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   Les cinq dubia de quatre cardinaux au pape François à propos d'Amoris laetitia - 19 septembre 2016

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Les cinq dubia de quatre cardinaux au pape
François à propos d'Amoris laetitia - 19 septembre 2016

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Les quatre cardinaux - Walter Brandmuller, Raymond L. Burke, Carlo Caffara et Joachim Meisner

Rome, le 16 novembre 2016. Quatre cardinaux rendent publique une lettre à propos des ambiguïtés d'Amoris Laetitia, qu'ils ont écrite au pape... lequel ne leur a pas répondu. Un vaticaniste résume ainsi leur pensée : "on ne peut pas continuer à faire comme si c'était le cardinal Kasper qui était en cause. Il y a un seul responsable".

Les quatre cardinaux - Raymond L. Burke, Walter Brandmuller, Carlo Caffara et Joachim Meisner - ont formellement exprimé au pape François cinq "Dubia" (doutes), concernant à la fois la question très débattue de la communion pour les divorcés remariés, et surtout la valeur des normes morales qui concerne précisément la conception de la vie chrétienne.

Les "Dubia" ont été envoyés au pape il y a deux mois - le 19 septembre 2016 - mais comme il n'y a pas de réponse, ce document exceptionnel est rendu public afin que la réflexion sur les questions soulevées puisse se poursuivre. L'enjeu, c'est tout l'édifice de la morale catholique.

Les quatre cardinaux qui ont signé cette lettre et la publient maintenant ne font pas partie du groupe de ceux qui, il y a un an, au début de la seconde session du synode consacré à la famille, avaient remis à François la fameuse lettre "des treize cardinaux"

Ce document, publié simultanément sur des journaux du monde entier (pour l'Italie en exclusivité sur la Nuova Bussola et sur le site www.chiesa du vaticaniste Sandro Magister), se compose de quatre parties: une explication adressée au lecteur du sens de cette initiative (I); la lettre adressée à François (II), qui accompagnait les "Dubia"; les "Dubia" (III); le commentaire sur chacun des "Dubia" (IV).

La Porte Latine - 18 novembre 2016

 

I. Un préalable nécessaire

L’envoi de la lettre qui suit au Pape François des quatre cardinaux que nous sommes a pour origine une profonde préoccupation pastorale.

Nous avons constaté, chez beaucoup de fidèles, un grave désarroi et une grande confusion à propos de questions très importantes pour la vie de l’Église. Nous avons remarqué que même au sein du collège épiscopal sont données des interprétations contradictoires du chapitre VIII d’"Amoris lætitia".

La grande Tradition de l’Église nous enseigne que le moyen de sortir de situations comme celle-ci est d’avoir recours au Saint-Père, en demandant au Siège Apostolique de résoudre ces doutes qui sont à l’origine du désarroi et de la confusion.

Notre geste est donc un acte de justice et de charité.

- De justice : en prenant cette initiative, nous professons que le ministère pétrinien est le ministère de l’unité et que c’est à Pierre, c’est-à-dire au Pape, qu’incombe le service qui consiste à confirmer dans la foi.

- De charité : nous voulons aider le Pape à prévenir des divisions et des oppositions au sein de l’Église, en lui demandant de dissiper toute ambigüité.

Nous avons également rempli un devoir précis. D’après le Code de droit canonique (canon 349), la mission d’aider le Pape dans le gouvernement de l’Église universelle est confiée aux cardinaux, y compris lorsqu’ils agissent individuellement.

Le Saint-Père a décidé de ne pas répondre. Nous avons interprété cette décision souveraine qu’il a prise comme une invitation à continuer cette réflexion et cette discussion calme et respectueuse.

Et par conséquent nous informons de notre initiative tout le peuple de Dieu, en lui proposant toute la documentation.

Nous voulons espérer que personne n’interprétera cette démarche en fonction du schéma “progressistes-conservateurs”, ce qui serait complètement erroné. Nous sommes profondément soucieux du véritable bien des âmes, qui est la loi suprême de l’Église, et non pas de faire progresser au sein de l’Église une quelconque forme de politique.

Nous voulons espérer que personne ne nous considérera injustement comme des adversaires du Saint-Père ni comme des hommes dépourvus de miséricorde. Ce que nous avons fait et que nous sommes en train de faire est inspiré par la profonde affection collégiale qui nous unit au Pape et par notre souci passionné du bien des fidèles.

