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Les insolites de LPL

   Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du Juvénat du Sacré-Coeur

 

Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du Juvénat du Sacré-Coeur

( Libreville mai 2007)

Deux ans et quatre mois ! Tout ce temps sans une nouvelle lettre du Juvénat du Sacré Cœur ! Que s’est-il donc passé ? Cette lettre vous le raconte. Bonne lecture !

Auparavant, nous nous tournons vers vous si nombreux à nous soutenir malgré ce silence, soit par des dons occasionnels soit, mieux encore, par un virement mensuel et automatique. Votre amitié ne s’est pas démentie. N’est-ce pas la preuve qu’elle est fondée dans l’esprit de foi ? La raison qui vous incline à nous aider vient tout droit de votre conviction que l’œuvre que nous essayons d’accomplir, ici, au Gabon, est une œuvre de l’Eglise dont les fruits sont éternels. Que cette lettre vous témoigne notre reconnaissance pour cette solide amitié. Merci, chers amis.


Ecole et Eglise

           

Onction avec l’huile des Catéchumènes : Le Père Arnold baptisant 11 élèves du Juvénat, à la Vigile de la Pentecôte, 26 mai 2007.

Notre école recrute ses élèves auprès des fidèles de la Mission St Pie X et aussi auprès des enfants d’ailleurs, si leurs parents acceptent les principes d’éducation catholique. Avec les élèves venus de la Mission, nous poursuivons la formation chrétienne commencée là ; c’est relativement facile. Des élèves venus d’ailleurs, peu à peu, à force de répétition et de persuasion, on obtient une pratique religieuse régulière. Quelquefois, tel parent, tel frère, telle sœur noue ou renoue avec l’Eglise, dans le sillage de l’élève lui-même.

Aussi après deux ou trois ans d’efforts, on peut envisager les sacrements. Ces trois dernières années, le baptême a été donné à 26 élèves ; la confirmation à 62 et l’Eucharistie à 26. Ce palmarès est une source de joie et d’action de grâce ; c’est le fruit d’un travail de plusieurs années, souvent remis en cause d’une année à l’autre ; c’est une récolte faite un peu à l’arrachée tellement les conditions sociales et morales sont défavorables. Ainsi le but premier de l’œuvre est atteint : faire des chrétiens et les sanctifier par les sacrements. Reste à espérer leur persévérance pour les voir dans quelques années répondre à une vocation ou se marier chrétiennement...

La tâche de l’école catholique est grande : dans ces cœurs enrichis par la grâce divine, poursuivre ce travail ardu d’enracinement des convictions chrétiennes. Ce travail obscur et souvent battu par toutes sortes de tempêtes exige que les éducateurs renouvellent continuellement leur force dans les certitudes de la foi. C’est bien le cas de dire qu’il faut, ici, « travailler sans chercher de repos, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés, sans chercher d’autre récompense que celle d’accomplir la sainte volonté de Dieu. »

 

Ecole et Babylone

           

Elèves du Juvénat

L’environnement dans lequel vit l’école ne s’améliore pas d’une année à l’autre. Le relativisme et l’indifférentisme religieux sont le triste apanage d’une portion croissante de la population. Ceux qu’anime encore un vague sentiment religieux, remplissent les sectes pentecôtistes qui débordent. L’Islam a une assise chaque année plus solide avec des mosquées, toujours plus nombreuses et généralement assez belles.

 La plupart de nos élèves vivent dans des milieux familiaux éclatés. Le centre de gravitation est la rue, plus que le foyer. Et nos jeunes garçons nous apparaissent comme des ions isolés flottant de manière très permissive dans le magma babylonesque d’une ville où les pôles d’attraction sont les flippers, les jeux vidéo, les cybercafés, les vidéothèques, les portables et les filles !

