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Du Gabon à Amiens : « J’ai combattu le bon combat ! » (II Tim. 4, 7)

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Le Très Saint Père Benoît XVI est passé en France durant ce mois de septembre. La France, qu’on appelle la fille aînée de l’Eglise, a accueilli avec les honneurs le Pape du Motu Proprio qui a rendu la liberté à la sainte Messe de toujours. Lesquels, cependant, des Français ou de leurs évêques ont le mieux accueilli dans leur coeur le Vicaire du Christ ? L’enthousiasme, en effet, était grand du côté du peuple chrétien, mais l’était-il autant du côté des évêques ? On peut se poser la question quand on voit comme ils regimbent contre les désirs du Saint Père lorsqu’il s’agit de la Messe de saint Pie V. Sont-ils de ceux qui crient dans l’évangile : « Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous » (Luc 19, 14) ?

En effet, les fidèles de la Fraternité Saint Pie X assistent à la Messe dehors. Pas d’église, ni de chapelle, ni même un simple toit pour ces catholiques attachés de toute leur Foi à la Messe de toujours ! Où la Messe est-elle célébrée ? Dehors, sur une place publique, la « Place du Beffroi ». Les catholiques sont à la rue, et Notre Seigneur avec eux, comme au jour de sa Nativité. Cela dure depuis novembre 2007. Et ils ont beau frapper à toutes les portes des autorités locales, et même à celle de l’évêque d’Amiens, on leur répond toujours et partout qu’« il n’y a pas de place pour eux à l’hôtellerie » (Luc 2, 7).

Hélas ! à l’heure où le Pape favorise la Messe traditionnelle, il existe en France des évêques qui la refusent à leurs fidèles ! Ils ont traversé un premier hiver dehors et s’apprêtent à en passer un deuxième. Mais, fidèles dignes de leur divin Maître, ils continuent le bon combat ! Une jeune Gabonaise, fidèle de la Mission, et arrivée depuis peu à Amiens pour ses études, a la grâce de participer à ce beau combat. Elle nous livre ici un touchant témoignage :

Dimanche passé, j’ai eu la grâce d’assister à ma première messe dehors ! J’en ai pleuré. La vue de ce petit autel sous une tente, des cinq servants de messe et des fidèles qui essayaient tant bien que mal de rester concentrés malgré le vent qui faisait tanguer les tentes, tournait les pages du missel du prêtre (l’abbé a été obligé de dire la messe sans), qui soulevait littéralement la chasuble du prêtre, le défilé des piétons, les sirènes du beffroi qui étouffait parfois les voix des choeurs…

Le Bon Dieu ne mérite pas cela ! Je trouve cela terriblement humiliant quand je pense que la Messe de saint Pie V est le véritable saint culte rendu à Dieu ! De voir tous ces fidèles finalement pas si âgés que ça, conscients du vent, du froid et de la pluie, n’hésitant pas à s’agenouiller sur des pavés, pour venir rendre hommage à notre Seigneur Jésus- Christ m’a remplie de fierté.

Il est bon que les fidèles au Gabon prennent conscience de la grâce qu’ils ont de posséder une Fraternité Saint Pie X aussi bien implantée (Prêtres, Soeurs et Frères sur place et aussi accessibles, une Église, une boutique, une bibliothèque, une école, un livre bleu, en fait tout ce qui paraît normal et évident à Libreville, mais qui nous manque tant sur Amiens) et autant respectée voir même crainte (car à des moments il vaut mieux être craint que d’être aimé). Ici les gens se moquent de la foi en général et de la Foi catholique en particulier.

Dimanche dernier, vu que la place du Beffroi est en fait une place de marché mais désertée le dimanche par les commerçants, un automobiliste désireux de se faire remarquer s’est mis à klaxonner comme un fou durant le sermon ; ou encore il peut arriver que des piétons (dimanche c’était des motards casqués et tout de cuir vêtus) osent passer juste entre les fidèles et l’autel. Quel affront, c’est limite de la provocation !

Et cela, les fidèles de la Fraternité le vivent au quotidien. Le mépris pour nous est tel que même les protestants éveillés et les gothiques sont mieux acceptés. Ce qui n’est heureusement pas encore le cas au Gabon, rendons grâce à Dieu pour cela.

Une fidèle Gabonaise

Puisse ce vibrant témoignage interpeller les étudiants catholiques du Gabon et d’ailleurs ! « La vie de l’homme sur la terre est un combat » (Job 7, 1). Avez-vous cette même Foi qui fait transporter les montagnes (Matthieu 17, 20) ? Avez-vous cette fierté d’être catholique ? Ressentez-vous ce devoir impérieux de prendre votre croix à la suite de Jésus-Christ et d’avoir part à ses souffrances et à sa mort afin de parvenir à sa gloire ? Écoutez ces exhortations de saint Paul : « Prends ta part de souffrances, comme un bon soldat du Christ Jésus ! » (II Tim. 2, 3) « Que personne ne méprise ta jeunesse ! Mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté ! » (I Tim. 4, 12)