Accueil    Sommaire    Ordo    Lieux de culte    Catéchisme    Vidéos    Nous aider    Dons en ligne    Liens des sites FSSPX    Contact    Rechercher    Privé 

Les insolites de LPL

   Le Concile Vatican II en question : Chapitre II - De l'infaillibilité - Octobre 2005

Accès aux aberrations liturgiques dues à Vatican II
Accès aux archives sur l'apologètique
Accès aux documents sur la disputatio sur La Porte Latine
Accès aux compromissions des hommes d'Eglise avec les ennemis du Christ
Accès à Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...

Le Concile Vatican II en question :
Chapitre II - De l'infaillibilité - Octobre 2005

Symposium Théologique de Paris – Octobre 2005
CHAPITRE DEUXIÈME : DE L'INFAILLIBILITÉ

Retour au chapitre I

S’interroger sur la valeur des documents du Concile implique une réflexion plus générale de potestate Magisterii.

Aujourd’hui, dans le monde catholique et non catholique, sont répandues deux positions extrêmes, toutes deux erronées et dangereuses; positions que nous pouvons considérer comme les deux principales objections à notre thèse[10].

 

2.1 Videtur quod

Ob. 1 : Les infaillibilistes

Il y a ceux que nous pourrions appeler les « infaillibilistes », qui considèrent qu’aucune déclaration officielle, à plus forte raison si elle est exprimée sous la forme extraordinaire d’un Concile, ne peut être mise en discussion, de quelque façon que ce soit. Ils se réfèrent souvent à l’obéissance aveugle ignacienne, selon la célèbre expression perinde ac cadaver, ou citent la treizième règle du sentire cum Ecclesia tirée des Exercices de St Ignace : « Pour ne nous écarter en rien de la vérité, nous devons toujours être disposés à croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l’Église hiérarchique le décide ainsi. Car il faut croire qu’entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l’Époux, et l’Église, qui est son Épouse, il n’y a qu’un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c’est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu’est dirigée et gouvernée notre Mère la sainte Église »[11].

C’est sur la même ligne que semble se placer cette affirmation catégorique de Pie XII : « Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu’alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l’esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens »[12].

À ce point, n’apparaissent que deux solutions : ou bien s’aligner sur les déclarations des Pontifes, en les considérant en continuité avec l’enseignement des prédécesseurs, même si le contraire est évident[13] ou bien considérer que le siège est vacant.

Ob. 2 : L’infaillibilité limitées aux décisions ex cathedra

Il y a ensuite ceux qui limitent l’infaillibilité aux décisions ex cathedra, laissant sur les autres déclarations une liberté de jugement. Pour ceux-là, en général, l’infaillibilité concerne uniquement le pape dans l’acte de définir une doctrine en matière de foi et de morale, c’est-à-dire quand l’objet a trait aux vérités révélées par Dieu, clairement liées à la Révélation (de fide) et/ou quand il parle solennellement. Le texte clé de référence est celui du Concile Vatican I : « Le Pontife Romain, quand il parle ex cathedra, c’est-à-dire quand, accomplissant son office de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être admise par toute l’Église, jouit… de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Église fût dotée, quand elle définit une doctrine concernant la foi ou la morale »[14]. En conséquence, les autres déclarations, c’est-à-dire aussi bien celles qui n’ont pas de lien direct avec la dogmatique et la morale que celles qui émanent d’encycliques, condamnations, etc., n’auraient aucun caractère contraignant, sinon temporairement.

On rencontre cette position à plusieurs niveaux, du simple fidèle à la haute hiérarchie, spécialement parmi les défenseurs du Concile Vatican II. Ceux-ci, en effet, bien qu’ils constatent des oppositions théoriquement insolubles entre les textes de Vatican II et certains enseignements des Papes précédents, spécialement ceux qui concernent les condamnations des différents aspects de la modernité (cf. la célèbre affirmation de celui qui était alors le cardinal Ratzinger au sujet de Gaudium et Spes, qualifiée de « contre-syllabus »), considèrent ces derniers comme des déclarations révisables, dans lesquelles l’Église n’a pas engagé la plénitude de son autorité.

 

2.2 Sed contra

1.  « L’infaillible garantie de l’assistance divine n’est pas limitée aux seuls actes du Magistère solennel; elle s’étend aussi au Magistère ordinaire, sans toutefois en recouvrir ni en assurer de la même façon tous les actes »[15].

