Lourdes : ce qu’aucune interdiction ne peut enlever

Dans cet extrait d’un ser­mon pro­non­cé le 23 août 2026 à Saint-​Nicolas-​du-​Chardonnet, l’abbé Jean-​Michel Gleize revient sur l’interdiction frap­pant les offices de la Fraternité à Lourdes et appelle les fidèles à y répondre sans amer­tume, par la foi et l’action de grâce. Le pèle­ri­nage sera main­te­nu, mais selon des moda­li­tés adap­tées à l’interdiction de célé­brer dans l’enceinte du Sanctuaire.

Mes bien chers amis, vous avez dû l’apprendre cette année : Monseigneur l’évêque de Tarbes — est-​ce vrai­ment lui qui décide ? Il y a au-​dessus de lui la Conférence épis­co­pale, c’est la syno­da­li­té — Monseigneur l’évêque de Tarbes nous refuse l’accès au sanc­tuaire de Lourdes.

Alors, mes bien chers frères, cela me rap­pelle une petite his­toire vraie que j’ai plai­sir à vous racon­ter. Une petite fille, qui avait encore ce regard pur des enfants, venait de rece­voir, pour Noël, une nou­velle paire de chaus­sures. Sa pre­mière réac­tion fut de faire un peu la gri­mace. Pourquoi ? « Parce que le pied droit me fait mal. » Mais, aus­si­tôt après, voi­ci que son joli visage s’illumine d’un beau sou­rire : « Mais le pied gauche ne me fait pas mal ! »

Mes bien chers frères, sachons regar­der avec un regard d’enfant et soyons tou­jours dans l’action de grâce. La bon­té de Dieu est tou­jours à l’œuvre dans nos âmes. Le pied droit nous fait mal, peut-​être, oui, sans doute ; mais le pied gauche ne nous fait pas mal !

Mes bien chers frères, sans doute — je ne sais pas, mais peut-​être — cette année, nous n’aurons pas la grâce de péné­trer dans le sanc­tuaire de Lourdes comme jusqu’ici. Mais que nous reste-​t-​il, mes chers frères ? Que nous reste-t-il ?

Il nous reste que nous croyons à la Très Sainte Vierge. Nous croyons qu’elle est la Mère de Dieu. Nous croyons qu’elle est la Vierge Immaculée. Nous croyons qu’elle est Corédemptrice. Nous croyons qu’elle est Médiatrice de toutes grâces. Et cela, per­sonne, aucune excom­mu­ni­ca­tion, ne pour­ra jamais nous l’enlever. Le Bon Dieu nous le donne sans cesse, tou­jours. Nous l’avons, et c’est le fruit de sa bonté.

Même si nous n’avons pas le reste, même si nous n’avons pas ces églises, ces sanc­tuaires bâtis par nos aïeux pour véné­rer la Vierge Marie, nous avons la Vierge Marie. Elle reste dans notre cœur, elle reste dans le sanc­tuaire de notre âme. Et cela, mes chers frères, doit nous lais­ser dans une action de grâce inal­té­rable. Cela doit ban­nir de notre cœur toute espèce d’amertume.

Soyons comme de petits enfants, dans une per­pé­tuelle recon­nais­sance, un per­pé­tuel émer­veille­ment devant la bon­té de Dieu, tou­jours à l’œuvre à tra­vers sa Providence. Et pour cela, deman­dons aujourd’hui, comme la Sainte Église nous y exhorte, une plus grande foi, une plus grande espé­rance et une plus grande charité.

Ainsi soit-​il.

source : fsspx​.news

FSSPX

M. l’ab­bé Jean-​Michel Gleize fut durant près de trente ans pro­fes­seur d’a­po­lo­gé­tique, d’ec­clé­sio­lo­gie et de dogme au Séminaire Saint-​Pie X d’Écône. Il est le prin­ci­pal contri­bu­teur du Courrier de Rome. Il a par­ti­ci­pé aux dis­cus­sions doc­tri­nales entre Rome et la FSSPX entre 2009 et 2011. Il exerce désor­mais son apos­to­lat à Saint-​Nicolas-​du Chardonnet, où ses confé­rences sur l’Eglise sont très sui­vies, et enseigne à l’Institut Universitaire Saint-​Pie X.

Pèlerinage international de la FSSPX à Lourdes

En la fête du Christ-Roi, dernier dimanche d'octobre (sauf exception)