A vrai dire, rien de bien nouveau. Cependant il semble bien que la perversion se développe de manière exponentielle. Devant le gâchis qu’opère très vite cette ambiance dépravée, tel ou tel parent nous trouve pour « sauveter » leur fils en perdition. Que dire ? Que faire ? Les renvoyer parce que « c’était plus tôt qu’il fallait s’y prendre » ? Ou bien, les accueillir pour tenter de les arracher à la perversion ? Tel est le choix continuel : équilibre fragile entre une exigence excessive et une ouverture bien vite laxiste. Il faut essayer d’appliquer la parabole : recruter partout sur les chemins, sur les places et aux croisées, forcer à rentrer et en même temps exiger de revêtir la robe nuptiale pour rester !

L’absence du mariage et l’instabilité de la cellule familiale sont à la racine du mal. La famille « nucléique » n’existe pas ; la famille « clanique » héritée des ancêtres a presque disparu par l’urbanisation galopante qui déracine et par une dégradation économique pour une majeure partie de la population.

 

Notre espérance

           

Les quartiers aux alentours du Juvénat

Le Juvénat, bâti sur une colline, domine des quartiers enclavés où règne une pauvreté chaque année plus criante. Pauvreté matérielle qui devient misère et qu’accompagne son triste cortège de déchéance morale... Il n’y a pas à aller loin. Mais, non loin de là, sur le boulevard principal, roulent des berlines 4x4 aux chromes étincelants. C’est l’illustration de la société. Les uns dont la richesse clinquante résonne de vide ; et que demain, un revers professionnel ou politique, laissera endettés et voués à la ruine; dans leur chute seront entraînées parentèle et clientèle qui vivaient au crochet. Les autres vivotant sans pouvoir joindre les deux bouts du mois, se démènent pour survivre, supportant stoïquement tant bien que mal, et plutôt mal que bien, les malheurs des temps.

Alors dans un tel contexte de société, comment orienter notre action éducative pour qu’elle soit fructueuse et durable ? Cette question est lancinante. En effet, les principes catholiques de l’éducation sont connus. Il faut les appliquer en tenant compte de la capacité de réceptivité. Un peu comme le font les médecins : assimilation ou rejet ? Apprécier le degré de réceptivité pour obtenir l’assimilation et la transformation progressive en évitant le rejet inutile ; sans pour autant renoncer à l’essentiel sans lequel on ne peut plus parler d’école catholique.

C’est bien dire la complexité du travail ici. Seule l’expérience acquise par une présence durable apporte la connaissance du milieu nécessaire à l’action. Mais expérience et connaissance restent bien insuffisantes dans un domaine qui touche directement au bien surnaturel des âmes. Il faut la grâce de Dieu, il faut les dons de Conseil et de Force, il faut la Prudence, il faut la prière. Et telle est notre espérance : à condition de fidélité quotidienne, nous comptons sur l’assistance divine pour mener à bien la mission exaltante que Dieu nous confie.

La communauté du Juvénat (les « soutanes » d.g.à.d.) : Père Arnold TRAUNER, Père Patrick DUVERGER, Père Hugues BERGEZ, venu en renfort après l’accident du Père Olivier RIOULT, Frère Félix Marie. - Trois jeunes gens ont répondu à l’appel au service missionnaire. Leur aide est précieuse et devient très efficace après quelques mois d’adaptation... restez donc encore un an, mes amis !

Exaltante, cette mission l’est bien réellement.  Quoi de mieux sur terre, après la contemplation des choses de Dieu, de travailler à faire rayonner l’Eglise Catholique en chacun de ses membres apparemment perdus dans les ténèbres de ce monde sans Dieu ? Être soi-même pour la transmettre, cette lumière qui n’existe pas pour être mise sous le boisseau. Et nous sommes alors témoins d’actes héroïques. N’est-ce pas un triomphe de la grâce qu’un garçon de quinze ans vous explique qu’en arrivant au collège, ici, l’an dernier, il ne connaissait pas Dieu ; aujourd’hui, il veut à tout prix être baptisé. Il vient de loin, avec un trajet difficile, chaque dimanche pour assister à la messe. Et cet autre qui au reproche de son assistance irrégulière à la messe dominicale, explique que ce n’est pas de sa faute : souvent à l’heure de la messe on réclame de lui un service auquel il ne peut surseoir... Et cet autre qui irrégulier aussi, explique qu’il a été réquisitionné au chevet de la grand-mère malade, chaque dimanche, pour permettre à la maisonnée de vaquer à ses occupations... On pourrait multiplier les exemples illustrant le courage de ceux qui s’efforcent d’être fidèles contre vents et marées.

