Le dialogue interreligieux à Vienne – Cardinal Tauran : ne pas avoir une vison négative des autres religions


Note de la rédac­tion de La Porte Latine :
il est bien enten­du que les com­men­taires repris dans la presse exté­rieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quel­conque adhé­sion à ce qui y est écrit par ailleurs.

Le car­di­nal Tauran, fidèle à lui-​même, a pro­non­cé à cette occa­sion un véri­table plai­doyer d’une reli­gion anthro­po­cen­triste où le rela­ti­visme cher à Nostra Aetate triomphe. 

Sa volon­té de dia­logue avec les autres « reli­gions » l’a­veugle tota­le­ment quand on sait que sa confé­rence s’est tenue en pré­sence du Roi Abdallah Ben Abdelaziz qui a finan­cé le KAICCID [Centre inter­na­tio­nal « Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dia­logue inter­re­li­gieux et inter­cul­tu­rel »], véri­table machine de guerre au centre de l’Europe char­gée de pro­mou­voir le wah­ha­bisme, c’est-​à-​dire l’is­lam le plus sec­taire et le plus intolérant. 

Mais nos princes de l’Eglise, façon « conci­liaire », ne sont plus à un aban­don près.

La Porte Latine

Cité du Vatican, 19 novembre 2013 (VIS). Hier à Vienne (Autriche), le Cardinal Jean-​Louis Tauran, Président du Conseil pon­ti­fi­cal pour le dia­logue inter-​religieux, est inter­ve­nu à la ses­sion d’ou­ver­ture de la confé­rence du Centre inter­na­tio­nal Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dia­logue inter-​religieux, dont le Saint-​Siège et co-​fondateur et observateur. 

Le but de la confé­rence est de sen­si­bi­li­ser la jeu­nesse afin qu’elle ait une image objec­tive, hon­nête et construc­tive de l’autre. Dans ce but, trois sujets étant abor­dés durant ces trois années, l’ac­cent est mis en 2013 sur l’é­du­ca­tion. Ceci explique la pré­sence à Vienne des ministres de l’é­du­ca­tion de nom­breux pays.

Le dia­logue inter-​religieux, a dit le repré­sen­tant du Saint-​Siège, « rend atten­tif à ne pas don­ner des autres reli­gions une vision néga­tive, que ce soit dans le monde ensei­gnant, dans les media ou dans le dis­cours reli­gieux. Il nous enseigne à ne pas rela­ti­vi­ser les convic­tions reli­gieuses dif­fé­rentes des nôtres, qui plus est en leur absence, mais éga­le­ment à prendre en compte tous les aspects de cette varié­té, eth­niques ou cultu­rels, les dif­fé­rents points de vue, de ne pas envi­sa­ger cette richesse comme une menace ».

Ce dia­logue nous conduit « à mieux écou­ter l’autre, à mieux le connaître, à réflé­chir avant tout juge­ment, de pré­sen­ter notre foi et nos rai­son­ne­ments avec res­pect et sim­pli­ci­té. Tout ce per­met aus­si de rendre à Dieu ce qu’il mérite, en contri­buant à ins­pi­rer la fra­ter­ni­té, à pro­po­ser la sagesse et à offrir le cou­rage d’a­gir… La per­sonne est au centre de notre pré­oc­cu­pa­tion, l’ob­jet de l’at­ten­tion des lea­der poli­tiques comme reli­gieux, d’au­tant que nous sommes tous citoyens et croyants non citoyens ou croyants. Nous appar­te­nons tous à la famille humaine dont nous par­ta­geons la digni­té, les pro­blèmes et les droits, appe­lés ensemble à accom­plir un même devoir ».

Un des but du Centre, a conclu le Cardinal « est de pro­mou­voir l’in­tel­li­gence du cœur, le res­pect de tout ce que Dieu accom­plit en cha­cun de nous, le res­pect donc du mys­tère que chaque homme repré­sente. C’est pour­quoi les reli­gions ne doivent pas géné­rer des atti­tudes de supé­rio­ri­té ou d’ex­clu­sion… Mieux se connaître per­met de par­ta­ger capa­ci­tés et pers­pec­tives, de rendre ce monde plus lumi­neux et plus sûr, d’y vivre dans la fra­ter­ni­té ».

Source : VIS du 19 novembre 2013