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Novembre 2011 : Réparation, expiation… sainteté !, par l’abbé Rousseau

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Réparation, expiation… sainteté !

Jusques à quand, Seigneur, endurerez-vous l’infamie ? Jusques à quand les fils des hommes s’insurgeront- ils contre votre majesté ? Jusques à quand votre bras ne se lèvera-t-il pas contre les blasphèmes, les réunions scandaleuses qui offensent votre Nom divin ? Jusques à quels abîmes descendra, dans sa douloureuse passion, votre Épouse la sainte Église ?

Seigneur notre Roi, vous êtes traîné dans la boue. Votre chemin d’humiliation n’est pas terminé. Si, selon la parole de Bossuet, l’Église est Jésus continué dans le temps, il faut que Notre- Seigneur souffre encore. Le péché est vaincu dans sa racine, certes, mais les hommes écoutent l’antique ennemi, le serpent venimeux. Ah, Seigneur, jusques à quand les hommes vous feront-ils souffrir ? Envoyez de ces ouvriers généreux, suscitez de notre race des héros ! Que dis-je ? Il nous faut des saints, il nous faut des saintes, des Simon de Cyrène, des Véronique et des larrons repentants qui pleurent et leurs péchés et les péchés de ceux qui ne pleurent pas, pas encore du moins, enfoncés dans leur orgueil et la haine qu’ils portent pour Celui qui pourtant les aime d’un amour infini.

Seigneur Jésus, nous voulons être de ces âmes fidèles. Nous fêtons en ces jours le Christ-Roi. Ces mots signifient-ils quelque chose ? Même dans l’Église, le Christ est découronné, par ceux-mêmes qui devraient brandir son étendard bien haut, au plus haut des cieux. L’heure est à la pénitence, l’heure est à la prière, à la supplication, chers fidèles. Ce n’est pas tant la crise économique qui importe, car il y a bien plus urgent et plus grave. Et d’ailleurs, la réponse à toutes les crises, à tous les soucis, la voici : Notre Seigneur Jésus-Christ ! C’est l’enseignement constant du Magistère, des papes et des évêques, jusqu’au dernier concile. Nous avons été formés par Mgr Lefebvre dans ces principes lumineux. En dehors de cette vérité, tout s’écroule, rien n’est stable.

Chers fidèles, lisez ou relisez l’encyclique Mortalium animos (1928) de Pie XI, condamnant l’oecuménisme. Voulons-nous la paix ? c’est bien, assurément. Mais elle ne peut venir, parce que Notre-Seigneur est non seulement mis de côté, mais encore bafoué par ceux qui devraient le défendre, proclamer sa Royauté absolue. « Bienheureux les artisans de paix », enseigne le Christ. Cette paix souhaitée n’est pas le fruit d’un quelconque optimisme béat. C’est celle de la victoire sur le péché. Si l’iniquité abonde de nos jours, la grâce doit surabonder : encore faut-il être habité de cette présence divine. Ce n’est pas en laissant faire ces rassemblements tels qu’Assise (1986, 2011), ce n’est pas en ne réagissant pas contre des représentations blasphématoires (Golgota picnic entre autres) que la paix sera donnée aux hommes. Ce sont bien plutôt des châtiments qui vont pleuvoir sur nous. Ce sera justice.

Nous sommes fils et membres de l’Église de Notre Seigneur Jésus- Christ. Il est traité et traîné comme un malfaiteur et nous passerions à côté de lui sans rien faire, muets et immobiles ? Sommes-nous de l’Église des martyrs ou de celle des lâches et des traîtres ?

Si nous n’avons pas encore compris, il est temps de nous armer de nos chapelets, de venir plus souvent à la sainte Messe, en semaine, pour les fêtes. Savons-nous que nous passons à côté de grandes richesses ? Quand comprendrons-nous enfin le Trésor qui nous est donné ? Quand il nous sera retiré, peutêtre… Nous n’aurons alors plus que les larmes de nos yeux pour exprimer notre chagrin… stérile. Nous n’avons pas vraiment saisi l’enjeu de la bataille, nous nous sommes embourgeoisés et nous sommes confortablement installés dans un cocon douillet.

La bataille, la guerre n’est pas finie. Chers fidèles, nous en appelons aujourd’hui à ce qui reste de flamme en vous. Est-ce une étincelle, est-ce encore une braise qui va s’éteindre ? Rallumez le feu, priez le rosaire, assistez au saint sacrifice qui nous rachète, venez vous confesser.

Seigneur Jésus, qui êtes humilié publiquement, nous voulons nous tenir à vos côtés, comme saint Jean au pied de la Croix. Nous nous engageons tous dans cet esprit d’expiation, de pénitence, de réparation. Nous offrirons nos sacrifices en ce mois des défunts pour soulager votre fardeau : « J’accomplis en moi ce qui manque à la Passion du Christ » (St Paul).

Chers fidèles, apprenons à nos enfants à être généreux. Montrons-leur l’exemple !

Abbé Dominque Rousseau

Extrait de laL’Etoile du Matin n° 187 de novembre 2011

fraternité sainte pie X