Ces courages nous stimulent à développer notre œuvre. Nous le savons, Dieu donne la victoire ; à nous de combattre. Verrons-nous le bien triompher ? Peut-être pas. Pourvu que nos efforts y aient contribué, c’est l’essentiel. Autre celui qui laboure, autre celui qui sème, autre celui qui récolte. Nous savons que nous semons sur les labours de nos héroïques devanciers, puissions-nous bien semer, pour qu’après nous la récolte soit belle ! Dieu donne l’accroissement ! Voilà notre espérance ! C’est aussi la vôtre, vue l’aide si précieuse que vous nous apportez inlassablement.

Alors merci !

Père Patrick Cocault-Duverger
Directeur de l'école de la Mission St-Pie X.

 

Les actualités en bref

 

Les enseignants et le personnel

 

Réunion du personnel à l’occasion de la récollection de Noël 2006

Toutes catégories confondues, 40 personnes travaillent au Juvénat. Il a fallu se doter d’un règlement intérieur. Par mesure gouvernementale, les salaires ont été revus à la hausse. Nos salariés n’ont pas été de reste. A vrai dire, cette mesure immédiatement salutaire va peser lourd sur notre trésorerie, puisqu’il n’est pas possible d’envisager une augmentation des scolarités dans la même proportion.

Le personnel est dévoué à l’œuvre ; chacun devine qu’ici, il s’accomplit un travail pas comme ailleurs. Il y a une réelle fierté à travailler pour le Juvénat; cela engendre zèle et réceptivité. Confronté aux tristes réalités déjà décrites, ce personnel a bien conscience que le Juvénat est comme un îlot de salut battu par les flots de la perversion. Un travail de fond se réalise auprès de chacun : deux enseignants vont régulariser leur mariage tout prochainement, d’autres vont aller suivre les exercices spirituels... Encourageant, n’est-ce pas ?

 

Les élèves

Actuellement, nous avons à peine 200 élèves, dont 41 nouveaux. Ils sont tous externes.

Plus de 150 d’entre eux restent au repas de midi et sont ainsi présents à l’école de 7 h à 17 h. Les critères de recrutement affinés au fil des ans laissent arriver de nombreux élèves en difficultés scolaires et un plus grand nombre qui doit tout apprendre des choses de Dieu.

C’est encore à peine une quinzaine d’élèves qui passent de notre primaire à notre collège.

Juvénat du Sacré-Coeur
2005 - 2006
2006 - 2007
Ecole primaire
125
115
Collège
73
83
Total Juvénat
198
198

 

Les bénédictions temporelles de Saint Joseph


Nouvelles véhicules pour le parc auto - les cadeaux de Saint Joseph en 2006

L’année 2006 a été faste ! Saint Joseph a mobilisé plusieurs insignes bienfaiteurs grâce auxquels le parc auto a été renouvelé et enrichi.

Au résultat : un double cabine et un minibus neuf, un camion de 19 tonnes et un tracteur avec girobroyeur et engins ! Tout cela en vue des travaux au Domaine Saint-Joseph.

 

Quelques coups durs

La façade de l’école entièrement repeinte

En septembre 2006, à quelques jours du début des cours, un de nos meilleurs professeurs doit nous quitter précipitamment, malgré lui et malgré nous : ce départ affectera beaucoup le travail pédagogique, dont il avait reçu une large part.

En décembre 2006, le Père Jean-Baptiste Frament, nommé en août, pour commencer à prendre en main la direction des études, rentre en France. Sa santé, déjà ébranlée avant qu’il nous arrive, ne tient pas. La prise en main plus approfondie des études devra encore attendre...

