Discours

L'amour de Dieu pour nous : la Foi nous fait participants de la nature divine - Discours aux jeunes époux

5 mai 1943
Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 5 mai 1943

L’éclosion de la vie humaine dans la famille, chers jeunes époux, est un grand mystère de la nature et de Dieu, un mystère qui enveloppe comme d’un maillot d’énigmes l’enfant à sa naissance et qui le place entre deux mondes : entre le monde visible de la nature et le monde invisible de Dieu, le Créateur de la nature et de l’âme immortelle dont chaque homme tient la vie. D’ici à quelques mois, s’il plaît à Dieu, le foyer que vous avez fondé s’illuminera d’une joie nouvelle : un enfant, le premier fruit de votre amour, vous sourira de son berceau. Vous contemplerez avec ravissement ce petit visage ; vous vous demanderez ce que cherchent bien ces petits yeux, ce qu’ils désirent. C’est vous qu’ils cherchent et qu’ils désirent, et c’est même quelque chose de plus : c’est Dieu qu’ils cherchent et qu’ils désirent.

Alors l’église paroissiale qui vous a vus échanger l’anneau conjugal, verra le jeune père de famille apporter le nouveau-né. Le prêtre interrogera l’enfant : « Que viens-tu demander à l’Eglise de Dieu ? — La foi ! » répondra pour lui le parrain. — « Et que te donne la foi ? — La vie éternelle. » Ce dialogue ouvre le rite solennel du baptême, qui purifie le nouveau-né de la faute originelle, le revêt de la grâce sanctifiante, lui donne avec la foi toutes les vertus, le fait enfant de Dieu et de l’Epouse du Christ, l’Eglise visible.

Quel puissant trésor que la foi ! Tous les trésors du monde sont incapables de prolonger la pauvre vie terrestre, qui vole comme la flèche lancée vers son but (Sg 5, 12) ; mais la foi, elle, prépare dans ses précieux trésors et procure au fils de l’homme devenu fils de Dieu la vie éternelle. Qu’est-ce que la vie éternelle ? C’est l’indéfectible vie de l’esprit, lequel entraînera dans son ravissement ce corps lui-même fait de poussière ; c’est la connaissance des intimes et béatifiants secrets de la divinité, comme le dit à son Père céleste le Sauveur du monde, la veille de sa Passion rédemptrice : « La vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, Vous, le seul vrai Dieu, et Celui que Vous avez envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17, 3). Mais quelle est donc cette connaissance ? La raison humaine n’a-t-elle pas assez de forces pour arriver à connaître Dieu par elle-même ? Si, assurément, puisque les cieux chantent la gloire divine et que de la création nous pouvons nous élever à la connaissance du Créateur et des perfections de sa nature divine (cf. Rom. Rm 1,20). Et pourtant le Christ a dit aussi : « Personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils a voulu le révéler » (Mt 11, 27). La raison, il est vrai, peut bien connaître Dieu, et la connaissance à laquelle il lui est donné de l’élever est très haute : elle est le sommet de la sagesse et de la science des hommes. Mais ce n’est pas encore une connaissance qui pénètre dans l’intime de Dieu, ce n’est pas encore cette connaissance dont jouit le Fils éternel et que reçoivent ceux à qui il la révèle. Et quel trésor de connaissances divines supérieures à la raison ne renferme pas la foi ! Examinons-le de plus près.

La révélation est avant tout la confidence paternelle que Dieu fait à l’homme de ses secrets à lui, des secrets de sa nature et de sa vie, de ses perfections, de ses magnificences, de ses œuvres, de ses desseins. Comprenez-vous bien tout ce que pareille « confidence » renferme d’amour, de tendresse, de généreuse confiance ? Jeunes époux, le premier grand témoignage mutuel de votre affection, est-ce que ce ne fut pas précisément l’échange de vos confidences ? Vous faire connaître l’un à l’autre, vous entretenir des grandes choses et des petits riens de votre vie d’hier, de vos plus petites inquiétudes et de vos plus nobles aspirations pour la vie de demain, vous entretenir de l’histoire de vos familles, de leurs traditions, de leurs souvenirs, n’était-ce pas là le sujet le plus vivant de vos affectueux colloques ? Et ces confidences, vous ne cesserez de les répéter et de les prolonger, sans jamais arriver à tout dire, car elles jaillissent de l’amour dont déborde votre cœur, et le sombre jour où elles cesseraient de s’épancher marquerait que la source en est tarie. Parmi ces souvenirs de votre passé, vous vous rappellerez l’heure où, vous regardant désormais comme des « grands », vos père et mère vous ont fait part de leurs pensées, de leurs affaires et intérêts, du poids de labeurs, de soucis et de souffrances qu’ils portaient pour vous préparer une vie plus belle, cette vie qu’ils rêvaient et désiraient pour votre avenir. C’était pour vous une aurore de joie que cette intimité ; et vous avez compris l’amour qui l’inspirait, vous vous êtes sentis fiers d’être devenus les confidents de vos père et mère.

