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   Grégoire 1er (540 - 604), Pape et Docteur de l'Eglise

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Grégoire 1er (540 - 604),
Pape et Docteur de l'Eglise

 

HOMELIES DE GREGOIRE 1er


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Livre 1

Homélie 13

Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Félix, confesseur, le jour de sa fête, le 14 janvier 592

Le retour du maître

Comme la précédente, cette Homélie traite de la vigilance. Elle porte sur la parole de Jésus : « Que vos reins soient ceints, et qu’il y ait en vos mains des lampes allumées… car c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. » N’agissons que pour le Ciel, et préparons-nous à ouvrir au Juge dès qu’il frappera, en accueillant la mort avec joie quand elle se présentera.
L’évangile commenté ici nous indique trois veilles, ou trois heures de la nuit auxquelles le Seigneur peut venir ; Grégoire explique ce que sont ces trois veilles. Dieu est patient, mais sachons profiter du temps qu’il nous laisse pour revenir à lui.
L’insistance de notre prédicateur à avertir ses auditeurs de se préparer à la mort pourrait paraître exagérée, si le Christ lui-même n’avait si souvent réitéré ce conseil. « La mort est certaine et elle est incertaine, pourquoi ? Dieu en a décidé ainsi. Mais quelle conclusion devons-nous en tirer ? L’incertitude de la mort, dans l’enseignement de Jésus, a pour but de nous tenir constamment en éveil […] de nous obliger à garder nos regards levés vers le Ciel. On peut affirmer que cette leçon est l’une des plus importantes de tout l’Evangile. On oserait dire qu’elle est même la première de toutes. » (Les plus beaux textes sur l’au-delà, présentés par J. Goubert et L. Cristiani, Paris, 1950, p. 39-41)

