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   Sermon de Mgr Lefebvre - Ordinations sacerdotales - 29 juin 1978

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Sermon de Mgr Lefebvre
29 juin 1978
Ordinations sacerdotales

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29 juin 1978
Ordinations sacerdotales

 

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29 juin 1978

 

Mes bien chers amis,
        Mes bien chers frères,

Rendons grâce à Dieu qui nous gratifie d’une si belle journée ; remercions-Le de toutes les grâces qu’Il nous donne et particulièrement aujourd’hui, de nous faire la grâce de pouvoir ordonner 18 prêtres et 22 sous-diacres. Rendons grâces à Dieu, chacun de nous, de nous avoir conservé dans la foi catholique. Remercions-Le de demeurer fidèles à l’Église, fidèles à Notre Seigneur Jésus-Christ, fidèles à tous ceux qui gardent la foi dans l’Église.

Quelle joie de vous voir aujourd’hui réunis, mes bien chers frères, venant – nous pouvons le dire – des quatre coins du monde ; depuis l’Australie, jusqu’aux confins de la Californie ; depuis le Canada jusqu’à Buenos Aires. Et hier, je recevais une lettre des catholiques d’Afrique du Sud qui me disaient qu’ils étaient unis à nous en cette journée, et venus de toute l’Europe.

Remercions Dieu d’être réunis ici, uniquement parce que nous sommes catholiques ; parce que nous sommes d’Église ; parce que nous voulons continuer ce que Notre Seigneur a institué et ce que Notre Seigneur a voulu que nous croyons.

Je voudrais, pendant quelques instants, parler de ce qu’est particulièrement le sacerdoce. Pourquoi prêtre ? On se le demande aujourd’hui. Nous pensons qu’il nous suffit d’ouvrir l’Évangile pour savoir ce qu’est le prêtre. Il nous suffit de savoir ce qu’est Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Grand Prêtre, qui est le Prêtre par excellence, pour savoir ce que sont les prêtres aujourd’hui.

Notre Seigneur nous le dit dans cette parole si courte et si simple :

Sicut tu me misisti in mundum et ego misi eos in mundum (Jn 17,18) : « Comme vous m’avez envoyé dans le monde, je les ai envoyés aussi dans le monde ».

De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Et si nous réfléchissons seulement quelques instants à cette première partie de la parole de Notre Seigneur : Sicut misisti me Pater, mais est-ce que cette mission de Notre Seigneur, n’est pas sa mission éternelle, dans la Sainte Trinité ? Le Fils est toujours envoyé par le Père parce qu’il vient du Père ; parce qu’il est né du Père. Dans l’éternité. Notre Seigneur est toujours envoyé par le Père et c’est ce qui fait qu’il est le Verbe de Dieu. De même que l’Esprit Saint est envoyé du Père et du Fils ; c’est ce qui fait qu’il est le Saint-Esprit.

Eh bien, cette mission éternelle de Notre Seigneur Jésus-Christ se poursuit dans sa mission temporelle et nous avons besoin de nous rappeler que la mission que Notre Seigneur a accomplie ici-bas, est la mission pour laquelle le monde a été créé. Tous, nous avons été créés et mis ici-bas sur cette terre et tout ce monde qui nous entoure, ces magnificences que le Bon Dieu a fait dans la nature, tout cela, les astres et toute la création, les créatures spirituelles, les anges du Ciel, les élus du Ciel, tout a été créé pour la mission de Notre Seigneur Jésus-Christ, afin qu’un jour Notre Seigneur Jésus-Christ résume en Lui toute la création et se fit homme. Et que se faisant homme, il chante la gloire de Dieu et que toute la création chante la gloire de Dieu, par Notre Seigneur Jésus-Christ, en Notre Seigneur Jésus-Christ, pour Notre Seigneur Jésus-Christ.

Voilà la raison d’être du monde ; voilà notre raison d’être. Voilà la mission de Notre Seigneur : chanter la gloire de son Père, dans son Corps et dans son Âme humaine, résumant ainsi par sa Divinité, tout ce qu’il peut y avoir de plus grand, de plus beau, de plus sublime ici-bas, que le chant fait par Notre Seigneur Jésus-Christ.

