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   Grégoire 1er (540 - 604), Pape et Docteur de l'Eglise

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Grégoire 1er (540 - 604),
Pape et Docteur de l'Eglise

 

HOMELIES DE GREGOIRE 1er


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Livre 1

Homélie 12

Prononcée devant le peuple dans la basilique de sainte Agnès, le jour de sa seconde fête, le 28 janvier 591

La parabole des dix vierges

Une semaine après sa fête, on faisait à Rome une seconde mention de sainte Agnès, vierge et martyre. Il est difficile de déterminer si c’était là une ancienne octave, ou bien si l’on commémorait ainsi une apparition de la sainte venant révéler sa gloire à ses parents. En tout cas, ce fait, unique dans le calendrier, révèle l’extrême popularité que la petite sainte s’était gagnée dès les origines.
C’est en cette seconde fête que saint Grégoire explique la parabole des dix vierges. Cinq d’entre elles étaient folles, et ne prirent pas d’huile dans les vases de leurs lampes. Cette pénurie d’huile est interprétée par le prédicateur avec beaucoup de subtilité. L’époux vient, qui est le souverain Juge, et la porte du Ciel est fermée aux vierges folles. Trop tard : le temps de la pénitence est passé ! « Veillez, nous dit Jésus, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » En effet, ajoute Grégoire, celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. Et dans son désir d’inculquer cette vérité avec plus de force, le saint pape raconte la mort terrifiante du riche Chrysaorius. Cette histoire est la première de celles qui vont désormais assez souvent illustrer les Homélies. Un tel récit dispense le prédicateur d’insister, et il se grave profondément dans les mémoires des auditeurs.