Elevez-vous, jeunes époux, au-dessus de vous-mêmes : Dieu va jusqu’à se faire l’Epoux des âmes ; et n’est-ce pas une vérité de son esprit que Jésus-Christ est l’Epoux de son Eglise et l’Eglise — cette Eglise qu’il a formée de son propre sang et qu’il a établie dépositaire et gardienne de ses divins secrets et desseins — son Epouse bien-aimée ? Or voici que ce Dieu d’infinie bonté s’abaisse jusqu’à nous faire des confidences pour nous élever jusqu’à Lui ; le Seigneur d’immense majesté, le Créateur et Maître souverain, Juge infaillible et généreux Rémunérateur, daigne faire de nous ses fils et nous rendre participants de ses pensées et de ses trésors en nous les révélant et en nous les communiquant malgré notre incapacité de tout comprendre. Il se sert des noms les plus doux et les plus chers que prononce jamais la famille : il nous appelle ses enfants, ses frères, ses amis, et il veut se montrer envers nous Père, Mère, Epoux admirable d’amour, jaloux de notre bien et de notre félicité. Ecoutez ce que le Sauveur dit à ses apôtres : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 15). Quelle tendresse n’a pas le Dieu de vérité ! Et il se rencontrerait des hommes assez dédaigneux de la lumière, assez ennemis de la plus haute connaissance révélée, assez insensibles à toute marque d’amour, assez orgueilleusement satisfaits de la pauvre raison humaine, pour renier et rejeter ce qu’ils appellent le joug de la foi ? Ces pauvres oiseaux de nuit aiment l’obscurité de leur retraite, et ils ont pitié de l’aigle qui regarde de son œil tranquille le soleil en plein midi.

N’y aurait-il que le grand événement d’un Dieu qui s’ouvre de ses secrets à sa créature, quelle merveille ce serait déjà que la révélation ! Jouir du privilège d’écouter un Dieu révélateur, quelle émotion ne serait-ce pas, et quelle fierté ! A qui contemple la nature dans la lumière de la droite raison, elle enseigne sur le Créateur de grandes vérités, mais si le Fils de Dieu, ce Fils sans qui rien n’a été fait de ce qui a été fait (Jn 1, 3) et qui est devenu notre frère mortel et notre maître de vérité, si ce Fils venait lui-même nous parler de son Père et des profondeurs de la vie divine qui leur est commune et qui est inaccessible à l’esprit humain, quelle joie ne se lèverait pas dans l’esprit qui cherche la vérité et soupire après elle ! Or, le Dieu Créateur de toutes choses a daigné se faire connaître aux hommes par son Fils, et le disciple bien-aimé du Christ le proclame : « Dieu, personne ne le vit jamais ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître » (Jn 1, 18). Oui, c’est un événement, une merveille, un enseignement, une révélation ; mais ce n’est que le principe et le prélude d’œuvres et de transformations spirituelles plus admirables encore dans la régénération de l’homme qui sera élevé à la participation de la nature divine.

Sortis que nous sommes des éternelles profondeurs du conseil de Dieu pour venir à la vie, ce que nous serons un jour n’est pas encore apparu, mais ce que nous avons été et ce que nous sommes dans le temps se couronnera dans le demain de l’éternité. Enfants de Dieu, transformés en sa vivante ressemblance, nous le contemplerons face à face, tel qu’il est dans sa gloire. Si durant le cours de notre vie mortelle cela n’est pas encore visible en nous, nous sommes dès maintenant, par la foi et par la grâce de Dieu, non seulement de nom, mais en réalité, enfants de Dieu : « Nous sommes appelés enfants de Dieu et nous le sommes en effet… Nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons un jour n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons qu’au temps de cette manifestation, nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est » (I Jn 3, 1-2). Ce sont là les paroles de l’apôtre Jean aux premiers fidèles. La révélation, la confidence de Dieu, est donc en même temps une promesse qui est pour nous une espérance.

Attendons avec confiance l’accomplissement dans la vie éternelle ; mais Dieu, dès le temps présent, en cette vie même qui passe, nous donne à connaître et pour ainsi dire à goûter d’avance l’image et la beauté de sa profonde pensée et de son dessein : il nous en donne comme un gage dans la foi, qui est « la substance des choses, une conviction de celles qu’on ne voit point » (He 11, 1). En quoi, en effet, consiste la foi, sinon à croire ce que nous ne voyons point ?

