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Synode pour l’Amazonie : le Rhin se jette dans l’Amazone

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La pollution peut aussi être celle des idées …

Le 17 juin 2019, le Vatican a publié l‘Intrumentum laboris (Instrument de travail) du prochain synode pour l’Amazonie, intitulé: « Amazonie, nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégrale ». La conclusion prétend que dans ce travail préparatiore, « la voix de l’Amazonie a été écoutée ». Vraiment la voix de l’Amazonie, ou celle des prélats allemands et de leurs obsessions ?

L’influence du modernisme européen, plus particulièrement allemand, sur la préparation du synode pour l’Amazonie, est confirmée par la récente tenue d’une réunion non publique, à Rome. Edward Pentin en donnait la composition, dans New Catholic Register du 26 juin : « Une rencontre privée s’est tenue mardi (25 juin) à Rome pour discuter du prochain Synode amazonien, avec la participation de prélats et d’experts en grande partie germanophones. (…) Les participants invités à la réunion d’étude, qui a eu lieu dans un couvent et centre de retraites spirituelles de la banlieue de Rome dirigé par la Congrégation des Ancelle di Cristo Re, comprenaient le cardinal brésilien Claudio Hummes, rapporteur général du Synode et président du REPAM (Réseau ecclésial panamazonien), le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, et le cardinal Walter Kasper, proche conseiller théologique du pape François.

« Egalement présent, l’Autrichien Erwin Kräutler, évêque émérite de la Prélature territoriale de Xingu au Brésil, que le pape François a nommé expert consultant auprès du Synode. Kräutler a plaidé pour l’ordination d’hommes mariés en Amazonie et a exprimé son soutien aux femmes prêtres. On pense qu’il a contribué à la rédaction du document de travail controversé sur le Synode, publié la semaine dernière.

« Parmi les autres participants, Franz-Josef Overbeck, évêque d’Essen (Allemagne), à la tête de la Commission épiscopale allemande pour l’Amérique latine, qui, par l’intermédiaire de son organisation Adveniat, apporte un soutien financier et pastoral important à l’Amérique latine. Le mois dernier, Overbeck a dit que le Synode conduirait l’Eglise à un « point de non-retour » et qu’ensuite, « rien ne sera plus comme avant ». (…)

« Aucun de ceux figurant sur la liste des participants à la réunion n’est connu pour son orthodoxie. Parmi eux, le père Hubert Wolf, théologien et historien de l’Eglise, dont une source informée a dit qu’il était « en théorie et en pratique contre le célibat sacerdotal ». Ancien élève de l’Université de Tübingen, il a été ordonné prêtre dans son diocèse natal de Rottenburg-Stuttgart dans les années 1990 lorsque le cardinal Kasper était évêque diocésain. (…)

« Bien que le document de travail mette fortement l’accent sur l’écoute de la « voix de l’Amazonie », le fait significatif et le dénominateur commun de cette rencontre, c’est le grand nombre de prélats et de théologiens européens et en particulier allemands, et le faible nombre, voire l’absence des voix amazoniennes.

« La forte contribution de prélats et de théologiens germanophones a conduit des observateurs inquiets à croire que le Synode est un moyen pour eux d’imposer et de mettre en œuvre leur propre programme idéologique – particulièrement déroutant pour certains, étant donné l’état moins que robuste de l’Eglise catholique dans les pays germanophones et dans les autres pays d’Europe.

« Rendant compte du concile Vatican II, le prêtre américain Ralph Wiltgen a écrit le célèbre livre Le Rhin se jette dans le Tibre (1976, réédité par Dominique Martin Morin), qui relate l’influence de l’Eglise en Allemagne sur cette assemblée. Interrogé le 21 juin par le Register pour savoir si le Rhin coule désormais en Amazonie, le cardinal allemand Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi a répondu : « Nous voyons que ce n’est pas une bonne influence parce que l’Eglise est en train de s’effondrer en Allemagne… Ils [les prélats allemands] ne sont pas conscients des vrais problèmes [dans l’Eglise aujourd’hui] : ils parlent de morale sexuelle, de célibat et de femmes prêtres, mais ils ne parlent pas de Dieu, de Jésus-Christ, de la grâce, des sacrements, de la foi, de l’espérance et de la charité, des vertus théologales ». »

Lors du Concile, face à la subversion moderniste venue des pays germanophones, une réaction se manifesta avec le Cœtus Internationalis Patrum où s’illustra Mgr Marcel Lefebvre. Il est à souhaiter qu’une semblable réaction surgisse pour endiguer le Rhin pollueur. Voilà la seule « écologie intégrale », intégralement catholique, qui s’impose face au dérèglement théologique généralisé. Tout le reste n’est que littérature.

Sources : Fsspx.Actualités / La Porte Latine du 17 juillet 2019

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