Et à quel moment de son existence ici-bas, Notre Seigneur a exprimé cette gloire, cette charité qu’il avait pour son Père, cette charité infinie, car il était son Fils, son propre Fils ? Quand l’a-t-il exprimée ? Il l’a dit Lui-même ; il l’a exprimé dans son heure sublime sur la Croix. C’est au moment où Notre Seigneur exhalait son dernier soupir, que Notre Seigneur manifestait la plus grande gloire à son Père : « Tout est consommé », a-t-il dit.

En effet, toute la raison d’être de la création, toute notre raison d’être, toute la raison d’être du Ciel et des élus, est consommée dans la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, quand lia dit : « Père je remets mon âme entre vos mains ». Et il exhala son dernier soupir.

Ce fut l’acte de charité le plus grand qui puisse exister. Tous nos actes de charité ne sont rien à côté de celui de Notre Seigneur. Le Père, Dieu, a trouvé sa gloire dans cette Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ et dans son dernier soupir, dans sa mort. Par sa mort, c’était la vie qui revenait dans le monde ; c’était la voie du Ciel qui était ouverte ; c’était la voie du salut ouverte pour nous tous. Et voilà le chemin dans lequel, mes chers amis, vous êtes conviés à marcher : Sicut misisti me Pater et ego misi eos : Je vous envoie. Je vous envoie pour continuer ma mission, qui n’est autre que celle que j’ai faite moi-même, que j’ai commencée. Et puisqu’il l’a achevée, dans un acte d’amour infini sur le Calvaire, sur la Croix, voilà le chemin que vous devez suivre. Vous devez monter à l’autel, offrir le Sacrifice de Notre Seigneur, continuer à offrir cet acte d’amour infini que Dieu a offert à son Père. Voilà ce que vous allez faire, vous allez vous associer à cela. Quelle grâce ! Êtes-vous dignes, sommes-nous dignes d’être prêtres ; sommes-nous dignes de monter à l’autel ?

Ô certes, si nous nous considérons nous-même, nous ne pouvons pas prétendre à une pareille sublimité, à une pareille gloire, à une pareille participation à Celui qui est Le Prêtre, Le Prêtre pour l’éternité, le Grand Prêtre.

Mais par la grâce de Dieu, par la grâce que vous allez recevoir dans quelques instants, mes chers amis, oui vous serez dignes, dignes devant Dieu et devant les anges, d’offrir le Saint Sacrifice de la messe ; de faire descendre par votre absolution, le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ sur les âmes pour réparer leurs péchés ; de faire descendre sur leur front l’eau du baptême, afin qu’ils soient baptisés dans le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, ressuscités dans le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Voilà, ce sont les pouvoirs que l’évêque va vous donner dans quelques instants. Voilà la mission de Notre Seigneur qui se continue et qui doit continuer jusqu’à la fin des temps.

C’est cette mission. Ainsi l’Église est missionnaire ; elle ne peut pas ne pas être missionnaire. Une Église qui ne serait plus missionnaire, qui ne serait plus envoyée, ne correspondrait plus à la très Sainte Trinité ; ne correspondrait plus à ce qu’est Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui est l’envoyé de Dieu.

Vous êtes des apôtres : apostolos, envoyés ; vous êtes missionnaires essentiellement, pour accomplir la mission que Notre Seigneur Jésus-Christ a accomplie ici-bas, pour la continuer.

Hoc facite in meam commemorationem (1 Co 11,24 - Lc 22,19), Dimitte peccatis, remitte peccatum ; accipitte Spiritum Sanctum ; Et quodcumque ligaveris super terram, erit ligatum et in cœlis : et quodcumque solveris super terram, erit solictum et in cœlis (Mt 16,19) : « Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aussi dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » ; Euntes ergo dicete omnes gentes : baptizantes eos in nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti (Mt 28,19) : « Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

Voilà ce que Notre Seigneur nous a dit. Voilà ce que nous devons faire au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Quelle belle mission, mes chers amis ! Comme le peuple fidèle attend cela de vous. Ils attendent que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ descende dans leur âme, afin de pouvoir, eux aussi, s’associer et s’unir à Notre Seigneur Jésus-Christ dans sa Croix et dans son amour, dans sa charité infinie. Voilà ce qu’est l’Église, mes bien chers frères.

Elle est grande parce qu’elle nous associe à Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne sommes rien sans Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous pouvons tout avec Notre Seigneur Jésus-Christ. Associons nos vies, mes chers amis, à Notre Seigneur.

Mais il nous a dit aussi : Ego mitto vos sicut oves in medio luporum (Mt 10,16) : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ». Oui, nous sommes tous, chrétiens, les prêtres, futurs prêtres, séminaristes, nous sommes tous envoyés par Notre Seigneur Jésus-Christ comme au milieu des loups.

