logos-lpl-separator-blc

Mindanao, Philippines, un nouveau prieuré pour les catholiques de la FSSPX

Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp

Communiqué de l’abbé Timothy PFEIFFER
à l’ Association « Missions » – Juillet 2011

Chers amis de MISSIONS,

C’est avec une grande joie que nous vous donnons de bonnes nouvelles de la mission FSSPX aux Philippines. Notre seul regret est d’être si peu nombreux pour accomplir l’énorme tâche de rétablir la Tradition aux Philippines avec peu de talent et de sainteté. Mais vous êtes déjà notre consolation et notre aide, aussi bien spirituelle que matérielle.

Grande annonce

Photo : Father J.Timothy PFEIFFER

Les catholiques traditionnels de Mindanao aux Philippines ont littéralement sauté de joie quand l’abbé Couture, supérieur du district FSSPX d’Asie, a annoncé la création d’un nouveau prieuré dans cette grande île du sud, dès cette année 2011.

Cette initiative est une nouvelle étape logique dans la restauration de la Tradition aux Philippines. A l’origine, les missionnaires espagnols ont divisé le pays en trois zones géographiques :

– le Nord, avec Luçon et ses environs,
– le Centre, constitué par les Visayas,
– le Sud, consistant principalement dans l’île de Mindanao.

Puisque la FSSPX avait déjà un prieuré pour le Nord, à Manille, un pour le Centre, à Iloilo, il était logique d’en établir un troisième dans la partie Sud des Philippines qui soulagera le travail des deux premiers et permettra d’atteindre de nouveaux villages.

Un peu d’histoire

La Providence a voulu que la première cathédrale du Nord ait été dédiée à Notre Dame de l’Immaculée Conception, celle du secteur Centre à l’Enfant Jésus, et celle de Mindanao à Saint Joseph. Il était naturel de choisir Saint Joseph comme patron du nouveau prieuré. La décision d’ouvrir ce prieuré de Davao coïncida avec la consécration du district d’Asie de la FSSPX à Saint Joseph le 19 mars 2011. C’est le premier acte de dévotion du district d’Asie à Saint Joseph. Nous voyons là le signe d’une assistance divine.

La belle île de Mindanao a été territoire de mission jusqu’aux années 1960, notamment pour les Columban Fathers dont le zèle apostolique, malgré de faibles moyens, a permis de maintenir et de réanimer la Foi parmi cette vaste population catholique. Dans les années 1930 et 1940, quand les Columban Fathers sont venus pour la première fois à Mindanao, beaucoup de villages n’avaient pas vu un prêtre depuis des années. C’étaient des tournées lors des fêtes de villages, avec confessions, mariages régularisés, messes et baptêmes après les messes. Ensuite, on organisait la venue de l’évêque pour les confirmations, jusqu’à 3 000 confirmations pour un évêque en quatre jours.

Aujourd’hui le missionnaire de Tradition n’est plus aussi populaire et il n’y a pas de foules agitant des palmes à son arrivée. Compte tenu du petit nombre de prêtres par rapport au grand nombre de paroissiens, la solution naturelle avait été de former des catéchistes agissant sur place. Ce travail fe formation des catéchistes fut fait très sérieusement et mené avec vigueur. Par exemple, l’université catholique d’Osamis fut à l’origine une institution chargée de bien former un vaste corps de catéchistes. Les missionnaires, de Saint François Xavier à Mgr Lefebvre, ont toujours compris cette nécessité.

Témoignage sur le bouleversement des mentalités dans les années 1960

Puis vint Vatican II avec ses désastreuses conséquences.

Voici quelques citations tirées de « Mindanao Mission » écrit par Edward Fisher en 1978 :

« les pionniers furent des constructeurs d’églises et d’écoles, mais la tendance maintenant est de dépenser plus d’argent dans des programmes d’action sociale, car les jeunes missionnaires veulent voir les bonnes choses du monde de Dieu mieux distribuées. Les anciens privilégiaient le besoin de vocations, alors que les jeunes sont concernés par le développement d’un apostolat de laïcs. (…) Ces changements d’attitudes furent beaucoup discutés à une conférence des évêques d’Asie, avec des prêtres, des religieux et des laïcs, tenue à Hong-Kong au printemps 1977. Ils dirent par exemple qu’un des problèmes de l’Eglise est d’apprendre « comment enrichir l’identité et la vie chrétiennes en s’ouvrant soi-même aux grandes religions et traditions d’Asie. » (…) Le cardinal Béa, quand il était à la tête du Secrétariat pour l’Unité des Chrétiens, au Vatican, dit en janvier 1964 : « la Contre-Réforme est terminée » »

Corruption et catholicisme

Ce que disait Edward Fisher en 1978, les missionnaires d’aujourd’hui en voient les fruits trop évidents. Le protestantisme et les sectes prolifèrent de telle façon que le catholique est prêt à les recevoir, dans ce pays supposé être à 80% catholique.

Dans les villages, il apparaît que les catholiques suivent simplement la religion de leur camarade le plus entraînant. Comme me l’a dit un prêtre de Manille : « le peuple suit la religion basée sur leur relation avec les autres. Les protestants construisent ces relations. »

La pratique courante dans l’un de nos villages est, pour le laïc missionnaire de passage, de lire la Bible et de distribuer la communion tous les deux ou trois mois, sans confessions par conséquent.