« Les profondes choses qui me livrent ici leur clair visage, aux yeux de la terre sont tellement cachée que leur essence est dans la seule foi, sur laquelle se fonde la haute espérance et qui pour cette raison joue le rôle de substance »1. L’amour de Dieu pour nous, comme s’il ne pouvait parvenir à l’éclat du plein jour, ne se laisse qu’entrevoir à l’aube de la révélation. O libres penseurs, vous qui ne croyez pas à l’amour de Dieu pour nous, pauvres aveugles volontaires qui cheminez les yeux clos dans les ténèbres et les ombres de la mort, ne plaignez pas les chrétiens : s’il ne leur est pas encore donné sur la terre de contempler le soleil, ils s’approchent néanmoins de lui dans la clarté de l’aube, dans le sourire de l’aurore, dans l’espérance de le voir bientôt briller et rayonner dans la lumière d’un midi qui ne connaîtra point de déclin. Nous suivons le Christ, nous croyons en lui qui est le Verbe, la Parole, le Fils de Dieu, la lumière éclairant tout homme qui vient en ce monde. Mais le Verbe n’est pas écouté, les ténèbres ne veulent pas le recevoir parce que les fils des ténèbres fuient le soleil et préfèrent la nuit à la lumière. Ce Fils de Dieu descendu du ciel pour nous apporter la vérité qui nous élève à des hauteurs si sublimes, se demandait un jour tristement si, lors de son retour, il retrouverait encore la foi sur la terre (cf. Luc, Lc 18, 8). Elles semblent dures, ces paroles du Christ aux hommes sans foi ; mais Pierre, au nom de tous les croyants qui ont été, qui sont ou qui seront jamais, protestait de sa foi et de sa fidélité, en dehors desquelles il n’y a que vertige d’ignorance et ruine morale : « Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68-69).

La vie éternelle est la vie que le Christ a révélée à l’homme pour soulever son esprit immortel au-dessus de la matière d’où il a été tiré. Comme le corps est un voile de l’âme, ainsi la parole de la foi est un voile de la vérité divine, et ce voile en recouvre l’éclat qui jaillit des secrètes profondeurs de l’éternelle sagesse entrevue comme la source de toute beauté, à la lueur des éclairs. A celui-là même qui ne possède que les connaissances rudimentaires du catéchisme, la parole de la révélation communique la vérité de Dieu. Le message du Christ élève l’esprit incomparablement plus haut que les conceptions grossières des dieux du paganisme, plus haut que les plus nobles idées, toujours déficientes d’ailleurs, auxquelles est parvenue, touchant la divinité, la raison d’un Socrate et d’un Platon, d’un Aristote et d’un Cicéron, plus haut même que l’antique révélation, à la fois sainte et incomplète, que Dieu avait accordée à son peuple choisi. Maître de son peuple et Maître de toutes les nations, le Christ nous montre le Dieu vivant, non pas dans une froide solitude, mais dans l’infinie béatitude de sa pensée et de son amour fécond, dans la splendeur de son ineffable Trinité. Ce sublime message d’incomparable lumière nous manifeste un Dieu qui crée par un simple acte de volonté — non pour acquérir une perfection, mais pour révéler l’inépuisable épanchement de sa bonté — l’univers et toutes ses merveilles, un Dieu qui donne à toutes les natures placées par lui dans l’océan de l’être, l’instinct, les lois et l’impulsion qui les guident dans leur développement vers des ports divers, un Dieu qui sème à travers les journées que sont les siècles, la vie sur la terre et en tous lieux pour préparer à l’homme, dernier venu de la création, l’heureuse demeure qu’il habitera avant de monter dans la gloire et la béatifiante joie de son Seigneur.

Mais la vérité que nous apporte sur l’homme la révélation, est à la fois triste et consolante. Dieu avait doté l’homme de précieux dons surnaturels et préternaturels, et l’homme est déchu de sa mystérieuse participation à la vie divine (cf. II Pierre, 1, 4) Dieu pourtant, dans sa tendresse de Père, ne l’a pas abandonné : il a décidé de lui rendre la dignité perdue.

Et voici l’admirable histoire de l’ineffable Rédemption : voici le Fils de Dieu qui se fait homme et qui devient notre frère, notre guide, notre ami, notre modèle, notre maître de vérité et de vertu, notre pain de vie éternelle : l’Homme-Dieu qui expire sur une croix, ressuscite du sépulcre et monte dans la gloire céleste pour y être notre Avocat auprès du Père et pour nous préparer là-haut notre éternelle demeure de béatitude en nous envoyant ici-bas l’esprit d’amour infini du Dieu Créateur et Rédempteur, l’Esprit-Saint, pour habiter en nous, âme de notre âme, vie de notre vie, voix de notre prière, gémissement de nos angoisses.