Le 13 janvier 2007, le Père Olivier Rioult, abatteur expérimenté d’arbres, est fauché par surprise lors d’un abattage. Le coup est mortel... Mais la Providence en décide autrement et St Joseph et les anges protègent le Père. Néanmoins, plusieurs semaines d’inquiétudes et de souffrances. Bien soigné grâce à une bonne équipe de médecins gabonais et de coopérants français à l’Hôpital Militaire de Libreville, le Père Olivier est assez « retapé » pour rejoindre, clopin-clopant, la Suisse, mi-février, et y poursuivre les soins. Sa convalescence se déroule bien. Deo gratias !

Février, mars 2007 : Ni électricité, ni eau. La croissance énorme de la population à Libreville oblige à des délestages. Il n’a pas été rare de passer 6 ou 8 heures par jour ou par nuit sans électricité et donc sans eau puisque nous devons la surpresser... Histoire de ressentir un peu ce qu’ont pu vivre les missionnaires d’autrefois... Le plus difficile était de préserver les réserves dans les congélateurs ! Quand l’électricité est revenue régulière, les délestages en eau ont continué et continuent encore. Il nous a fallu doubler la capacité de stockage d’eau de telle sorte à passer une journée d’école sans trop d’encombre. Car ce n’est pas facile de faire vivre 240 personnes dont une cantine de 150 repas sans eau courante... Heureusement que par ailleurs, nous stockons et exploitons pour les sanitaires, l’eau de pluie collectée depuis les toits.

Mai 2007 : Chikungunya ! Le virus a été repéré au Gabon et y fait ses ravages: tout à coup montée de fièvre jusqu’à 40°, douleurs articulaires aigues etc. A quoi s’est ajouté des cas de salmonellose. Comme nos élèves viennent des quatre coins de la ville, l’école est devenu un « beau » bouillon de culture. Ni le personnel ni la communauté n’ont été épargnés.

 

Le Domaine Saint Joseph

          

Déforestation du Domaine - le travail ne manque pas

  Après deux ans et demi de démarches, est faite l’acquisition d’un grand terrain de plus de dix hectares à 65 km de Libreville à Andem, en brousse, au bord de la route nationale.

D’anciennes plantations, revenues à la nature, derrière l’emplacement d’un ancien village, bordé d’une magnifique rivière et légèrement vallonné, tel est ce très beau site appelé à devenir l’internat de garçons qui prolongera et réorganisera notre externat de Libreville.

Grâce à un travail acharné, quelques aménagements ont déjà été faits : débroussage entier et à la main avec un entretien désormais permanent ; plantation de 150 arbres fruitiers et bananiers, essais maraîchers. Et tout prochainement forage d’un puit avant viabilisation et construction d’une maison pour le gardien.

 

Travaux et projets

Outre le terrain de l’internat, la propriété du Juvénat occupe les mercredis et les samedis.

- Depuis mai 2005 : terrassement et décaissement pour un emplacement de parking et pour la construction d’un préau au portail d’entrée en juillet prochain.
-Janvier - février 2006 : réfection du circuit d’assainissement
- Mars 2007 : remplacement du carrelage dans une classe et restauration de l’étanchéité d’un toit.
- Avril 2007 : augmentation du stock d’eau potable, de 4 m3 à 8 m3.
- Mai 2007 : Fin de la nouvelle peinture des façades
- Encore à faire : agrandissement de la chapelle ; réfection et agrandissement des sanitaires pour les élèves ; renforcement du suppresseur d’eau ; aménagement d’un passage couvert de la cuisine au réfectoire des élèves ; consolidation des murs de clôture ; réhabilitation d’un accès à sens unique pour desservir l’école etc.

 

 

Pour aider l'école de la mission du Gabon



Ecole Saint-Joseph-de-Galasanz (Gabon)
Patrick Cocault Duverger
Juvénat du Sacré-Coeur
Primaire Saint-Joseph-de-Galasanz & Collège Privé de LA MERCI
Quartier Rio
PK 5
BP 2149
Libreville
GABON
 

00 241 72 18 66
00 241 72 18 65
L'adresse du Juvénat du sacré-Coeur

 

Établissement

Guichet

No Compte

Clé

FORTIS BANQUE 30488

00102

61148420002

21

 

 

 

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Lundi 18 novembre 2019
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