Avec la généralisation des ADAP (assemblées dominicales en l’absence de prêtre), le fidèle ne sait plus s’il s’agit d’hosties consacrées ou pseudo-« consacrées ». Les populations catholiques ont ainsi du mal à distinguer ce qui est encore catholique de ce qui est déjà hérétique, et continuent à passer sans broncher aux sectes protestantes, souvent sans même réaliser ce qu’ils sont en train de faire.

A première vue, les Philippines peuvent impressionner par leur dévotion catholique. Même à l’aéroport, Notre Dame de Fatima est honorée, et il n’est pas inhabituel d’y voir le peuple prier le Rosaire devant sa statue. Pendant ce temps, leur pays est en chemin de mettre en place un contrôle des naissances massif et agressif qui persécutera les catholiques non coopératifs. Le matérialisme et l’immoralité ne seront combattus que par l’enseignement de la doctrine et du dogme.

Le nouveau prieuré, l’ACIM, et le travail de restauration :

Le travail de restauration via la rééducation catholique commence avec des prêtres dans ces bastions de catholicité que nous appelons prieurés. Davao est vraiment un bon endroit stratégique, au centre du transit logistique de l’île. Il permet un accès aisé par bus à toute ville de Mindanao et dispose d’un aéroport décent avec des vols journaliers vers toutes les grandes villes des Philippines.

Le nouveau prieuré est lui-même à 3 km de ce terminal aéroportuaire. Les fidèles de nos missions de Mindanao et associées représentent à l’heure actuelle environ 660 âmes, et il est possible de doubler ce nombre. De plus, et c’est le plus encourageant, nous disposons de 10 praesidia de la Légion de Marie et de 3 clans des Apôtres de Marie. Nos missions comprennent ce qui suit :

  • île de Bohol : 3 missions
  • île de Cebu : 1 mission
  • île de Mindanao : 5 missions, dont Davao et General Santos (Gensan).

Une des grandes bénédictions de notre nouveau prieuré est la présence à General Santos (Gensan) du Quartier Général de l’ACIM (Association Catholique des Infirmières et Médecins). Cette Association organise à partir de son QG chaque année une mission médicale dans les régions qui en ont le plus besoin aux Philippines.

Les travaux de l’ACIM sont menés en étroite connection, à la fois avec la Légion de Marie et avec les Apôtres de Marie, dans les villages de Cotabato Sud et de la province de Sarangani. L’ACIM est une précieuse clef de voûte d’une infrastructure traditionnelle, catholique et sociale, dans nos contrées. Une autre clef de voûte est la collaboration de nos prêtres avec ceux de Manille et de Iloilo pour la prédication des Retraites de Saint Ignace.

Nous avons également pour objectif de refonder à Davao les sœurs de Béthanie qui sont actuellement à Iloilo. Cela implique la donation d’un terrain d’un hectare pour la construction du Noviciat des sœurs oblates de la FSSPX.

Situation actuelle du prieuré et projets

Actuellement, nous aménageons une maison située à 1,9 km du futur prieuré. Cette « maison allemande », allemande comme la nationalité de son propriétaire, est d’une superficie de 544 m2 sur 3 niveaux dans un terrain de plus de 800 m2 . Nous avons trois besoins immédiats matériels et un besoin permanent spirituel :

– nous devons encore payer une forte somme (environ 70 000 €) pour l’achat de la propriété,
– nous devons acheter un véhicule,
– nous devons remodeler le prieuré et transformer la maison allemande (10 chambres à coucher au lieu de 3 actuellement). Le prieuré aura ainsi une belle chapelle de 78 m2. Coût estimé pour le § 3 : 40 000 €.

Notre besoin spirituel et culturel le plus pressant est de sauver et d’encourager les familles aux Philippines, grâce à nos Rosaires journaliers et à ceux que nous disons dans le cadre de la croisade du Rosaire organisée par la FSSPX. Il faut être vigilant, car une mentalité contraceptive s’installe insidieusement.

Adios, mais auparavant « hasta luego »

Quand nos deux collaborateurs, Fr Alexander Hora et Fr Joseph Pfeiffer, arriveront fin juillet 2011, l’équipe de trois prêtres du prieuré sera au complet et opérationnelle. Puisse Saint Joseph vous inspirer et vous conduire à nous aider, d’une façon ou d’une autre, par vos dons et par vos prières, et Dieu vous bénir,

Father J.Timothy PFEIFFER

Pour aider cette nouvelle implantation, vous pouvez envoyer vos dons à :

MISSIONS
6, parc de la Bérengère
92210 SAINT-CLOUD missions.assoc@gmail.com

En précisant « pour les Philippines »

Pour plus de renseignements sur le District d’Asie

St. Pius X Priory

Society of St Pius X
District of Asia
St Pius X Priory
286 Upper Thomson Rd
Singapore 574402
00 65 64 59 07 92
00 65 64 59 38 20
00 65 64 59 35 91
Le site du District d’Asie
Les activités du District d’Asie