Card. Walter Brandmüller
Card. Raymond L. Burke
Card. Carlo Caffarra
Card. Joachim Meisner

 

II - La lettre des quatre cardinaux au pape

A notre Saint-Père, le Pape François

Et, pour information, à Son Éminence le Cardinal Gerhard L. Müller

Très Saint Père,

À la suite de la publication de Votre Exhortation Apostolique "Amoris lætitia", des théologiens et des chercheurs ont proposé des interprétations non seulement divergentes, mais même contradictoires, surtout en ce qui concerne le chapitre VIII. De plus, les médias ont monté en épingle cette polémique, provoquant ainsi de l’incertitude, de la confusion et du désarroi chez un grand nombre de fidèles.

En conséquence, de très nombreuses questions relatives à la juste interprétation à donner au chapitre VIII de l’Exhortation ont été adressées à nous, soussignés, mais aussi à beaucoup d’Évêques et de Prêtres, par des fidèles appartenant à toutes catégories sociales.

Aujourd’hui, poussés en conscience par notre responsabilité pastorale et désirant concrétiser de plus en plus cette synodalité à laquelle Votre Sainteté nous exhorte, nous nous permettons, avec un profond respect, de Vous demander, Très Saint Père, en tant que Maître suprême de la foi appelé par le Christ Ressuscité à confirmer ses frères dans la foi, de résoudre les incertitudes et de faire la lumière, en ayant la bonté de répondre aux "Dubia" que nous nous permettons de joindre à la présente lettre.

Que Votre Sainteté veuille bien nous bénir, nous qui L’assurons de toujours l’inclure dans nos prières.

Card. Walter Brandmüller
Card. Raymond L. Burke
Card. Carlo Caffarra
Card. Joachim Meisner

Rome, le 19 septembre 2016

 

III - Les "Dubia"

1.  Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84 et réaffirmées ensuite par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre "more uxorio" ?

2. Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

3. Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

4. Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

5. Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

 

IV - Note explicative par les quatre cardinaux

LE CONTEXTE

Les "dubia" (mot latin signifiant : "doutes") sont des questions formelles posées au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et qui demandent des éclaircissements à propos de sujets particuliers concernant la doctrine ou la pratique.

La particularité de ces questions est qu’elles sont formulées de telle sorte qu’elles demandent comme réponse un "oui" ou un "non", sans argumentation théologique. Cette manière de s'adresser au Siège Apostolique n’est pas une invention de notre part ; c’est une pratique séculaire.

Venons-en à l’enjeu concret.

La publication de l’exhortation apostolique post-synodale "Amoris lætitia", consacrée à l’amour dans la famille, a fait naître un vaste débat, notamment en ce qui concerne le chapitre VIII. Les paragraphes 300-305, en particulier, ont fait l’objet d’interprétations divergentes.

Pour beaucoup de personnes – des évêques, des prêtres de paroisse, des fidèles – ces paragraphes font allusion ou même enseignent de manière explicite un changement dans la discipline de l’Église en ce qui concerne les divorcés qui vivent une nouvelle union, tandis que d’autres personnes, qui admettent le manque de clarté ou même l’ambigüité des passages en question, expliquent néanmoins que ces mêmes pages peuvent être lues en continuité avec le magistère précédent et qu’elles ne contiennent pas de modification dans la pratique et dans l’enseignement de l’Église

Animés par une préoccupation pastorale à l’égard des fidèles, quatre cardinaux ont adressé au Saint-Père une lettre sous forme de "dubia", dans l’espoir de recevoir des éclaircissements, étant donné que le doute et l’incertitude sont toujours hautement dommageables à la pastorale.

Le fait que les personnes qui interprètent l’exhortation parviennent à des conclusions différentes est également dû à des manières divergentes de comprendre la vie chrétienne. En ce sens, ce qui est en jeu dans "Amoris lætitia", ce n’est pas seulement la question de savoir si les divorcés qui ont contracté une nouvelle union – dans certaines circonstances – peuvent ou non avoir de nouveau accès aux sacrements.

On constate enfin que les interprétations du document reposent aussi des approches différentes, contradictoires, du mode de vie chrétien.

Ainsi, alors que la première question concerne un sujet concret concernant les divorcés remariés civilement, les quatre autres questions concernent des sujets fondamentaux de la vie chrétienne.

LES QUESTIONS

Doute numéro 1 :

Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans "Amoris lætitia" aux nn. 300-305, il est désormais devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit "more uxorio" avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par "Familiaris consortio" au n. 84, réaffirmées par "Reconciliatio et pænitentia" au n. 34 et par "Sacramentum caritatis" au n. 29. L’expression "dans certains cas" de la note 351 (n. 305) de l’exhortation "Amoris lætitia" peut-elle être appliquée aux divorcés ayant contracté une nouvelle union, qui continuent à vivre "more uxorio" ?

