ni pour les Gédéons ni pour les David, ni pour ceux qui comptent sur le secours du Seigneur. Vous nous reprochez d’être naïf ou d’avoir peur, mais c’est votre vision de l’Eglise qui est trop humaine et même fataliste; vous y voyez les dangers, les complots, les difficultés, vous ne voyez plus l’assistance de la grâce et du Saint-Esprit. Si l’on veut bien accepter que la divine Providence conduit les affaires des hommes, tout en leur laissant leur liberté, il faut alors aussi accepter que les gestes de ces dernières années en notre faveur sont sous sa gouverne. Or ils indiquent une ligne – pas toute droíte – mais clairement en faveur de la Tradition. Pourquoi subitement celle-ci s’arrêterait, alors que nous faisons tout pour conserver notre fidélité et que nous accompagnons nos efforts d’une prière peu commune ? Le bon Dieu nous laisserait-il tomber au moment le plus crucial ? Cela n’a pas beaucoup de sens. Surtout que nous n’essayons pas de lui imposer une quelconque volonté propre, mais que nous essayons de scruter á travers les événements ce que Dieu veut, étant disposés a tout, comme il Lui plaira.

En même temps elle manque de réalisme, et quant à l’intensité des erreurs et quant [à] leur amplitude.

Intensité: dans la Fraternité, on est en train de faire des erreurs du Concile des super hérésies, cela devient comme le mal absolu, pire que tout de la même manière que les libéraux ont dogmatisé ce concile pastoral. Les maux sont déjà suffisamment dramatiques pour qu’on ne les exagère pas davantage (cf Roberto de Mattei, Une histoire jamais écrite, p. 22; Mgr Gherardini, Un débat à ouvrir, p, 53, etc.,). Il n’y a plus aucune distinction. Alors que Monseigneur Lefebvre a fait plusieurs fois les distinctions nécessaires au sujet du libéral [1]. Ce manque de distinction conduit l’un ou l’autre d’entre vous á un durcissement« absolu ». Cela est grave parce que cette caricature n’est plus dans la réalité et elle aboutira logiquement dans le futur á un vrai schisme. Et peut-être bien que ce fait est l’un des arguments qui me pousse á ne plus tarder á répondre aux instances romaines.

Amplitude: d’une part on fait endosser aux autorités présentes toutes les erreurs et tous les maux que l’on trouve dans l’Eglise en délaissant le fait qu’elles essaient au moins en partie de se dégager des plus graves d’entre elles (la condamnation de « l’herméneutique de la rupture » dénonce des erreurs bien réelles). D’autre part on prétend que TOUS sont enracinés dans cette pertinacité (« tous modernistes », « tous pourris »). Or cela est manifestement faux. Une grande majorité est toujours emportée dans le mouvement, mais pas tous.

Au point qu’á la question cruciale entre toutes, celle de la possibilité de survivre dans les conditions d’une reconnaissance de la Fraternité par Rome, nous n’arrivons pas à la même conclusion que vous.

Qu’il soit noté au passage que NOUS N’AVONS PAS CHERCHE un accord pratique. Cela est faux. Nous n’avons pas refusé a priori, comme vous le demandez, de considérer l’offre du pape. Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférerions de loin la solution actuelle de statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus.

En soi, la solution de la Prélature personnelle proposée n’est pas un piège. Cela ressort tout d’abord de ce que la situation présente en avril 2012 est bien différente de celle de 1988. Prétendre que rien n’a changé est une erreur historique. Les mêmes maux font souffrir l’Eglise, les conséquences sont encore plus graves et manifestes qu’alors; mais en méme temps on peut constater un changement d’attitude dans l’Eglise, aidé par les gestes et actes de Benoít XVI envers la Tradition. Ce mouvement nouveau, né il y a au moins une dizaine d’années, va se renforgant. II touche bon nombre (encore une minorité) de jeunes prêtres, de séminaristes et même déjà un petit nombre de jeunes évêques qui se distinguent nettement de leurs prédécesseurs, qui nous disent leur sympathie et leur soutien, mais qui sont encore passablement étouffés par la ligne dominante dans la hiérarchie en faveur de Vatican II. Cette hiérarchie est en perte de vitesse. Cela est objectif et montre qu’il n’est plus illusoire de considérer un combat «intra muros», dont nous sommes bien conscients de la dureté et difficulté. J’ai pu constater à Rome combien le discours sur les gloires de Vatican II que l'on va nous ressasser, s’il est encore dans la bouche de beaucoup, n’est cependant plus dans toutes les têtes. De moins en moins y croient.

Cette situation concrète, avec la solution canonique qui est proposée, est bien différente de celle de 1988. Et quand nous comparons les arguments que Mgr Lefebvre avait donnés à l’époque, nous concluons qu’il n’aurait pas hésité á accepter ce qui nous est proposé. Ne perdons pas le sens de l’Eglise, qui était si fort chez notre vénéré fondateur.

