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Editorial de Pâques 2006

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Par l’abbé Pierpaolo-Maria Petrucci
Hermine n° 8

haque jour nous expérimentons que la vie chrétienne n’est pas une théorie désincarnée, mais une réalité formée d’événements auxquels des hommes et des femmes ont à faire face, conformément à leur idéal de disciples du Christ. Pour réagir en chrétiens, nous avons tous besoin d’exemples à imiter. Or l’histoire est maîtresse de vérité ; souvent les événements historiques ont des analogies les uns avec les autres.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’organiser, les 7 et 8 mai prochains, deux « Journées vendéennes », pour ranimer dans nos mémoires les exemples de nos pères dans la Foi – qui l’ont su défendre au prix de leur vie – mais aussi pour tirer des leçons de cette page de notre histoire.

Les Vendéens de 1793 ont réagi aux principes antichrétiens de la Révolution française. Comment ne pas faire un parallèle avec le concile Vatican II qui a été qualifié par ses artisans eux-mêmes de « 89 dans l’Eglise » ?

Face à l’autodémolition de l’Eglise, Mgr Lefebvre s’est opposé avec respect mais fermeté aux erreurs destructrices de la Foi. Cette résistance a produit des fruits, pour les vocations, pour la formation sacerdotale, pour la sanctification des âmes. mais aussi pour un retour de l’Eglise à la tradition. Si le Vatican envisage aujourd’hui une réhabilitation de la messe de saint Pie V, c’est grâce aux prêtres et aux fidèles qui, aux côtés de Mgr Lefebvre, ont mené depuis quarante ans un combat dont la légitimité est désormais prouvée.

On commence à se poser des questions sur le concile lui-même. Lors d’un discours très important à la Curie romaine, le 22 décembre dernier, le pape Benoît XVI a reconnu que le concile Vatican II a été interprété dans un sens de discontinuité et de rupture avec la tradition qui « a provoqué la confusion et risque de finir dans une fracture entre l’Eglise préconciliaire et l’Eglise post-conciliaire ».

Mais malheureusement, il défend les textes du concile, dont une interprétation de « renouvellement et de continuité a, selon lui, porté des fruits silencieusement mais toujours plus visiblement. » C’est déjà reconnaître au moins que le concile est ambigu puisqu’il faut l’interpréter.

Notre rôle est donc de continuer à démontrer qu’il ne s’agit pas d’un problème d’interprétation. Les textes du concile contiennent des erreurs très graves et ont produit des fruits empoisonnés.

Dans cette tâche nous devons imiter la ténacité des Vendéens. « La fermeté paie », nous disait Mgr Fellay.

Souvenons-nous toujours que nous ne cherchons pas une solution pour nous, pour la seule Fraternité Saint-Pie-X ou pour les seules communautés traditionalistes, mais que nous nous battons pour l’Eglise.

M. l’Abbé Schmidberger disait récemment lors d’une conférence de presse que, dans les contacts avec Rome, « ce sont des différences doctrinales de fond – et non pas des problèmes de forme – qui vont devoir être abordées.»

La Fraternité veut continuer les discussions avec Rome sur le terrain doctrinal, par l’affirmation et la défense de la doctrine catholique dans son intégralité, pour le bien de l’Eglise.

Notre résistance prendra donc fin avec le retour de l’Eglise à sa tradition, pas avant !

Abbé P.-M. Petrucci †

Abbé Pierpaolo-Maria PETRUCCI

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