Samedi 3 et dimanche 4 octobre ont été bénites tour à tour la Chapelle Sainte Emilie de Rodat à Olemps (Rodez) et la Chapelle Saint Georges de Lodève à La Cavalerie (sud de Millau).
Désormais les Aveyronnais possèdent leurs lieux de messe, desservis tous les dimanches, après 50 années de pérégrinations par monts et par vaux.
L’histoire a commencé en 1975 lorsque Monsieur Bonneterre, le père de Monsieur l’abbé Bonneterre, maire de Montsalès près de Villefranche-de-Rouergue, fonde l’association Saint Pie V Rouergue-Aveyron. Dès 1976, le chanoine Albert Montheil, resté fidèle à la messe de toujours et mis à la retraite par son évêque, répond aux demandes de célébrer la messe à Rodez, puis à Valady et enfin à l’église de Panat.
À sa mort, les fidèles ruthénois feront des pieds et des mains pour que leur soit accordée la messe traditionnelle. C’est notamment un prêtre diocésain, l’abbé Cavaillon, qui assurera cet office jusqu’en 2015.
Plus au sud du département, les prêtres du prieuré de Fabrègues commencent à desservir, une fois par mois, la chapelle du château de Cabanous, à l’invitation des propriétaires, monsieur et madame du Bourg de Luzençon.
En 2016, les fidèles de Rodez appellent de leurs voeux la venue d’un prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, qui viendra de Fabrègues et assurera également la messe, pour commencer, un dimanche par mois. Les lieux de messe se succèdent, dans les locaux mis à disposition par les fidèles, qui connaîtront, avant de pouvoir s’installer définitivement, cinq chapelles provisoires en sept ans.
L’augmentation du nombre des fidèles incite à développer l’apostolat et à assurer la messe tous les dimanches, aussi bien sur Rodez que sur Millau.
Restait à trouver pour chaque communauté un lieu suffisamment accessible et vaste pour accueillir tout le monde et protéger des rigueurs de l’hiver comme des ardeurs du soleil d’été, et permettre ainsi à chacun de remplir au mieux son devoir dominical.
C’est ce qui fut fait ces dernières années. Les fidèles du Rouergue disposent désormais de deux chapelles d’où rayonne la Tradition, et qui seront les bases de l’apostolat fondé sur le saint Sacrifice de la messe.

















