logos-lpl-separator-blc

Plus qu’un choix, une nécessit

Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp

‘histoire comme les événements les plus récents manifestent de la façon la plus évidente l’actualité de notre dossier consacré à l’engagement chrétien en politique. Car ce n’est pas nous qui venons à la politique : c’est la politique qui vient à nous, irrésistiblement.
L’histoire se rappelle tout d’abord à notre bon souvenir, avec le centenaire de la loi de 1905, point d’orgue d’une campagne de « laïcisation » dont François Brigneau nous retrace quelques épisodes. Ce ne fut certes pas l’Église qui rompit si violemment et si injustement le Concordat. Elle avait même fait tous ses efforts pour repousser une si triste extrémité. Mais la politique de la gauche anticléricale ne lui permit pas d’éviter cette épreuve politique.

L’actualité s’en mêle, avec une virulence qui nous replonge dans ces événements du passé. La loi sur le voile islamique a réactivé des fantasmes anticléricaux, et l’on a vu des aumôniers de lycée interdits d’entrée dans l’établissement qu’ils desservent, sous prétexte de « port ostentatoire de signe religieux » (l’habit ecclésiastique, tout simplement).

Nous venons de voir le dernier livre de Nicolas Sarkozy, consacré au centenaire de 1905, provoquer des cris d’orfraie chez les défenseurs autoproclamés de la laïcité. D’un autre côté, ce livre, qui propose apparemment de décrisper les relations entre les religions et la République, poursuit en réalité deux buts bien différents : favoriser l’érection des mosquées, et obliger (sous peine de « sectarisation ») les religions à soutenir plus vigoureusement les « dogmes » actuels de la République.

L’actualité, c’est également cet extraordinaire événement qui s’est déroulé il y a quelques semaines au Parlement européen. Un candidat italien à un poste de commissaire au sein de la Commission européenne, Rocco Buttiglione (photo en couverture de ce numéro), interrogé sur la question de l’homosexualité, a déclaré en substance :

« Pour moi, catholique, l’homosexualité est un péché. Mais en tant que commissaire européen, j’appliquerai les lois qui protègent les minorités, y compris homosexuelles. »

Cette phrase toute simple, si « politiquement correcte » apparemment, a déclenché un tel hourvari qu’il a fallu exclure M. Buttiglione de la Commission européenne pour que celle-ci soit acceptée. Désormais, le simple fait d’être catholique (et encore, seulement d’une façon privée, personnelle) constitue un crime.

Ainsi, la politique vient aux catholiques, elle se dresse contre les catholiques. Il est donc normal, il est donc légitime, il est donc obligatoire que les catholiques viennent courageusement à la politique, et cherchent à y peser autant qu’ils le pourront pour protéger ce qui reste de la foi et de la civilisation chrétienne.

Sans prétention, notre dossier veut donner des pistes de réflexion, inciter à s’engager et à agir pour le bien commun, avec l’esprit si concret et si surnaturel de sainte Jeanne d’Arc « Les hommes d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire »

La rédaction de Fideliter

fraternité sainte pie X