Fideliter n° 252 de novembre-​décembre 2019 – La mainmise de l’État sur l’enfant dès trois ans

Lors des « Assises de la mater­nelle », à la fin du mois de mars 2018, Emmanuel Macron a annon­cé que « l’école mater­nelle est et sera davan­tage à l’avenir un moment fon­da­teur de notre par­cours sco­laire fran­çais. À ce titre, j’ai en effet déci­dé de rendre obli­ga­toire l’école mater­nelle et d’abaisser de 6 à 3 ans, en France, l’obligation d’instruction dès la ren­trée 2019. »

C’est selon lui un véri­table chan­ge­ment de para­digme qui s’opère. Il faut désor­mais ces­ser « de consi­dé­rer l’école mater­nelle comme une option ». Elle ne devra plus être vue comme un mode de garde ou une pré­pa­ra­tion à l’école élé­men­taire, mais comme une véri­table école, tour­née vers l’acquisition du lan­gage et l’épanouissement de l’enfant.

Inscrite dans la loi « Pour une école de la confiance » du 26 juillet 2019, l’instruction obli­ga­toire à par- tir de 3 ans a fait la « une » de la ren­trée, lais­sant cer­tains parents dans la per­plexi­té. Pourquoi cette mesure ? Pourquoi 3 ans ? Doit-​on obli­ga­toi­re­ment ins­crire son enfant dans une école ? Que doit-​on pen­ser de cette obli­ga­tion ? Et sur­tout, quel impact pour la mère chrétienne ?

On est éton­né de consta­ter que l’abaissement à 3 ans de l’âge de l’instruction obli­ga­toire n’a pra­ti­que­ment pas fait débat, comme s’il s’agissait d’une évi­dence. Aucune voix dis­cor­dante ne s’est fait entendre. Et pour­tant, cette mesure n’est pas sans conséquence.

Pour essayer d’y voir plus clair, nous expo­se­rons la jus­ti­fi­ca­tion de cette loi, le contexte qui l’entoure, puis ses incon­vé­nients pour la mère chrétienne.

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