La première question fait particulièrement référence à "Amoris lætitia" n. 305 et à la note 351 placée en bas de page. La note 351, alors qu’elle parle spécifiquement du sacrement de pénitence et de celui de la communion, ne mentionne pas les divorcés remariés civilement dans ce contexte, le texte principal ne le faisant pas non plus.

Le n. 84 de l’exhortation apostolique "Familiaris consortio" du Pape Jean-Paul II envisageait déjà la possibilité d’admettre aux sacrements les divorcés remariés civilement. Il mentionnait trois conditions :

- Les personnes concernées ne peuvent pas se séparer sans commettre une nouvelle injustice (par exemple, elles pourraient avoir la responsabilité de l’éducation de leurs enfants) ;

- Elles prennent l’engagement de vivre selon la vérité de leur situation, en cessant de vivre ensemble comme si elles étaient mari et femme ("more uxorio"), s’abstenant des actes réservés aux époux ;

- Elles évitent de faire scandale (c’est-à-dire qu’elles évitent l’apparence du péché afin d’éviter le risque d’entraîner d’autres personnes à pécher).

Les conditions mentionnées par "Familiaris consortio" au n. 84 et par les documents ultérieurs qui sont rappelés apparaîtront immédiatement comme raisonnables une fois que l’on se sera souvenu que l’union conjugale n’est pas fondée uniquement sur l’affection mutuelle et que les actes sexuels ne sont pas seulement une activité parmi les autres que le couple accomplit.

Les relations sexuelles appartiennent à l’amour conjugal. Elles sont quelque chose de tellement important, de tellement bon et de tellement précieux, qu’elles demandent un contexte particulier : le contexte de l’amour conjugal. Par conséquent, non seulement les divorcés qui vivent une nouvelle union doivent s’en abstenir, mais quiconque n’est pas marié doit également s’en abstenir. Pour l’Église, le sixième commandement, "tu ne commettras pas d’adultère", a toujours concerné tout exercice de la sexualité humaine qui n’est pas conjugal, c’est-à-dire toute acte sexuel en dehors de celles que l’on a avec son époux légitime.

Il semble que, si l’on autorise à communier les fidèles qui se sont séparés ou qui ont divorcé de leur conjoint légitime et qui sont engagés dans une nouvelle union dans laquelle ils vivent comme s’ils étaient mari et femme, l’Église enseignerait, à travers cette pratique de l’admission à la communion, l’une des affirmations suivantes concernant le mariage, la sexualité humaine et la nature des sacrements :

- Un divorce ne dissout pas le lien matrimonial et les partenaires de la nouvelle union ne sont pas mariés. Cependant, les personnes qui ne sont pas mariées peuvent, à certaines conditions, accomplir légitimement des actes d’intimité sexuelle.

- Un divorce dissout le lien matrimonial. Les personnes qui ne sont pas mariées ne peuvent pas accomplir légitimement des actes sexuels. Les divorcés remariés sont légitimement des époux et leurs actes sexuels sont licitement des actes conjugaux.

- Un divorce ne dissout pas le lien matrimonial et les partenaires de la nouvelle union ne sont pas mariés. Les personnes qui ne sont pas mariées ne peuvent pas accomplir des actes sexuels. Par conséquent les divorcés remariés civilement vivent dans une situation de péché habituel, public, objectif et grave. Cependant, admettre des personnes à l’Eucharistie ne signifie pas, pour l’Église, qu’elle approuve leur état de vie public ; le fidèle peut s’approcher de la table eucharistique même s’il a conscience d’être en état de péché grave. L’intention de changer de vie n’est pas toujours nécessaire pour recevoir l’absolution dans le sacrement de pénitence. Par conséquent les sacrements sont séparés de la vie : les rites chrétiens et le culte sont dans une sphère différente de celle de la vie morale chrétienne.

Doute numéro 2 :

Après l’exhortation post-synodale "Amoris lætitia" (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

La seconde question concerne l’existence de ce que l’on appelle les actes intrinsèquement mauvais. Le n. 79 de l’encyclique "Veritatis splendor" de Jean-Paul II affirme qu’il est possible de "qualifier de moralement mauvais selon son genre […] le choix délibéré de certains comportements ou de certains actes déterminés, en les séparant de l’intention dans laquelle le choix a été fait ou de la totalité des conséquences prévisibles de cet acte pour toutes les personnes concernées".

Ainsi, l’encyclique enseigne qu’il y a des actes qui sont toujours mauvais, qui sont interdits par les normes morales qui obligent sans exception (les "absolus moraux"). Ces absolus moraux sont toujours négatifs, c’est-à-dire qu’ils nous disent ce que nous ne devons pas faire. "Tu ne tueras pas". "Tu ne commettras pas d’adultère". Seules des normes négatives peuvent obliger sans exception.

