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Chronique des Bénédictins de Bellaigue de décembre 2015 à mars 2016

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Le mot du cellérier

Après plusieurs années de travail avec notre architecte, et en collaboration avec l’Architecte des Bâtiments de France, nous avons pu retirer en mairie notre permis de construire le 25 février dernier. C’est dans l’action de grâce que nous vous faisons part du franchissement de cette étape importante pour notre projet, car vos prières n’ont sans doute pas été étrangères à ce résultat.

L’élaboration des détails du projet se poursuit dans une optique d’économie, tout en préservant les aspects extérieurs qui ont été approuvés tels que vous pouvez les voir ci-dessous. Nous n’avons désormais plus d’obstacle administratif à la mise en oeuvre du projet d’extension.

Cependant, comme vous le savez peut-être, les entreprises demandent le versement d’au moins 30% d’accompte avant de commencer les travaux, et étant donné la vitesse à laquelle on construit aujourd’hui, nous ne pouvons pas engager la première tranche de travaux tant que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir la mener à terme : Qui de vous, en effet, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied auparavant pour calculer la dépense, et s’il a de quoi l’achever ? Actuellement, nous disposons de moins de 40% de la dépense totale de la première tranche : nous nous voyons donc dans l’urgente nécessité de vous solliciter à nouveau.

Cette première tranche de travaux comprend d’abord des travaux préparatoires, comme l’aménagement d’un accès au chantier différent de l’entrée du monastère (à l’issue du chantier, ce nouveau chemin servira d’accès pour les livraisons) et quelques terrassements ; mais la partie essentielle des travaux sera l’édification (clos-couvert) de l’aile sud du monastère.

La volumétrie de cette aile reprendra celle de l’aile est, afin de mieux s’intégrer dans l’ensemble. à l’intérieur, elle sera composée principalement, au sous-sol : des locaux techniques, de la boulangerie, de la lingerie, du cellier et de la légumerie ; au rez-de-chaussée : du réfectoire, de la cuisine et de la plonge ; au premier étage : de treize cellules avec le bureau et l’oratoire du R. P. Prieur ; aux combles : d’un grand local d’archives aménageable soit en cellules provisoires, soit en annexe de la bibliothèque.

En attendant de pouvoir concrétiser ce grand projet, la réalisation des vitraux de notre abbatiale va se poursuivre au printemps, avec la pose des quatre vitraux restants sur la façade nord (celui du transept et trois dans le bas-côté). Durant les mois d’hiver, les frères ont achevé l’isolation des voûtes de l’église.

L’aménagement de la maison des Gouttes a aussi bien avancé : finitions dans la salle d’eau ainsi que l’isolation et le lambris dans les combles, installation des radiateurs et de quelques luminaires ; les familles pourront bientôt en profiter lors de leurs visites !

Le frère Cellérier – Mars 2016

La chronique du monastère de décembre 2015 à mars 2016

Noël et Épiphanie : La douce lumière qui irradie chaque année l’église de Dieu, quand se renouvellent mystérieusement ses commencements, a entouré de son éclat et donné en quelque sorte son nom à notre nouveau frère : l’abbé Peron devient, en la vigile de l’épiphanie, Père Emmanuel. Un chartreux disait que « notre vie contemplative est un prolongement du mystère de Noël ».

2 février : Ce n’est pas pour rien, chante Isaïe, que Dieu a modelé la terre, mais pour qu’elle fût habitée. De même pour les monastères ; et qui aurait le mauvais goût de se plaindre si Dieu se plaît ici à remplir le nôtre avant d’en élever les murs ? (Peut-être pour voir si les habitants en valent le coût, voir s’ils deviennent de vrais moines…). C’est donc un frère Bruno qui, en cette fête très belle de la Purification, reçoit le saint habit monastique. Oui, ce nom résonne comme une invitation à plonger dans cette beata solitudo, sola beatitudo, à se livrer à cette solitude où Dieu dévoile un peu de sa plénitude.

9 mars : Huitième anniversaire du rappel à Dieu de notre Père Dom Ange. Après l’absoute sur son tombeau, nous chantons un Salve Regina polyphonique : « l’Antienne du Puy » ; l’approche du jubilé anicien nous suggérait de saluer ainsi notre espérance : « Spes nostra, salve ! ».

12 mars : Fête de saint Grégoire le grand, « miroir des moines », et samedi de Sitientes : coïncidence préparée par la Providence pour la joie et l’honneur de nos frères Elie et Maur, qui sont ordonnés sous-diacres à écône. à leur tour d’être des « veilleurs » fidèles, attentifs à la pureté des choses et des âmes qui entrent au contact de la Source, ce Dieu cui servire regnare est (cette formule du Pontifical vient justement de saint Grégoire) ; l’évangile et les obscurités que nous traversons disent assez de quelle royauté il s’agit !

19 mars : Ces deux colombes au creux du bras de saint Joseph pour qu’il les offre au Seigneur, ce sont nos frères Grégoire et Gabriel qui reçoivent aujourd’hui la coule, signe de leur consécration perpétuelle.

Ce prodigieux modèle et guide des contemplatifs devra jour après jour les introduire dans le silence, dans l’intimité du Verbe incarné et de sa Mère immaculée : «

Que ceux qui ne trouveraient pas de maître pour leur enseigner l’oraison prennent pour maître ce glorieux saint, et ils ne s’égareront pas en chemin ; les personnes d’oraison devraient toujours s’attacher à lui ». (Sainte Thérèse d’Avila).

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63330 Virlet
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04 73 52 33 26
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