Mt 25, 1-13

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Le Royaume des cieux est semblable à dix vierges qui, prenant leurs lampes, sortirent au-devant de l’époux et de l’épouse. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq étaient sages. Les cinq folles, ayant pris leurs lampes, n’emportèrent pas d’huile ; mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec les lampes. Comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‹Voici l’époux qui vient, sortez au-devant de lui.› Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : ‹Donnez-nous de votre huile, parce que nos lampes s’éteignent.› Les sages répondirent : ‹De peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.› Mais pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Finalement, les autres vierges vinrent aussi, disant : ‹Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.› Mais celui-ci répondit : ‹En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.›
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
C’est souvent, frères très chers, que je vous exhorte à fuir les œuvres mauvaises et à éviter les souillures de ce monde. Mais aujourd’hui, la lecture du Saint Evangile me fait un devoir de vous inviter à une grande vigilance jusque dans vos bonnes actions, de peur que vous ne recherchiez la faveur ou la reconnaissance des hommes pour ce que vous faites de bien, et que le désir de la louange, en s’y glissant, ne prive de récompense intérieure ce que vous faites paraître à l’extérieur. Voici en effet que notre Rédempteur nous parle de dix vierges. Or, s’il les nomme toutes vierges, il ne les laisse pourtant pas toutes franchir la porte de la béatitude, parce que certaines d’entre elles, en recherchant au-dehors de la gloire pour leur virginité, n’ont pas voulu garder de l’huile dans leurs vases.
Mais il faut commencer par nous demander ce qu’est le Royaume des cieux, et pourquoi on le compare à dix vierges, dont les unes sont dites sages, et les autres folles. Puisqu’il est clair qu’aucun réprouvé n’entre dans le Royaume des cieux, pourquoi déclarer ce Royaume semblable à des vierges folles ? Il nous faut savoir que dans la Sainte Ecriture, l’Eglise du temps présent est souvent appelée Royaume des cieux. Le Seigneur affirme ainsi, en un autre endroit : « Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous les scandales. » (Mt 13, 41). Or ce n’est pas dans le Royaume de la béatitude, où la paix est parfaite, qu’ils pourront trouver des scandales à enlever. C’est en ce sens qu’il est dit par ailleurs : « Celui qui aura enfreint l’un de ces plus petits commandements et aura enseigné aux hommes à faire de même, celui-là sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux. » (Mt 5, 19). Enfreindre un commandement et l’enseigner, c’est ne pas mettre en pratique dans sa vie ce qu’on prêche par sa bouche. Mais celui qui ne veut pas mettre en pratique ce qu’il enseigne ne peut parvenir au Royaume de la béatitude éternelle. Comment donc y sera-t-il appelé le plus petit, si l’on ne lui permet pas d’y entrer ? Par conséquent, c’est bien l’Eglise de la terre qui est qualifiée de Royaume des cieux dans les paroles du Seigneur. En cette Eglise, le docteur qui enfreint un commandement est appelé le plus petit, car on fait peu de cas de la prédication d’un homme dont on méprise la vie.
Nous demeurons tous dans un corps doué de cinq sens. Si l’on double ce nombre cinq, on obtient dix. Et puisque la multitude des fidèles est formée de personnes de l’un et l’autre sexe, la sainte Eglise est comparée à dix vierges. Comme, en cette Eglise, les méchants se mêlent aux bons et les réprouvés aux élus, il est légitime de comparer celle-ci à des vierges dont les unes sont sages, et les autres folles. En effet, il ne manque pas de personnes chastes qui se gardent du désir des choses extérieures : entraînées par l’espérance des biens intérieurs, elles mortifient leur chair, aspirent de tous leurs désirs à la patrie céleste, attendent les récompenses éternelles et ne veulent pas recevoir de louanges humaines pour leurs labeurs. De telles personnes ne mettent pas leur gloire dans la bouche des hommes, mais la cachent au plus intime de leur conscience. Mais il s’en trouve beaucoup d’autres qui, tout en affligeant leur corps par l’abstinence, ambitionnent les faveurs des hommes pour cette abstinence. Elles sont assidues aux instructions et donnent libéralement aux indigents ; mais ce sont certainement des vierges folles, parce qu’elles ne recherchent que la récompense d’une louange éphémère.