2.  Pour l’infaillibilité du pape seul et du Magistère ordinaire de l’Église, « il faut que la vérité enseignée soit proposée comme déjà définie ou comme ayant toujours été crue ou admise par l’Église, ou comme attestée par l’accord unanime et constant des théologiens comme vérité catholique »[16].

2.2.1 Vérité et autorité

Il nous paraît bon de commencer par une considération générale. La crise actuelle a contribué à la naissance d’une mentalité très répandue dans le monde catholique, mais qui n’est pas une mentalité catholique. Nous voulons parler de cette idée trop banale selon laquelle l’obéissance au Pape et aux évêques devrait être aveugle, inconditionnelle, c’est-à-dire justifiée par l’autorité qu’ils représentent, indépendamment de ce qu’ils enseignent. Une telle mentalité trahit une pensée légaliste, selon laquelle une affirmation serait vraie parce que prononcée par une autorité légitime, et non par sa vérité intrinsèque. Ainsi, c’est l’autorité qui créerait le droit et la vérité, et elle ne se limiterait pas à les reconnaître, les garder et les enseigner.

Cette position peut être résumée de la façon suivante : « Le propre du catholicisme, ce n’est pas la vérité, attestée et maintenue par l’autorité, mais l’autorité, censée être la source même d’une “vérité” qui n’a pas de valeur en soi mais seulement par le dictamen qui la consacre »[17]. Mais cette position, nous le redisons, n’exprime pas celle de l’Église catholique, qui a reçu de Notre Seigneur un tout autre enseignement. Jésus lui-même a voulu souligner que « ma doctrine n’est pas de moi, mais de Celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu, ou si je parle de moi-même » (Jn VII, 16-17). Et son vas electionis, saint Paul, ne dit pas autre chose : « Si quelqu’un, fût-ce nous-même, fût-ce un ange du ciel, venait vous prêcher un évangile différent du nôtre, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1,8). Enfin, le texte de Pastor Aeternus qui définit l’infaillibilité du Pape souligne lui aussi qu’« aux successeurs de Pierre, l’Esprit Saint fut promis non pour qu’ils proposent, par sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’ils gardent religieusement et enseignent fidèlement, grâce à son assistance, la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi»[18].

La perspective catholique est claire : l’autorité est au service de la vérité. Il n’est donc en aucune façon possible d’exiger l’obéissance lorsque l’enseignement proposé est contraire à la vérité. Cela ne signifie pas que le jugement sur la vérité soit laissé au libre-arbitre de chacun. Entre les deux extrêmes (obéissance absolue et libre-arbitre), il y a une gradation, qui sera l’objet de la suite de notre exposé. Mais il est nécessaire de redire que l’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin. En effet, c’est justement à cause de cette grande confusion au sujet du rapport entre autorité et vérité que les « révolutionnaires » ont pu greffer sur le tissu catholique les germes de la crise actuelle, sans que les « anticorps » ne réagissent à cette terrible infection. Ils ont en effet abusé de l’obéissance pour imposer leurs fausses doctrines, et chaque fois que quelqu’un a tenté de manifester son désaccord, ils ont utilisé l’accusation de désobéissance pour isoler le malheureux et briser ainsi toute résistance. C’est ce mauvais usage de la vertu d’obéissance que Mgr Lefebvre a magistralement défini comme « le coup de maître de Satan ».

2.2.2 Magistère infaillible et Magistère canonique[19]

Le Magistère de l’Église, dont le pouvoir réside soit chez le Pontife seul, soit dans l’épiscopat cum Petro et sub Petro, ne se prononce pas toujours au même niveau.

Le degré le plus haut du Magistère comprend la divine Révélation que Jésus a confiée à son Église pour qu’elle la garde et la transmette fidèlement. À ce niveau, l’infaillibilité du Magistère est garantie.

Suivons pas à pas l’affirmation de Billot : « Potestas infallibilis magisterii pro objecto primario habet res fidei et morum quae in deposito catholicae revelationis formaliter explicite vel formaliter implicite continentur »[20].

Le théologien jésuite considère l’objet (quae continentur in deposito catholicae revelationis), c’est-à-dire tout ce que le Christ a enseigné aux Apôtres et tout ce que ces mêmes Apôtres ont appris de l’Esprit Saint, et qui nous est livré aussi bien par les Écritures que par la Tradition non écrite. Cela signifie qu’à ce niveau, l’infaillibilité du Magistère « s’étend seulement aux vérités révélées par Dieu sumaturellement »[21].