Et ces loups. Notre Seigneur les a désignés. Il les a désignés comme ces mercenaires pour lesquels les brebis ne comptent pas ; qui ne sont pas intéressés aux brebis et qui les abandonnent à la moindre occasion.

Eh bien, malheureusement, nous sommes obligé de constater qu’il y a aujourd’hui – non seulement hors de l’Église des loups – mais qu’il y a des mercenaires à l’intérieur de l’Église. Nous sommes obligé de le constater.

Et précisément, ce sur quoi je voudrais insister, c’est que si l’Église catholique est missionnaire, elle n’est pas œcuménique. L’Église catholique n’est pas œcuménique. Or, l’Église aujourd’hui – investie par ces mercenaires, investie par ces loups – l’Église voudrait nous entraîner – non pas l’Église, mais ces hommes qui envahissent l’Église, qui sont à l’intérieur de l’Église – car l’ennemi est à l’intérieur de l’Église, c’est déjà saint Pie X qui le disait. Cet ennemi veut nous entraîner dans la voie de la perdition. Par quel chemin ? par le chemin de l’œcuménisme !

Et cela, ils ne s’en sont pas cachés. Et qu’est-ce que cet œcuménisme, sinon une trahison de la Vérité, une trahison de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Une vérité qui est adultère, qui se mélange à l’erreur.

On ne défend plus la loi de Notre Seigneur Jésus-Christ : le Décalogue. On ne défend plus la morale que Notre Seigneur Jésus-Christ nous a enseignée, sous le prétexte d’être bien avec l’homme moderne, avec les hommes de ce monde.

C’est pourquoi on nous a donné une messe œcuménique. On nous a donné un catéchisme œcuménique ; on nous a donné une Bible œcuménique. Et l’on veut que les États désormais, les Sociétés civiles, soient des sociétés œcuméniques. C’est-à-dire qui font des compromis avec l’erreur ; qui font des compromis avec le mal, avec le vice et donc, qui ne sont pas catholiques.

Nous ne devons pas accepter ces choses qui sont empoisonnées et nous n’avons pas peur de le dire : cet œcuménisme vient tout droit des officines secrètes de la franc- maçonnerie. Et c’est saint Pie X qui le dit également. Lisez la Lettre de saint Pie X, de 1910, aux évêques de France condamnant le Sillon. Après nous avoir décrit le Sillon – qui est tout simplement une espèce d’œcuménisme, qui préparait l’œcuménisme d’aujourd’hui – le grand Sillon, comme ils l’appelaient, était précisément un véritable œcuménisme. Eh bien, notre Saint-Père le pape Pie X, après avoir décrit le Sillon et l’avoir condamné, dit : « Nous savons bien d’où viennent ces idées, elles nous viennent d’officines secrètes. Le souffle de la Révolution a passé par là », dit saint Pie X.

Eh bien, nous pouvons dire aussi, que par l’œcuménisme, le souffle de la Révolution a passé par là. Et c’est pourquoi nous refusons absolument cet œcuménisme.

Et je pourrais vous montrer des textes qui viennent, par exemple, d’un grand chef de la maçonnerie : M. Fred Zeller, ex Grand Maître du Grand Orient de France, qui, ces mois derniers écrivait un article : « Trois points, c’est tout » et dans lequel, il disait formellement : « Le concile mettra longtemps à trouver sa véritable signification, mais les fidèles se rendent compte que quelque chose de très important est survenu, qui tient tout entier dans ce mot : œcuménisme. Et cela signifie, « ajoute-t-il, « que l’Église devra se réconcilier avec toutes les religions et par conséquent, avec la maçonnerie également « .

Voilà ce que dit ce Grand Maître de la maçonnerie. Il y a de cela deux ou trois mois.

Et puis, plus récemment encore, dans la Civilta cattolica, la grande revue des Pères jésuites de Rome, la plus grande revue romaine, la plus importante et considérée comme la plus sérieuse, deux Pères jésuites faisant un article sur les intégristes que nous sommes évidemment et dans lequel – hélas – mon nom paraît, eh bien, ils nous reprochent tout simplement ceci : de considérer toujours comme des ennemis de l’Église, le socialisme, le communisme et la franc-maçonnerie. Voilà ce qu’ils nous reprochent ! Deux Pères jésuites qui écrivent cela, au mois de février, dans la plus grande revue catholique de Rome.

