La nourriture halal s’étale maintenant sur
tous les présentoirs. Impossible d’y échapper. Il faut
même vérifier que les steaks hachés choisis ne
comportent pas le tampon islamique. Même l’armée
parsème ses stocks de rations halal. Quand à l’équipe
de France de football, cela fait déjà longtemps que le
régime est strictement halal, sans grands résultats
semble-t-il. Mais, au fait, un catholique peut-il
manger de la nourriture halal ? Peut-il accepter une
invitation chez un voisin musulman ? Peut-il acheter
de la viande estampillée par les sacrificateurs
patentés des mosquées ? Pour répondre à ces
questions, il nous faut d’abord rappeler ce qu’est la
viande halal, car c’est d’elle qu’il s’agit d’abord. Il
nous faut ensuite rappeler les principes qu’avaient
posés saint Paul dans la question des viandes offertes
aux idoles et les appliquer au cas particulier que nous
examinons.
Pour qu’une viande soit qualifiée de halal, elle ne
doit pas provenir d’un animal considéré comme
proscrit, haram, ce qui est le cas de la viande de porc.
Mais cette viande doit aussi être abattue de manière
rituelle, c’est-à-dire de la main d’un musulman qui
coupe la gorge de l’animal pour le saigner à mort, en
dirigeant sa tête vers la Mecque et en prononçant une
prière précise. Le sacrificateur musulman doit
recevoir une certification décernée en France par trois
grandes mosquées : celles de Paris, d’Evry et de
Lyon. A noter que les animaux doivent être égorgés
sans avoir été étourdis auparavant, ce qui est contraire
aux normes européennes. Mais des dérogations
sont prévues pour la viande halal et casher.
Cette viande halal, provenant d’un animal tué de
manière rituelle par un sacrificateur musulman
récitant une invocation à Allah, peut être assimilée
aux viandes offertes aux idoles que consommaient les
païens de l’Antiquité. Saint Paul, dans sa première
épître aux Corinthiens, donne les principes à
appliquer par les chrétiens pour la consommation de
telles viandes.
Le principe général est que l’offrande de viande
aux idoles ne change rien pour la viande car les
idoles n’existent pas et ne sauraient avoir d’influence
sur elle : « Pour ce qui est donc des viandes
immolées aux idoles, nous savons qu’une idole n’est
rien dans le monde, et qu’il n’y a pas d’autre Dieu
qu’un seul » (VIII, 4). Si Dieu existe bien, il est le
Dieu Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit que Jésus-
Christ nous a révélé. Les musulmans refusent la
Trinité. Allah n’est donc pas le Dieu vivant et vrai,
c’est un nom qui cache le refus de la Révélation
chrétienne. L’invocation d’Allah ne change rien à la
viande, ni l’orientation de l’animal vers la Mecque. Aussi, en soit, les chrétiens peuvent en manger.
Saint Paul va cependant ajouter deux principes qui
vont limiter cette possibilité. Le premier est celui de la charité qui nous oblige à ne pas scandaliser nos
frères. Si un chrétien moins bien formé est persuadé
que manger de la viande immolée aux idoles est un
péché, et qu’il est poussé à le faire en voyant des
chrétiens se le permettre ouvertement, il péchera
véritablement en imitant leur conduite : « Car si
quelqu’un voit celui qui a la science assis à table dans
un temple consacré aux idoles, sa conscience, qui est
faible, ne le déterminera-t-elle pas à manger des
viandes offertes aux idoles ? Et ainsi périra par ta
science ton frère encore faible, pour qui le Christ est
mort » (VIII, 10-11). Nous devons donc nous abstenir
si nous risquons sur ce point de troubler la
conscience de nos frères.
Le deuxième principe limitatif est celui qui interdit
la consommation de telles viandes dans le cadre d’un
culte païen. Car si les idoles ne sont rien, leur culte
s’adresse en fait au démon : « ce que les païens
immolent , ils l’immolent aux démons, et non à Dieu.
Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les
démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du
Seigneur, et le calice du démon » (X, 20). Appliqué à
notre cas, ce principe interdit toute participation à un
repas lié au culte musulman, comme le serait un
repas de rupture de jeûne dans une mosquée.
