Les reportages photos et textes de la Fête-​Dieu 2013 à Domezain – Ecole St-​Michel Garicoïts (64)

C’est M. l’ab­bé Jacques Laguérie, second assis­tant du District, qui avait l’hon­neur de por­ter le Très Saint-Sacrement

Il ne fai­sait pas spé­cia­le­ment beau le dimanche 2 juin 2013, mais le Bon-​Dieu a exau­cé nos prières, en inter­di­sant aux gros nuages noirs de déver­ser leurs larmes sur son Fils, por­té en triomphe dans les rues de Domezain. Oui vrai­ment, cette Fête-​Dieu fut une joie et une splen­deur ; une mer­veilleuse expres­sion de foi, avec l’accent d’un pays aux tra­di­tions fortes et expressives.

Monsieur l’ab­bé Jacques Laguérie a fait spé­cia­le­ment le dépla­ce­ment depuis la capi­tale pour pré­si­der cette céré­mo­nie. Cette der­nière aura deman­dé plus d’un an de tra­vail et ce petit repor­tage est un hom­mage ren­du à la géné­ro­si­té de nom­breux fidèles. Merci à Mesdames Fleury, de Geofroy, Billard, Carrère et Vergez pour la cou­ture. A Monsieur Ameri pour les répé­ti­tions d’ordre ser­ré, à Monsieur Grenet pour la conduite des che­vaux et à Messieurs de Geofroy et Pilon pour les pho­tos. Merci aus­si et sur­tout au Frère Marie-​Dominique, grand orga­ni­sa­teur de cette pro­ces­sion. Merci enfin à toutes les petites et grandes mains, par­mi les­quelles se trouvent celles de tous les élèves de l’é­cole Saint-​Michel Garicoïtz qui ont par­fai­te­ment exé­cu­té leur rôle.

Notre recon­nais­sance aus­si à la Fanfare Eskuz-​Esku de Béguios : fon­dée il y a 85 ans par un cha­noine du dio­cèse, elle avait déjà par­ti­ci­pé à la Fête-​Dieu à Domezain, il y a déjà plus de trente ans, du temps du ter­rible et très cha­ris­ma­tique abbé Goyhenetche, curé de Domezain et fon­da­teur de l’é­cole ; ce même abbé qui a per­mis l’ins­tal­la­tion de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X au Pays-​Basque, il y aura 25 ans l’an­née prochaine.

Vive le Christ, pré­sent dans le Saint-​Sacrement, qui est le Roi des Basques et des Béarnais ! Kristo Erregeri, Eskualdunen Agur !

La procession d’entrée


Le célé­brant escor­té par les trois défen­seurs armés de poignards

La Fête-​Dieu au Pays-​BasqueBesta-​Berri

Comme par­tout ailleurs, la Fête-​Dieu au Pays-​Basque, reste pre­miè­re­ment et prin­ci­pa­le­ment la célé­bra­tion de la fête litur­gique en l’hon­neur du beau mys­tère de la pré­sence réelle de Notre-​Seigneur Jésus-​Christ dans la Très Sainte Eucharistie.

Au XVIe siècle, cer­taines de ces pro­ces­sions furent mena­cées par des troupes espa­gnoles en guerre avec la France, puis, un siècle plus tard, les pro­tes­tants béar­nais n’hé­si­taient pas à venir cha­hu­ter ces mêmes céré­mo­nies. Les basques prirent donc l’ha­bi­tude d’es­cor­ter le divin osten­soir d’une véri­table cohorte armée.

Plus tard, au XIXe siècle, alors que les troupes napo­léo­niennes firent de nom­breux séjours dans notre région, l’ordre, les cos­tumes et le céré­mo­nial prirent une saveur « Empire ». Depuis, nom­breux sont les vil­lages qui conservent cette antique tra­di­tion de rendre de véri­tables hon­neurs mili­taires au Saint-​Sacrement durant la pro­ces­sion de la Fête-Dieu.

Le rituel pré­voit donc la présence :

  • de sapeurs, armés de haches, ouvrant la procession,
  • d’un capi­taine et d’une troupe de soldats,
  • de lan­ciers et de coqs,
  • de dan­seurs aux poi­gnards, expri­mant leur joie de mou­rir mar­tyr s’il le faut pour défendre notre Dieu,
  • ain­si que d’un suisse à qui revient la res­pon­sa­bi­li­té de l’ordre pro­pre­ment liturgique.

La messe

Durant la Messe solen­nelle, la Garde est en posi­tion. Les sol­dats, sapeurs et lan­ciers obéissent aux ordre du capi­taine. On pré­sente les armes durant la consé­cra­tion, on se met régu­liè­re­ment au « garde à vous ».

Les fidèles quant à eux obéissent aux com­mandes du garde-​suisse qui frappe le sol de sa hal­le­barde, tout cela en ordre et rang ser­rés et au son des clairons.

La procession du Très Saint-Sacrement


La troupe scoute Saint-​Jean Baptiste de Domezain, mon­tée à che­val, ouvre la pro­ces­sion devant
une foule venue nom­breuse, près de 400 per­sonnes, le tout sous l’oeil vigi­lant… et réjoui du prieur !

Le reposoir…typiquement basque !


Le repo­soir est ins­tal­lé devant le fron­ton du vil­lage. Une danse solen­nelle y est exé­cu­tée face
au divin ostensoir…Cette danse exprime la joie de mou­rir mar­tyr pour le Christ.

Les « personnages » qui encadrent la procession


La pro­ces­sion s’ouvre par les sapeurs

Le hérault d’armes, por­tant le bla­son de Domezain.

La tra­di­tion­nelle com­pa­gnie d’en­fants aux pétales

Les lan­ciers encadrent le Très Saint Sacrement

Le capi­taine et son lieutenant

Les por­teurs du dais

Un soldat

Le suisse

Les coqs

Les dra­peaux de la délé­ga­tion béar­naise et du pays Basque

L’union du culte pro­pre­ment litur­gique au céré­mo­nial civil tem­po­rel est fina­le­ment une mer­veilleuse illus­tra­tion du règne social de Notre-​Seigneur Jésus-​Christ, véri­té si com­bat­tue aujourd’hui !

Puisse cette pro­ces­sion être un beau cri de foi au Christ-Roi !

Les abbés et les frères de l’é­cole Saint-​Michel-​Garicoïts et du sec­teur parois­sial du Pays-​Basque, du Béarn et de la Gascogne.