C’est pourquoi l’Evangile ajoute avec raison : « Les cinq folles, ayant pris leurs lampes, n’emportèrent pas d’huile ; mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec les lampes. » L’huile désigne l’éclat de la gloire ; les vases, ce sont nos cœurs, dans lesquels nous portons toutes nos pensées. Les vierges sages ont donc de l’huile dans leurs vases, puisqu’elles retiennent dans leurs consciences tout l’éclat de la gloire, comme l’atteste Paul : « Ce qui fait notre gloire, c’est le témoignage de notre conscience. » (2 Co 1, 12). Mais les vierges folles n’emportent pas d’huile, car elles ne placent pas leur gloire dans [le témoignage de] leur conscience, du fait qu’elles la demandent aux louanges d’autrui. Notons-le : toutes ont des lampes, mais toutes n’ont pas d’huile. C’est que les réprouvés produisent souvent de bonnes actions comme les élus, mais seuls vont à la rencontre de l’Epoux avec de l’huile ceux qui ne cherchent à tirer de leurs actions extérieures qu’une gloire intérieure. C’est dans le même sens que le psalmiste déclare, en parlant de la sainte Eglise des élus : « Toute la gloire de la fille du roi lui vient du dedans. » (Ps 45, 15)
2. « Comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent » : tandis que le Juge remet sa venue pour le jugement dernier, élus et réprouvés s’endorment du sommeil de la mort. Ici, en effet, s’endormir, c’est mourir. S’assoupir avant de s’endormir, c’est tomber malade avant de mourir ; car le poids de la maladie nous mène au sommeil de la mort.
3. « Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‹Voici l’époux qui vient, sortez au-devant de lui.› » C’est au milieu de la nuit que s’élève le cri qui annonce l’arrivée de l’Epoux, puisque le jour du jugement survient sans qu’il soit possible de le prévoir. C’est pourquoi il est écrit : « Le jour du Seigneur viendra la nuit comme un voleur. » (1 Th 5, 2). Alors toutes les vierges se lèvent, parce qu’élus et réprouvés sont tirés du sommeil de la mort. Les vierges garnissent leurs lampes, c’est-à-dire que chacun fait à part soi le compte des œuvres pour lesquelles il espère recevoir la béatitude éternelle. Mais les lampes des vierges folles s’éteignent, car leurs œuvres, qui au-dehors ont paru si éclatantes aux hommes, s’obscurcissent du dedans à l’arrivée du Juge. Et ces vierges folles n’obtiennent de Dieu aucune récompense pour ce qui leur a déjà valu auprès des hommes les louanges qu’elles aimaient. Pourquoi demandent-elles de l’huile aux vierges sages, sinon du fait que reconnaissant à la venue du Juge leur vide intérieur, elles recherchent un témoignage extérieur ? C’est comme si, revenues de leur assurance, elles disaient à leurs proches : « Puisque vous nous voyez repoussées comme si nous n’avions rien fait, dites ce que vous avez vu de nos bonnes œuvres. »
Mais les vierges sages répondent : « De peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous. » Car si au jour du jugement — et je parle ici de ceux qui reposent en paix avec l’Eglise — à peine peut suffire à chacun le témoignage qu’il se rend à lui-même, combien moins le pourrait-il à la fois pour lui et pour son prochain.
Aussi les vierges sages ajoutent-elles aussitôt, en manière de reproche : « Allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. » Les marchands d’huile, ce sont les flatteurs. En effet, ceux qui, par leurs vaines louanges, offrent quelque éclat de gloire pour le moindre bienfait reçu, ressemblent à des marchands d’huile, de cette huile dont le psalmiste déclare : « L’huile du pécheur n’engraissera pas ma tête. » (Ps 141, 5). C’est la tête, chez nous, qui domine. Aussi donne-t-on le nom de tête à l’esprit qui domine le corps. L’huile du pécheur engraisse donc notre tête, quand l’encens du flatteur vient caresser notre esprit.
« Mais pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint. » Car tandis qu’elles demandent à leur entourage un témoignage sur leur vie, arrive le Juge, qui n’est pas seulement témoin des œuvres, mais aussi des cœurs.
4. « Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. » Oh ! s’il était possible de goûter avec le palais du cœur ! Comme on s’émerveillerait de ces paroles : « L’époux vint » ! Quelle douceur on trouverait dans ces autres : « Elles entrèrent avec lui aux noces » ! Et quelle amertume dans ces dernières : « Et la porte fut fermée » !
Il vient, celui dont l’avènement ébranle les éléments, et en présence duquel tremblent le ciel et la terre. C’est pourquoi il déclare par la voix du prophète : « Encore une fois, et j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. » (Ag 2, 6). Devant son tribunal, comparaît tout le genre humain. Anges, Archanges, Trônes, Principautés et Dominations sont à son service pour punir les méchants et récompenser les bons. Mesurez, frères très chers, ce que sera la terreur en ce jour à la vue d’un tel Juge. Plus de recours alors contre le châtiment. Quelle confusion pour celui que sa faute fera rougir devant tous les anges et les hommes rassemblés ! Quelle frayeur de voir irrité celui dont la vue est déjà insoutenable pour l’âme humaine quand il est calme ! Voyant ce jour, le prophète a dit avec raison : « Jour de colère que ce jour-là, jour de tribulation et d’angoisse, jour de calamité et de malheur, jour de ténèbres et d’obscurité, jour de brume et de tornade, jour de sonneries de trompe et de trompette. » (So 1, 15-16). Ce jour du jugement dernier, frères très chers, mesurez de quelle terrible amertume le prophète a dû le voir remplir le cœur des réprouvés, pour qu’il accumule ainsi les termes sans parvenir à l’exprimer.