Lc 12, 35-40

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Que vos reins soient ceints, et qu’il y ait en vos mains des lampes allumées. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que lorsqu’il arrivera et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces serviteurs que leur maître, à son retour, trouvera vigilants ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, il les fera mettre à table et passera au milieu d’eux pour les servir. Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième veille et qu’il les trouve ainsi, heureux sont ces serviteurs ! Sachez bien que si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne le laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Le texte du Saint Evangile qu’on vient de vous lire, frères très chers, est bien clair pour vous. Mais de peur que même une telle simplicité ne risque de sembler obscure à quelques-uns, nous allons le parcourir brièvement afin d’en découvrir le sens à ceux qui l’ignorent, sans fatiguer pour autant ceux qui le comprennent.
Que la luxure de l’homme se situe dans ses reins, et celle de la femme dans son nombril, le Seigneur l’atteste lorsqu’il parle du diable au bienheureux Job : « Sa force, dit-il, est dans ses reins, et sa vigueur dans le nombril de son ventre. » (Jb 40, 16). Ainsi, quand le Seigneur dit : « Que vos reins soient ceints », c’est la luxure du sexe fort qui se trouve désignée par les reins. Et nous ceignons nos reins lorsque nous réfrénons la luxure de la chair par la continence.
Mais parce que c’est peu de chose de ne pas faire le mal si l’on ne s’applique aussi, par un effort assidu, aux bonnes actions, le Seigneur ajoute aussitôt : « Et qu’il y ait en vos mains des lampes allumées. » Ce sont bien des lampes allumées que nous tenons en main quand nous montrons l’exemple à notre prochain et l’éclairons par nos bonnes œuvres, ces bonnes œuvres dont le Seigneur dit : « Que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Mt 5, 16)
Ici, deux choses sont ordonnées à la fois : ceindre ses reins et tenir des lampes ; ce qui signifie que la chasteté doit rendre nos corps purs, et la vérité nos actions lumineuses. Car ni la pureté, ni la lumière ne peuvent plaire l’une sans l’autre à notre Rédempteur, soit qu’on fasse le bien sans avoir renoncé aux fautes de luxure, soit qu’on excelle en chasteté sans s’exercer encore aux bonnes œuvres. Sans les bonnes œuvres, la chasteté est donc bien peu de chose, et sans la chasteté, les bonnes œuvres ne sont rien.
2. Celui qui accomplit ces deux préceptes doit encore aspirer à la patrie céleste par l’espérance, et ne pas se garder du vice dans le seul but d’obtenir l’estime de ce monde. S’il lui arrive de commencer certaines bonnes actions pour gagner l’estime d’autrui, il ne doit pas persévérer dans de tels désirs, ni rechercher par ses bonnes œuvres la gloire du monde présent, mais placer toute son espérance dans l’avènement de son Rédempteur. Il est donc aussitôt ajouté : « Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces. » Le Seigneur est parti pour des noces, puisque ressuscité des morts et monté au Ciel, il s’est uni là-haut à la multitude des anges, en sa qualité d’Homme Nouveau. Et il revient quand il se révèle à nous par le jugement.
3. C’est bien à propos que notre évangile ajoute au sujet des serviteurs qui attendent : « Afin que lorsqu’il arrivera et frappera à la porte, ils lui ouvrent aussitôt. » Le Seigneur arrive quand il s’approche pour juger ; il frappe à la porte lorsqu’il nous prévient de la proximité de la mort par les atteintes d’une maladie. Nous lui ouvrons aussitôt si nous l’accueillons avec amour. On ne veut pas, en effet, ouvrir au Juge qui frappe, si l’on a peur de mourir et qu’on redoute de voir le Juge qu’on se souvient d’avoir méprisé. Mais celui qui puise son assurance dans son espérance et ses œuvres lui ouvre aussitôt qu’il frappe à la porte, parce qu’il attend son Juge dans la joie, et qu’en voyant approcher l’instant de la mort, la pensée de la gloire qui va le récompenser le comble d’allégresse. C’est pourquoi il est aussitôt ajouté : « Heureux ces serviteurs que leur maître, à son retour, trouvera vigilants ! » Il veille, celui qui garde les yeux de son âme ouverts pour contempler la vraie lumière ; il veille, celui qui s’efforce d’agir comme il croit ; il veille, celui qui repousse les ténèbres de l’engourdissement et de la tiédeur. C’est en ce sens que Paul dit : « Veillez, ô justes, et ne péchez pas. » (1 Co 15, 34). Il affirme aussi : « L’heure est venue pour nous de sortir du sommeil. » (Rm 13, 11)
4. Ecoutons maintenant comment se conduit le Maître à l’égard des serviteurs qu’il trouve vigilants à son retour : « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, il les fera mettre à table et passera au milieu d’eux pour les servir. » Il se ceindra, c’est-à-dire qu’il se disposera à leur donner une récompense. Il les fera mettre à table, c’est-à-dire qu’il refera leurs forces dans le repos éternel ; car nous mettre à table, c’est nous reposer dans le Royaume. Le Seigneur le déclare ailleurs : « Ils viendront et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob. » (Mt 8, 11)
Le Seigneur passe parmi nous pour nous servir, parce qu’il nous rassasie de la splendeur de sa lumière. On dit qu’il passe lorsqu’il retourne du jugement au Royaume, ou encore que le Seigneur passe pour nous, après le jugement, en nous élevant de la vue de sa nature humaine jusqu’à la contemplation de sa divinité. Passer, pour lui, c’est nous conduire à la vision de sa gloire et nous donner de contempler en sa divinité après le jugement celui que nous voyons en son humanité lors du jugement. En effet, quand il vient au jugement, c’est en sa nature de serviteur qu’il se montre à tous, puisqu’il est écrit : « Ils verront celui qu’ils ont transpercé. » (Za 12, 10 ; Jn 19, 37). Mais pendant que les réprouvés sont précipités dans le supplice, les justes sont emportés dans le rayonnement de sa gloire, ainsi qu’il est écrit : « Que l’impie soit emporté, pour qu’il ne voie pas la gloire de Dieu. » (Is 26, 10)
