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M. A. F. Hispalensis

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Que Dieu te délivre, Mel Gibson, de tes frères dans la Foi !

« C’est le titre d’un article d’un journaliste espagnol. Ce pourrait être aussi: les évêques français vus de l’autre côté des Pyrénées… C’est l’un des plus intéressants que j’ai lu sur ce sujet et sur la position honteuse de la Conférence épiscopale des Gaules. Il m’a paru que les liseurs de La Porte latine pouvait trouver du profit à le lire. Voici ma traduction. (Miguel A. Fontan) »

‘une des conversions dont « La Passion » est à l’origine et dont les médias se sont fait l’écho, est celle d’un néo-nazi norvégien. Au lieu de quitter le cinéma avec ses convictions antisémites exaltées, et d’aller mettre le feu à moult synagogues, il est allé tout droit au commissariat se dénoncer comme l’auteur de deux attentas à la bombe récents. Il appert qu’il s’agit de quelqu’un de très connu des services de police à cause de sa participation à plusieurs attentas contre l’extrême gauche et à plusieurs actes racistes. La justice était convaincue de sa responsabilité dans les deux explosions en question, mais elle n’en détenait aucune preuve. jusqu’au jour où le film antisémite changea le cour du néo-nazi et que celui-ci avoua de lui-même !
Mais enfin, employons notre temps à des affaires plus graves que de vouloir réfuter ce qui est absurde. Et c’est une affaire grave que les réactions contre Mel Gibson de la part de certains catholiques. Au beau milieu de l’applaudissement général et de l’appui de l’Eglise à son film -Pape y compris- pour avoir risqué ses biens et sa renommée afin de faire connaître le message du Christ, il y a eu de significatives réactions contraires.

La question s’impose : quelle est la raison de ses réactions négatives ?

La réponse est simple : le film de Mel Gibson présuppose l’historicité absolue des Evangiles et insiste sur la valeur expiatoire du sacrifice du Christ. Et ses deux principes se heurtent à la forte résistance des cercles ecclésiaux qui veulent à tout prix effacer de telles idées des âmes des fidèles.

Lustiger et l’historicité des Evangiles

Le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger, après avoir critiqué avec ironie des aspects secondaires de « La Passion» -excès d’hémoglobine, sadisme gore, etc.- vient tout de suite là où le bât le blesse : « L’Evangile n’est pas la ‘Guerre des Gaules’ de Jules César, ni le ‘Mémorial’ de Napoléon », a-t-il dit à la chaîne de télévision KTO le 24 mars derniers, voulant par-là disqualifier la prétention de Gibson de montrer la « vraie » Passion.
Bien sûr que non, Monsieur le cardinal. Bien sûr que les Evangiles ne sont pas les ouvres de Jules César ni de Napoléon. Il y a une petite différence et elle consiste dans le fait qu’ils ont été inspirés par Dieu. Il y a encore une autre : les Evangiles ne mentent pas pour sauver la face du protagoniste comme les personnages dont il est question.
Ce que vous voulez dire, Monsieur le cardinal, est que Jules César ou Napoléon font de l’histoire et non pas les évangélistes : ils ne font que recueillir ce à quoi les premiers chrétiens croyaient, des événements dont la véracité en tant que faits réels, historiques, nous est impossible à connaître. Il s’agit bien du « se non è vero è ben trovato » transformé en principe herméneutique.
Voilà l’idée que quelques-uns essayent d’imposer du haut des chaires, dans les séminaires et à l’université. Tout ce qui est dit dans les Saints Evangiles, considérés jadis comme Parole divine, doit passer par les filtres d’un théologien qui décide de ce qui est valide et de ce qui ne l’est pas. pourvu que le théologien en question s’appelle Lustiger ou quelqu’un du même tonneau : s’appeler saint Augustin ou saint Jean Chrysostome n’apporte rien à la connaissance de la Sainte Ecriture.

Les évêques français et la valeur rédemptrice du Calvaire

Les évêques français sont allés plus loin encore. Peu leur chaut de devenir pélagiens s’ils peuvent mieux confondre Mel Gibson. Le Père Philippe Vallier, secrétaire général de la Commission doctrinal de la Conférence épiscopale française, dans une note doctrinale sur « La Passion » accuse le film d’une « équivoque théologique de grande portée ». De la vision qui est celle du film, il découlerait que « l’injustice (lisons le péché) des hommes ne pourrait être compensée, corrigée, guérie que par la justice de Dieu le Père mais au prix des souffrances et de la mort du Fils ». Dans « La Passion » de Gibson, selon Vallin, « la nécessité du sang réparateur est ici en grand péril de masquer la décision filiale de l’amour ». Et tout de suite après, le religieux, tout en poursuivant sa critique, s’égare dans ce genre de circonlocutions qui ont fini par vider les séminaires français. Le tout pour faire grief à Gibson de quoi ? D’avoir mis en relief un dogme de Foi : que l’homme livré à ses propres forces ne pouvait atteindre au salut et qu’il était nécessaire que Dieu fasse un acte d’amour rédempteur afin que le salut devienne possible ; et que Lui, dans sa Providence, a voulu de toute éternité que cet acte fût sa Passion et sa Mort ? Si grave est le délit commis par ce simple catholique d’avoir rappelé ce fait pour que toute une Conférence épiscopale s’embourbe dans le pélagianisme à seule fin d’avoir quelque chose à dire contre lui?
Nous savons, grâce aux Evangiles, que Jésus-Christ a fait tomber le masque des pharisiens, mais il n’a pas fini avec eux pour autant. Evidemment si ce que les Evangiles racontent est historique et quelque chose d’autre que les petites batailles de Napoléon ou de Jules César.

Carmelo López Arias Montenegro
Traduit de l’espagnol par M. A. F. Hispalensis

Por el texto en español

Ieer sobre el sitio « El Semanal Digital » del 3 de abril 2004 :
http://www.elsemanaldigital.com/articulos.asp?idarticulo=14564

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