Quant aux élus, quelle sera leur joie d’entrer avec l’Epoux dans la salle des noces, eux qui méritent de jouir de la vision de celui qu’ils voient faire trembler tous les éléments par sa présence ! Ils se réjouiront aux noces de l’Epoux, et pourtant, l’épouse, c’est eux ; car dans la chambre nuptiale du Royaume éternel, Dieu s’unit à nous dans la vision : vision qui durera pour l’éternité, sans que rien puisse jamais plus nous arracher aux embrassements de son amour.
La porte du Royaume, qui reste encore ouverte chaque jour à ceux qui font pénitence, sera alors fermée pour ceux qui s’y présenteront en pleurant. Il demeurera bien une pénitence, mais elle sera stérile. En effet, celui qui gaspille maintenant le temps propice au pardon, ne pourra plus alors trouver de pardon. C’est ce qui fait déclarer à Paul : « Le voici maintenant, le temps favorable ; le voici maintenant, le jour du salut. » (2 Co 6, 2). Le prophète dit aussi : « Cherchez le Seigneur tant qu’il peut être trouvé, invoquez-le tant qu’il est proche. » (Is 55, 6)
5. C’est pourquoi le Seigneur n’écoute pas les vierges folles qui l’appellent ; car la porte du Royaume une fois refermée, lui qui pouvait encore être proche, désormais, il ne le sera plus. Le texte poursuit en effet : « Finalement, les autres vierges vinrent aussi, disant : ‹Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.› Mais celui-ci répondit : ‹En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.› » Celui qui n’a pas voulu écouter ici-bas ce que Dieu ordonnait ne peut plus là-haut obtenir de Dieu ce qu’il lui demande. Celui qui a gaspillé le temps favorable à la pénitence vient en vain supplier devant la porte du Royaume. C’est en ce sens que le Seigneur déclare par la bouche de Salomon : « J’ai appelé, et vous avez résisté ; j’ai tendu la main, et personne n’y a fait attention. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes reproches. Moi aussi, je rirai de votre mort, je me moquerai quand vous arrivera ce que vous craigniez. Lorsqu’une soudaine calamité fondra sur vous et que la mort vous assaillira comme une tempête, quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse, alors on m’invoquera, et je n’écouterai pas ; on se lèvera dès le matin, et l’on ne me trouvera pas. » (Pr 1, 24-28). Voyez : ces vierges demandent à grands cris qu’on leur ouvre ; repoussées, elles exhalent leur douleur en adressant au Maître un appel redoublé : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais elles ont beau offrir leurs prières, on les ignore ; c’est qu’en ce jour, le Seigneur abandonnera comme des inconnus ceux que le mérite de leur vie ne lui fait pas reconnaître maintenant pour siens.
6. Le Seigneur ajoute ici bien à propos une exhortation destinée à tous ses disciples : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Après le péché, Dieu accepte la pénitence, et si chacun savait quand il doit quitter ce monde, il pourrait se donner un temps pour les plaisirs et un temps pour la pénitence. Mais celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. Aussi devons-nous toujours craindre notre dernier jour, puisque nous ne pouvons jamais le prévoir.
Même ce jour où nous vous parlons, nous ne l’avons reçu que comme un répit pour nous convertir, et pourtant nous refusons de pleurer le mal que nous avons fait. Non seulement nous ne nous désolons pas des fautes commises, mais nous en ajoutons d’autres qu’il faudra pleurer. Qu’une maladie nous saisisse, que les symptômes de cette maladie nous annoncent une mort prochaine, et nous cherchons une prolongation de vie pour pleurer nos péchés ; mais ce délai que nous demandons alors avec un très ardent désir, nous en jouissons, en ce moment même, sans en faire aucun cas.
7. Je vais vous raconter, frères très chers, une histoire qui sera pour vous fort édifiante à méditer, si votre charité veut bien l’écouter attentivement. Il y avait, dans la province de Valérie, un noble du nom de Chrysaorius, que le peuple, en son parler campagnard, appelait Chrysérius. C’était un homme très fortuné, mais aussi plein de vices que de ressources : enflé d’orgueil, livré aux voluptés de la chair et brûlé d’une flamme d’avarice qui l’excitait à accroître ses revenus. Le Seigneur, ayant décidé de mettre fin à tant de mauvaises actions, le frappa d’une maladie corporelle, comme je l’ai appris d’un religieux de ses proches qui vit encore. Parvenu au terme de sa vie, à l’heure même où il allait quitter son corps, il ouvrit les yeux et vit des esprits hideux et très noirs se dresser devant lui et le presser durement pour l’entraîner vers les prisons infernales. Il se mit à trembler, à pâlir et à suer à grosses gouttes ; il implora un répit