Alors nous avons compris. Nous savons à qui nous avons affaire maintenant. Nous savons parfaitement que nous avons affaire à une main diabolique qui se trouve à Rome et qui demande, par obéissance, la destruction de l’Église.

Et c’est pourquoi, nous avons le droit et le devoir de refuser cette obéissance. Car, lorsque l’on m’appellera à Rome, peut-être dans quelques mois, – je viens de recevoir précisément une lettre du Vatican qui me parle de colloques à venir et à l’occasion de ces colloques me demande de ne pas faire ces ordinations d’aujourd’hui, pour pouvoir continuer ces colloques.

Eh bien, ces colloques avec qui vais-je les faire ? Je crois que j’ai le droit de demander à ces messieurs qui seront derrière ces bureaux qu’ont occupé des cardinaux qui étaient tout à fait de saintes Gens et qui étaient des défenseurs de l’Église et de la foi catholique, il me semble que j’aurai le droit de leur demander : « Êtes-vous l’Église catholique ? À qui ai-je affaire ? » Si j’ai affaire avec quelqu’un qui a un pacte avec la franc-maçonnerie ? Est-ce que j’ai le droit de parler avec ces gens-là ? Est-ce que j’ai le devoir de les entendre et de leur obéir ?

Mes bien chers frères, nous sommes trahis, trahis partout ; trahis par ceux qui devraient nous donner la Vérité ; qui devraient nous enseigner le Décalogue ; qui devraient nous enseigner le vrai catéchisme ; qui devraient nous donner la véritable messe, celle que l’Église a toujours aimée, celle que les Saints ont dite, celle qui a sanctifié des générations et des générations.

Ils doivent également nous donner tous les sacrements dont nous n’avons pas à douter de la validité, des sacrements qui sont certainement valides. C’est un devoir pour nous de le leur demander et ils ont le devoir de nous les donner.

Nous sommes trahis. Et nous le voyons tous les jours, devant ce qui se passe dans l’Église ; devant ce qui se passe au dehors de l’Église. Des pays, des Sociétés civiles sont trahis ; les familles sont désorganisées ; les paroisses sont abandonnées ; les séminaires sont vides ; les vocations sont inexistantes.

Voilà six mois que l’on nous parle dans toutes les revues des vocations et lorsque l’on parle du prêtre, jamais il n’est fait allusion au Saint Sacrifice de la messe.

Or je viens de vous dire des choses qui sont dans l’Évangile. La mission de Notre Seigneur JésusChrist c’était de monter sur l’autel de la Croix. C’était sa mission que le Père lui a donnée. C’était son heure. Et c’est cette mission-là qu’il veut donner aux prêtres.

Hæc quotiescumque feceritis in mei memoriam facietis : « Toutes les fois que vous accomplirez ces mystères vous le ferez en mémoire de moi ».

Hoc facite in meam commemorationem (Lc 22,19) : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Hoc facite quotidiescumque bibetis, in meam commemorationem (1 Co ,11,25) : « Faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi ».

Voilà ce que nous devons faire.

Eh bien, dans toutes les revues qui ont parlé des vocations dernièrement, il n’est point question du Saint Sacrifice de la messe !

Quelle est donc la mission du prêtre ? Ils ne le savent plus ! Voilà où nous en sommes.

Alors, mes bien chers frères, qui que nous soyons, si nous voulons demeurer catholiques ; si nous voulons que l’Église catholique continue, nous avons le devoir de ne pas obéir à ceux qui veulent nous entraîner dans la destruction de l’Église ; nous avons le devoir de ne pas collaborer à la destruction de l’Église. Mais bien au contraire de travailler patiemment, calmement, sereinement, à la reconstruction de l’Église, à la conservation de l’Église.

Vous pouvez faire, chacun d’entre vous, votre devoir à ce sujet. Dans vos villages, dans vos paroisses, dans vos institutions, dans votre profession, partout où vous êtes, instituez de véritables paroisses, des paroisses catholiques. Et que ces paroisses catholiques soient confiées à de véritables prêtres.

Et vous voyez qu’ils sont nombreux. Les voici aujourd’hui autour de nous. Et il y en a beaucoup qui pensent comme eux. Essayez de les ramener à la Vérité, afin qu’ils vous donnent les sacrements que vous désirez et la Sainte Messe que vous désirez.

