Dans l’Église conciliaire, le démon peut jouer de la flûte.
Un article [1]du site de la conférence épiscopale allemande, katholisch.de, a suscité des protestations dans tous les médias catholiques conservateurs. Le texte recense sans la moindre critique un ouvrage publié par Simone et Claudia Paganini, professeurs de théologie, exégèse et philosophie, réputés catholiques [2] ; l’ouvrage traque chez divers personnages bibliques des traces de troubles psychologiques : dépression chez Moïse, trouble obsessionnel compulsif chez Job (vous comprenez, il offre des sacrifices pour les éventuels péchés de ses enfants), tendance maniaque chez Judith, tendance à l’alcool chez Jésus lui-même (puisque ses adversaires le traitent de buveur), et narcissisme en Dieu puisqu’il se prétend le seul dieu. Il ne manquait plus que cela.
Devant cet écœurant blasphème, on attend toujours les communiqués annonçant l’interdiction de toute prière publique aux sanctuaires de Lourdes ou Mariazell à pareils littérateurs et à tous ceux qui les recommandent comme la Conférence des évêques d’Allemagne. Quelle réaction pourrait venir ? « Et alors, dirait Jésus[3] », selon l’évangile apocryphe du père Arnaud Alibert, rédacteur en chef à La Croix. Comme pour les polémiques concernant les unions contre nature, on nous répondra que ce n’est pas le plus important[4]. Ce qui est urgent, c’est la synodalité et la dénonciation des péchés contre l’écologie[5]. L’Église s’étourdit de réunionite synodale, mystagogique et kerygmatique, et se passionne pour les glaçons et les espèces en voie de disparition
On raconte qu’un moine du désert vit au loin près d’un ermitage une nuée de démons cherchant sans succès à faire tomber un ermite dans le péché. Ailleurs, près d’une grande ville, se tenait un seul démon qui jouait de la flûte. Un ancien expliqua au moine que dans cette ville le démon n’avait rien à faire, les hommes faisant son travail. Par contre le moine fidèle leur donnait bien plus de fil à retordre.
Dans les règles pour le discernement des esprits, saint Ignace analyse le phénomène ainsi :
« A l’égard des personnes qui vont de péché mortel en péché mortel, la conduite ordinaire de l’ennemi est de leur proposer des plaisirs apparents, leur occupant l’imagination de jouissances et de voluptés sensuelles, afin de les retenir et de les plonger plus avant dans leurs vices et dans leurs péchés. Le Bon Esprit, au contraire, agit en elles d’une manière opposée, il excite dans leur conscience le trouble et le remords, en leur faisant sentir les reproches de la raison. »
Dans l’Église conciliaire, le démon peut jouer de la flûte.
- https://katholisch.de/artikel/70153-experten-viele-biblische-figuren-zeigen-psychische-auffaelligkeiten[↩]
- A partir d’un entretient donné à Die Zeit : https://www.zeit.de/2026/38/zwischen-wahn-und-weisheit-simone-claudia-paganini-bibel-psychische-erkrankungen.[↩]
- https://www.la-croix.com/a‑vif/mariage-de-cristiano-ronaldo-la-star-du-foot-et-le-pape-sur-un-meme-terrain-20260821[↩]
- https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026–04/conference-de-presse-leon-xiv-vol-papal.html[↩]
- https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/cti_documents/rc_cti_doc_20260821_prendersi-cura-casa-comune_it.html[↩]









