Cardinal Burke : sérieuses réserves sur les propositions d’annulation des mariages émises par le Pape

Note de la rédac­tion de La Porte Latine :
il est bien enten­du que les com­men­taires repris dans la presse exté­rieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quel­conque adhé­sion à ce qui y est écrit par ailleurs.

Parlant hier à l’Université Franciscaine de Steubenville (Ohio), le Cardinal Raymond Burke a expri­mé de sérieuses réserves sur les pro­po­si­tions qui ont été énon­cées le même jour dans les Motu Proprio du Pape François concer­nant les annu­la­tions dans l’Église Catholique.

Burke fai­sait réfé­rence aux pro­po­si­tions énon­cées dans les rap­ports du Synode Extraordinaire de 2014 sur la Famille qui s’est tenu en Octobre der­nier, puisque ses obser­va­tions pré­pa­rées étaient anté­rieures à la publi­ca­tion du Motu Proprio d’hier. Le public a été aver­ti de s’abs­te­nir de poser des ques­tions sur le Motu Proprio puisque le car­di­nal n’a­vait pas eu le temps suf­fi­sant de l’examiner.

Les chan­ge­ments les plus frap­pants dans la pro­cé­dure d’an­nu­la­tion ont été de réduire dras­ti­que­ment à aus­si peu que 45 jours la durée d’ob­ten­tion d’une annu­la­tion. Le Motu Proprio a en outre éli­mi­né la néces­si­té d’un deuxième juge­ment de confir­ma­tion lais­sant à l’é­vêque local la déci­sion des annu­la­tions, plu­tôt qu’aux juges canoniques.

Parlant de pro­po­si­tions ana­logues dans la docu­men­ta­tion du Synode, et non pas dans le Motu Proprio, Burke a rele­vé que les pro­cé­dures cano­niques avaient été éla­bo­rées au long des siècles afin de don­ner la cer­ti­tude de par­ve­nir à la véri­té. Il a sou­li­gné l’im­por­tance de déter­mi­ner la véri­té en la matière, indi­quant que cela concerne le « salut des âmes ».

Burke a noté que des pro­po­si­tions simi­laires d’al­té­rer la pro­cé­dure selon les indi­ca­tions sug­gé­rées au Synode (et main­te­nant appli­quées dans le Motu Proprio) avaient été pro­po­sées aus­si avant la réforme du droit canon de 1983 et avaient été reje­tées pas le Pape Saint Jean-​Paul II. Burke a par ailleurs obser­vé qu’une réduc­tion de la pro­cé­dure avait déjà été ten­tée par le Vatican pour les États-​Unis dans les années 70 et début 80, condui­sant à une impres­sion de « divorce catho­lique » (cf. Une bles­sure au mariage chré­tien).

Burke a fer­me­ment reje­té l’i­dée selon laquelle les hommes seraient trop faibles pour se confor­mer à la loi de Dieu sur le mariage, affir­mant que Notre Seigneur a assu­ré qu’Il nous donne à tous la grâce dont nous avons besoin pour vivre selon Sa volonté.

« Dans le moment actuel, où les attaques au mariage et à la famille, y com­pris à l’in­té­rieur de l’Église semblent les plus vio­lentes », a‑t-​il affir­mé, « il appar­tient à l’Église de mon­trer à la socié­té dans son ensemble la véri­té dans toute sa richesse et donc la beau­té et la richesse de la véri­té sur le mariage. »

« Les Pères Synodaux et tous les fidèles catho­liques doivent être prêts à souf­frir », a‑t-​il ajou­té, « pour hono­rer et sou­te­nir le Saint mariage ».
Il a aver­ti que « la confu­sions et l’er­reur à pro­pos du saint mariage » sont « semés par Satan dans la socié­té et dans l’Église ». Le Mariage, a‑t-​il dit « est sous une attaque féroce et diabolique ».

En réponse aux res­pon­sables de l’Église qui pré­co­nisent une fausse adap­ta­tion au monde, et même le silence face à l’ac­cep­ta­tion comme « mariage » des liens homo­sexuels, il a dit que nous devons « appe­ler les choses par leur vrai nom afin d’é­vi­ter de contri­buer à la confu­sion et à l’er­reur. »

Et que, « selon la sagesse divine, l’Église doit tou­jours dire la véri­té avec amour ».

John-​Henry-​Westen

Sources : www.lifesitenews.com/Benoit-et-moi.fr