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8 mai 2011 – Un rendez-vous à ne pas manquer – Père Jean-Noël

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30 mai 1431-30 mai 2011 : un anniversaire à solenniser
8 mai 2011 : un rendez-vous à ne pas manquer
Par le Père Jean-Noël de la Fraternité de la Transfiguration

Les raisons de cette manifestation

Les 8 et 30 mai prochains, l’Église nous invitera à évoquer le souvenir de celle qui est appelée, à juste titre, « La Sainte de la Patrie ».

S’il existe, en effet, dans notre histoire de France une héroïne qui sut remplir avec autant de fidélité à la fois ses devoirs de chrétienne et ses devoirs patriotiques, c’est bien sainte Jeanne d’Arc. Aussi, cette fête nous apparaît-elle essentiellement comme une dette de justice et de reconnaissance que nous devons envers celle qui sacrifia sa vie pour notre pays.

Or, malgré cela, l’évocation de Jeanne d’Arc suscite, bien souvent, de la part de nos contemporains l’incompréhension voire même le mépris : il n’est plus « d’actualité », il n’est plus « à la mode », d’exalter la patrie et de louer ses héros.

Voilà pourquoi nous faut-il, plus que jamais, rappeler la signification profonde de cette manifestation.

Le souvenir d’un haut fait de notre histoire de France

Cette fête de Jeanne d’Arc se présente comme le rappel d’un haut fait de notre histoire de France : à savoir celui du sacrifice de l’une de ses filles pour que notre pays retrouve la paix et l’unité.

Nous nous trouvons, à cette époque-là, en pleine guerre de Cent Ans. Ce conflit qui est marqué par des périodes de combats et des moments de paix plonge le pays dans la famine, livre la population au brigandage. De plus, comme aujourd’hui, les chefs politiques et religieux n’assument plus leur rôle : le roi de France, Charles VII, a peur lui-même du lendemain.

Et Dieu pour libérer le royaume, va susciter la vaillance d’une jeune bergère.

Jeanne d’Arc lorsqu’elle quitte son village natal de Domrémy pour répondre à l’appel divin lui enjoignant de sauver la France, n’est âgée que de 17 ans !

Elle va trouver le roi de France qui réside, à ce moment-là, à Chinon. Après l’avoir convaincu de sa mission divine, elle prend la tête d’une armée et délivre Orléans, le 8 mai 1429. Quelques semaines plus tard, Jeanne, avec l’habileté et le courage d’un véritable capitaine, écrase l’armée anglaise à Patay et fait sacrer Charles VII, à Reims, le 17 juillet. Hélas, l’année suivante, trahie durant le siège de Compiègne, elle tombe le 23 mai 1430 aux mains des Bourguignons qui la vendent aux Anglais. Elle est alors condamnée comme « hérétique » et « relapse » par un tribunal ecclésiastique présidé par l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon. Enfin, elle est brûlée vive le 30 mai 1431, dans la ville de Rouen et meurt en prononçant comme dernier mot, le nom de « Jésus ».

Eh bien, lorsque Jeanne meurt, ce 30 mai 1431, le royaume de France est certes loin d’être délivré de l’occupation anglaise, mais grâce à son exemple, elle a donné l’impulsion de la reconquête, elle a redonné au peuple et à l’armée, le courage et l’espoir qu’ils avaient perdus. Et c’est ainsi que quelques années plus tard, ce sera la défaite anglaise et la paix pour notre pays.

Un enseignement pour l’avenir

Si cette fête nous apparaît, en premier lieu, comme le souvenir d’un haut fait de notre passé, elle doit être ensuite un enseignement pour l’avenir.

« Il n’est de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime », lisons-nous dans l’Évangile. Combien alors celle dont nous évoquerons le souvenir le 8 mai prochain a-t-elle su traduire dans son existence cette parole du Christ ! Et quelle leçon, également, pour nos temps présents, où règnent principalement la recherche du plaisir et l’égoïsme !

Or, un pays ne peut se maintenir sur de telles bases car il est condamné, tôt ou tard, à devenir la proie des autres nations. Et nous sommes en droit de nous demander ce que sera demain notre France si elle n’apprend à sa jeunesse d’autres principes que ceux du bien-être et de la facilité.

La réponse nous la connaissons, elle est fort simple : une jungle ni plus, ni moins, où sévira la loi du plus fort !

« Messire Dieu, premier servi »

Voilà pourquoi, aujourd’hui, dans la tourmente que nous traversons, sainte Jeanne d’Arc vient non seulement nous redire ces paroles d’espérance que notre cœur attend, mais vient encore nous donner les moyens de faire face à cette décadence.

Elle nous rappelle qu’une nation n’est grande que dans la mesure où elle a des valeurs morales à défendre. Et ces valeurs morales, notamment celle de l’amour de la patrie, trouvent toutes leur fondement dans la loi même de Dieu, c’est-à-dire dans le Décalogue.

Que nous enseigne, en effet, le 4e commandement divin ? « Tu honoreras ton père et ta mère ». Et tout homme, pour honorer son père, se doit de le respecter et dans sa personne et dans ses biens. Or, la patrie comme son étymologie nous l’indique (patria, pater-tris) c’est la terre de nos pères ; c’est donc, en ce sens, que l’amour de la patrie repose sur le 4e commandement. Aussi ne nous étonnons pas que chassant Dieu de nos institutions, l’amour du pays ne soit plus enseigné.

« Les hommes d’arme batailleront et Dieu donnera la victoire »

Le 8 mai prochain sainte Jeanne d’Arc viendra nous redire qu’il ne faut jamais douter de Dieu. Personne ne pouvait imaginer à son époque que cette petite Lorraine de Domrémy serait l’instrument choisi par Dieu pour unifier les cœurs !

Or, nous avons tous également un rôle à jouer pour rendre notre monde plus chrétien et donc plus meilleur.

A nous donc de nous y appliquer en commençant par prier ; mais à une condition cependant : celle d’avoir une confiance absolue et totale en Dieu… à l’exemple de sainte Jeanne d’Arc !

Père Jean-Noël Fraternité de la Transfiguration

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