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Reportage sur la IV° UDT 2009 de la FSSPX – n° 1

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Cette année l’UDT 2009 a eu le privilège de bénéficier de la présence des RR.PP. Louis-Marie et Thomas, O.P.,
qui ont délivré une conférence et animé l’atelier n° 1 qui traitait « l’Objection des Juifs : Jésus-Christ
n’est pas le Messie, le Fils de Dieu, parce qu’Il n’a accompli aucune des prophéties messianiques ».

Ce sont plus de deux cents personnes qui ont assisté à la IV° université d’été de la Fraternité Saint-Pie X à l’école Sainte-Marie, près de Saint-Malo, où les a accueillis avec beaucoup d’émotion l’abbé Dominique Rousseau, son directeur sur le départ pour l’école de Bitche.

« Que savons-nous de Dieu, de son existence et de sa nature ? »
La 1ère conférence a fait la synthèse des conclusions de la théologie naturelle étudiée dans les précédentes UDT.
Ci-contre, au centre, l’abbé François-Marie Chautard entouré du R.P. Louis-Marie, O.P., et de l’abbé Jonathan Loop (sous-diacre au séminaire de Winona) venu spécialement des USA pour cette IV° UDT.

Si Dieu est si bon que ne peut se dire, selon le mot de Joinville, nous devons pourtant essayer de présenter une synthèse des universités précédentes sur la connaissance que nous pouvons avoir de Dieu.
I – Existence de Dieu
• 1 Non évidence de l’existence de Dieu. Personne ne connaît la nature divine. Son existence n’est donc pas évidente. Pour répondre avec assurance et dire que son existence est évidente, il faudrait voir Dieu pour affirmer ensuite que Dieu ne peut pas ne pas exister. L’existence de Dieu n’est donc pas évidente. Est-elle pour autant démontrable ?
• 2 La démonstrabilité. La seule solution envisageable est de partir de réalités concrètes dont l’existence postulerait nécessairement celle de Dieu. Autrement dit, au vu de certaines réalités d’ici-bas, il est impossible qu’elles puissent exister sans l’intervention et donc l’existence d’un être souverain appelé Dieu.
• 3 La démonstration de l’existence de Dieu. Avec un réalisme philosophique de premier plan, saint Thomas base toute sa connaissance naturelle de Dieu sur 5 types de faits irréfutables : le mouvement : une bille en pousse une autre; la génération : l’arbre produit des fleurs; la contingence : l’éphémère de la fleur; les degrés de perfection et d’être : un être est meilleur qu’une autre, l’homme par rapport au cheval, ce dernier par rapport au ver de terre, celui-ci par rapport au caillou; la finalité dans l’univers : l’être est « programmé », orienté, déterminé, finalisé : le pommier donne des pommes, le chat vit comme un chat, l’homme recherche le bonheur.
II – Les attributs de la nature divine.
Démontrer que Dieu existe est chose relativement aisée. Montrer quel il est relève d’un niveau plus élevé, plus mystérieux. Pour nous guider dans cet apparent labyrinthe, il est indispensable de nous munir d’un fil d’Ariane qui sera en l’occurrence la notion de l’acte et de la puissance.
• 1 Notion d’acte et de puissance. Il y a trois degrés d’être :
– le non-être ou impuissance,
– l’être déjà réalisé ou l’être en acte,
– l’intermédiaire ou l’être en puissance.
• 2 Application à Dieu. Il est l’acte pur, l’être absolu, l’être accompli, parfait, achevé – et encore tous ces termes sont inadéquats puisqu’ils supposent un accomplissement, un perfectionnement impossible dans le premier être. On comprend alors la profondeur du mot de Dieu à Moïse : Yahveh : « je suis celui qui suis » . Il est l’être
absolu. De là, on peut dérouler les attributs de Dieu comme les autres.
– La simplicité. Dieu étant acte pur ne peut être que sans mélange. S’il était composé de parties, il ne serait plus cet être absolu mais un être fabriqué puisque l’on ne peut être composé que si on l’est par un autre. Cette simplicité de Dieu se reflète dans toutes ses autres perfections : son intelligence, sa volonté et sa création.
– Perfection divine. Cela veut dire que Dieu contient toute perfection comme la lumière blanche contient toutes les couleurs. Il est donc infiniment sage, bon, juste, miséricordieux, etc. Et même davantage, il n’a pas la vérité, la justice, la bonté. Il est la vérité, la justice, la bonté. Encore une fois, pas de composition en Dieu.
– La bonté de Dieu. Pour ne pas changer, saint Thomas, entre autres arguments, reprend celui de l’acte pur. Une chose est d’autant plus aimable et désirable qu’elle est remplie de perfection. Or, Dieu étant acte pur, est la quintessence de toute perfection. Donc, Dieu est souverainement aimable.
– Infinité de Dieu. C’est un infini de richesse, de perfection, d’excellence.
– Ubiquité de Dieu. Ainsi, Dieu agit en tout être pour lui communiquer l’existence. Or, là où on agit, on est. Donc Dieu est partout.
– Immutabilité. Dieu est immuable, il ne varie pas, il ne change pas. Il reste ce qu’il est.
– Unicité de Dieu. Pour que l’un soit différent de l’autre, il faudrait que l’un n’ait pas ce qu’un autre possède. Mais alors, aucun des deux ne serait l’acte pur.
(Résumé de la conférence de M. l’abbé Chautard)

2. « Tourner sept fois sa langue » – L’intervention dans une discussion se prépare en amont : la qualité du discours final s’enracine dans un travail préalable. Abbé Grégoire Celier

3. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » – Pour intervenir efficacement dans une discussion, un discours clair et cohérent, exposant de façon concrète des vérités bien assurées est nécessaire. Abbé Grégoire Celier

4. Quand Dieu se révèle » – La Révélation : définition, possibilité, nécessité. Ordre naturel et ordre surnaturel. Abbé François Knittel

5. « La forme du discours » – Conférence méthodologique sur l’art et les techniques d’argumentation. M. René Duverger

6. « Que peut-on savoir avec certitude de Jésus-Christ ? » – Des mythes contemporains aux sources historiques. Abbé Jean-Batiste Frament.

7. « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » – Qui Jésus-Christ a-t-il prétendu être ?. R.P. Louis-Marie

8. « Les miracles, la foi en une supercherie ? » – Valeur objective de l’argumentation du miracle. Abbé Dominique Lagneau

9. « Les miracles de Jésus-Christ » – Etude scientifique. Abbé Arnaud Sélégny

10. « Les prophéties, la foi en un montage ? » –Valeur objective de l’argument de prophétie. Abbé Sylvain Lamerand

11. « La réalisation des prophéties de l’Ancien Testament » –Etude historique. Abbé Nicolas Pinaud

12. « La foi, une absurdité réconfortante ? » – La crédibilité du dogme catholique. Abbé alain Lorans

En l’absence de l’abbé Alain Lorans qui était retenu, le premier jour, à Paris pour une émission sur Radio cortoisie, c’est à Jacques-Régis du Cray qu’est échu le rôle de Monsieur Loyal chargé de présenter les conférenciers et de résumer en moins de 2 minutes leurs propos. Pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, même s’il faudra encore de longues années pour égaler le brio et l’apparente facilité d’un mentor tel que l’abbé Lorans.

fraternité sainte pie X