Regroupez-vous, afin que les prêtres qui viennent puissent devenir des curés de paroisse tout simplement. Que l’on rétablisse les paroisses comme elles étaient autrefois.

C’est là un devoir, un devoir strict. Et nous félicitons de tout cœur, les religieuses et les religieux qui sont ici et les prêtres qui sont ici, qui dans des difficultés incroyables, inconcevables, qui sont persécutés, auxquels on demande de quitter leur habit de religieux et de religieuse. Eh bien que ces sœurs soient fermes dans la foi ; qu’elles demeurent fermes dans les constitutions que leur ont donné leurs saints Fondateurs et saintes Fondatrices.

Et nous avons la joie de penser que ces congrégations religieuses se multiplieront. Nous avons l’assurance que bientôt, il y aura d’autres religieuses qui voudront garder les saintes Traditions de leur congrégation et de leurs fondateurs.

Voilà ce que nous devons faire.

Et vous, mes chers amis, qui bientôt, allez prendre des responsabilités là où vous serez, demandez à la très Sainte Vierge Marie, demandez aux apôtres saint Pierre et saint Paul qui, aujourd’hui, ne demandent qu’à vous donner des bénédictions, demandez-leur des grâces abondantes, afin que vous puissiez réaliser l’apostolat pour lequel vous avez été ici dans ce séminaire ou dans le monastère de Bédoin, pour vous préparer à ce grand jour de votre sacerdoce.

Mes bien chers frères, je conclus : Nous paraissons faibles et nous paraissons forts.

Nous paraissons faibles, parce que, qu’est-ce que ces quelques milliers de personnes réunies ici, quand l’on pense au monde entier, à l’humanité entière qui devrait adorer Notre Seigneur JésusChrist ; qui devrait se presser autour des autels de Notre Seigneur Jésus-Christ pour recevoir son Précieux Corps, son Précieux Sang, son Âme, sa Divinité, afin d’être transformée en Notre Seigneur Jésus-Christ ? Quelle douleur de penser que des milliards d’âmes, sont éloignées de Notre Seigneur Jésus-Christ !

Mais en même temps, que nous sommes faibles parce que nous sommes peu nombreux par rapport à la mission que le Bon Dieu nous demande d’accomplir, en même temps nous sommes forts.

Nous sommes forts, dans cette parole de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a dit : « Je serai avec vous jusqu’à la consommation des siècles ».

Nous sommes forts, parce que, précisément, nous voulons continuer, nous, la mission de Notre Seigneur Jésus-Christ, continuer l’Église. Et c’est cela qui nous rend fort, fort de ce lien, de ce lien essentiel, de ce lien capital avec la Tradition, avec tout ce que Notre Seigneur nous a enseigné, avec l’institution de l’Église et avec tout ce que Notre Seigneur a légué à son Église. Forts de cela, forts d’être avec tous les élus du Ciel, forts d’être avec tous les catholiques de la terre qui veulent garder leur foi catholique, forts de cela, nous sommes assurés de la victoire. Nous ne cherchons pas à crier la victoire contre ceux qui nous en veulent, contre ceux qui nous persécutent, je parle de la victoire de Notre Seigneur contre Satan, qu’il a gagnée par sa Croix.

Nous sommes persuadé que cette victoire continuera. Elle ne peut pas ne pas continuer, parce que l’Église doit continuer et doit persévérer.

Par conséquent, si parfois vous êtes pris par des sentiments de découragement, par des sentiments de déchirement intérieur, presque de désespoir à la vue de l’Église déchiquetée, souffrante, frappée de tous côtés, eh bien, si ces sentiments envahissent votre âme, pensez que Notre Seigneur est avec vous, pourvu que vous gardiez les paroles que Notre Seigneur Jésus-Christ nous a données ; que Notre Seigneur Jésus-Christ nous a enseignées.

Et c’est par cela, par ces sacrifices que l’ennemi sera chassé un jour de l’Église et que l’Église retrouvera sa splendeur ; qu’elle ne sera plus minée par des personnes qui veulent sa disparition ; qui veulent sa destruction.

Alors nous devons prier et, particulièrement aujourd’hui tous ensemble réunis, nous devons prier pour que le Bon Dieu chasse les ennemis de l’Église et qu’ainsi l’Église puisse redonner les grâces dont les fidèles ont besoin et dont le monde a besoin pour son salut.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

14 mai 1978       24 septembre 1978

 

 

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