D’après "Veritatis splendor", en cas d’actes intrinsèquement mauvais, aucun discernement des circonstances ou des intentions n’est nécessaire. Même si un agent secret pouvait obtenir de la femme d’un terroriste des informations précieuses en commettant un adultère avec elle, de manière à sauver sa patrie (ceci qui ressemble à un exemple tiré d’un film de James Bond avait déjà été envisagé par Saint Thomas d’Aquin dans le "De Malo", q. 15, a. 1). Jean-Paul II soutient que l’intention (ici "sauver la patrie") ne change pas la nature de l’acte ("commettre un adultère") et qu’il est suffisant de connaître la nature de l’acte ("adultère") pour savoir qu’il ne doit pas être accompli.

Doute numéro 3 :

Après "Amoris lætitia" n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

Dans son paragraphe 301, "Amoris lætitia" rappelle que "l’Église est riche d’une solide réflexion sur les conditionnements et les circonstances atténuantes". Et le document conclut que "par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘irrégulière’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante".

Dans la Déclaration du 24 juin 2000, le Conseil pontifical pour les textes législatifs a cherché à rendre plus clair le canon 915 du Code de Droit Canonique, qui affirme que tous ceux qui "persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste ne seront pas admis à la Sainte Communion". La Déclaration du Conseil pontifical affirme que ce canon est également applicable aux fidèles qui sont divorcés et remariés civilement. Elle précise que le "péché grave" doit être compris objectivement, étant donné que le ministre de l’Eucharistie n’a pas les moyens de juger l’imputabilité subjective de la personne.

Ainsi, d’après la Déclaration, la question de l’admission aux sacrements concerne le jugement sur la situation de vie objective de la personne et non pas le jugement selon lequel cette personne se trouve en état de péché mortel. En effet, subjectivement, celui-ci pourrait ne pas être pleinement imputable, ou ne pas du tout l’être.

Sur la même ligne de pensée, Saint Jean-Paul II rappelle, dans son encyclique "Ecclesia de Eucharistia", n. 37, que "bien évidemment, le jugement sur l’état de grâce d’une personne appartient uniquement à l’intéressé, puisqu’il s’agit d’un jugement de conscience". Par conséquent, la distinction indiquée dans "Amoris lætitia" entre la situation subjective de péché mortel et la situation objective de péché grave est bien établie dans l’enseignement de l’Église.

Cependant Jean-Paul II continue à insister sur le fait que "en cas de comportement gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l’Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour les sacrements, ne peut pas ne pas se sentir directement concernée". Il réaffirme ainsi l’enseignement du canon 915 mentionné précédemment.

La question 3 des "dubia" voudrait donc déterminer si, même après "Amoris lætitia", il est encore possible de dire que les personnes vivant de manière habituelle en contradiction avec le commandement de la loi de Dieu vivent dans une situation objective de grave péché habituel, même si, pour une raison quelconque, il n’est pas certain que ces personnes soient subjectivement imputables en raison de leur transgression habituelle.

Doute numéro 4 :

Après les affirmations contenues dans "Amoris lætitia" n. 302 à propos des "circonstances qui atténuent la responsabilité morale", faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel "les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix" ?

Dans son paragraphe 302, "Amoris lætitia" souligne qu’"un jugement négatif sur une situation objective n’implique pas un jugement sur l’imputabilité ou sur la culpabilité de la personne concernée". Les "dubia" font référence à l’enseignement de Jean-Paul II tel qu’il est exprimé dans "Veritatis splendor", selon lequel les circonstances ou les bonnes intentions ne changent jamais un acte intrinsèquement mauvais en un acte excusable ou même bon.

La question est de savoir si "Amoris lætitia" affirme également que tout acte qui transgresse les commandements de Dieu, tel que l’adultère, le vol, le parjure, ne peut jamais devenir excusable ou même bon, même si l’on prend en considération les circonstances qui atténuent la responsabilité personnelle.

Est-ce que ces actes, que la Tradition de l’Église a qualifiés de péchés graves et mauvais en eux-mêmes, continuent à être destructeurs et dommageables pour toute personne qui les commet, quel que soit l’état subjectif de responsabilité morale dans lequel cette personne se trouve ?

Ou bien ces actes peuvent-ils, en fonction de l’état subjectif de la personne, des circonstances et des intentions, cesser d’être dommageables et devenir louables ou tout au moins excusables ?

Doute numéro 5 :

Après "Amoris lætitia" n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II "Veritatis splendor" n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

"Amoris lætitia" n. 303 affirme que "non seulement la conscience peut reconnaître qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile mais elle peut aussi reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu". Les "dubia" demandent un éclaircissement à propos de ces affirmations, étant donné qu’elles sont susceptibles de donner lieu à des interprétations divergentes.

