Accueil    Sommaire    Ordo    Lieux de culte    Catéchisme    Vidéos    Nous aider    Dons en ligne    Liens des sites FSSPX    Contact    Rechercher    Privé 

Les insolites de LPL

   Fideliter 233 - Luther, le destructeur de la Chrétienté, abbé Christian Bouchacourt

Accès à Fideliter 233 de septembre-octobre 2016
Accès aux éditoriaux parus sur La Porte Latine
Accès au calendrier des activités du monde de la Tradition
Accès aux bulletins et revues du monde de la Tradition
Accès aux revues de presse du monde de la Tradition
Vatican II - Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...

Editorial du n° 233

Luther, le destructeur de la Chrétienté

Accès à notre dossier sur Luther et l'Eglise conciliaire

Dans les mois qui viennent, nous allons assister à un déluge de commémoraisons et d’exaltations de Luther, à l’occasion du cinq centième anniversaire de l’affichage, sur une église de Wittemberg, de ses 95 thèses, qui sont considérées comme le début de la prétendue « Réforme ». Et, malheureusement, la hiérarchie ecclésiastique, jusqu’au Pape lui-même, va prendre une large part à ce scandaleux concert de louanges.

Martin Luther fut excommunié le 15 juin 1520 par la bulle Exsurge Domine signée du Pape Léon X. Ce dernier ne fut certainement pas un Pape exemplaire, mais en l’occurrence, et contrairement à ses successeurs actuels, il fit son devoir et essaya d’éliminer ce qui devait devenir l’un des plus grands fléaux de l’histoire de l’humanité.

De Luther, on peut dire pour résumer qu’il fut le destructeur de la Chrétienté, en prenant ce mot dans son sens le plus large.

D’abord parce que la prétendue « Réforme » ruina définitivement l’unité morale de l’Europe chrétienne. Certes, il existait des guerres, des dissensions, mais tous communiaient dans l’unique foi catholique, tous reconnaissaient le Pape comme Vicaire du Christ et arbitre ultime des nations. A partir du XVIe siècle, au contraire, les nations européennes sont séparées par la religion, avec notamment cette opposition entre l’Europe latine du Sud, de culture catholique, et l’Europe germanique du Nord, de culture protestante.

Cette cassure se fit par d’innombrables guerres (chez nous, les « guerres de religion ») qui ravagèrent les pays et massacrèrent les populations. Luther lui-même prit part directement à ces horreurs, lors de la « Guerre des paysans ». Après avoir encouragé par ses écrits les soulèvements populaires, devenu inquiet face aux débordements, il publia en 1525 une brochure d'une rare violence intitulée Contre les bandes pillardes et meurtrières des paysans, dans laquelle il écrivait à l’adresse des autorités : « Tous ceux qui le peuvent doivent assommer, égorger et passer au fil de l'épée, secrètement ou en public, en sachant qu'il n'est rien de plus venimeux, de plus nuisible, de plus diabolique qu'un rebelle (...). Ici, c'est le temps du glaive et de la colère, et non le temps de la clémence. Aussi l'autorité doit-elle foncer hardiment et frapper en toute bonne conscience, frapper aussi longtemps que la révolte aura un souffle de vie. (...) C'est pourquoi, chers seigneurs, (...) poignardez, pourfendez, égorgez à qui mieux mieux ».

Au milieu de ces guerres, de ces affrontements, se déploya un effroyable iconoclasme protestant, issu directement des thèses luthériennes. Les croix, les statues, les églises, les monastères, les dépôts d’archives, les bibliothèques, etc. furent pillés, abattus, brûlés, cassés, dispersés, souillés, bref subirent tout ce que le plus grand dérèglement de l’esprit humain peut concevoir. Mais les victimes de cet iconoclasme ravageur ne furent pas seulement des objets ou des monuments : des prêtres, des religieux, des religieuses, de simples chrétiens en grand nombre furent atrocement mutilés, torturés, humiliés, assassinés par des hordes sanguinaires se réclamant de Luther et de ses successeurs.

Cette ruine de l’unité politique, cette ruine de la paix et de la concorde, cette ruine de l’art et de la culture qu’a provoquées la révolution luthérienne ne sont pourtant rien à côté de la ruine des âmes.

Luther a fait apostasier, de son vivant, des millions d’âmes, il les a jetées hors de la voie du salut par ses fausses doctrines et ses exemples pernicieux, il les a condamnées à l’enfer éternel en prétendant les mettre sur la voie du salut.

Et, malheureusement, des nations entières, aveuglées, ont suivi les erreurs et mensonge de l’ancien moine augustin. Ainsi, depuis des siècles, tant et tant d’âmes, qui vivent pourtant dans un pays chrétien, sont privées à leur naissance de la connaissance de la vérité divine, de l’accès aux sacrements du Christ ainsi que des lumières qui leur seraient nécessaires pour rendre gloire à Dieu, vivre dans sa grâce et opérer leur salut.

Certes, il y avait, à l’époque où Luther parut, des défaillances, parfois graves, dans l’Église. Des fidèles, des prêtres, des religieux, des évêques, des cardinaux, même des papes, ne remplissaient pas leurs devoirs et devenaient des occasions de scandale. Loin de nous l’idée de prétendre que tout allait bien alors ! Luther, avec les dons qu’il avait reçus de Dieu, aurait d’ailleurs pu participer à ce magnifique mouvement de rénovation qui s’esquissait lorsqu’il entama sa révolte, et qui prit tant d’ampleur dans les décennies qui suivirent, avec une pléiade de saints qui mirent en œuvre ce magnifique instrument de réforme catholique que fut le concile de Trente.

Malheureusement, Luther suivit seulement son esprit propre, son orgueil, son penchant à la colère, et déclencha une catastrophe spirituelle et temporelle incommensurable. Parce que Luther est ainsi devenu le destructeur de la Chrétienté, un chrétien, un catholique, et même simplement un honnête homme, ne peut aucunement le louer ni le célébrer.

Abbé Christian Bouchacourt †, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Sources : Fideliter n° 233 de septembre-octobre 2016 - La Porte Latine du 24 novembre 2016

 

 

 

  Recevez par email nos mises à jour


Catéchisme n° 108
Les sacrements


Editions Clovis
Fabiola, un grand classique de la littérature catholique


Nouvelles parutions
La Placelière - LAB n° 12 - Viser l'excellence, par M. l'abbé Lajoinie
Apôtre aux Antilles
n° 04 - Dieu et l'argent,
abbé M. Frament

Saint-Nicolas (75) - Le Chardonnet nº 343 - L'Étoile du matin, abbé P. Petrucci
Ecole St-Michel Garicoïts - Une augmentation sensible de nos effectifs, abbé Arnaud d'Humières
MI - Lettre n° 05 - Décembre 2018 - Dociles dans les mains de l'Immaculée
L'Acampado n° 143 - "Dios no muere"
Dieu ne peurt pas,
abbé X. Beauvais

Nlle Calédonie - La Bonne nouvelle n° 06 - Abbé de Clausonne
N-D d'Aquitaine nº 58 - Si tu veux être parfait…, par l'abbé Amaury Graff
Couronne de Marie n° 70 - Rencontre entre le cardinal Ladaria et l'abbé Pagliarani

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 600 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2019
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Lundi 10 décembre 2018
08:35 16:53

  Suivez notre fil RSS