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La Tunique. Réalisé par Henry Kostner – 1953

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« Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Ecriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. C’est ce que firent les soldats. »(Jean 19 : 23-24)

« Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique. » (Psaume 22 : 19)

La Tunique. Réalisé par Henry Kostner – 1953 [1H 28′ 04 »]

Un soldat romain chargé de conduire Jésus au supplice prend possession de sa tunique et, sous l’influence de ses esclaves, se convertit au christianisme.

Un jeune tribun romain, Marcellus Gallio, offense Gaïus Agrippa, le fils de l’empereur Tibère. Le jeune homme est donc disgracié et envoyé prendre le commandement de la garnison de Minoa, l’un des pires postes de l’Empire. Là-bas, il va devoir se rendre à Jérusalem avec un détachement pour les fêtes de la Pâque. C’est à ses soldats qu’est confiée la charge de surveiller l’exécution d’un condamné à mort. Pendant que celui-ci agonise sur une croix, les officiers jouent sa tunique au sort et c’est au tribun Marcellus qu’elle échoit.

Déjà marqué par le regard que lui a lancé le crucifié, il est tétanisé par la Tunique lorsque, par dérision, il la met sur ses épaules au cours d’un banquet. A partir de cet instant, il ne sera plus jamais le même, répétant à toutes les personnes qu’il croise : « Etais-tu là-bas ? ».

Rappelé par l’empereur, Marcellus se rend en Grèce où, touchant à nouveau la tunique, il se sent libéré de sa folie. Il va alors chercher à comprendre d’où vient le pouvoir de ce vêtement et part en Palestine afin de découvrir qui pouvait bien être celui qu’il avait mis à mort. A

u cours de son périple, il va se retrouver confronté aux juifs de la diaspora qui ont juste entendu parler de ce qui c’est passé, de ceux qui sont heureux de la mort de ce Jésus, et à ses premiers disciples. Ce sera loin d’être facile car que ce soit les uns ou les autres, beaucoup se ferment face à un tribun romain. Surtout les disciples, lorsqu’ils apprendront qu’il est celui qui a mis leur maître à mort.

Heureusement pour Marcellus, son esclave, Démétrius, était mieux accepté que lui et avait averti les disciples de la sincérité de son maître et de sa démarche. Avec eux, nous faisons la connaissance de saint Etienne, de Barsabbas le Juste, concurrent de Matthias pour remplacer Judas, de saint Pierre « le Grand Pêcheur ». Saint Jacques et saint Jean « les Fils du Tonnerre », Notre Dame sont évoqués, entre autres… Nous le suivons à Capharnaüm, Jérusalem, Séphoris, Sychar, Cana, sur les pistes de Palestine. Au fur et à mesure de ses rencontres, il entend les paraboles, les récits des miracles, des bontés de Jésus. Il est confronté aussi à l’incompréhension des disciples sur certains mystères qui, pour nous qui bénéficions du Magistère séculaire de l’Eglise, semblent tellement évidents.

Le film, péplum réalisé par Henry Costner, reste assez fidèle au livre, en tout cas à son esprit, malgré quelques libertés prises avec la vérité historique. Les décors et les costumes sont magnifiques, les personnages convaincants.

Source : Etais-tu là-bas…? , article de M. l’abbé François Brunet de Courssou, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X in Apostol n° 112 de septembre 2017

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