L’histoire de l'Eglise montre que la guérison des maux qui la frappent se fait de manière habituelle graduellement, lentement. Et quand un problème est terminé, c’en est un autre qui commence… oportet haereses esse, Prétendre attendre que tout soit réglé pour arriver á ce que vous appelez un accord pratique n’est pas réaliste. II est bien probable á voir comment se déroulent les choses que la fin de cette crise prendra encore des dizaines d’années. Mais de refuser de travailler dans le champ parce qu’il s’y trouve encore de la mauvaise herbe, qui risque d’étouffer, de gêner la bonne herbe trouve une curieuse leçon biblique ; c’est Notre Seigneur lui-même qui nous fait comprendre avec sa parabole de l’ivraie qu’il y aura toujours, sous une forme ou une autre de la mauvaise herbe à arracher et à combattre dans son Eglise…

Vous ne pouvez pas savoir combien votre attitude ces derniers mois – bien différente pour chacun d’entre vous – a été dure pour nous. Elle a empêché le supérieur général de vous communiquer et faire partager ces grands soucis, auxquels il vous aurait si volontiers associés, s’il ne s’était pas trouvé devant une incompréhension si forte et passionnée. Combien il aurait aimé pouvoir compter sur vous, sur vos conseils pour soutenir cette passe si délicate de notre histoire. C’est une grande épreuve, peut-être la plus grande de tout son supériorat. Notre Fondateur vénéré a donné aux évêques de la Fraternité une charge et des devoirs précis. Il a bien montré que le principe qui fait l’unité dans notre société, c’est le Supérieur Général. Mais depuis un certain temps déjà, vous essayez – chacun de manière différente – de lui imposer votre point de vue, même sous formes de menaces, et même publiquement. Cette dialectique entre vérité/foi et autorité est contraire à l’esprit sacerdotal. Au moins aurait-il espéré que vous essayiez de comprendre les arguments qui le poussent á agir comme il a agi ces dernières années, selon la volonté de la divine providence.

Nous prions bien pour chacun d’entre vous, pour que dans ce combat qui est loin d’être terminé nous nous retrouvions tous ensemble, pour la plus grande gloire de Dieu et pour l’amour de notre chère Fraternité.

Daigne Notre Seigneur ressuscité et Notre Dame vous protéger et vous bénir.

+Bernard Fellay
Niklaus Pfluger+
Alain-Marc Nély+


[1] « Ce n’est pas parce qu’un pape est libéral qu’il n’existe pas. (…) Nous devons rester dans une ligne ferme et ne pas nous égarer, au cours de ces difficultés dans lesquelles nous vivons. On serait tenté, justement, par des solutions extrêmes, et de dire: “Non, non, le pape n’est pas seulement libéral, le pape est hérétique! Le pape est peut-être probablement plus qu’hérétique, donc il n’y a pas de pape !” Cela, ce n’est pas exact. Ce n’est pas parce que quelqu’un est libéral, qu’il est nécessairement hérétique et par conséquent qu’il est nécessairement hors de l’Eglise. II faut savoir faire les distinctions nécessaires, Ceci est très important pour rester dans une voie sûre, pour rester bien dans l’Eglise. Sinon, nous irions où ? II n’y a plus de pape, il n’y a plus de cardinaux, parce que, si le pape n’était pas pape quand il a nommé les cardinaux, ces cardinaux ne peuvent plus nommer de pape parce qu’ils ne sont pas cardinaux. Et alors ? C’est un ange du Ciel qui va nous apporter un pape ? C’est absurde! Et pas seulement absurde, dangereux! Parce qu’alors nous serons conduits, peut-être, á des solutions qui sont vraiment schismatiques » (conférence á Angers, 1980). Voir aussi Fideiiter n° 57, p. 17 sur la mesure á garder.

 

 

 

  Recevez par email nos mises à jour


XII° UDT FSSPX
12 au 16 août 2017
Servir la chrétienté
aujourd'hui


Nouvelles parutions
Soeurs FSPX :
fondation en Virginie
catéchisme, etc.,

Lettre aux amis de
l'oeuvre Ste-Jeanne de
Valois n° 04 d'avril


Les camps d'été 2017
de la Tradition

Pour les garçons

de 8 à 14 ans,
du 2 au 8 juillet : Vox cantorum à La Peyratte

de 8 à 11 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 13 à 17 ans,
du 10 au 24 juillet
Moulins-Vichy

de 12 à 14 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 8 à 13 ans,
du 17 au 31 juillet
à Kernabat

de 14 à 17 ans,
du 17 au 31 juillet
en Armorique

du 30 juillet au 18 août à St-Bonnet
Le Château (42)

de 8 à 13 ans
du 1er au 17 août
à Unieux (42)

de 13 à 17 ans
du 10 au 24 août
au Portugal

de 14 à 17 ans,
du 5 au 21 août
Camp itinérant
à vélo Raid
Saint Christophe


Pour les filles
de 7 à 16 ans
du 6 au 15 juillet
en Bretagne

du 10 au 29 juillet
à St-Bonnet
Le Château (42)

de 15 à 18ans
du 12 au 22 juillet
à Will, en Suisse

de 7 à 16 ans
du 18 au 27 juillet
en Bretagne

A partir de 18 ans
du 7 au 11 août
stage de couture
à Ruffec (36)

A partir de 18 ans
du 4 au 8 septembre
stage de couture
à Ruffec (36)


Catéchisme n° 67
La rémission
des péchés


Messes en
avril 2017

Madagascar
Île de La Réunion
Île Maurice
Tanzanie


Centenaire apparitions
19-20 août 2017 :
pèlerinage de la
Tradition à Fatima

Circuit de la Vierge
Pèlerine en France

Place de bus pour le retour du pèlerinage


Croisade du Rosaire
15 août 2016
au 22 août 2017

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 300 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2017
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Dimanche 23 avril 2017
06:46 20:54

  Suivez notre fil RSS