« Secundario vero [potestas infallibilis magisterii] extenditur ad alias etiam veritates in se non revelatas, quae tamen requiruntur ut revelationis depositum integrum custodiatur, et nominatim quidam ad multiplices propositionum censuras et ad facta dogmatica »[22]. Cela signifie que le Christ a promis son assistance spéciale non seulement pour que l’Église reçoive et transmette fidèlement son enseignement, mais aussi pour qu’elle le garde et le développe au cours des siècles. C’est pourquoi le Magistère infaillible s’étend aussi aux vérités incluses dans les précédentes, mais non encore explicitement exprimées quoad nos, et aussi à ces énonciations dont il garantit la vérité de façon absolue (définitions infaillibles, mais non dogmatiques), bien qu’elles ne soient pas objet de foi divine.

À ce point, le cardinal Journet fait une réflexion très importante et lourde de conséquences; il affirme que, pour les trois classes de vérités indiquées ci-dessus, le Seigneur Jésus donne à son Église une assistance spéciale, une assistance absolument infaillible. Mais le Magistère de l’Église, ajoute le cardinal, « ne fonde pas, il conditionne l’assentiment infaillible de foi. Et pourtant c’est la plus haute fonction à laquelle il lui soit donné d’atteindre : à ce moment… il n’y a plus rien dans son initiative qui ne soit résorbé dans l’assistance divine»[23].

Le Magistère infaillible fait donc fonction d’instrument de communication de la vérité révélée ; il est vraie cause seconde, son action ne fonde pas l’infaillibilité du contenu (laquelle est en revanche fondée sur Dieu, qui ne peut ni se tromper ni tromper), mais en quelque sorte la garantit.

À ce point, on peut comprendre l’infaillibilité de l’enseignement du Pontife romain quand, ex cathedra, il définit une vérité comme révélée, comme cela a été proclamé par Vatican I. En effet, le Pape ne fait pas autre chose que déclarer solennellement ce que Dieu lui-même a révélé par le Christ ou les Apôtres; l’obéissance au Pape est en fait l’obéissance directe à Dieu lui-même, et indirecte au Pape comme son instrument et son intermédiaire.

Les problèmes, pour ainsi dire, commencent à un autre niveau, à savoir celui de ce que l’on appelle communément les « vérités spéculatives secondaires ». Ce dernier adjectif peut induire une désagréable équivoque, celle de faire penser que ces vérités n’auraient pas d’importance pour la conservation de la foi.

En réalité, il existe de très nombreuses vérités qui, soit n’appartiennent pas au depositum fidei, mais lui sont liées (comme par exemple les vérités philosophiques de la philosophia perennis, qui a trouvé chez saint Thomas sa plus haute expression, et que l’Église a donc maintes fois ordonné d’enseigner et de suivre), soit n’ont pas encore été définies par l’Église de façon irréformable (par exemple les conclusions théologiques universellement enseignées ou crues).

Ces vérités sont garanties prudentiellement (à la différence de l’autorité absolue, qui concerne les vérités spéculatives primaires) dans la mesure où, à la différence de ce qui a été exposé précédemment au sujet du pouvoir déclaratif du Magistère, l’Église n’est plus une simple intermédiaire des divins enseignements; « elle agit en vertu de son pouvoir canonique, promulgateur de ce qu’il convient ou non d’enseigner et de croire, si l’on veut préserver l’intelligence des fidèles des dangers qui menacent leur foi… À ce moment, l’Église n’intervient pas, comme dans la foi divine, à titre de simple condition de notre assentiment. Elle est elle-même le fondement immédiat d’un assentiment (dont le fondement médiat est Dieu, qui régit l’Église) qu’on peut appeler… obéissance ecclésiastique, foi ecclésiastique, assentiment religieux, pieux assentiment »[24].

Quel type d’obéissance, donc, doit-on à ce type de Magistère?

Tout d’abord, il faut souligner que, au sein de ce vaste domaine des vérités qui jouissent d’une assistance prudentielle, il y a une différence décisive. Il existe en effet des enseignements que l’Église a proposés de façon constante et universelle, dans lesquels elle entend user en plénitude de son autorité prudentielle. Dans ce cas, « nous n’hésiterons pas à dire que le Magistère les propose en vertu d’une assistance pratique prudentielle, qui est vraiment et proprement infaillible, en sorte que nous serons sûrs de la prudence de chacun de ces enseignements, et en conséquence pratiquement sûrs de la vérité intrinsèque, spéculative, de chacun d’eux »[25]. Dans ce cas on parle non pas de vérité infaillible, mais de certitude infaillible (infallibilis securitas).

