Crise de l’Église

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L’Eglise catholique subit aujourd’hui une grave crise. On espérait, dans les années 1960, lors du Concile Vatican II, un nouveau printemps pour l’Eglise, mais c’est le contraire qui est arrivé. Des milliers de prêtres ont abandonné leur sacerdoce, des milliers de religieux et de religieuses sont retournés à la vie séculière. En Europe et en Amérique du Nord, les vocations se font rares et l’on ne peut déjà plus compter le nombre de séminaires, couvents et maisons religieuses qui ont dû fermer.

Au-delà des chiffres, cette crise est aussi une crise de la foi et de la morale. Les vérités fondamentales comme la foi en Dieu, la divinité de Jésus-Christ, le ciel, le purgatoire sont de moins en moins crues. Le genre de vie des chrétiens actuels ne diffère en rien de celui des enfants de ce monde, des incroyants.

Le caractère singulier de cette crise est que ces errements ont été et sont encore favorisés par les plus hautes autorités de l’Eglise.

Faute des distinctions nécessaires, l’argumentaire Ecclesia Dei pour détourner les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X ne fait qu’aboutir à un dilemme intenable.
Le jour des sacres, Monseigneur Lefebvre résume toute son attitude en invoquant l’argument de l’état de nécessité.
Dans ce numéro, monsieur l’abbé Gleize fait une recension du livre de Yves Chiron « Histoire des Traditionalistes », paru dernièrement aux éditions Tallandier. Ce livre est-il vraiment la « référence qui fera date sur le sujet » ?
Le concept de « communion » doit être précisé. Ne pas célébrer la Pachamama ou Amoris laetitia, est-ce vraiment requis pour faire partie de l’Eglise ?
Les sacres épiscopaux de 1988 ont-ils porté atteinte à un élément essentiel de la foi catholique : l’unité de l’Eglise ?
Les sacres accomplis par Mgr Lefebvre en 1988 représentent-ils un acte de nature schismatique ?
Réponse à l’abbé Bernard Lucien sur la question des degrés d’autorité du magistère.
Selon le Pape François, la communion des saints repose sur un lien « existentiel » et non sur un lien surnaturel de charité.
Pourquoi cette consécration, si simple en soi, est-elle si difficile à réaliser en pratique ?
Le 11 février, le Pape François a signé un décret dans lequel il concède l’usage des livres liturgiques de 1962 pour la Fraternité Saint-Pierre. Un pas supplémentaire dans l’impasse du privilège particulier.
L’un des effets du motu proprio Traditionis custodes a été de produire de la part des sociétés Ecclesia Dei un concert d’adhésion au concile Vatican II et une reconnaissance de la bonté du novus ordo. Cette approbation fragilise encore davantage leur situation.
Le nouveau Missel de Paul VI est défectueux au point de devenir équivoque au niveau de l’expression de la Loi de la croyance, et d’encourir le risque d’invalidité sur le plan de l’efficacité du sacrement.