5. Mais que doivent faire les serviteurs s’ils se sont montrés négligents à la première veille ? Cette première veille est la vigilance du premier âge. Ceux qui s’y sont montrés négligents ne doivent pas désespérer, ni renoncer à l’exercice des bonnes œuvres. Car le Seigneur, faisant connaître son extrême patience, ajoute : « Et s’il vient à la seconde veille, et s’il vient à la troisième veille et qu’il les trouve ainsi, heureux sont ces serviteurs ! » La première veille, c’est le temps des premières années, c’est-à-dire l’enfance. La seconde, c’est l’adolescence ou la jeunesse, qui ne forment qu’un seul âge, si l’on s’en fie à l’autorité des Saintes Ecritures, puisque Salomon dit : « Jeune homme, réjouis-toi en ton adolescence. » (Qo 11, 9). Quant à la troisième veille, elle signifie la vieillesse. Ainsi, celui qui n’a pas voulu rester éveillé pendant la première veille, qu’il observe en tout cas la seconde : s’il a négligé durant son enfance de se corriger de ses vices, qu’il s’éveille du moins au temps de sa jeunesse et qu’il s’engage sur les chemins de la vie. Et celui qui n’a pas voulu rester éveillé pendant la deuxième veille, qu’il ne laisse pas échapper les remèdes de la troisième : s’il n’a pas veillé à s’engager sur les chemins de la vie durant sa jeunesse, qu’il se reprenne du moins dans sa vieillesse.
Considérez, frères très chers, comme la bonté de Dieu ne laisse aucune échappatoire à notre dureté d’âme. Impossible aux hommes de se trouver des excuses ! Dieu est méprisé, et il attend ; il se voit dédaigné, et il appelle à nouveau ; il endure un dédain injurieux pour lui, et il va cependant jusqu’à promettre de récompenser ceux qui voudront bien un jour revenir à lui.
Que nul ne reste pourtant indifférent à la longanimité du Seigneur, car au jour du jugement, sa justice s’exercera avec une rigueur d’autant plus sévère qu’il s’est montré plus patient auparavant. C’est bien le sens des paroles de Paul : « Ne sais-tu pas que la bonté de Dieu te pousse à la pénitence ? Mais toi, par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu. » (Rm 2, 4-5). Et le psalmiste affirme : « Dieu est un juste juge, il est fort et patient. » (Ps 7, 12). Sur le point de dire que Dieu est patient, il le déclare juste. Sache bien par là que ce Dieu qui supporte longtemps et patiemment les fautes des pécheurs exercera aussi, un jour, un jugement rigoureux. D’où la parole d’un sage : « Le Très-Haut sanctionne avec patience. » (Si 5, 4). On dit qu’il sanctionne avec patience, parce qu’il endure les péchés des hommes puis les sanctionne. Car ceux qu’il a longtemps supportés dans l’attente de leur conversion, il les condamne plus durement s’ils ne se sont pas convertis.
Mais pour réveiller notre esprit engourdi, le Seigneur apporte encore l’exemple de dommages extérieurs, afin d’inciter notre âme à la garde de soi. Il dit en effet : « Sachez bien que si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne le laisserait pas percer sa maison. » A cette comparaison est ajoutée l’exhortation suivante : « Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. » C’est par suite de l’ignorance du père de famille que le voleur perce la maison : en effet, lorsque notre âme dort au lieu de veiller sur elle-même, la mort, surgissant à l’improviste, brise notre maison de chair, et ayant trouvé son maître endormi, elle le tue ; et quand notre âme ne prévoit pas les châtiments à venir, la mort l’entraîne au supplice à cause de son ignorance. Si elle veillait, elle pourrait résister au voleur, car prenant ses précautions en vue de l’avènement du Juge qui enlève les âmes secrètement, elle irait à sa rencontre en faisant pénitence, pour ne pas périr impénitente.
6. Si Notre-Seigneur a voulu que notre dernière heure nous soit inconnue, c’est pour qu’on puisse la considérer comme toujours imminente, et que dans l’impossibilité de la prévoir, on ne cesse de s’y préparer. Ainsi donc, mes frères, gardez les yeux de votre esprit fixés sur votre condition de mortels ; préparez-vous chaque jour à la venue du Juge par des pleurs et des lamentations. Et tandis que la mort nous attend tous avec certitude, ne vous mettez pas en peine pour prévoir l’avenir incertain de cette vie éphémère. Ne vous laissez pas appesantir par le souci des choses de la terre. Quelle que soit la masse d’or et d’argent qui l’entoure, quels que soient les vêtements précieux qui revêtent notre chair, n’est-elle pas toujours de la chair ? Ne faites donc pas attention à ce que vous avez, mais à ce que vous êtes. Voulez-vous entendre ce que vous êtes ? Le prophète vous l’indique quand il déclare : « Vraiment, le peuple est de l’herbe. » (Is 40, 7). Si le peuple n’est pas de l’herbe, où sont ceux qui l’an passé ont célébré avec nous la fête du bienheureux Félix, que nous honorons aujourd’hui ?1 Oh ! combien de beaux projets ne formaient-ils pas pour la vie présente ! Mais l’instant de la mort survenant, ils se sont trouvés soudain en face de ce qu’ils ne voulaient pas prévoir, et ils ont perdu d’un coup toutes les choses transitoires qu’ils avaient rassemblées et qu’ils paraissaient tenir solidement. Si donc la multitude des hommes du temps passé se sont épanouis dans la chair par leur naissance, puis se sont desséchés et ont été réduits en poussière par leur mort, ils n’étaient vraiment que de l’herbe.
Ainsi, frères très chers, puisque les heures s’enfuient instant par instant, tâchez de les retenir en leur faisant rendre la récompense due aux bonnes œuvres. Ecoutez ce que déclare le sage Salomon : « Tout ce que ta main peut faire, fais-le de ton mieux, parce qu’il n’y a plus ni œuvre, ni science, ni raison, ni sagesse aux enfers où tu te précipites. » (Qo 9, 10). Comme nous ignorons le moment de notre mort, et qu’après la mort nous ne pourrons plus travailler, il ne nous reste qu’à profiter pleinement du temps qui nous est accordé avant la mort. Car le moyen de vaincre la mort elle-même, lorsqu’elle viendra, c’est de la craindre sans cesse avant qu’elle ne vienne.

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1 Sur le mot « componction », cf. l’introduction à cette Homélie.

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Mercredi 22 mai 2019
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