M. l’abbé Theresian et les Soeurs Consolatrices – Meilleurs vœux 2018 de l’Inde aux lecteurs de La Porte Latine

M. l'abbé Benoît Wailliez donne une conférence à 230 femmes de ménage Philippines du Moyen Orient


Toute la com­mu­nau­té autour de M. l’ab­bé Theresian, prieur de Palayamkottai en Inde

Chers amis et bien­fai­teurs de La Porte Latine,

A l’occasion du pre­mier Noël, Hérode vou­lait tuer le Christ. Suivant son exemple, nos diri­geants veulent sup­pri­mer le Christ de la fête de Noël. Hérode a expli­ci­te­ment décré­té d’as­sas­si­ner le nou­veau roi. Sa colère était si grande qu’il était prêt à tuer de jeunes enfants, ne serait-​ce que pour garan­tir l’a­néan­tis­se­ment de Noël. Notre gou­ver­ne­ment n’est pas dif­fé­rent. Mais pour­quoi la socié­té a‑t-​elle peur d’un bébé enve­lop­pé de langes ? Pourquoi nos diri­geants poli­tiques redoutent-​ils un roi de paix qui nous enseigne à nous aimer les uns les autres ? Aucun gou­ver­ne­ment ne craint Diwali ou Hanoukka ou Kwanzaa ; en revanche on met la pres­sion sur les chré­tiens pour les pous­ser à ne plus dire « Joyeux Noël ». Ce mys­tère ne peut être com­pris que si nous recon­nais­sons qu’il ne s’a­git pas d’une « lutte contre la chair et le sang » (Éphésiens 6 :12).

Tant de fois, il semble que le Bien infi­ni échoue face au Mal fini. Pourquoi, après tout, Dieu n’a-​t-​il pas ter­ras­sé Hérode, ce tyran bru­tal ? Pourquoi les saints Innocents ont-​ils dû mou­rir si bru­ta­le­ment dans les bras de leurs mères ? Pourquoi Joseph a‑t-​il dû fuir en Egypte au milieu de la nuit ?

Les voies du Seigneur sont impé­né­trables, mais nous savons que Dieu est capable de tirer le Bien de tout mal. Surtout à Noël, on doit se sou­ve­nir que les voies de Dieu ne sont pas nos voies. Vous et moi ne pou­vons pas déchif­frer le mys­tère de la Providence de Dieu. « Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la fai­blesse de Dieu est plus forte que les hommes. (I Corinthiens 1 :25) ».

Permettez-​moi, un ins­tant, de racon­ter une his­toire per­son­nelle. Cet évé­ne­ment s’est pro­duit il y a quelques années. Une douce et bonne mère a don­né nais­sance à une petite fille. La mère est décé­dée pen­dant l’ac­cou­che­ment, mais son bébé a sur­vé­cu. La mère par­tie, le père n’é­tait pas prêt à assu­mer seul la res­pon­sa­bi­li­té d’é­le­ver un enfant. Il a pris sa petite fille et l’a don­née à une autre famille. Dix ans plus tard, les parents adop­tifs ont dû faire face à des moments dif­fi­ciles. Avec peu d’argent et une mau­vaise san­té, ils n’avaient plus les moyens de s’oc­cu­per de la fille.

Alors qu’est-il arri­vé ? La petite fille a frap­pé à notre porte …

Nous avons pris cet enfant dans notre orphe­li­nat. Quelques années plus tard, ses parents adop­tifs, la seule mère et le seul père qu’elle a connus sur cette terre, sont décé­dés. Ce qui s’est pas­sé dans le cœur de cette pauvre enfant quand elle a appris la nou­velle de la mort de ses parents était inima­gi­nable. En seule­ment dix courtes années, son père bio­lo­gique l’a­vait délais­sée et ses parents adop­tifs l’a­vaient abandonnée.

Cet enfant inno­cente a été lais­sée seule dans ce monde.