Il y a par ailleurs des enseignements dans lesquels l’Église n’entend pas user en plénitude de son autorité prudentielle ; dans ce cas, « nous dirons que le Magistère ne les propose que d’une manière faillible »[26].

De cela, nous pouvons conclure ce qui suit :

- dans le cas du Magistère déclaratif, par le fait que l’on obéit proprement à Dieu et à l’Église seulement en tant que médiation, l’obéissance due sera d’ordre théologal (propre à la vertu théologale de foi);

- quant au Magistère prudentiel, en revanche, l’obéissance due dépend du degré avec lequel le Magistère engage son autorité : « Si le Magistère est naturel, l’obéissance sera, de soi, naturelle. Si le magistère se réalise d’une manière analogique et surnaturelle, la vertu de docilité et d’obéissance se réalisera, elle aussi, d’une manière analogique et surnaturelle »[27].

Dans le cas de l’assistance prudentielle faillible, il est donc possible que le Pape ou une Congrégation romaine se trompent. Que devra-t-on faire dans ce cas? « Licebit dissentire… licebit dubitare… ; nec tamen pro reverentia auctoritatis sacrae fas erit publice contradicere… ; sed silentium servandum est quod obsequosium vocant »[28]. Toutefois, nous faisons seulement remarquer que, dans le cas de péril proche pour la foi, même la répréhension publique est nécessaire[29].

 

2.3 Solution des difficultés

Ad. 1 : Les infaillibilistes: aucune déclaration officielle ne peut être mise en discussion, de quelque façon que ce soit.

Le texte de saint Ignace est très précis :

« Pour ne nous écarter en rien de la vérité, nous devons toujours être disposés à croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l’Église hiérarchique le décide ainsi ». Le verbe utilisé nous renvoie immédiatement au premier degré du Magistère, le Magistère infaillible. On a vu, en effet, que l’acte correspondant à cet enseignement est l’obéissance de la Foi, laquelle adhère à la vérité révélée par Dieu et transmise par l’Église, en vertu de l’autorité même de Celui qui révèle.

Cette obéissance « aveugle » du point de vue humain (dans le sens où l’on ne saisit pas l’évidence rationnelle de la vérité révélée) est en réalité éclairée par la vertu théologale de Foi, dont la certitude est supérieure à quelque évidence intellectuelle que ce soit, en vertu de Dieu qui révèle. Mais dans les cas où l’Église hiérarchique n’entend rien définir, une telle obéissance surnaturelle serait disproportionnée par rapport à son objet. Nous le répétons : l’obéissance due dépend du degré avec lequel le Magistère engage son autorité. C’est ainsi qu’est résolue cette première difficulté.

On peut raisonner de la même façon sur l’enseignement de Pie XII. Le Pontife lui-même, en effet, spécifie que l’assentiment doit être donné « selon l’intention et la volonté des Pontifes ». Il s’agit encore ici de l’importance de l’intention de vouloir définir quelque chose ou d’engager au plus haut degré son autorité.

Ad. 2 : Infaillibilité limitée aux décisions ex cathedra

À cette objection, nous avons amplement répondu dans le corps de notre argumentation, quand nous avons parlé du Magistère canonique. Nous réaffirmons la notion selon laquelle l’infaillibilité du Magistère s’étend au-delà de l’enseignement ex cathedra défini lors du Concile Vatican I, dans les conditions rapportées ci-dessus. Billot l’exprime très clairement : « Quidquid ab Ecclesia sive solemni iudicio, sive ordinario et universali magisterio tamquam a Deo revelatum proponitur, fide divina credendum est, et pertinaciter obnitens incurrit haeresim. Caetera vera ab eodem magisterio definita, non divina, sed ecclesiastica fide videntur esse credenda »[30].

Le point clé, qui implique l’obéissance de la foi, est le fait que l’on enseigne quelque chose « tamquam a Deo revelatum » ; dans le cas de la foi ecclésiastique, en revanche, il est nécessaire, encore une fois, que quelque chose soit défini, ce qui renvoie à la distinction faite précédemment entre une assistance prudentielle faillible et une assistance prudentielle infaillible.

