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Ils l’ont découronné – Partie IV : Le catholicisme libéral

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Résumé : Le sacerdoce des fidèles. Exaltation de la conscience au-dessus de la loi. Définition libérale de la liberté. Confusions et incohérences. Tendance à l’indifférentisme religieux. Tendance au naturalisme.

Que d’équivoques et d’orientations hétérodoxes auraient pu être évitées si Vatican II avait été un concile dogmatique et non pas soi-disant pastoral !
Or quand on examine les rédactions successives des documents conciliaires, on perçoit les orientations qu’ils expriment. Laissez-moi en relever quelques-unes.

Le sacerdoce des fidèles

Certes, Lumen gentium distingue entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel des prêtres (n. 10). Bon. Mais ensuite le texte comporte de longues pages qui parlent du sacerdoce en général, confondant les deux, ou faisant du sacerdoce des prêtres une fonction parmi d’autres du sacerdoce commun (n. 11).

Exaltation de la conscience au-dessus de la loi

De même, on dit bien que l’homme doit se soumettre à la loi de Dieu (Dignitatis humanae n. 2). Mais ensuite on exalte la liberté de l’homme, la conscience personnelle (n. 3), on en vient à soutenir l’objection de conscience (ibid. n. 3) d’une manière si générale qu’elle est fausse : « l’homme ne doit pas être contraint d’agir contre sa conscience ». Or cela n’est vrai que d’une conscience vraie, ou d’une conscience invinciblement erronée ! Le résultat est une tendance à mettre la conscience au-dessus de la loi, la subjectivité au-dessus de l’ordre objectif des choses ; alors qu’il est bien évident que la conscience est faite pour se conformer à la loi.

Définition libérale de la liberté

Egalement, à tout instant, spécialement dans la déclaration sur la liberté religieuse, on répète qu’il ne faut pas de contrainte, pas de coaction (Gaudium et spes n. 47, Dignitatis humanae n. 1, 2, 3, 10). La liberté est définie comme l’absence de contrainte. Or il est bien évident qu’il n’y a pas de société sans la coaction physique des peines ni la coaction morale de la crainte des peines que renferment les lois ! Sinon c’est l’anarchie. Et Notre Seigneur Jésus-Christ n’est certes pas le dernier à user de la contrainte : quelle coaction morale plus forte que celle de cette phrase « qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16, 16) ? L’enfer pèse sur les consciences, cela est un bien, et c’est une coaction. Il y a donc très certainement de bonnes et salutaires coactions !

Confusions et incohérences

De plus, on ne distingue pas dans Dignitatis humanae, entre les actes religieux exempts de coaction de la part de l’État : il faudrait distinguer les actes internes et externes, privés et publics, et ne pas attribuer à tous la même liberté (cf. n. 2) !
Dans un pays catholique, on est quand même bien en droit d’empêcher les faux cultes de se manifester publiquement, de limiter leur propagande !
Si vraiment l’État n’a pas le droit d’intervenir en matière religieuse, alors les parents non plus n’ont pas le droit de transmettre et d’imposer une religion à leurs enfants ! On aboutit à l’absurde si l’on généralise sans aucune distinction la liberté en matière religieuse !

Tendance à l’indifférentisme religieux

Si l’on affirme que chacune est un chemin vers Dieu, ou que l’Etat n’est pas qualifié pour porter un jugement sur la vérité de telle ou telle religion, on dit des sottises qui confinent à l’hérésie qu’on appelle indifférentisme: indifférentisme de l’individu, ou indifférentisme de l’Etat vis-à-vis de la vraie religion.
Or que le Concile présente cet indifférentisme ou une tendance en ce sens, c’est indéniable. En exaltant la conscience individuelle, les valeurs spirituelles et les valeurs de salut des autres religions (Nostra aetate n. 2, Unitatis redintegratio, n. 3, Dignitatis humanae n. 4) on entretient l’indifférentisme individuel. En proférant des inepties inouïes comme le fit Mgr De Smedt sur l’incompétence de l’Etat à juger de la vérité religieuse, et en définitive à reconnaître le vrai Dieu, on répand l’indifférentisme de l’État, l’athéisme de l’État.
Les fruits de cet esprit et de ces doctrines délétères sont là plus personne chez les catholiques ne soutient encore que dans les pays catholiques l’État doit reconnaître la vraie religion, la seconder de ses lois, et empêcher de même les fausses religions de se propager ! Plus personne !
Or si, par exemple, la Colombie était en 1966 un pays encore à 95 % catholique, c’est grâce à l’État, qui a empêché par sa Constitution la propagation des sectes protestantes aide inappréciable à l’Église catholique ! En protégeant la foi des citoyens, ces lois et ces chefs d’État auront contribué à mener au ciel des millions d’individus, qui auront la vie éternelle grâce à ces lois et ne l’auraient pas eue sans cela ! -Or maintenant en Colombie c’est terminé ! Cette loi fondamentale a été supprimée sur les instances du Vatican, en application de la liberté religieuse de Vatican II ! Alors actuellement les sectes pullulent ; et ces pauvres gens simples sont désarmés face à la propagande de sectes protestantes pourries d’argent et de moyens, qui viennent et reviennent sans cesse endoctriner les analphabètes. Je n’invente rien. Eh bien cela, n’est-ce pas une véritable oppression des consciences, protestante et maçonnique ? Voilà où aboutit la prétendue liberté religieuse du Concile !

Tendance au naturalisme

Lisez le chapitre V de Gaudium et spes sur les relations internationales, les organisations internationales, la paix et la guerre : vous n’y trouverez pratiquement aucune référence à Notre Seigneur Jésus-Christ. Est-ce que le monde peut s’organiser sans Notre Seigneur Jésus-Christ ? avoir la paix sans le Princeps pacifer ? c’est impossible ! Or le monde est plongé dans la guerre et la subversion, avant tout parce qu’il est plongé dans le péché. Il faut donc lui donner avant tout la grâce de Jésus-Christ, le convertir à Notre Seigneur. Il est la seule solution du problème de la paix dans le monde. Sans lui, on parle dans le vide.
C’est Mgr Hauptmann, Recteur de l’Institut catholique de Paris, qui a présidé la commission de rédaction de ce texte. Cette commission s’est réunie avec des protestants, en Suisse, ayant pour but que ce chapitre puisse plaire et toucher le monde international. Comment voulez-vous que tout cela soit surnaturel, vraiment marqué par Notre Seigneur Jésus-Christ ?
Je limiterai là mon énumération. Je ne dis pas que tout soit mauvais dans ce concile, qu’il n’y ait pas quelques beaux textes à méditer ; mais j’affirme, preuves en main, qu’il y a des documents dangereux et mêmes erronés, qui présentent des tendances libérales, modernistes, qui ont ensuite inspiré les réformes qui mettent maintenant l’Eglise par terre.

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