Mt 25, 1-13

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Le Royaume des cieux est semblable à dix vierges qui, prenant leurs lampes, sortirent au-devant de l’époux et de l’épouse. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq étaient sages. Les cinq folles, ayant pris leurs lampes, n’emportèrent pas d’huile ; mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec les lampes. Comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‹Voici l’époux qui vient, sortez au-devant de lui.› Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : ‹Donnez-nous de votre huile, parce que nos lampes s’éteignent.› Les sages répondirent : ‹De peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.› Mais pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Finalement, les autres vierges vinrent aussi, disant : ‹Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.› Mais celui-ci répondit : ‹En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.›
« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
C’est souvent, frères très chers, que je vous exhorte à fuir les œuvres mauvaises et à éviter les souillures de ce monde. Mais aujourd’hui, la lecture du Saint Evangile me fait un devoir de vous inviter à une grande vigilance jusque dans vos bonnes actions, de peur que vous ne recherchiez la faveur ou la reconnaissance des hommes pour ce que vous faites de bien, et que le désir de la louange, en s’y glissant, ne prive de récompense intérieure ce que vous faites paraître à l’extérieur. Voici en effet que notre Rédempteur nous parle de dix vierges. Or, s’il les nomme toutes vierges, il ne les laisse pourtant pas toutes franchir la porte de la béatitude, parce que certaines d’entre elles, en recherchant au-dehors de la gloire pour leur virginité, n’ont pas voulu garder de l’huile dans leurs vases.
Mais il faut commencer par nous demander ce qu’est le Royaume des cieux, et pourquoi on le compare à dix vierges, dont les unes sont dites sages, et les autres folles. Puisqu’il est clair qu’aucun réprouvé n’entre dans le Royaume des cieux, pourquoi déclarer ce Royaume semblable à des vierges folles ? Il nous faut savoir que dans la Sainte Ecriture, l’Eglise du temps présent est souvent appelée Royaume des cieux. Le Seigneur affirme ainsi, en un autre endroit : « Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous les scandales. » (Mt 13, 41). Or ce n’est pas dans le Royaume de la béatitude, où la paix est parfaite, qu’ils pourront trouver des scandales à enlever. C’est en ce sens qu’il est dit par ailleurs : « Celui qui aura enfreint l’un de ces plus petits commandements et aura enseigné aux hommes à faire de même, celui-là sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux. » (Mt 5, 19). Enfreindre un commandement et l’enseigner, c’est ne pas mettre en pratique dans sa vie ce qu’on prêche par sa bouche. Mais celui qui ne veut pas mettre en pratique ce qu’il enseigne ne peut parvenir au Royaume de la béatitude éternelle. Comment donc y sera-t-il appelé le plus petit, si l’on ne lui permet pas d’y entrer ? Par conséquent, c’est bien l’Eglise de la terre qui est qualifiée de Royaume des cieux dans les paroles du Seigneur. En cette Eglise, le docteur qui enfreint un commandement est appelé le plus petit, car on fait peu de cas de la prédication d’un homme dont on méprise la vie.
Nous demeurons tous dans un corps doué de cinq sens. Si l’on double ce nombre cinq, on obtient dix. Et puisque la multitude des fidèles est formée de personnes de l’un et l’autre sexe, la sainte Eglise est comparée à dix vierges. Comme, en cette Eglise, les méchants se mêlent aux bons et les réprouvés aux élus, il est légitime de comparer celle-ci à des vierges dont les unes sont sages, et les autres folles. En effet, il ne manque pas de personnes chastes qui se gardent du désir des choses extérieures : entraînées par l’espérance des biens intérieurs, elles mortifient leur chair, aspirent de tous leurs désirs à la patrie céleste, attendent les récompenses éternelles et ne veulent pas recevoir de louanges humaines pour leurs labeurs. De telles personnes ne mettent pas leur gloire dans la bouche des hommes, mais la cachent au plus intime de leur conscience. Mais il s’en trouve beaucoup d’autres qui, tout en affligeant leur corps par l’abstinence, ambitionnent les faveurs des hommes pour cette abstinence. Elles sont assidues aux instructions et donnent libéralement aux indigents ; mais ce sont certainement des vierges folles, parce qu’elles ne recherchent que la récompense d’une louange éphémère.