Source : Si Si No No/Symposium Théologique de Paris – Octobre 2005

 

 

Notes

[10] Note méthodologique importante : nous construisons notre argumentation, dans ce deuxième chapitre, selon le schéma classique de la Summa Theologiae, dont la clarté logique et explicative est inégalée. Nous présentons les videtur quod, c’est-à-dire les possibles objections à la thèse (abrégées par le sigle « ob. » suivi du numéro correspondant), qui seront résolues à la fin (sigle « ad. » suivie du numéro correspondant). Entre ces deux moments, nous développerons le corpus de l’argumentation.
[11] SAINT IGNACE DE LOYOLA, Exercices spirituels, § 365.
[12] Pius PP. XII, Humani generis, 12 août 1950
[13] Je me souviens que l’un de mes amis, bien connu en Italie pour ses positions conservatrices, me répondit un jour, face aux preuves d’oppositions évidentes entre les positions de Jean-Paul II et celles de ses prédécesseurs : « J’adopte, par rapport aux encycliques de Jean-Paul II, le comportement que Dei Filius recommande face à d’apparentes oppositions entre la foi et la raison : puisqu’il ne peut pas y avoir d’opposition, je considère que l’opposition n’est qu’apparente, même si pour l’instant on n’arrive pas à le démontrer ».
[14] Concile Vatican I, Pastor Aetemus, 18 juillet 1870.
[15] LABOURDETTE, Revue Thomiste, 1950, p. 38.
[16] Dict. de Théologie Catholique, article Infaillibilité du pape, VII, col. 1705.
[17] L. MÉROZ, L’obéissance dans l’Église. Aveugle ou clairvoyante?, Genève, Claude Martingay, p. 39. À noter que l’auteur fait cette affirmation pour la réfuter par la suite, car il ne partage pas ce point de vue.
[18] Concile Vatican I, Pastor Aeternus, 18 juillet 1870. SALAVERRI affirme que le Concile Vatican I, bien qu’implicitement, a défini que “le Magistère est traditionnel, c’est-à-dire institué non pas pour enseigner des vérités nouvelles, mais pour garder, défendre et annoncer le dépôt de vérité reçu » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, t.1, III, § 512).
[19] Le terme « canonique », en référence au Magistère, n’est pas habituel en théologie. Le cardinal Journet l’emploie pour indiquer que, dans ce cas, l’Église utilise son pouvoir canonique pour enseigner ou condamner quelque chose qui, bien que non contenu dans la Révélation divine, en conditionne toutefois la sauvegarde et la promulgation.
[20] L. BILLOT, De Ecclesia Christi, I, th. XVII.
[21] B. BARTMANN, Manuel de Théologie Dogmatique, II, § 141.
[22] L. BILLOT, De Ecclesia Christi, cit.
[23] Ibidem, p. 446.
[24] Ibidem, p. 454.
[25] Ibidem, p. 456.
[26] Ibidem.
[27] Ibidem, p. 454.
[28] I. SALAVERRI, Sacrae Theologiae Summa, cit, III, § 675.
[29] Cf. Saint Thomas d’Aquin, Summa theologiae, II, II, q. XXXIII, a. 4, et aussi Super Epistolam ad Galatas, lect. II. [30] L. BILLOT, De Ecclesia Christi, cit., th. XVIII.

 

 

Suite du dossier "Le Concile Vatican II en question"

Le Concile Vatican II en question : Chapitre III - Le concile lui-même en question - Octobre 2005
Conclusion


 

 

  Recevez par email nos mises à jour


Messe et retraite
Océan Indien
en octobre 2017

11 au 16 oct. messe à Madagascar
17 au 21 octobre, retraite spirituelle
à La Réunion


Catéchisme n° 77
La loi, définition


Bulletins et revues
Montgardin - Le Petit Echo de N-D : 800 ans de la Custodie de Terre Sainte
La Malle aux Mille Trésors n° 59 de septembre-octobre
Foyers Ardents : Merci à nos maris,
par M. du Tertre;
le quinze août, par
le Père Joseph

Fideliter 238
La correspondance inédite d'un prêtre
fidèle

Courrier de Rome - Ordre de Malte (Pr. Pasqualucci); Sola scriptura (Abbé Citati)
Vers les sommets - Ton mot d'ordre :
Piété, abbé Gérard

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 400 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2017
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Dimanche 24 septembre 2017
07:42 19:43

  Suivez notre fil RSS