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Les Psaumes : une prière efficace en ce temps d’épidémie (2)

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Les secrets de la sérénité en temps d’épidémie (3)

Les étapes d’une vraie conversion

Puisque la cause du coronavirus qui sévit actuellement, ce sont les péchés des hommes, il importe que nos pays jadis catholiques se convertissent et reviennent à Jésus-Christ qui est l’unique Sauveur. En attendant ce retour des Nations à Jésus-Christ, que chacun d’entre nous fasse à son niveau son mea culpa, reconnaisse ses fautes et profite de cette période de confinement pour se convertir vraiment. Notre-Seigneur n’a-t-il pas dit à Pierre qui pourtant le suivait déjà depuis un certain temps, « quand tu seras convertis, affermis tes frères. » (Lc 22, 32) Plus nous serons saints, plus nous pourrons faire de bien autour de nous. Aussi, prenons conscience des différentes étapes à franchir pour parvenir à un changement de vie qui soit vraiment agréable à Dieu.

La première disposition à cultiver consiste en la reconnaissance de sa misère. Le saint Roi David le reconnaissait : « Pour moi, disait-il, je suis pauvre et indigent ; mais le Seigneur prend soin de moi. Vous êtes mon aide et mon protecteur. Mon Dieu, ne tardez pas. » Ps 39, 18 Dieu donne sa grâce aux humbles. Plus nous serons petits à nos propres yeux, plus le bon Dieu pourra agir en nous et exaucer nos prières. À la reconnaissance de sa misère, il est nécessaire de joindre la confiance en la miséricorde divine.

Le Psalmiste a bien conscience de la nécessité de la contrition pour toucher le cœur de Dieu puisqu’il fait cette prière : « Le sacrifice aimé de Dieu, c’est un esprit brisé ; vous ne mépriserez pas, ô Dieu, un cœur contrit et humilié. » Ps 50, 19 La contrition implique l’aveu de ses fautes : « Nous avons péché avec nos pères, s’écrie David, nous avons agi injustement, nous avons commis l’iniquité. » Ps 105, 6 On peut appliquer ce verset à nos péchés personnels mais aussi aux péchés publics des nations et notamment à l’apostasie ainsi qu’aux désordres moraux qui en ont résulté.

David décrit également les effets d’une bonne confession dans le psaume Miserere. « Rendez-moi la joie de votre salut, et affermissez-moi par un esprit généreux. J’enseignerai vos voies aux méchants, et les impies se convertiront à vous. » Ps 50, 12 et 14-15 Un esprit droit, généreux, un cœur pur source de joie, un grand zèle missionnaire, voilà les effets merveilleux d’une bonne confession.

Pour rester fidèle à Dieu, il est encore nécessaire de conserver le souvenir de ses fautes, ce que les auteurs spirituels appellent la componction. Le saint roi David l’exprime ainsi : « Je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs ; j’arroserai ma couche de mes larmes. » Ps 6, 7 Saint Jean Chrysostome de commenter : « David ne se contente pas de pleurer une fois ses fautes, toute sa vie s’est écoulée dans la pratique de la pénitence. Imitons son repentir ; si nous refusons de pleurer nos fautes ici-bas, force sera de les pleurer dans l’autre vie, mais sans aucune utilité, tandis qu’ici-bas nos larmes sont fécondes en fruits de salut [1]. »

L’éloignement des occasions prochaines de péché est encore l’un des fruits les plus efficaces d’une bonne confession. Le Psalmiste en a conscience quand il écrit : « Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes. » Ps 6, 9. Saint Jean Chrysostome poursuit ainsi ses réflexions : « Notre‑Seigneur nous l’enseigne lorsqu’il dit : « Si votre œil vous scandalise, arrachez-le ; si votre main est pour vous un sujet de scandale, coupez‑la… » (Mt 5, 29‑30). Ici, David ne veut pas parler des membres de notre corps, mais de nos amis les plus intimes. Donc, il nous faut sacrifier l’amitié lorsque loin d’être utile, elle devient nuisible à nos amis aussi bien qu’à nous‑mêmes. Fidèle à ce commandement salutaire, non seulement David ne recherchait pas de tels amis, mais il leur commandait de s’éloigner de lui [2]. »

En période de confinement, pensons à faire des actes de contrition parfaite c’est-à-dire de contrition par amour de Dieu pour recouvrer l’état de grâce si on l’a perdu en attendant de pouvoir nous confesser.

Abbé Patrick Troadec, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (prieuré de Brest)

Sources :La Porte Latine du 8 avril 2020

Notes de bas de page

  1. Saint Jean Chrysostome, Œuvres complètes, Vivès, 1867, p. 628.[]
  2. Saint Jean Chrysostome, Œuvres complètes, Vivès, 1867, pp. 629-630.[]
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