C’est pourquoi l’Evangile ajoute avec raison : « Les cinq folles, ayant pris leurs lampes, n’emportèrent pas d’huile ; mais les sages prirent de l’huile dans leurs vases avec les lampes. » L’huile désigne l’éclat de la gloire ; les vases, ce sont nos cœurs, dans lesquels nous portons toutes nos pensées. Les vierges sages ont donc de l’huile dans leurs vases, puisqu’elles retiennent dans leurs consciences tout l’éclat de la gloire, comme l’atteste Paul : « Ce qui fait notre gloire, c’est le témoignage de notre conscience. » (2 Co 1, 12). Mais les vierges folles n’emportent pas d’huile, car elles ne placent pas leur gloire dans [le témoignage de] leur conscience, du fait qu’elles la demandent aux louanges d’autrui. Notons-le : toutes ont des lampes, mais toutes n’ont pas d’huile. C’est que les réprouvés produisent souvent de bonnes actions comme les élus, mais seuls vont à la rencontre de l’Epoux avec de l’huile ceux qui ne cherchent à tirer de leurs actions extérieures qu’une gloire intérieure. C’est dans le même sens que le psalmiste déclare, en parlant de la sainte Eglise des élus : « Toute la gloire de la fille du roi lui vient du dedans. » (Ps 45, 15)
2. « Comme l’époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent » : tandis que le Juge remet sa venue pour le jugement dernier, élus et réprouvés s’endorment du sommeil de la mort. Ici, en effet, s’endormir, c’est mourir. S’assoupir avant de s’endormir, c’est tomber malade avant de mourir ; car le poids de la maladie nous mène au sommeil de la mort.
3. « Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‹Voici l’époux qui vient, sortez au-devant de lui.› » C’est au milieu de la nuit que s’élève le cri qui annonce l’arrivée de l’Epoux, puisque le jour du jugement survient sans qu’il soit possible de le prévoir. C’est pourquoi il est écrit : « Le jour du Seigneur viendra la nuit comme un voleur. » (1 Th 5, 2). Alors toutes les vierges se lèvent, parce qu’élus et réprouvés sont tirés du sommeil de la mort. Les vierges garnissent leurs lampes, c’est-à-dire que chacun fait à part soi le compte des œuvres pour lesquelles il espère recevoir la béatitude éternelle. Mais les lampes des vierges folles s’éteignent, car leurs œuvres, qui au-dehors ont paru si éclatantes aux hommes, s’obscurcissent du dedans à l’arrivée du Juge. Et ces vierges folles n’obtiennent de Dieu aucune récompense pour ce qui leur a déjà valu auprès des hommes les louanges qu’elles aimaient. Pourquoi demandent-elles de l’huile aux vierges sages, sinon du fait que reconnaissant à la venue du Juge leur vide intérieur, elles recherchent un témoignage extérieur ? C’est comme si, revenues de leur assurance, elles disaient à leurs proches : « Puisque vous nous voyez repoussées comme si nous n’avions rien fait, dites ce que vous avez vu de nos bonnes œuvres. »
Mais les vierges sages répondent : « De peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous. » Car si au jour du jugement — et je parle ici de ceux qui reposent en paix avec l’Eglise — à peine peut suffire à chacun le témoignage qu’il se rend à lui-même, combien moins le pourrait-il à la fois pour lui et pour son prochain.
Aussi les vierges sages ajoutent-elles aussitôt, en manière de reproche : « Allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. » Les marchands d’huile, ce sont les flatteurs. En effet, ceux qui, par leurs vaines louanges, offrent quelque éclat de gloire pour le moindre bienfait reçu, ressemblent à des marchands d’huile, de cette huile dont le psalmiste déclare : « L’huile du pécheur n’engraissera pas ma tête. » (Ps 141, 5). C’est la tête, chez nous, qui domine. Aussi donne-t-on le nom de tête à l’esprit qui domine le corps. L’huile du pécheur engraisse donc notre tête, quand l’encens du flatteur vient caresser notre esprit.
« Mais pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint. » Car tandis qu’elles demandent à leur entourage un témoignage sur leur vie, arrive le Juge, qui n’est pas seulement témoin des œuvres, mais aussi des cœurs.
4. « Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. » Oh ! s’il était possible de goûter avec le palais du cœur ! Comme on s’émerveillerait de ces paroles : « L’époux vint » ! Quelle douceur on trouverait dans ces autres : « Elles entrèrent avec lui aux noces » ! Et quelle amertume dans ces dernières : « Et la porte fut fermée » !