Si nous nous en tenons à ces principes, le chrétien
peut manger de la viande halal, en acheter et accepter
une invitation chez un musulman. Il devra s’abstenir
si une telle consommation va contre la profession
publique de la foi catholique parce qu’elle est liée à
une pratique musulmane et si un chrétien risque
d’être scandalisé pas sa manière d’agir.
Mais le problème de la viande halal va plus loin : il
touche au financement du culte islamique et à
l’islamisation de notre pays. Contrairement aux
viandes immolées aux idoles, qui n’avaient pas
besoin d’estampille, les viandes halal doivent être
certifiées par des organismes agréés. Cette certification
a un coût qui vient financer les mosquées. Un
débat existe sur cette question. Certains musulmans
prétendent que la taxe halal ne sert qu’à rétribuer le
sacrificateur et les différents contrôleurs. Nous lisons
cependant, dans La République et l’Islam, de Jeanne-
Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat, ce
témoignage de Christian Delorme : « Il y a des
intérêts financiers énormes derrière cette question de
la viande halal. Qui dit "viande halal" dit, en effet,
fournisseurs bénéficiant d’agréments par des autorités
ou des instances religieuses. Et qui dit "agrément" dit
pourcentage financier versé aux autorités, aux
instances et aux sacrificateur mandatés » (page 258).
Kamel Kabtane, le recteur de la grande mosquée de
Lyon, l’une des trois habilitées à délivrer des
certifications, déclarait le 12 août au Parisien : « Par
kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à
15 centimes d’euros ».
Même si cette certification bénéficie à de nombreux
intermédiaires, les mosquées en retirent des
financements non négligeables. Acheter halal, c’est
verser un impôt à l’Islam. Cet élément restreint donc
les conclusions énoncées ci-dessus. Si un chrétien
peut manger une viande halal qu’on lui offre, il ne
peut normalement pas en acheter car ce serait
financer le culte musulman, ce que font du reste
allègrement bon nombre de collectivités publiques
pour leur cantine. La viande halal ne semble pas
étouffer les grands prêtres gardiens du temple de
l’allahicité, pardon ! de la laïcité. Un tel achat par un
chrétien serait une coopération au mal, à savoir
l’extension de l’Islam, coopération matérielle et non
formelle car le chrétien n’est pas supposé financer de
gaieté de coeur la religion de Mahomet. Coopération
minime, certes, mais réelle. Seule une raison
proportionnée permet d’agir malgré cette coopération
matérielle, comme le serait l’absence de toute
boucherie traditionnelle dans le quartier.
Un dernier élément à prendre en compte est l’aspect
politique de la question. Les musulmans, introduits
en masse dans notre pays afin de lui faire perdre ce
qui lui restait encore de civilisation chrétienne,
avancent leurs pions pour islamiser la société
française. Les mosquées poussent comme des
champignons grâce aux aides généreuses accordées
par ceux qui gèrent vos impôts. Vous ne pouvez
désormais plus rater le ramadan, à moins de vivre en
ermite dans les causses du Quercy, et encore ! C’est
maintenant l’offensive de la viande hallal. En 2007,
ce sont déjà 32 % des animaux abattus qui le sont de
manière rituelle, soit plus de 3 400 000 sur quelques
10 705 000. Et vous mangez du halal sans le savoir,
car toute cette viande n’est pas vendue dans la filière
halal mais une partie est fourguée dans le circuit
classique. On peut en France organiser des soupes
populaires halal, mais prétendre distribuer
gratuitement de la soupe au cochon aux nécessiteux
est passible des foudres de la loi. Les grandes
enseignes, les chaînes de restauration rapide
s’engouffrent dans ce créneau commercial qui leur
assure les bonnes grâces d’une partie non négligeable
de leur clientèle. Ils sont les nouveaux collaborateurs
de l’islamisation de la France. Un catholique
soucieux d’oeuvrer à la rechristianisation de son pays
évitera toute compromission avec l’Islam qui
grignote de plus en plus l’espace public et s’interdira
tout acte, même le plus minime, qui peut conforter la
religion d’Allah.
Si nous ne voulons pas que le Croissant s’étale sur
le drapeau national, c’est qu’il faut y placer au plus
vite le Sacré-Coeur de Jésus.
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