D’après les personnes qui proposent l’idée de conscience créative, les préceptes de la loi de Dieu et la norme de la conscience individuelle peuvent être en tension ou même en opposition, alors que le dernier mot devrait toujours revenir à la conscience, qui décide en dernier ressort à propos du bien et du mal. D’après "Veritatis splendor" n. 56, "sur ce fondement, on prétend établir la légitimité de solutions prétendument 'pastorales', contraires aux enseignements du Magistère, et justifier une herméneutique ‘créatrice’ du rôle de la conscience morale, d’après laquelle elle ne serait nullement obligée, dans tous les cas, par un précepte négatif particulier".

Dans cette perspective, il ne suffira jamais à la conscience morale de savoir que "c’est un adultère", "c’est un homicide", pour savoir qu’il s’agit d’un acte qui ne peut pas et ne doit pas être commis.

Il faudrait au contraire examiner également les circonstances et les intentions afin de savoir si cet acte ne pourrait pas, après tout, être excusable ou même obligatoire (cf. la question 4 des "dubia"). D’après ces théories, la conscience pourrait en effet décider légitimement que, dans un cas donné, la volonté de Dieu en ce qui me concerne consiste en un acte par lequel je transgresse l’un de ses commandements. "Tu ne commettras pas d’adultère" ne serait pas vraiment perçu comme une norme générale. Ici et maintenant, compte tenu de mes bonnes intentions, commettre un adultère serait ce que Dieu me demande véritablement. Présentés de cette manière, des cas d’adultère vertueux, d’homicide légal et de parjure obligatoire seraient pour le moins envisageables.

Cela signifierait que l’on conçoit la conscience comme une faculté permettant de prendre des décisions de manière autonome en ce qui concerne le bien et le mal, et la loi de Dieu comme un fardeau qui nous est arbitrairement imposé et qui pourrait, jusqu’à un certain point, être opposé à notre véritable bonheur.

Cependant la conscience ne décide pas de ce qui est bien et de ce qui est mal. L’idée de "décision de conscience" est fallacieuse. L’acte propre à la conscience est de juger et non pas de décider. Elle dit "c’est bien", "c’est mal". Mais le fait que ce soit bien ou mal ne dépend pas d’elle. Elle accepte et reconnaît le bien ou le mal d’une action et pour faire cela, c’est-à-dire pour juger, elle a besoin de critères ; elle est entièrement dépendante de la vérité.

Les commandements de Dieu sont une aide bienvenue offerte à la conscience pour trouver la vérité et juger ainsi selon la vérité. Les commandements de Dieu sont l’expression de la vérité à propos du bien, à propos de notre être le plus profond, en nous révélant quelque chose de crucial à propos de la manière de vivre bien.

Le pape François s’exprime dans les mêmes termes dans "Amoris lætitia" n. 295 : "La loi est aussi un don de Dieu qui indique le chemin, un don pour tous sans exception".

Sources : Nuova Bussola/benoit-et-moi/chiesa.espresso.repubblica/La Porte Latine du 18 novembre 2016

 

 