Il vient, celui dont l’avènement ébranle les éléments, et en présence duquel tremblent le ciel et la terre. C’est pourquoi il déclare par la voix du prophète : « Encore une fois, et j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. » (Ag 2, 6). Devant son tribunal, comparaît tout le genre humain. Anges, Archanges, Trônes, Principautés et Dominations sont à son service pour punir les méchants et récompenser les bons. Mesurez, frères très chers, ce que sera la terreur en ce jour à la vue d’un tel Juge. Plus de recours alors contre le châtiment. Quelle confusion pour celui que sa faute fera rougir devant tous les anges et les hommes rassemblés ! Quelle frayeur de voir irrité celui dont la vue est déjà insoutenable pour l’âme humaine quand il est calme ! Voyant ce jour, le prophète a dit avec raison : « Jour de colère que ce jour-là, jour de tribulation et d’angoisse, jour de calamité et de malheur, jour de ténèbres et d’obscurité, jour de brume et de tornade, jour de sonneries de trompe et de trompette. » (So 1, 15-16). Ce jour du jugement dernier, frères très chers, mesurez de quelle terrible amertume le prophète a dû le voir remplir le cœur des réprouvés, pour qu’il accumule ainsi les termes sans parvenir à l’exprimer.
Quant aux élus, quelle sera leur joie d’entrer avec l’Epoux dans la salle des noces, eux qui méritent de jouir de la vision de celui qu’ils voient faire trembler tous les éléments par sa présence ! Ils se réjouiront aux noces de l’Epoux, et pourtant, l’épouse, c’est eux ; car dans la chambre nuptiale du Royaume éternel, Dieu s’unit à nous dans la vision : vision qui durera pour l’éternité, sans que rien puisse jamais plus nous arracher aux embrassements de son amour.
La porte du Royaume, qui reste encore ouverte chaque jour à ceux qui font pénitence, sera alors fermée pour ceux qui s’y présenteront en pleurant. Il demeurera bien une pénitence, mais elle sera stérile. En effet, celui qui gaspille maintenant le temps propice au pardon, ne pourra plus alors trouver de pardon. C’est ce qui fait déclarer à Paul : « Le voici maintenant, le temps favorable ; le voici maintenant, le jour du salut. » (2 Co 6, 2). Le prophète dit aussi : « Cherchez le Seigneur tant qu’il peut être trouvé, invoquez-le tant qu’il est proche. » (Is 55, 6)
5. C’est pourquoi le Seigneur n’écoute pas les vierges folles qui l’appellent ; car la porte du Royaume une fois refermée, lui qui pouvait encore être proche, désormais, il ne le sera plus. Le texte poursuit en effet : « Finalement, les autres vierges vinrent aussi, disant : ‹Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.› Mais celui-ci répondit : ‹En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas.› » Celui qui n’a pas voulu écouter ici-bas ce que Dieu ordonnait ne peut plus là-haut obtenir de Dieu ce qu’il lui demande. Celui qui a gaspillé le temps favorable à la pénitence vient en vain supplier devant la porte du Royaume. C’est en ce sens que le Seigneur déclare par la bouche de Salomon : « J’ai appelé, et vous avez résisté ; j’ai tendu la main, et personne n’y a fait attention. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes reproches. Moi aussi, je rirai de votre mort, je me moquerai quand vous arrivera ce que vous craigniez. Lorsqu’une soudaine calamité fondra sur vous et que la mort vous assaillira comme une tempête, quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse, alors on m’invoquera, et je n’écouterai pas ; on se lèvera dès le matin, et l’on ne me trouvera pas. » (Pr 1, 24-28). Voyez : ces vierges demandent à grands cris qu’on leur ouvre ; repoussées, elles exhalent leur douleur en adressant au Maître un appel redoublé : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. » Mais elles ont beau offrir leurs prières, on les ignore ; c’est qu’en ce jour, le Seigneur abandonnera comme des inconnus ceux que le mérite de leur vie ne lui fait pas reconnaître maintenant pour siens.
6. Le Seigneur ajoute ici bien à propos une exhortation destinée à tous ses disciples : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Après le péché, Dieu accepte la pénitence, et si chacun savait quand il doit quitter ce monde, il pourrait se donner un temps pour les plaisirs et un temps pour la pénitence. Mais celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. Aussi devons-nous toujours craindre notre dernier jour, puisque nous ne pouvons jamais le prévoir.
