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Comment favoriser les vocations sacerdotales dans nos familles ? (3)

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Prière

Que l’enfant se familiarise dès que possible à la prière, cet échange intime avec le Bon Dieu, notre Créateur et Maître, et notre Hôte. En effet consulter son confesseur, c’est bien. Mais il y a aussi tout un travail de l’âme qui est nécessaire, et qui passe forcément par la prière. Il faudrait que le jeune enfant trouve goût à la prière, et cela est facilement réalisable si son âme est encore toute pure, marquée par la grâce du baptême qui a fait de lui un enfant de Dieu ; il a déjà reçu dans leur racine les vertus surnaturelles infuses, et spécialement les trois vertus théologales.

Un enfant qui se sentirait attiré par le sacerdoce devra recourir à la prière qui l’aidera à dépister les dangers qu’il pourrait rencontrer sur cette « route » et à s’en écarter, qui lui donnera la force de rejeter les tentations que le démon pourra susciter en lui pour le détourner de son appel intérieur, pour qu’il puisse se maintenir dans ses saintes résolutions envers Dieu et son appel malgré les obstacles qu’il pourra rencontrer.

Apprendre à l’enfant que la prière n’est pas seulement une formule que ses lèvres récitent, mais qu’elle peut être encore l’offrande des épreuves, des ennuis, des souffrances qui peuvent arriver… des sacrifices qu’il pourrait s’imposer… des actions qui remplissent ses journées : en résumé, tout son devoir d’état accompli avec ardeur peut être une véritable prière.
Qu’il comprenne ainsi qu’il peut véritablement sauver des âmes.

Pureté

Que l’enfant soit préparé à avoir un cœur pur. La pureté est bien une vertu nécessaire à tous, certes. Mais combien plus au prêtre qui doit garder la chasteté parfaite, pour ne s’occuper que de Dieu et des choses divines : célébrer la Messe, approcher les âmes et soigner toutes leurs misères, distribuer les sacrements, toucher la divine Hostie…

Lui aussi pourra être tenté, le démon ne l’oubliera certainement pas ; ce sera alors important qu’il ait cultivé auparavant cette sainte crainte de Dieu, et en même temps une grande sagesse (qui fait goûter ces réalités célestes).

Ce serait véritablement meurtrier que de lui laisser entre les mains l’instrument de la tentation sans qu’il ne se soit aucunement armé auparavant : attention donc aux smartphones avec connection à internet confiés aux enfants; on n’en aura jamais assez mesuré les dégâts dans leur âme.

Que le jeune enfant développe une sainte pudeur, qui est la protectrice de sa pureté : lui permettant d’éviter les mauvaises lectures, les mauvais camarades. Une bonne habitude prise dans le jeune âge sera une force d’autant plus grande pour lutter lors des tentations fréquentes de l’adolescence.

Dévouement

Aider le jeune enfant à être généreux et à devenir un « homme d’honneur » : à se donner pour une cause noble. En effet, le prêtre doit être un homme aux sentiments élevés, un homme franc, un homme fidèle à la parole donnée, un homme juste.

Pie XII nous adresse des conseils très utiles dans son exhortation Menti Nostrae ; il parle des petits séminaristes d’alors, mais auxquels on pourrait très bien assimiler nos jeunes enfants d’aujourd’hui qui auraient certaines dispositions à la vocation : « On veillera à développer les qualités natives et personnelles de chaque enfant, tout en aiguisant en lui la conscience de sa responsabilité en ses actes, le jugement qu’il doit porter sur les hommes et les événements, l’esprit d’initiative… Les jeunes seront formés à l’honnêteté et à la loyauté, et ils auront, pour eux-mêmes et pour les autres, l’estime de la droiture et de la fermeté, en même temps que l’horreur de la duplicité et de toute sorte de mensonge. »

Mais cela s’apprend dès le jeune âge avec l’aide des parents particulièrement, qui veilleront à ce que leur enfant évite de suivre les mauvais exemples de son entourage notamment en ce qui concerne le langage ; ce n’est peut-être pas facile, mais l’effort sera bien récompensé ; en effet, en écartant les mots grossiers de son langage, l’enfant prendra l’habitude d’écarter aussi de sa pensée les idées grossières, malpropres, et ses sentiments pourront alors s’imprégner naturellement de noblesse, et de dignité.

Notons l’importance des mouvements de jeunesse catholique (scoutisme, croisade eucharistique ou autres…) pour aider à développer chez l’enfant ce sens de l’honneur et des responsabilités, ce sens du renoncement pour une noble cause.

(à suivre)

Abbé François-Régis de Bonnafos

Suite de l’article

(1) Introduction
(2) Que l’enfant puisse confier à un prêtre cet appel qu’il a pu percevoir
(4) Tout faire pour que l’enfant soit un passionné de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Source : La Voix des Clochers en Périgord n°60 / La Porte Latine du 27 février 2020