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Synode sur la famille : Mgr Bonny veut une reconnaissance ecclésiastique des couples homosexuels - 27 décembre 2014
Procréer "comme des lapins" : Pie XII rectifie François - 22 janvier 2015
Le prochain synode sur la famille se prépare discrètement… - 30 janvier 2015
Mgr Brandmuller a commencé ses visites d'évaluation ... Mais Qui est le cardinal Brandmuller ? - Janvier 2015
Entre un synode et le suivant, la bataille continue, par Sandro Magister - 5 février 2015
Le cardinal Burke résistera et s'opposera au Pape François s'il persiste dans ses dérives - 8 février 2015
Le pape François, le synode et le cardinal, par l'abbé Philippe Toulza - 11 février 2015
Saint Paul résiste au successeur de Pierre… , abbé Castelain - Mars 2015
La radicalité du cardinal Sarah : un avertissement au pape François de l'un de ses fidèles collaborateurs - 25 mars 2015
Le cardinal Brandmuller dénonce certains cardinaux comme hérétiques - 14 avril 2015
Synode. Les évêques allemands mettent la charrue avant les bœufs, Sandro Magister - 06 mai 2015
Le cardinal Kasper affirme que des éléments de bien peuvent exister dans une union homosexuelle - 27 mai 2015
Le rétropédalage - relatif - du cardinal Kasper sur la communion pour les divorcés remariés - 5 juin 2015
Synode. Le double cri d'alarme du cardinal Antonelli - 12 juin 2015
Synode. L'heure de l'Afrique, par Sandro Magister - 15 juin 2015
Document de travail Instrumentum Laboris en vue du synode sur la famille d'octobre 2015 - 23 juin 2015
Analyses divergentes à propos de l'instrumentum laboris du prochain synode sur la famille - 24 juin 2015
Synode. Une douche glacée pour les novateurs, par Sandro Magister - 30 juin 2015
Synode sur la famille : le Rhin ne se jettera pas dans le lac Volta - 10 juillet 2015
Mgr Huonder rappelle que la Bible considère l'homosexualité comme une abomination punie de mort - 31 juillet 2015
Lettre apostolique Mitis Judex Dominus Jesus en forme de Motu Proprio - 15 août 2015 - François
Les règles de procédure pour traiter les cas de nullité matrimoniale - 15 août 2015
Actualités de l'Eglise - François et la "réduction des péchés", abbé Mauro Tranquillo - 4 août 2015
A propos de l'année de la miséricorde du pape François : L'Eglise de la miséricorde, par M. l'abbé Sélégny - 21 août 2015
Mariage et virginité : ce que Vatican II aurait dû dire, abbé Louis-Marie Carlhian - 25 août 2015
Les cardinaux anti-Kasper : ils étaient cinq, maintenant ils sont dix-sept, par Sandro Magister - 31 août 2015
Le pape facilite la procédure de nullité des mariages catholiques - 8 septembre 2015
Synode : le cardinal Müller responsable de la Foi défend le mariage…, par J-P Dickès - 8 septembre 2015
Cardinal Burke : sérieuses réserves sur les propositions d'annulation des mariages émises par le Pape - 8 septembre 2015
R. de Mattei : ces deux motu proprio du Pape sont une blessure au mariage chrétien - 9 septembre 2015
Le cardinal Schönborn à la Civiltà Cattolica: des semences de vérité dans toutes les unions de fait - 10 septembre 2015
Synode - Vatican : Révolte contre François, par Julius Müller-Meiningen - 10 septembre 2015
Le Cardinal Ouellet s'oppose à la réforme de la communion pour les divorcés-remariés - 10 septembre 2015
Le Synode et les « passions d'ignominie », par M. l'abbé Christian Thouvenot - 11 septembre 2015
Le Motu Proprio du Pape sur le mariage induit des modifications de la Doctrine de l'Eglise, Pr. Pasqualucci - 11 septembre 2015
Synode - La révolte de 50 moralistes contre Kasper et compagnie, par R. Cascioli - 12 septembre 2015
Liste complète et définitive des participants à la XIVe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques du 4 au 25 octobre 2015
Défense de l'appeler divorce. Mais comme cela y ressemble!, par S. Magister - 15 septembre 2015
Supplique au Saint-Père, Mgr Bernard Fellay - 15 septembre 2015
Cardinal Schönborn : "Une relation homosexuelle stable est préférable à une aventure" - 16 septembre 2015
Peut-on discuter les actes du gouvernement du Pape?, par Roberto de Mattei - 16 septembre 2015
A propos du Synode - Communiqué de M. l'abbé Christian Bouchacourt - 17 sept. 2015
Liste des participants au Synode : présences, absences, surprises, par S. Magister - 17 septembre 2015
Demeurer dans la vérité du Christ : soutien du cardinal Sarah à l'appel aux pères synodaux - 17 septembre 2015
A propos du synode - Communiqué de M. l'abbé Thierry Legrand - 19 septembre 2015
L'avis d'un universitaire sur la réforme du droit canonique relatif aux nullités de mariage - 25 septembre 2015
La parole est au synode. Mais c'est François qui prendra les décisions, par Sandro Magister - 28 septembre 2015
Synode : nous voici revenus au temps du « pecca fortiter sed crede fortius » de Luther , abbé Simoulin - 02 octobre 2015
Nouvelles procédures de nullité du mariage: un juriste démolit la réforme du pape François, par S. Magister - 03 oct. 2015
Mgr Krzysztof Charamsa, prélat homosexuel vivant en couple, défie le Vatican à la veille de l'ouverture du synode - 03 oct. 2015
Homélie du Pape François à l'occasion de l'ouverture de la 2° session du Synode sur la famille - 4 octobre 2015
Le pape condamne le divorce à l'ouverture du synode sur la famille - 04 octobre 2015
Synode - In cauda venenum : de belles paroles, mais ensuite..., par Christopher Ferrara - 05 octobre 2015
Défis, mission et vocation de la famille selon le cardinal Erdö - 05 octobre 2015
Ouverture du synode sur la famille 2015 : premières escarmouches - 06 octobre 2015
Synode : l'Instrumentum laboris contient d'autres bombes que celles sur les divorcés « remariés » - 08 octobre 2015
Un nouveau langage au service du Synode, abbé L. Ramé - 12 octobre 2015
Treize cardinaux ont écrit au pape, Sandro Magister - 12 octobre 2015
La théorie du genre aussi démoniaque que l'État islamique, cardinal Sarah - 14 octobre 2015
