logos-lpl-separator-blc

Ces changements qui continuent à nous faire perdre la foi dans la présence réelle

Partager sur print
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp

Combien d’âmes sincères ont malheureusement fermé les yeux quand on a changé l’orientation des autels pour offrir la messe face au peuple ? Combien ont dû faire effort pour s’habituer à la langue vernaculaire qui remplaça le latin comme langue officielle de la sainte liturgie romaine ? Et, par obéissance, on a dû accepter la communion dans la main qui a conduit et qui continue encore à faire perdre la foi dans la présence réelle.

Chers amis et bienfaiteurs,

« Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise : « Voici, c’est nouveau! » cette chose a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. « (Ecc 1 – 9-10 )

L’accélération du mystère d’iniquité que nous constatons depuis les dernières années nous oblige à prendre plus au sérieux que jamais les fondements de notre foi. La Divine providence semble permettre au mal de prendre de telles proportions afin de réveiller les dernières âmes droites qui n’ont pas encore trouvé la force de réagir devant le flot d’iniquités qui nous entoure.

Combien d’âmes sincères ont malheureusement fermé les yeux quand on a changé l’orientation des autels pour offrir la messe face au peuple ? Combien ont dû faire effort pour s’habituer à la langue vernaculaire qui remplaça le latin comme langue officielle de la sainte liturgie romaine ? Et, par obéissance, on a dû accepter la communion dans la main qui a conduit et qui continue encore à faire perdre la foi dans la présence réelle.

Quelques âmes ont eu la grâce de comprendre tout de suite la stratégie de l’ennemi au début de la révolution liturgique dans les années 60. D’autres ne font que commencer à réagir en 2015. Comme cet homme qui m’a écrit il y a quelques semaines pour m’expliquer comment la communion sous les deux espèces avait été distribuée dans une église de Québec .Chaque communiant avait reçu le Précieux Sang dans une petite tasse de plastique afin de l’apporter avec lui à sa place. Que sont devenues les gouttes qui restèrent au fond de la tasse après la communion ? Pour cette bonne âme, ce fut un moment de grâce, la « dernière goutte » qui l’a sorti de sa torpeur. Il nous a écrit pour demander de l’aide. La lecture de « Lettre ouverte aux catholiques perplexes » lui a ouvert les yeux. «Ce que Monseigneur Lefèbvre a écrit en 1984 est plus actuel que jamais» nous a-t-il écrit après avoir étudié attentivement le livre en entier.

Et maintenant, ce « synode sur la famille« –ce n’est pas réellement un synode sur la famille, un synode qui encouragerait les familles nombreuses et la fidélité conjugale– c’est plutôt pour trouver un moyen qui permettrait de donner la communion à ceux qui n’en sont pas dignes. La conséquence immédiate sera de tenter d’approuver officiellement certains péchés contre les 6e et 9e commandements. On pourrait ajouter que ce sera aussi une attaque contre les 4e et 5e commandements. Et, par le fait même, contre les 1er et 3e commandements puisque le fait de donner la communion aux divorcés remariés et aux homosexuels ne respecte pas le vrai culte dû à Dieu.

Rien de nouveau sous le soleil.  » Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres, qui font ce qui est doux amer, et ce qui est amer doux. Ils ont rejeté la loi de Yahweh des armées, et méprisé la parole du Saint d’Israël. » (Isaï 5: 20-24 )

Comme nous le lisons dans l’Apocalypse, il y a des signes que le démon et ses alliés ont entrepris leurs dernières batailles. Ces démons dont « le nombre est comme le sable de la mer  » et « vont cerner le camp des saints et la ville bien-aimée. » ( Apoc. 20: 7,8 )

La perte du sens du péché accompagne la perte de la foi comme la moralité fait suite à la doctrine. En conséquence, ce qui nous aide à observer les commandements de Dieu va aussi nous aider à garder la foi. Il y a quelques années, un vieux jésuite en donna un exemple à deux prêtres de la FSSPX qui priaient au sanctuaire des 26 martyrs de Nagasaki, sur la colline de Nishizaka, à quelques centaines de mètres de la gare de Nagasaki. Alors qu’il leur faisait visiter le musée des martyrs avec les reliques, les objets façonnés, les peintures, les manuscrits, les « wanted panels », il leur expliqua un mystère puissant qui n’était pas en montre ni écrit dans les livres d’histoire. Il leur expliqua que les « chrétiens cachés » qui avaient gardé la foi en dépit de l’absence de prêtres pendant 220 ans ( 1640-1860 ) étaient ceux dont les familles avaient été fidèles à réciter l’acte de contrition. Avant d’être martyrisés dans les années 1630-1640, les derniers missionnaires les avaient inciter à garder cette pratique dans leurs prières quotidiennes. A cet effet, ils avaient composé un feuillet contenant un court examen de conscience et l’acte de contrition. Les familles où on avait gardé cette habitude avaient gardé la foi tandis que celles qui l’avaient abandonnée avaient graduellement perdu la foi et n’avaient pas accepté les prêtres revenus vers 1860.

Alors que l’iniquité abonde autour de nous, ayons l’esprit des saints, « agere contra« , et combattons pour garder nos âmes loin du péché, en fréquentant plus assidûment le sacrement de pénitence et en restant fidèles à la pratique de l’acte de contrition. Tâchons d’accomplir notre devoir d’état avec plus de perfection. Ce sera un moyen efficace pour faire réparation pour les péchés et abominations actuelles et pour consoler les Cœurs de Jésus et de Marie.

Bien vôtre à leur service.

Abbé Daniel Couture, Supérieur du District du Canada

Source : District du Canada – Juin 2015

fraternité sainte pie X

Articles en relation