Quoi donc encore ? Le Sauveur laisse ici-bas l’Epouse de son sang, dépositaire indéfectible de l’infaillible parole et dispensatrice de la purifiante miséricorde : il laisse ici-bas son Eglise, pour préserver les hommes de l’erreur, pour les relever de toutes leurs chutes, pour les affermir dans le bien et la bonne voie, pour les réconforter dans la douleur et sur le déclin de leur vie.

Et par-delà le déclin de notre vie, que deviendrons-nous ? La révélation nous parle de notre avenir et de notre destinée : elle nous dit que nous serons jugés, et par qui ? par ce même Sauveur qui est mort pour nous donner la vie, par ce Fils qui a établi sa Mère notre Mère et Avocate auprès de lui, une Avocate d’irrésistible puissance. La révélation promet à notre repentir la rémission des péchés ; à notre corps, sujet de tant de misères, compagnon indocile et dangereux tyran de l’âme, sa résurrection de la poussière où il sera retourné, pour se réunir à l’âme dans une vie de bonheur, immortelle et sans déclin, à moins que l’homme ne se ferme pour toujours, par son obstination à refuser le salut, la porte de la joie du Seigneur.

Dans la voie du salut nous précède toujours la lumière de la foi comme une lampe qui brille dans un lieu obscur (II Pierre, 1, 19) ; avec l’espérance et la charité elle conduit, soutient et fortifie la volonté sur le chemin du bien et de la vertu, qui est votre propre chemin, jeunes époux. La foi inonde le mariage et la famille d’une lumière et d’une chaleur auprès desquelles une conception purement naturelle et terrestre de ce lien sacré ne paraît répandre qu’une ombre froide et une lumière de crépuscule. Vous qui vous êtes unis dans les noces chrétiennes, vous êtes, par la foi et le baptême, enfants de Dieu. Non pas au même titre que le Christ, Fils de Dieu que le Père engendre de toute éternité dans l’unité de la même nature divine, mais enfants d’adoption, régénérés par la grâce de l’Esprit-Saint dans l’eau du salut. L’époux auquel vous avez, jeune épouse, donné votre consentement devant l’autel, est frère du Christ et son cohéritier de la gloire éternelle (cf. Rom. Rm 8, 17, 29). Et l’épouse à laquelle vous avez, jeune époux, donné votre main, est sœur de Marie et doit vous être, pour l’amour de la Mère de Dieu, sacrée et vénérable. C’est à vous aider mutuellement que vous êtes appelés, c’est à marcher ensemble, l’un et l’autre pèlerins et guidés l’un par l’autre, vers la céleste et éternelle patrie.

Les enfants que Dieu vous donnera n’auront pas d’autre destinée que la vôtre : à leur naissance, l’eau du baptême les attend pour en faire comme vous des enfants de Dieu et un jour des citoyens du ciel. A supposer que votre nouveau-né meure tout de suite après sa mise au monde, mais baptisé, ne dites point que les espérances, les douleurs, les soucis et les soins de sa mère sont perdus. O mère dans l’affliction, mère qui gémissez sur la disparition de votre petiot, ne pleurez pas sur ce petit corps : vous pleurez un ange du paradis, un ange qui vous sourit du haut du ciel et qui vous sera éternellement reconnaissant de la vie de béatitude dont il jouira devant la face de Dieu, dans l’attente de sa mère, de ses petits frères, de toute la famille. N’est-ce pas là les suprêmes consolations de la foi, les grandes vérités qui soulagent dans les peines de l’âpre et douloureux chemin d’ici-bas ? N’est-ce pas là les espérances qui ne déçoivent point et qui conduisent au port de la bienheureuse éternité ?

Grandissez dans la foi, chers époux, non seulement pour vous-mêmes mais aussi pour vos enfants : soyez leurs premiers maîtres de vérité par la parole et par l’exemple.

Bienheureux le foyer qu’éclairent ces divines vérités, le foyer qui en vit et duquel elles rayonnent, le foyer qui, à chaque fois qu’une vie dans ses murs arrive à son déclin, voit se lever l’aube d’une éternelle aurore.

Quels vœux plus beaux, plus élevés, plus saints, quelle meilleure prière ferons-Nous jamais monter pour vous vers le Père des cieux ? Dans l’espérance et la confiance que le Seigneur exaucera Notre supplication, Nous vous donnons de grand cœur Notre paternelle Bénédiction apostolique.

PIE XII, Pape.