Thème : Comment peut-on dire que l’Eglise est sainte alors qu’il y a tant de mal en elle ?

La XIXe Université d’été de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X aura lieu du 12 au 16 août, sur le thème : » Comment peut-on dire que l’Eglise est sainte alors qu’il y a tant de mal en elle ? » à l’école Saint-Michel, domaine de la Martinerie (36130, Montierchaume). Retenez les dates dès maintenant !
Autrefois, saint Paul comparait l’Église à une jeune épouse. Il en dressait un noble portrait et expliquait comment Jésus-Christ mettait tout son soin pour la rendre belle et sainte. « Le Christ a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale […], pour faire paraître devant lui cette Église resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée. » (Eph 5, 25–27).
Las ! Qu’est devenue aujourd’hui cette beauté de l’Église catholique ? Scandales, crises, défaillances… rien ne semble lui être épargné. Le monde entier se repaît du vacarme incessant de ces faiblesses, étalées au grand jour.
Comment alors concilier la promesse de sainteté de l’Église et la réalité du mal qui la traverse ? Sainte et pécheresse, sainte mais pécheresse ? Ce paradoxe apparaît comme insoutenable pour l’Église. Dire que l’Église est sainte alors que tant de mal s’y manifeste est plus que jamais une contradiction insupportable.
Pourtant, c’est précisément au cœur de cette crise que se joue l’avenir de notre foi. Notre Seigneur Jésus-Christ nous avait déjà prévenu : au milieu du bon grain se cache l’ivraie. Et il avait aussi solennellement affirmé à saint Pierre : « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les puissances de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. » (Mat 16, 18).
Cette question peut troubler, blesser, provoquer des doutes. Face aux blessures de l’histoire et de l’actualité, la question ne peut plus être taboue. Elle est même vitale. Cet été, prenez de la hauteur. Conférences, débats et objections : l’université d’été que nous vous proposons approfondira ce mystère sans rien éluder. Le mal dans l’Église : et si on en parlait vraiment ? Osons regarder la réalité en face, sans faux-semblants, ni esquives. Venez nous rejoindre pour débattre, comprendre et trouver les raisons d’espérer toujours dans cette œuvre magnifique du Bon Dieu. Venez découvrir, ou redécouvrir, des réponses solides, éclairées par la lumière de l’Évangile, pour vous et pour le prochain que Dieu a placé auprès de vous, afin de partager les clés d’une joie qui ne s’éteint pas. Nous aurons le plaisir de vous accueillir du 12 au 16 août 2026, à l’école Saint-Michel de Châteauroux, où nous vous attendons nombreux !
En un coup d’œil
Conférences
- Les principes de la sainteté de l’Eglise
- La sainteté de l’Eglise, épouse du Christ dans l’art et la peinture (Pierre Henri-Rousseau)
- Le mal et le péché dans l’Eglise (Abbé Malassagne)
- Louis Veuillot et la sainteté de l’Eglise dans la littérature (Déodat Taillandier)
- Entretien avec un converti : mon chemin vers l’Eglise (Gary Fercot)
- Les bienfaits de l’Eglise et ses œuvres manifestent sa sainteté (Marie-Paule Vannier)
- Sainteté possible en dehors de l’Eglise ?
- Le scandale des mauvais prêtres (Abbé de Lacoste)
- Le mythe d’une Eglise persécutrice, de Galilée à l’Inquisition (Jean du Pelem)
- Communion des saints et sainteté de Dieu (Abbé d’Avino)
Ateliers – comment répondre à ces objections :
- Une institution ne peut pas être « sainte » : seules les personnes peuvent l’être. L’Église est une forme d’organisation, parler de « sainteté de l’Église », c’est un abus de langage.
- Les Borgia, l’Inquisition, les croisades, l’esclavage, et aujourd’hui les scandales de pédophilie, démontrent que l’Eglise est tout sauf sainte. Les saints, ce sont les exceptions ; la règle, c’est la constance de l’Eglise dans l’horreur.
- Les « tradis » sont les plus durs, les plus fermés, les plus critiques, les plus orgueilleux et les moins accueillants de tous les catholiques. Ils sont la preuve que l’Église, surtout au sens traditionnel du terme, n’est pas sainte.
- Socrate, Marc-Aurèle, Ghandi, Mandela, le Dalaï-Lama… montrent que la sainteté n’est pas la propriété de l’Eglise, mais l’apanage des cœurs droits. Dire que seule l’Eglise est sainte est un acte d’orgueil aveugle et arrogant.