Même ce jour où nous vous parlons, nous ne l’avons reçu que comme un répit pour nous convertir, et pourtant nous refusons de pleurer le mal que nous avons fait. Non seulement nous ne nous désolons pas des fautes commises, mais nous en ajoutons d’autres qu’il faudra pleurer. Qu’une maladie nous saisisse, que les symptômes de cette maladie nous annoncent une mort prochaine, et nous cherchons une prolongation de vie pour pleurer nos péchés ; mais ce délai que nous demandons alors avec un très ardent désir, nous en jouissons, en ce moment même, sans en faire aucun cas.
7. Je vais vous raconter, frères très chers, une histoire qui sera pour vous fort édifiante à méditer, si votre charité veut bien l’écouter attentivement. Il y avait, dans la province de Valérie, un noble du nom de Chrysaorius, que le peuple, en son parler campagnard, appelait Chrysérius. C’était un homme très fortuné, mais aussi plein de vices que de ressources : enflé d’orgueil, livré aux voluptés de la chair et brûlé d’une flamme d’avarice qui l’excitait à accroître ses revenus. Le Seigneur, ayant décidé de mettre fin à tant de mauvaises actions, le frappa d’une maladie corporelle, comme je l’ai appris d’un religieux de ses proches qui vit encore. Parvenu au terme de sa vie, à l’heure même où il allait quitter son corps, il ouvrit les yeux et vit des esprits hideux et très noirs se dresser devant lui et le presser durement pour l’entraîner vers les prisons infernales. Il se mit à trembler, à pâlir et à suer à grosses gouttes ; il implora un répit à grands cris, et tout effrayé, il appela avec force clameurs son fils Maxime — que j’ai connu comme moine lorsque je l’étais. Il disait : « Maxime, viens vite ! Je ne t’ai jamais fait de mal, prends-moi sous ta protection. »
Maxime, tout ému, s’approcha aussitôt, tandis que la famille se rassemblait en se lamentant bruyamment. Ils ne pouvaient voir les esprits malins dont Chrysaorius essuyait de si durs assauts, mais ils devinaient la présence de ces esprits par le trouble, la pâleur et les tremblements de celui qu’ils entraînaient. La terreur que lui inspirait leur aspect épouvantable le faisait se tourner de côté et d’autre sur son lit. Couché sur le côté gauche, il ne pouvait supporter leur vue ; se tournait-il vers le mur, ils y étaient encore. Affreusement pressé, désespérant de pouvoir leur échapper, il se mit à supplier à grands cris : « Répit au moins jusqu’au matin ! Répit au moins jusqu’au matin ! » Mais pendant qu’il criait ainsi, au milieu même de ses hurlements, il fut arraché de son enveloppe de chair.
Il est évident que s’il vit ces démons, ce ne fut pas pour son profit, mais pour le nôtre, car Dieu, dans son immense patience, nous attend encore. Pour Chrysaorius, en effet, il ne servit à rien de voir avant sa mort ces esprits horribles, ni de demander un répit, puisqu’il ne l’a pas obtenu.
Mais nous, frères très chers, réfléchissons maintenant à tout cela avec une grande attention, de peur que nous ne laissions le temps s’écouler en pure perte, et que le moment où nous réclamerons un sursis pour accomplir de bonnes œuvres ne soit justement celui où nous serons contraints de quitter ce corps. Souvenez-vous de ces paroles de la Vérité : « Priez pour que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat. » (Mt 24, 20). Car un commandement de la Loi interdit de marcher plus d’une certaine distance le jour du sabbat, et l’hiver, il est difficile de marcher, à cause du froid qui engourdit et paralyse les pas des marcheurs. Aussi le Seigneur dit-il : « Priez pour que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat. » C’est comme s’il disait clairement : « Prenez garde à ne pas chercher à fuir vos péchés seulement lorsqu’il ne vous sera déjà plus possible de marcher. » Ce moment où nous ne pourrons plus fuir, nous devons donc y songer maintenant que nous le pouvons. Il nous faut penser sans cesse à l’heure de notre sortie de ce monde, et avoir continuellement devant les yeux de l’esprit cet avertissement de notre Rédempteur : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

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1 Célèbre jeu de mots latin : sic amare, iam ire est.

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Camp pour garçons de 10 à 15 ans à St-Aubin-d'Aubigné (35) du 8 au 21 juillet
Camp St-Pierre J-E. pour garçons de 14 à 17 ans au milieu des volcans d'Auvergne
du 11 au 26 juillet

Camps Saint-Pie X à l'Etoile du Matin à Eguelshardt du 12 et du 15 au 30 Juillet 2019
Camp Bx Théophane Vénard pour garçons de 8 à
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Dimanche 26 mai 2019
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