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Le pape François va-t-il trop loin ? Face-à-face télévisé entre le Père T. Scholtès et A. Escada – 8 avril 2015

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Note de la rédaction de La Porte Latine :
il est bien entendu que les commentaires repris dans la presse extérieure à la FSSPX
ne sont en aucun cas une quelconque adhésion à ce qui y est écrit par ailleurs.

L’Eglise catholique du Pape François est-elle une boussole ou une girouette ? Débat télévisé entre Alain Escada et le porte-parole des Evêques de Belgique. Alain Escada, président de Civitas, était opposé ce midi au Père Tommy Scholtès, porte-parole des Evêques de Belgique, lors d’un débat télévisé (émission Pour ou Contre) organisé par la télévision belge RTL sur le thème « Le Pape va-t-il trop loin ? ». Déchristianisation, mariage, homosexualité, immigration, confusion, relativisme : Alain Escada dresse un rapide réquisitoire contre les tromperies du modernisme.

A voir, , un très intéressant faceà- face télévisé ayant eu lieu le lundi de Pâques sur RTL Belgique entre le père Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique, et Alain Escada, président de Civitas.

L’émission, intitulée « Pour ou contre ? », pose la question : « Le pape François va-t-il trop loin ?»

Alain Escada dénonce la confusion qu’entraîne la perte de repères sûrs. Selon lui, en matière d’homosexualité, de mariage, d’immigration ou de dialogue interreligieux, l’Eglise cherche plus souvent à plaire au monde qu’à rester fidèle à son enseignement bimillénaire.

Lorsqu’il fait remarquer que l’on ne peut laisser supposer que tout se vaut, dénonçant un relativisme latent, le père Scholtès lui répond qu’effectivement, « tout est respectable », qu’il a pu constater par exemple qu’à Jérusalem, « où toutes les cultures sont mélangées, on peut vivre avec un certain respect ».

Nous avons là deux visions diamétralement opposées : l’un pense que le message essentiel de l’Eglise se résume à « Heureux les pauvres, car ils verront Dieu », se réjouit des propos du pape à Lampedusa demandant à l’Europe d’accueillir tous les réfugiés ; pour lui, la religion n’est jamais un ensemble de règles et l’une des plus belles paroles de François est : « Qui suis-je pour condamner ? »

A cette dernière question, l’autre répond : « Le pape ! » et soutient que l’image « bisounours » de l’Eglise est une tromperie : on ne peut lisser le christianisme, il ne faut pas craindre de rappeler que le Christ a dit de lui-même qu’il était signe de contradiction et le pape se doit d’être avant tout le fidèle portevoix des enseignements du Christ, à temps et à contretemps, ne craignant pas de rappeler ce qui reste immuable pour le salut des âmes.

Une joute courtoise mais pleine d’enseignements sur deux réactions possibles aux propos et aux attitudes de ce pape que les deux protagonistes s’accordent à reconnaître « révolutionnaire », l’un pour s’en réjouir, l’autre pour le déplorer.

Propos recueillis par Anne Le Pape anne-le-pape@present.fr

Source : du mercredi 8 avril 2015

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