Nous pour­rions légi­ti­me­ment nous deman­der : « Pourquoi Dieu a‑t-​il aban­don­né cette âme ? »

Premièrement, souvenons-​nous que le mal que nous expé­ri­men­tons dans ce monde n’est pas créé – ou cau­sé – par Dieu. Quand il était sur Terre, Jésus a récon­for­té ses amis avec ces mots : « Dans ce monde, vous aurez des tri­bu­la­tions. Mais pre­nez cou­rage ! J’ai vain­cu le monde » (Jean 16 :33). Rien ne peut chan­ger le fait que nous sommes des créa­tures déchues vivant dans un monde déchu. La plu­part du mal que nous expé­ri­men­tons est cau­sé par l’homme – pas par Dieu. Même le Christ a souf­fert pen­dant qu’Il était sur Terre et Il est mort d’une mort hor­rible sur la Croix.

Dieu n’a pas plus aban­don­né cette petite fille qu’Il a aban­don­né Son Fils unique.

Suite à une récente retraite à notre orphe­li­nat, cette fille, main­te­nant plus âgée de quelques années, a choi­si Dieu pour Père. En la fête de sainte Thérèse, j’ai eu l’hon­neur de lui don­ner la grâce sal­vi­fique du bap­tême. Dieu a jugé bon d’a­dop­ter cet enfant. Maintenant, per­sonne ne peut la sépa­rer de Lui (Cf. Romains 8 :28).

Le Père Éternel, qui ne peut jamais mou­rir, a conçu une feuille de route spé­ciale pour l’âme de cette fille. Dans sa sagesse infi­nie, il a sou­hai­té qu’elle atteigne Bethléem au moyen d’un che­min pier­reux, rem­pli de souf­france émotionnelle.

La vie de chaque homme et de chaque femme est une longue suc­ces­sion de béné­dic­tions et d’é­preuves. « Si donc un homme vit beau­coup d’an­nées, qu’il se réjouisse pen­dant toutes ces années, et qu’il pense aux jours de ténèbres qui seront nom­breux… » (Ecclésiaste 11 : 8).

Comme la route pré­pa­rée pour cette jeune fille, Dieu a pré­pa­ré un che­min spé­cial pour cha­cun d’entre nous. Comme la vie de cet orphe­line, cer­taines routes sont plus dif­fi­ciles que d’autres, et les souf­frances inévi­tables. Pourtant, tous les che­mins mènent à Bethléem si nous choi­sis­sons de suivre l’é­toile. Afin de trou­ver notre propre « che­min pier­reux », nous devons per­mettre à Dieu d’a­gir dans nos vies. Dieu ne nous force jamais à nous confor­mer à ses des­seins. Il attend silen­cieu­se­ment que nous Lui deman­dions de diri­ger nos pas.

Votre vie et la mienne sont un voyage à Bethléem. Chers Amis et Bienfaiteurs, pro­fi­tons de ce Noël pour vrai­ment nous pré­pa­rer à la venue du Christ dans nos foyers !

Avant de conclure, permettez-​moi de vous remer­cier du fond du cœur pour cha­cun de vos dons. Chaque euro ou dol­lar que vous nous four­nis­sez nous per­met de pour­suivre ce saint apos­to­lat en Inde. J’aimerais tant pou­voir remer­cier per­son­nel­le­ment cha­cun d’entre vous pour votre géné­ro­si­té sans fin. Mais je ne peux pas. Tout ce que je peux faire, c’est vous rem­bour­ser par mes prières, et en offrant la Sainte Messe à vos inten­tions – les vôtres et celles de vos proches. 

Rappelez-​vous aus­si, Chers Bienfaiteurs, ce que dit le livre des Proverbes à ceux qui donnent : « Celui qui est géné­reux envers les pauvres, prête au Seigneur, qui lui ren­dra selon son œuvre… » (Proverbes 19 :17)

« Qui donne libé­ra­le­ment, devient plus riche ; et tel, qui épargne à l’ex­cès, ne fait que s’ap­pau­vrir. L’âme bien­fai­sante sera ras­sa­siée, Et celui qui arrose sera lui-​même arro­sé. (Proverbes 11 : 24–25)

Joyeux Noël !

Abbé Theresian Babu XAVIER, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-​Pie X, Prieur de Palayamkottai

Source : La Porte Latine du 26 décembre 2017 

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