Ce que Dieu veut, et non pas ce que le Pape pourrait nous concéder - 15 octobre 2015
Le sentiment du péché existe-t-il encore chez les pères synodaux?, R. de Mattei - 15 octobre 2015
L'autorité du Synode, abbé Jean-Michel Gleize - 16 octobre 2015
Homme et femme Il les créa, abbé Xavier Beauvais - 16 octobre 2015
Anca-Maria Cernea supplie les pères synodaux de reconnaître qu'il s'agit d'une bataille spirituelle - 18 octobre 2015
La nouvelle morale du cardinal Kasper, abbé Matthias Gaudron - 16 octobre 2015
Pour l'honneur de la famille, abbé Philippe Nansenet - 18 octobre 2015
La famille en danger au Synode, abbé Raphaël d'Abbadie d'Arrast - 18 octobre 2015
Synode: La décentralisation de l'Eglise offense la foi et le sens commun, R. de Mattei - 20 octobre 2015
Rapport final du Synode des évêques sur la famille d'octobre 2015 - 24 octobre 2015
Déclaration solennelle de l'Institut Civitas en conclusion du Synode sur la Famille - 25 octobre 2015
Synode: Mgr Vincenzo Paglia : "Un aggiornamento est nécessaire" - 26 octobre 2015
Synode : l'Eglise catholique devient-elle protestante ?, par J-M Guenois - 26 octobre 2015
Déclaration de Mgr Fellay à propos du Rapport final du Synode sur la famille - 27 octobre 2015
Synode : une défaite pour tous, à commencer par la morale catholique, R. de Mattei - 27 octobre 2015
Synode - Mariage et fécondité, par M. l'abbé Denis Puga - 30 octobre 2015
Synode - Une pastorale qui se substitue au dogme, par M. l'abbé Xavier Beauvais - Octobre 2015
Réforme expresse du Pape François : l'indissolubilité du mariage en péril, abbé Denis Puga - 02 novembre 2015
Réaction de Mgr Athanasius Schneider au Rapport Final du Synode : non possumus ! - 02 novembre 2015
Synode discordant. Vers un "schisme de fait" dans l'Église?, par S. Magister et Thomas Michelet, O.P.- 04 novembre 2015
Entretien avec Roberto de Mattei: « Le Rapport final du Synode est un mauvais document » - 06 novembre 2015
Pharisiens et Sadducéens de notre temps, par R. de Mattei - 12 novembre 2015
Synode - Les portes de l'enfer ne prévaudront pas !, par l'abbé Daniel Couture - 13 novembre 2015
Synode - Rome va parler..., par le Père Raymond de Souza - 13 novembre 2015
Le pape a introduit dans l'Église de Dieu ce qui revient au divorce, abbé T. Gaudray - 18 novembre 2015
I - L'infidélité empêche-t-elle de se marier ?, par l'abbé Thierry Gaudray - Novembre 2015
II - Le péché rend-il le mariage invalide ?, par l'abbé Thierry Gaudray - Novembre 2015
III - Le mensonge invalide-t-il le mariage ?, par l'abbé Thierry Gaudray - Novembre 2015
IV. Toute crainte rend-elle le mariage invalide ?, par l'abbé Thierry Gaudray - Novembre 2015
Divorcés-remariés : le théologien australien McGavin propose un rescrit pour qu'ils puissent communier - 24 nov. 2015
Lettre au pape sur la réforme des procès en nullité de mariage, par P. Pasqualucci - 30 novembre 2015
Cardinal Sarah, Mgr Schneider : l'accès des luthériens à la communion ne peut pas se résumer à une affaire de conscience - 2 déc. 2015
Rapport final : le synode donne l'impression d'une Eglise déchirée en profondeur, abbé M. Gaudron - 4 décembre 2015
Divorcés-remariés : le triomphe de l'ambiguïté, abbé Christian Bouchacourt - Décembre 2015
Le prochain synode est déjà en chantier : il portera sur les prêtres mariés, par S. Magister - 9 décembre 2015
Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia sur l'amour de la famille - 19 mars 2016 - François
Les appréhensions des catholiques à la veille de l'Exhortation post-synodale, par R. de Mattei - 23 mars 2016
Le Synode sur la famille en 100 questions : un livre à lire ?, par l'abbé Raphaël d'Abbadie d'Arrast - 24 mars 2016
Certains éléments de l'Exhortation apostolique menacent la foi et la famille - 8 avril 2016
Exhortation : François fait avancer l'éthique de la situation, sabote la théologie morale, par J. Vennari - 08 avril 2016
"La mort douce" de l'Eglise contenue dans Amoris laetitia, par Don Elia - 9 avril 2016
Le triomphe de la double vérité : le pape qui pense être meilleur que notre Sauveur, par A. Socci - 10 avril 2016
Impossible de le dire autrement : Amoris lætitia est une catastrophe, par Rorate Coeli - 11 avril 2016
Amoris laetitia : un document catastrophique signé par le Vicaire du Christ, par R. de Mattei - 11 avril 2016
A propos de l'exhortation apostolique Amoris laetitia, par l'abbé Denis Puga - 13 avril 2016
Brèves considérations sur le chapitre 8 de l'Exhortation pontificale Amoris Laetitia, par l'abbé Gleize - 16 avril 2016
L'exhortation post-synodale Amoris lætitia : une victoire du subjectivisme, par l'abbé Gaudron - 16 avril 2016
Après le Synode : l'indissolubilité en question, par l'abbé Christian Thouvenot - 22 avril 2016
Amoris laetitia, C'est le chaos érigé en principe d'un trait de plume, par R. Spaemann - 28 avril 2016
« Amoris laetitia » : une nécessaire clarification pour éviter une confusion générale, par Mgr Schneider - 30 avril 2016
Déclaration de la FSSPX au sujet d'Amoris lætitia du pape François : c'est à en en pleurer ! - 2 mai 2016
Le pape a demandé à Mgr Forte d'éviter de parler clairement de la communion aux divorcés-remariés - 7 mai 2016
La subversion de la morale conjugale, abbé Philippe Nansenet - 30 mai 2016
Le pape François fait l'éloge du concubinage qui peut apporter plus de grâces que certains mariages - 16 juin 2016
Orages sur le mariage, abbé Patrick de La Rocque - 2 juillet 2016
Critique d'Amoris laetitia par 45 théologiens et philosophes catholiques du monde entier - 12 juillet 2016
Le curé de San Saverio, le Père Scordato, "bénit" le "mariage" de deux lesbiennes dans son église - 7 septembre 2016
Le pape félicite les évêques argentins qui permettent l’accès des divorcés remariés à la communion - 21 septembre 2016
Le Pape doit faire quelque chose pour éviter le schisme et l'hérésie! - 24 septembre 2016
Les cinq dubia de quatre cardinaux au pape François à propos d'Amoris laetitia - 19 septembre 2016

