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Sermon du 24 avril 2005

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Table des matières

Grand-Pardon de Notre-Dame-du-Puy-en-Velay
Les 23 et 24 avril 2005

« […]Que ceux qui sont appelés à une telle destinée de gloire divine sachent cependant qu’ils ne peuvent prétendre à devenir les compagnons et les amis de Jésus-Christ que parce qu’ils le seront vraiment dans ses abaissements et ses humiliations.[…] »

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ainsi soit-il
Cher Monsieur le Directeur, chers Confrères, bien chers pèlerins,
Les pèlerinages ne manquent pas dans la vie de notre famille de catholiques de tradition. Ainsi, dans trois semaines à peine, nous retrouverons-nous tous certainement à sillonner la Beauce, de Notre-Dame de Chartres au Sacré-Cour de Montmartre. Etait-il bien utile d’organiser encore ce Pèlerinage au Puy, au point d’encourir peut-être le blâme de l’Imitation de Jésus-Christ :

« Souvent, on ne se sanctifie pas par de nombreux pèlerinages ? »

Il a été bien difficile de ne pas se laisser convaincre par l’enthousiasme érudit et communicatif de quelques prêtres qui connaissaient bien les lettres de noblesse exceptionnelles de ce sanctuaire et ont fini par donner le branle à cette nouvelle équipée. Bien sûr, tous les pèlerinages peuvent revendiquer de beaux titres pour en appeler à la piété des catholiques. Le Puy cependant, reçut du pape Jean XVI la faveur de jouir d’un jubilé solennel à chaque fois que se produirait cette rare coïncidence de date du 25 mars jour de l’Annonciation à Marie et de l’Incarnation de Notre-Seigneur, avec le Vendredi Saint jour de la mort de Notre-Seigneur, où s’accomplit le mystère de la Rédemption.

Les retrouvailles de ces deux mystères ne se produisent que bien rarement, la dernière fois en 1932, et je ne puis donc que remercier tous ceux qui se sont dévoués pour nous permettre, à nous aussi, de nous rendre dans d’excellentes conditions au Puy afin de gagner à notre tour cette indulgence jubilaire. Afin de vous y aider, chers pèlerins, je voudrais insister sur la signification de la rencontre de ces deux dates du 25 mars et du Vendredi Saint. Elle n’est pas fortuite. Même si nous ne pouvons parvenir à une certitude, il semble bien, d’après d’excellents auteurs et d’après une forte tradition, que la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ a bien eu lieu 33 ans, jour pour jour, après le jour de son Incarnation. Le Bon Dieu, qui ne laisse rien au hasard, spécialement dans le choix des circonstances et des moindres détails qui président à la vie de son Fils, a voulu qu’il en soit ainsi. Et nous trouvons, dans cet établissement du Jubilé du Puy une confirmation de l’importance que l’Eglise accorde aux quelques rencontres de ces deux dates qui se produisent au cours des siècles. Aussi, après avoir souligné le sens de cette correspondance de dates, je dirai combien elle éclaire la mission des prêtres et des futurs prêtres, mais également celle de tous les catholiques.

Notre-Seigneur a voulu mourir 33 ans après sa conception dans le sein de la Vierge Marie. Il n’y avait pas d’autre date que celle de sa naissance qui fut plus convenable pour le choix de celle de sa mort.

Notre-Seigneur avait une mission à réaliser sur cette terre, et il n’en avait qu’une seule : il est né pour mourir, il est né pour s’offrir lui-même en sacrifice sur la Croix. Toute sa vie s’est orientée vers ce but unique : le 25 mars, jour de son Incarnation, il commence à exister dans le sein de sa Mère comme victime et comme prêtre, et cette oblation de lui-même se poursuivra jour après jour jusqu’au 25 mars de son immolation sur la Croix où son sacrifice suprême est consommé.
Nous célébrons à une même date le premier instant où Notre-Seigneur a commencé de souffrir pour nos péchés et pour ouvrer à notre rachat, celui de l’Incarnation, et le dernier instant de cette souffrance et de son immolation terrestre.
Nous célébrons à une même date le premier instant du Sacerdoce de Notre-Seigneur, prêtre dès sa conception, et l’acte suprême de son sacerdoce qui est son sacrifice sanglant sur la Croix. A une même date, le vendredi 25 mars, le sacerdoce de la Nouvelle Alliance est inauguré dans le sein de la Vierge Marie et s’achève cette course vers l’immolation sur l’autel de la Croix..
Nous devons comprendre, mes bien chers frères, que le Mystère de l’Incarnation est tout entier orienté vers le Mystère de la Rédemption, comme la mission sacerdotale ne trouve à s’achever parfaitement que dans le sacrifice de la Croix.

e l’Incarnation à la Rédemption, d’un 25 mars à l’autre, rien ne détourne Notre-Seigneur de la mission qu’il est venu remplir. Aucune autre date ne compte ni n’a sa place. Il ne lui est pas utile d’augmenter la durée de sa vie d’un seul jour. Il avait dit lors de son incarnation :

« Voici que je viens, ô Père, pour faire votre volonté »

et il peut mourir, ce 25 mars, car il a accompli toute la volonté de Dieu et il a consommé son sacrifice. Nous pouvons rester haletants d’admiration nous autres de la terre, en revivant la correspondance de ces deux dates. Nous avons bien compris, qu’il n’est parmi nous que parce qu’il voulait mourir pour nous. Qui d’entre nous ne peut donc être saisi devant l’ampleur de la mission du Dieu qui s’est incarné et qui s’est immolé, du Dieu qui ne s’est incarné que parce qu’il voulait s’immoler ?

Départ
Marche
le MJCF
Collines verdoyantes

En cette année de grâce où se produit la fusion des deux dates, il convient aux prêtres d’abord, et à tous les catholiques ensuite, de secouer la torpeur trop facile de leurs âmes, pour que toute leur existence signifie également le mystère du 25 mars.

n 1991, notre fondateur est mort un 25 mars qui cette année-là était un Lundi Saint. Nous ne nous étonnons pas que celui qui fut choisi pour présider à la survie du sacerdoce catholique, se soit éteint en cette date prestigieuse où le sacerdoce de la Nouvelle Alliance commençait d’exister. Nous ne nous étonnons pas que Mgr Lefebvre, Athanase de la messe catholique, soit entré dans l’Eternité le jour où Notre-Seigneur a consommé le sacrifice du Calvaire. Cependant, il est mort un Lundi Saint et non, un Vendredi Saint, car il appartenait à la Fraternité, à son ouvre, de continuer le magnifique travail qu’il avait inauguré jusqu’au Vendredi Saint et ensuite jusqu’au triomphe de Pâques.

Ils sont perdus
Les « penseurs »
La troupe
Ne pas confondre avec « la troupe »

Si nous avons de nombreuses raisons de nous réjouir de la présence de tant de nos prêtres et de nos séminaristes, il y a certainement celle aussi, que nous ne pouvons comprendre ce jubilé ponot qu’en rappelant la mission sacerdotale de Notre-Seigneur et que nous nous réjouissons que la Fraternité à son tour puisse bénéficier de cette occasion.

fraternité sainte pie X