 

 

 

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Madagascar
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Catéchisme n° 69
La vie eternelle
(1ère partie)


XII° UDT FSSPX
12 au 16 août 2017
Servir la chrétienté
aujourd'hui


Les camps d'été 2017
de la Tradition

Pour les garçons

de 8 à 14 ans,
du 2 au 8 juillet : Vox cantorum à La Peyratte

de 8 à 11 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 13 à 17 ans,
du 10 au 24 juillet
Moulins-Vichy

de 12 à 14 ans,
du 10 au 26 juillet
Camp Saint-Pie X
dans les Vosges

de 8 à 13 ans,
du 17 au 31 juillet
à Kernabat

du 30 juillet au 18 août à St-Bonnet
Le Château (42)

de 8 à 13 ans
du 1er au 17 août
à Unieux (42)

de 13 à 17 ans
du 10 au 24 août
au Portugal

de 14 à 17 ans,
du 5 au 21 août
Camp itinérant
à vélo Raid
Saint Christophe


Pour les filles
de 7 à 16 ans
du 6 au 15 juillet
en Bretagne

du 10 au 29 juillet
à St-Bonnet
Le Château (42)

de 15 à 18ans
du 12 au 22 juillet
à Will, en Suisse

de 7 à 16 ans
du 18 au 27 juillet
en Bretagne

A partir de 18 ans
du 7 au 11 août
stage de couture
à Ruffec (36)

A partir de 18 ans
du 4 au 8 septembre
stage de couture
à Ruffec (36)


Centenaire apparitions
19-20 août 2017 :
pèlerinage de la
Tradition à Fatima

Circuit de la Vierge
Pèlerine en France

Place de bus pour le retour du pèlerinage


Croisade du Rosaire
15 août 2016
au 22 août 2017

Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de plus de 1 300 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquences sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI


Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI


Intentions de la Croisade Eucharistique pour 2017
La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X se propose de reconstituer en son sein une Croisade Eucharistique des Enfants, restaurant ainsi ce qui fût autrefois une oeuvre impressionnante tant par sa mobilisation que par son rayonnement spirituel.Tous les renseignements sur la Croisade ICI



Jeudi 25 mai 2017
05:59 21:37

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